2K20S28 : une contrainte en selle

Le Sport favori de l'homme- Man's Favorite Sport-Howard Hawks

Photogramme du film Le Sport favori de l’homme– d’Howard Hawks.

Les oulimots d’Eliette :

L’image est belle, la chanson de Montand un petit chef-d’oeuvre…mais le vélo,  la bicyclette,  ne m’aiment pas plus que je les aime.

La draisienne m’eût été un calvaire. Connaissez vous le calvaire que nous vivons à la campagne? Essayez donc de doubler un groupe de véloteurs! Parcours du combattant! Roues dans roues, ils s’étalent,  vous bloquent…

Voyez les arriver sur la place du village…admirez la tenue élégante, du moule -moule et du moule-bite…ils marchent comme des vieillards tant ils souffrent du cul…

Il y a, ne le savent ils pas des façons plus agréablement paradoxales de souffrir du séant.

Ils parlent fort, boivent des boissons soi-disant énergétiques dans des gourdes!

Mauvais pour la prostate, pour le dos…

Parlez moi plutôt de tenir la taille d’un amateur de Vespa   

En Amazone, jupe au vent…un peu de beauté ne nuit pas.

Souvenir horrible de coups de soleil lors du passage du Tour de France au col Izoard!

Souvenir ému cependant de mon cousin et de la pince à linge qui maintenait un bout de carton sur le rayon de son vélo…première impression de moteur! Le charme des crevaisons et des rustines…

J’habite aujourd’hui tout près de l’usine Rustin …

Définitivement , je préfère la marche à pied, aucun plaisir à poser mon délicat popotin sur cet inconfortable engin, la selle fût elle crée par Hermès et façonnée par Noras. 

Je ne vais pas me faire d’amis..

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Les oulimots de Fran :

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Elle file Muriel, il n’est pas prêt de la rattraper. Faudrait-il encore qu’il se réveille, ce lourdaud. C’était un coup de génie que de cacher cette motocyclette près du château et de filer ensuite, habillée comme une jeune vacancière en cette fin de journée d’été.
D’accord il avait fallu sortir le grand jeu, lui faire croire qu’elle était une fille timide tombée sous son charme, semblant hésiter avant d’accepter d’aller chez lui.
Le pauvre, il ne savait pas que cela faisait plusieurs semaines qu’elle avait repéré les lieux et noté ses habitudes comme celles du personnel. Elle en avait conclu que le plus simple était d’attendre d’être seule avec lui.

L’inauguration à la mairie d’une exposition du cercle des peintres locaux fut l’occasion de l’approcher, lui le notable, cet homme sûr de son ascendance sur les femmes. Il n’avait pas mis longtemps à la remarquer dans sa robe à pois qui laissait deviner des petits seins fermes. Un regard, des sourires échangés et tous les deux se mirent à deviser autour d’un verre, ignorant ceux qui les entouraient. Flairant la chair fraîche, il ne mit pas longtemps à lui proposer de prolonger la discussion au château, lui promettant de lui faire découvrir sa demeure tenue par sa famille depuis deux siècles et chargée d’histoire. Elle accepta avec joie et monta dans le coupé en minaudant, s’excusant presque de s’imposer ainsi. Lui, il la regardait avec un sourire carnassier, pensant déjà au plaisir d’honorer ce corps de liane si excitant.
Mais le premier à s’endormir comme une masse, ce fut lui. Le whisky qu’il avait proposé de partager sans succès lui avait été fatal ; le temps qu’il prépare une boisson plus légère pour son invitée, Muriel tout sourire avait versé un somnifère dans son verre.
Ensuite ce fut un jeu d’enfants d’ouvrir le coffre et de dérober les bagues serties de diamants qu’il serait facile de refourguer.
Bon réveil mon prince !

 

2K20S27 : une contrainte qui ne manque pas de saveur

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Mots contraints : Savoureux, balance, fermé, hommage, envie, talentueuse, cadeau, dureté, lourd

Les oulimots d’Eliette :

La balance est cruelle…Mon derrière est plus lourd de 2 kilos! Certes, le corps inspecté devant la glace n’a jamais affiché une dureté exceptionnelle,  plutôt une douceur et des rondeurs à l’italienne , mais là,  tout de même,  j’ai l’impression de ne pas être un cadeau.

Ma seule envie : lui rendre hommage,  que nous passions un moment savoureux…bien que je ne sois pas très talentueuse. 

Rien n’est fermé,  surtout pas mon corps…ni mon cœur d’ailleurs !

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Les oulimots de Fran :

Tu es talentueuse et tu sais bien jouer 

Du moindre de tes charmes. J’aime en particulier 

Ton cul qui se balance et donne des envies

Au plus sage des hommes. Alors lorsque tu l’offres

À ma bouche et mes mains c’est le plus beau cadeau 

Que l’on puisse me faire. Il est si savoureux. 

Et puis tu n’es fermée à aucune hypothèse. 

Aucun de mes désirs n’est excessif pour toi. 

J’y pense en ce moment. Mon sexe se fait lourd

Et d’une dureté que tu apprécierais. 

Alors je me caresse et lorsque je jouirai 

Ce sera en hommage à toi ma bien aimée 

Le blog de Fran

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Les oulimots de Gérald :

En Cage

Ma talentueuse Maîtresse m’a offert en cadeau une jolie petite cage. En hommage à ma docilité me dit-elle avec humour. Cage que je devrai porter en permanence.

Une fois qu’elle me l’a posée et après l’avoir fermée, elle s’est empressé de prendre la clé pour la mettre en pendentif à son cou.                                                                                         «

— Gare à toi, si tu essaie de l’enlever

La dureté de ses propos ne me laisse guère le choix, et, même si je trouve cela un peu lourd et que l’envie de la retirer me tente, je sais que c’est hors de question et que je risque une sévère punition.

— Tu vas passer de savoureux moments ma petite poupée. Je vais prendre beaucoup de plaisir à voir tes petites fesses qui se balancent quand la cage fera son effet.

Je fais un pas de plus dans la soumission et je suis le plus heureux des hommes.

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Les oulimots d’Alexandre :

Avec l’été, l’envie est passée. Mon cœur s’est de nouveau fermé, il est redevenu comme une pierre à la dureté équivalente à celle du diamant.

Comme dit Brel, la vie ne fait pas de cadeaux. Pourtant tout avait si bien commencé. Moi d’habitude qui suit si lourd dans mes relations – et pas seulement -et empêtré

dans mes complexes, j’avais enfin connu le bonheur d’être regardé par une créature radieuse et même talentueuse qui faisait fi de savoir combien de quintaux étaient inscrits

sur la balance. Vous ne pouvez pas savoir combien cet hommage à une normalité me redonnait goût à la vie. J’en ai partagé des moments savoureux avec elle. C’était un pur bonheur. Hélas elle a disparu du jour au lendemain.

C’est bien la dernière fois que je prends un chien.

2K20S26 : rendez-vous avec la contrainte

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Mots contraints : Goûter, masque, retrouvailles, lys, maîtresse, château, rendez-vous, après-midi, enfin.

Les oulimots de Fran :

Je lui ai donné rendez-vous dans un Relais et Châteaux en début d’après-midi ce samedi afin que nous puissions goûter les plaisirs du parc avant de nous enfermer dans la suite que j’ai réservé pour nos retrouvailles. Car il est prévu une version bien plus charnelle que nature du Lys dans la Vallée pour ce week-end. 

Et cette fois je ne l’abandonnerai pas au milieu de la nuit pour rejoindre mon foyer. Ça n’a pas été facile mais j’ai enfin osé jeter le masque : à compter de ce jour je ne cacherai plus ma maîtresse. Je le lui dois bien. 

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette : 

Le bristol disait : « rendez-vous mardi 17h, Château de F… »

Quel plaisir! Enfin nous allions nous revoir. 

Nous avions partagé tant de goûters,  tant d’après-midi à jouer à l’école avant que,  plus tard, j’endosse le rôle de maîtresse intermittente auprès de lui, pendant quelques années…et hop, disparu..

Le majordome me fit entrer dans ce grand salon sombre, aux rideaux tirés. Mes yeux s’habituaient peu à peu à la pénombre…Il était allongé sur cette méridienne….toujours beau, le masque de la mort qui approchait donnait à son visage la pâleur du lys, et accentuait la profondeur de son regard.

Étranges retrouvailles… Il avait demandé à me voir.

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Les oulimots de Patrice Saucier :  

Je ne peux vous parler très longtemps, car j’ai rendez-vous avec une marquise. Une jolie dame bien en chair qui s’ennuie mortellement dans un château quelque part au bord d’un lac. En fait, elle se croit de sang noble mais la pauvre joue à un jeu. Son château est en fait une résidence de prestige construite en 2012, d’inspiration Fontainebleau. Et son lac est une piscine creusée… Elle avait vu un documentaire sur la royauté à Secrets d’histoires. Depuis, elle masque sa vie morne en se prenant pour une grande aristocrate. L’après-midi, elle me convoque, tient salon, sauf que nous sommes seuls. Elle fait la fine maîtresse, m’offre de très bons vins et de succulentes choses à goûter avant, bien sûr, que je me farcisse toutes les subtilités de son corps rondelet dans son grand lit aux draps blancs qui sentent l’eau de Javel et les effluves de nuits solitaires au cours desquelles elle devait penser un peu trop fort à moi… Sa joie de la retrouvaille après une longue absence sera certainement jubilatoire autant pour elle que pour moi !

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Les oulimots de Gerald :

Quelle ne fut pas ma surprise et ma joie quand j’ai découvert le message de ma Maîtresse.

Elle venait dans ma région pour son travail et me proposait de passer le week-end ensemble.  Aussi, je décidai de mettre les petits plats dans les grands pour que ces retrouvailles soient une totale réussite. Je lui donnai rendez-vous en fin d’après-midi dans un charmant gîte restauré dans un ancien château en n’oubliant pas d’amener avec moi un bouquet de lys, ses fleurs préférées. Et même, si ces deux jours avec ma Maîtresse se devaient d’être l’occasion d’une petite discussion et en tombant les masques sur notre relation, j’espérais secrètement qu’elle n’aurait pas oublié ses jouets favoris et qu’elle me ferait goûter à  la douceur de sa cravache .

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Les oulimots d’Alexandre :

« Les enfants, c’est l’heure du goûter !! »
La maîtresse a beau appeler, c’est peine perdue, les enfants se sont égayés dans le parc du château.
Pour une fois qu’un après-midi n’est pas consacré aux cours ou à un rendez-vous à distance pour suivre une démonstration d’arithmétique, les élèves profitent d’une liberté tant attendue. Enfin la possibilité de s’ébattre au grand air, sans devoir porter de masques, sans avoir à respecter au moins un mètre de distance entre chaque personne. Les retrouvailles avec toute la classe furent joyeuses et tout le monde a cœur de profiter de cette chasse au trésor un peu particulière puisqu’il s’agit de recenser toutes les espèces végétales présentes, depuis les cèdres majestueux jusqu’aux lys graciles.
« Les enfants, revenez il est l’heure…. »

2K20S25 : une contrainte sans nuages

Mots contraints : envol, captif, temps, précieux, nuage, interlude, télévision, erreur, nature.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

C’est parce que la nature te manque, Elvire. C’est parce que vivre en ville est une erreur que la société nous oblige à commettre. Autrement, nous peinons à trouver du travail. Cette émission de télévision n’aide sûrement pas ! C’est vrai, avec tous ces beaux paysages qu’elle nous montre, voilà que tu rêves d’un interlude en campagne qui pourrait ne jamais se terminer… Sache que moi aussi je trimbale mon nuage. Il nourrit ma tête de rêves précieux, d’idéaux qui s’accompliront. Ce n’est qu’une question de temps avant de nous retrouver au beau milieu de cette Toscane ou cette Vénétie -nous avons encore nos désaccords là-dessus- pour réclamer notre droit d’être heureux. En attendant de prendre notre envol, allons travailler dans cette grande ville bruyante qui prospère grâce au labeur captif…

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Les oulimots D’Eliette :

Votre thé…nature ou avec un nuage de lait…? Tous les prétextes sont bons pour vous retenir.

Peu m’importe que mes bonnes copines jugent cette histoire comme une erreur..

« Tu perds ton temps  » disent-elles…

Ce temps,  qu’elles passent avec leur chat, devant la télévision, bannie de chez moi depuis quelques années déjà.  Vous remarquerez que je n’ai pas écrit  » à jouer avec leur chatte »…c’eut été plus drôle,  je vous l’accorde.

Ma préférence va à ces quelques interludes qui nous rendent captifs l’un de l’autre pour l’après-midi ou parfois, quel bonheur,  le soir…

Quelques heures de ton précieux temps d’homme affairé.  Bientôt tu reprendras ton envol…mais pour l’heure ta présence est totale…le luxe ressenti comme tel…

Dis, quand reviendras tu…?

Mais chut…ne posons pas de question…

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Les oulimots de Fran :

Elle venait de verser un nuage de lait dans son Earl Grey et elle comptait prendre son temps pour le boire. Le rituel de son thé était lui était précieux et son captif attendrait.

Il était au cachot, certes, mais la punition était méritée. Il avait commis l’erreur de trop et resterait quelques heures nu et enchaîné dans le noir le plus complet. 

De temps en temps elle jetait un œil distrait à la télévision. Non pas pour regarder une quelconque émission mais plutôt pour s’assurer, via un circuit vidéo interne, que sa victime allait bien. Car si elle était sévère, il n’en demeurait pas moins dans sa nature de prendre soin des autres. 

Et c’est quand, ayant fini sa tasse, elle le vit provoquer l’envol d’une bande de chauve-souris par ses mouvements et ses cris de bête blessée qu’elle décida de le libérer : cet interlude avait assez duré 

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Excusez-moi de vous importuner, Maître, je sais combien votre temps est précieux mais je dois absolument avoir une réponse de votre part.
Vous le savez, je suis innocent, je vous assure que je suis l’objet d’une erreur judiciaire.
Après dix ans de mariage sans aucun nuage, comment peut-on m’accuser d’attouchements ?
Moi je suis un homme qui n’a rien à se reprocher. En revanche que ma femme ait décidé
de prendre son envol, je ne suis pas surpris. Après tout c’est dans la nature féminine que d’être volage mais de là à passer à la télévision et de m’accuser de tous les maux, c’est trop fort. Tout cela parce que je suis un notable reconnu et respecté par tous pour avoir embelli la ville.
Croyez-moi Maître son seul objectif est de me faire disparaître en moins de temps  que ne dure un interlude. Si, si, je vous assure, elle rêve de me voir rester captif derrière les barreaux et de pouvoir me succéder à la tête de la Mairie ! Je vous le garantis !
Alors Maître qu’en pensez-vous ?

 

 

 

2K20S24 : une contrainte qui sent bon la terre.

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Mots contraints : Bouche, terre, sexe, charrue, tombe, fraîche, lumière, linge, blancheur

Les oulimots d’Eliette : 

Gardienne de ta tombe, c’est à ton corps devenu gisant, que vont mes pensées.  A la terre qui recouvre ta bouche, ton sexe tant chéris…tes yeux de photographe magicien…gratter la terre, l’évacuer…

Des images douces se mêlent fort heureusement à ces visions fugitives mais douloureuses…Toi dans le jardin à la fraîche,…la blancheur du linge séché sur le pré et cette odeur divine des draps…la lumière dans tes yeux et nos rires quand nous nous essayions à des positions improbables…

Tu sais, il semblerait que ta vieille dame indigne doive réserver la charrue à son yoga matinal…

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Les oulimots de Fran :

Ton dernier linge tombe à terre. Et tu me défies du regard. Tu n’es pas un lapin apeuré figé dans la lumière de mes phares, bien au contraire. La moue gourmande de ta bouche me montre à quel point tu attends et espères ce que je t’ai promis. Voilà Maintenant que tu me souris de toute la blancheur de tes dents tandis que, comme une charrue, tes doigts dessinent le sillon qui écarte les lèvres de ton sexe. J’ai subitement chaud. La température vient de monter d’un cran et les nuit qui nous attendent ne pourront plus jamais être fraîche. 

Le blog de Fran

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Les oulimots de De La Vega :

L’histoire se déroule à l’orée d’une forêt sans nom, à une époque où le temps  n’était pas. Le jour, la nuit, le vent et la pluie ne connaissaient pas de saisons. 

Là, baigné de lumière, s’épanouissait un jeune chêne blanc. Profitant de sa position, il filait un parfait amour avec le soleil. Caressé d’une blancheur rayonnante, il bruissait, poussait et pénétrait inévitablement la terre comme le ferait une charrue millénaire.

L’idylle aurait pu durer éternellement. Mais un soir, au coucher du soleil, le chêne ressentit la douceur d’un linge enveloppant, le rêve d’un vent d’ailleurs : une bise fraîche, voluptueuse, enivrante.

Tous les soirs, bercé de sa bouche, il n’en fallut pas davantage pour que l’arbre tombe amoureux du vent, délaissant ainsi le bienveillant soleil.

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Les oulimots d’Alexandre :

Viens ma mie à la fraîche te blottir contre moi
Tu es si pâle, ta blancheur en est inquiétante
Mais tu trembles ! Une fièvre maligne se serait-elle emparée de toi ?
Viens près de moi, j’apaiserai de mes baisers ta bouche ardente
Je te donnerai un bain et te vêtirai de linge frais.
Oh ma douce, ne parle pas, repose-toi, souviens-toi de ces beaux jours
où tu courais dans les près dans la lumière de l’été
Ah tu souris ! Te souviens-tu comme la terre exhalait une odeur âcre
quand ton père avait labouré avec sa charrue ?
Te rappelle-tu comment je te contais fleurette
et comme tu as pleuré de bonheur quand je t’ai honoré de mon sexe roidi ?
Las tu vas partir pour le grand voyage et il ne me restera
que mes yeux pour pleurer sur ta tombe.

2K20S23 : une contrainte équine

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photographie : Ghislain Posscat.

Mots contraints : cavalcade, manège, étrier, botte, crins, paille, abreuvoir, piaffer, crottin

Les oulimots d’Eliette :

Pas d’affinités avec l’équidé… L’odeur du crottin surpasse mes Guerlain..

M’envoyer en l’air dans la paille me pique…

Casser la glace dans les abreuvoirs , en plein hiver, m’affole.

Reconnaissante par contre, pour les merveilleux tissus en crin de cheval, de l’Hôtel Scribe…

Et même si je piaffe d’impatience à l’idée de vous voir, la seule cavalcade qui m’émeut reste celle du Roi des Aulnes.

Quittez donc vos bottes de Uhlan, le petit étrier de votre Hermès me fascine encore, mais votre manège me navre.

Bel animal,  je vous chevauche joyeusement…ma petite cravache vous caresse la croupe…

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Les oulimots de Fran :

Je vois bien ton manège. Tu me vois piaffer alors que les rencontres vont de nouveau être possibles et tu me dis que tu veux me mettre le pied à l’étrier pour que je fasse une belle entrée dans le grand monde. Mais n’est-ce pas plutôt un moyen détourné de m’avoir à ta botte ?

Car tu sais bien que je serai bientôt sur la paille si je cours les soirées et dépense à tous crins dans l’espoir de quelque cavalcade avec d’accortes personnes. C’est en effet plutôt avec un abreuvoir de champagne qu’avec une tartine de crottin de Chavignol que je retiendrai leur attention. Et encore…

Et quand je serai de nouveau seul, et ruiné de surcroît, tu n’auras plus qu’à te baisser pour ramasser ce qu’il restera de moi. Et me consommer à ta guise. 

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Vous vous souvenez sans doute de ce président de la République qui s’exclamait «Allons boire à nos femmes à nos chevaux et à ceux qui les montent !».
Il reprenait alors le «toast des cavaliers» qui a toujours ponctué des soirées bien arrosées à Saumur ou ailleurs.
Il faut dire que passer une journée à nettoyer les litières, retirer le crottin, changer la paille et remplir les abreuvoirs,  cela mérite bien quelques compensations pour des garçons d’écurie quand les propriétaires des chevaux se réservent les tâches nobles de brosser la queue  et les crins de leurs montures.
D’ailleurs avez-vous déjà remarqué combien les écoles d’équitation sont peuplées de jeunes cavalières qui,  bien sagement, trottent en ligne, étriers dégagés ou non de leurs bottes ?
Ces amazones, toutes plus charmantes les unes que les autres font tourner la tête du personnel masculin qui piaffe d’impatience de prouver sa virilité. D’ailleurs durant les stages d’été, c’est la cavalcade le soir dans les dortoirs, les jeunes jouvencelles sont alors initiées à d’autres figures que celles imposées dans le manège. Les plus aventureuses donnent rendez-vous au creux d’une botte de foin et ne dédaignent point recevoir quelques coups de cravache de la part de leur maître d’équitation.
On ne résiste pas à l’amour de l’équitation !

 

2KS22 : une contrainte à quai

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Mots contraints : Port, coque, cheminée, sauvetage, quai, cabine, escale, matelot, atlantique.

Les oulimots de Fran :

J’étais arrivé à bon port et pas trop en retard. Ouf. Restait à faire escale dans le dressing pour un changement de tenue express et je pourrais faire mon apparition dans le salon.

Je me savais attendu. Je découvris par contre que ça serait en tenue de matelot coquin avec pour seuls habits un bachi et un simulacre de gilet de sauvetage en résille jaune fluo. Je serais nu en bas par contre. Prêt à l’usage 

Les choses allaient un peu loin là. Mais ça faisait partie du jeu et, l’effet de l’herbe aidant, je choisis de ne pas m’en formaliser. 

Il était temps que j’entre en scène. 

Un feu, bien inattendu pour la saison, crépitait dans la cheminée. Je dus cependant reconnaître qu’il se mariait bien avec la lumière des bougies pour éclairer l’assistance. 

La soirée avait commencé et les sévices allaient déjà bon train. Tout semblait bien se passer Je fus quand même effaré de voir deux femmes échanger sur leurs vacances sur la côte Atlantique alors qu’elles fouettaient un homme de concert. Tout foutait vraiment le camp.

Heureusement que Ma Dame était là. Et elle avait amené son coffre à jouets, une valise cabine remplie d’accessoires pour notre seul plaisir.

Mais, avant de commencer, elle m’examina des pieds à la tête avant de tonner :

— Et le coque ringue ? On l’a oublié ? Mais qu’est-ce que je vais faire d’un chien de quai comme toi ?

J’avais beau y être habitué, son accent du Sud et ses expressions imagées me surprenaient toujours. 

Mais en bon toutou je me couchai à ses pieds pour implorer son pardon.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette

Année 1968. Mes 20 ans de bourgeoise révolutionnaire.  La vie m’appartient.  Départ pour Israël,  direction kibboutz Afikim.

Le port de Marseille grouille d’une foule bruyante, colorée et laborieuse. 

L’Apollonia, à quai, attend ses passagers. Rien en lui de ces grands paquebots qui sillonnent l’Atlantique.  Loin de Zelda et Scott…

La coque fraîchement repeinte, laisse par endroits, entrevoir d’anciennes couleurs, vestiges du passé. 

Pas très rassurée en montant la passerelle,  j’écoute la chamade s’installer en moi. 

Pour ces 5 jours de traversée,  le billet de 3ème classe, le moins cher, permet de dormir en soute ou sur le pont, sous les étoiles.  Le choix est évident. Chaise longue et couverture. Un peu l’impression d’accompagner Tintin et le Capitaine Haddock,  dans Coke en stock…la cheminée de ce rafiot ressemble trait pour trait à celle de la BD.

Fort heureusement,  ma chaise longue est installée pas très loin d’un canot de sauvetage…cela me rassure.. 

Tout l’équipage,  officiers et matelots, est grec…ils seront nombreux à me proposer leur cabine, mais, non, rien ne vaut mes nuits étoilées…

Il règne à bord une atmosphère bizarre, due au régime des Colonels qui sévit à Athènes. 

Nous ferons escale à Limassol, port de Chypre…

Souvenir d’odeurs, de musique, de bleu, de blanc…et de retsina..

Qui a dit qu’il n’y a pas de tempête en Méditerranée ?

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Les oulimots de Zebalts :

Son cargo rouillé restera à jamais son unique bouée de sauvetage. Les chocs des lames contre sa vieille coque, les grondements rauques de sa cheminée ventriloque. Tout ça l’apaise, la calme. Les incessantes traversées étouffent sa rage. 

Dans chaque port, un homme l’attend. Escales polygames ou étreintes amicales, de Dar Es Salam jusqu’au Pays de Galles. Elle apprécie leur compagnie, mais c’est toujours à la mer qu’elle se rend. 

Bien sûr elle s’aventure parfois dans d’autres cabines. Traverser l’Atlantique ouvre les sens et aiguise l’appétit. Mais traverser l’Atlantique ouvre aussi parfois le cœur et puis le laisse meurtri. Comme ce matelot épris de sa capitaine, l’impossible concubine.

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Les oulimots d’Alexandre : 

Qui n’a pas rêvé de monter sur un voilier amarré sur un quai, un vieux gréement à la coque en bois et de quitter son port d’attache ?

Traverser l’Atlantique ou  naviguer sans but d’une escale à l’autre, peu m’importe, l’essentiel est de changer de vie plutôt que de regarder, sans bouger, le feu se consumer dans la cheminée.

Au diable les situations installées, prenons le large et affrontons l’océan, que l’on soit marin d’eau douce ou vieux loup de mer !

Telle était mon envie il y a six mois, aujourd’hui  je suis confiné dans une cabine sans hublot comme tous les matelots de l’équipage en attendant un hypothétique sauvetage de la compagnie de croisière en ces temps de crise économique.

Bonjour l’aventure  !

2K20S21 : une contrainte qui chante

Mots contraints : Champagne, champion, champignon, champêtre, changer, chanvre, chantilly, chanson, charme

Les oulimots autocontraints de Fran :

J’étais en retard. Et encore je n’avais pas compté le temps qu’il me faudrait pour me changer et être prêt pour elle. Son champion devait être le plus beau de la soirée qu’elle avait concoctée.

Je devais donc appuyer sur le champignon pour arriver au plus vite. Sans compter qu’elle avait déjà dû déboucher le champagne pour les premiers invités. Et si par malheur il devait s’éventer et perdre ses bulles, cela me vaudrait à coup sûr quelque remontrance.

Je connaissais la chanson.

Et pourtant la route champêtre pleine de charme que j’avais empruntée pour la rejoindre à Chantilly incitait à la flânerie. Ou alors était-ce la cigarette de chanvre indien que je fumais négligemment, le coude à la fenêtre. Une petite manie dont je n’arrivais pas à me défaire mais qui m’aidait considérablement dans le lâcher prise.

Et, vu ce qui m’attendait, j’en avais bien besoin.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette :

Nous fêtions le champion dans cette party de campagne. Il venait de signer LE job avec une très éponyme agence de pub. Le rêve qui lui assurait une belle carte de visite et un siège éjectable, sans parler de toutes les mentions dans Stratégies.

Flambeaux, rires, jolies femmes, hommes qui fleuraient bon la réussite éphémère…mais la réussite..

Champagne, rillettes, rillons chauds et pains cuits pour moi…mélange de luxe et de ruralité. L’apéritif se prolongerait par un barbecue. Tout se voulait simple.

Quelques édiles villageois invités, sapés comme au 14 juillet regardaient s’agiter cette faune parisienne , amoureuse de verdure.

Le garde champêtre qui, à ses heures dirigeait la fanfare et un petit orchestre, animait la soirée. Il entonna d’une voix sirupeuse une chanson plus destinée aux fins de soirées…mais qu’importe. Une acheteuse d’art encore belle riait à gorge déployée , entreprenant de séduire un jeune rédacteur fraîchement arrivé à l’agence. Que dire, si ce n’est « les maris de mes amies ne sont pas des hommes « 

Sous les arbres deux directeurs artistiques et un régisseur préparaient des omelettes aux champignons…pas des cèpes, pas des girolles…ni même des chanterelles..non des mexicains séchés, de la réserve qui alimentait leurs délires créatifs…envol assuré…

Coupe de Champagne en main, j’allais de groupe en groupe… »oh bonsoir…comme c’est gentil…quel plaisir de te voir…vous aimez…ah je suis ravie »

Des bribes de conversations arrivaient à mes oreilles : « la douleur…la pauvre…chimio…machin quel con…le job est foutu…y a plus de fric…t’aurais pas un tuyau pour de l’huile de chanvre…elle souffre trop »

Obnubilée par une ampoule au talon, qui elle ne relevait pas de cette panacée je décidai de monter me changer. Les effets du vin, des voix, de la chaleur me rendaient légèrement flottante. Arrivée dans la chambre, je m’aperçus, là, allongé sur le lit…tous ces reportages avaient eu raison de toi. Je pensais très vite, qu’en bas les extras servaient probablement la Pavlova…meringues, fruits rouges, Chantilly…

La porte bien fermée, allongée contre toi, j’entrepris de te faire monter en Chantilly…doucement mais sûrement…champion beaucoup moins fatigué soudain…

J’adore les soirées à la campagne..

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Elle avait usé de ses charmes les plus flamboyants et les plus parfumés pour me séduire, mais cette chanson, je la connais déjà par cœur… et elle ne me plaît pas ! Ses paroles grasses comme une crème Chantilly ne font que me donner mal au cœur. Ou mal à l’âme, je ne sais trop. Un peu de musique organique me ferait un bien fou. De la musique de chanvre… Tu connais Les Endimanchés ? C’est un groupe punk français. Roger Des Prés, l’un des fondateurs, possède une ferme à Nanterre, au milieu du béton. Ça prend du courage pour changer ainsi les mentalités.

— Les Endimanchés ? Connais pas.

Audacieux, je lui fais écouter Les Jardin potager dans mon téléphone portable. C’est malheureusement un peu trop champêtre pour elle… Je sens que je vais connaître le même destin que Jean-Paul Dus dans quelques instants. Justement, elle doit filer. Je me sens quelque peu abandonné, comme un champignon que les Schtroumpfs jugent impropre à devenir une maison… Qu’à cela ne tienne, dans ma tête, je serai toujours un champion. De quoi ? Je l’ignore, justement. Profitons de ce moment de solitude pour se satisfaire un peu.

— Garçon ? Champagne s’il vous plaît

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Les oulimots de P_apanoel :

Fragments pendus à l’oreille

Elle apparaît, grande,

les premières notes montent,

heure parfaite : Chant, pagne.

Gestes vifs, les dames cavalent

« Blancs, noirs, filez tous et sur-le-champ, pions ! »

Sous le pin, l’ombre s’étire,

Poc sur la porte posée à chant. Pignon.

A quatre pattes, elle avance son museau.

Non, pas de pomme, qu’elle aille dans le champ paître.

Il est sombre. Noir et bleu,

 mais un critère nous fait tous crier,  son chant : « J’ai ! »

«- Chambre avec vue, Please … « 

« – c’est déjà commencé.»

En ouvrant le lien de chanvre.

Ils firent trois fois le tour

de Paris en vain.

Aucune porte de Chantilly

«- Hé là, mon verre est vide !»

« – ne poussez pas votre clameur, j’appelle l’échanson !»

La vue de la condamnée dans le char me remplissait d’effroi. 

J’avais plus mon briquet.

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les oulimots d’Alexandre :

Connaissant son faible pour les bulles, je lui avais promis un dîner au champagne. J’avais déployé tous mes charmes pour arriver à la convaincre de venir diner chez moi.

Sans me présenter comme un champion digne de Top Chef, je lui avais vanté ma recette de tourte aux champignons tout comme celle de la pavlova aux fraises. Elle ne connaissait pas ce dessert composé d’un disque de meringue croustifondant recouvert d’une crème chantilly

et de fruits. Ma description la fit saliver tandis que je me disais qu’une femme gourmande ne pouvait qu’aimer les plaisirs au lit. Sous sa robe légère aux couleurs champêtres, pointaient deux charmants tétons, je lorgnais dessus sans vergogne, pensant à la chanson d’Olivia Ruiz

« Au bout de mes tout petits seins

S’insinuent, pointues et dodues

Deux noisettes, crac! Tu les manges ».

Une fois la donzelle repue, il serait alors temps de changer de registre et de croquer cette belle gourmande retenue dans des cordes de chanvre d’un rouge vif.

2K20S20 :une contrainte volume à fond

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Mots contraints : Egrégore, punk, intime, chevet, rayon, iode, volume, goût, velours

Les oulimots autocontraints d’Alexa :

La ville est sèche, pas de pluie depuis des mois, impossible d’échapper à un seul rayon de soleil. Je m’introduis furtivement dans une galerie. Pas de climatisation. Cette après-midi-là je suis restée des heures durant à admirer des toiles colorées et la moiteur perlait sur ma peau, son odeur était un dosage hasardeux de nuances de vanille bourbon, iode, et ylang ylang. À moi seule j’aurai donné une seconde jeunesse au pop art. Regarder les toiles avait pour effet de me faire me perdre dans mes pensées, et d’analyser mes propres élucubrations, un labyrinthe psychique d’aliéné. En réalité j’étouffais quand j’étais seule, sans ma troupe, mes amis, et parmi eux j’étais exactement là où j’étais censée être, naturellement.

Une fois partie de la galerie j’ai observé l’effervescence urbaine. J’ai pu voir des dames apprêtées, des couples atterrissant directement du septième ciel, et des hommes en cravate bien ajustée parler de « punk » « punk à chiens » en jetant un œil furtif à mes camarades. Ils étaient vêtus de vestes en cuir et de boots de guerre sous les 38 degrés de Madrid en juillet. C’est sûr qu’avec un ampli dont le volume était à fond on attirait l’attention. C’était le but en fait, entre garçons et filles dont la spiritualité venait directement de 1939, on avait encore goût à éveiller des consciences, «¡viva la revolución! » criait Pedro, «¡vulva la revolución! » lui répondait Valeria. Le goût prononcé pour le combat contre les injustices sociales n’était pas une façon de vivre mais plutôt notre besoin pour survivre. Au plus nous étions nombreux, au mieux l’égrégore fonctionnait. Mais, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, un contestataire peut emplir votre vie de douceurs plus soyeuses que du velours, hurler sa rage est totalement compatible avec la rose déposée sur ma table de chevet après une nuit intime.

On vibrait dans Madrid

Entre catalan et castillan, puis des mots français et anglais, nous étions un melting pot de mêmes valeurs humaines, et surtout de bonheur, façon Auberge Espagnole : « on y trouve ce qu’on y apporte ». Cela commençait donc par une affiche ¡No pasarán! Et quelques boissons fraîches. Nous avions le monde à refaire.

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Les oulimots de Patrice Saucier : 

Me voilà punk intime dans ma petite demeure de la rive-nord de Montréal. J’écoute Ludwig Von 88 sur mon iPod dans ma voiture, en me rendant au travail. Personne ne vient au chevet de ma révolte. Personne n’est dérangée par cette dernière, surtout pas ma femme, pour qui le punk lui fait l’effet d’une teinture d’iode sur les oreilles… Sur moi, il a plutôt l’effet du velours ! Question de goût, sans doute. L’égrégore de Folklore de la Zone mondiale… quelle puissance ! 

Devant mon ordinateur, le Ciel m’aurait-il entendu ? Ludwig Von 88 en concert à Montréal ! Mon excitation a le volume au fond. Je suis comme le petit Rambal-Cochet au rayon des costumes de la Grande Quinzaine de Jouets : JE VEUX ÇA !!!!!

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Les oulimots d’Eliette :

Arrivée seule à cette soirée qui se voulait chic, je me promis de partir tôt.

Des vieux beaux encore coquets, des encore jeunes cokes, des biquets , des botoxées, sapins de Noël, des bouches qui ressemblaient à des culs…Rien …comme d’habitude…et soudain, mon rayon laser bien affûté le débusqua.

Beau fauve, décalé, genre…éternel jeune homme. Nos regards se croisèrent . A la façon dont je tripotais mon collier de perles, nul doute que je m’ennuyais à mourir.

Deux secondes trente plus tard, me tendant une coupe de Champagne, il murmurait : « venez, je connais un endroit plus intime « . Aucune envie de résister. Sa chambre, deux étages au dessus du salon de réception semblait nous attendre. Envie folle de le déshabiller. Au fur et à mesure les boutons de sa chemise sautaient, laissant apparaître une œuvre d’art. Tatoué total. Maori ? Non. Il avait fréquenté un squat punk berlinois , au grand dam de sa famille…

Il dénoua prestement mes cheveux blancs, s’étonnant de leur volume…Les vieilles dames indignes gardent parfois quelques charmes…Il m’allongea sur le lit. Agenouillé à mon chevet. Il léchait mes stiletto de velours noir.

Dans un état proche de l’Ohio, je pensais à mes frères et sœurs de Loge.

Jamais ressenti un tel égrégore … Miracolo…

Tremblante et trempée, je léchai les dessins magiques de son œuvre d’art. Ses blessures aussi..

Je balbutiai : « j’aime votre goût…divin…vous sentez…l’iode »

« Oui Madame….Sécrétions Magnifiques »

Aaaahhh….

Oooohh…

Charming punky Prince…

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Les oulimots de Fran :

Only Entertainment de Bad Religion, volume au maximum, vient d’exploser dans mes oreilles. Il est six heures du matin et je ne dois pas traîner : j’ai un train à prendre. Je tâtonne sur la table de chevet à la recherche de ma montre et de mes lunettes. Ça y est, je les ai. J’ose alors un pied prudent hors du lit. Le carrelage est froid.

Je finis par me lever, tire les lourds rideaux de velours de ma chambre et ouvre les volets. Le soleil fait passer un timide rayon à travers les nuages tandis que les effluves d’iode de l’océan tout proche montent à mes narines.

Dire que je vais devoir quitter tout ça pour un travail précaire et mal payé. J’ai le goût amer de la défaite dans la bouche. Je regarde en arrière, vers le libertaire que j’étais à mes vingt ans. Il est maintenant un mouton soumis à son patron. J’étais libre avant. Et maintenant j’accours dès qu’on m’en intime l’ordre. Je n’aime pas ce que je suis devenu

Et puis je me dis qu’il est temps de créer un nouvel égrégore avec la communauté des gens que j’aime. Qu’il est possible de vivre différemment, avec les seules contraintes de la nature. Il est temps que je me reprenne en main.

Alors, tout en buvant mon café, j’envoie un mail à ma future ex hiérarchie. Je ne me rendrai pas à leur convocation. Ce faisant, je sais que je me condamne à redevenir marginal et sans le sou. Mais c’est le prix à payer et je l’accepte. Le désire même. Je vivrai chichement, certes. Mais sans maître.

Punk’s not dead

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Comment ? Tu n’as pas assisté au concert des Viagra Boys ? Ah tu as raté quelque chose !

D’abord pour l’ambiance, il fallait voir les spectateurs sauter en l’air et chanter « Baseball… Basket-ball… Volley ball… » à tenter de couvrir la sono poussée à plein volume. C’est sûr que, parmi le public, cela ne sentait pas l’iode mais qu’il flottait plutôt l’odeur de la beuh. Aux yeux injectés de sang et à l’excitation grandissante, tu ne pouvais pas te tromper.

Tu me connais, je suis resté sobre, j’avais un article à écrire sur ce groupe post-punk. Je fus sans doute l’un des rares à résister au plaisir du goût d’un cannabis puissant. les premiers à avoir abusé de la fumette, c’étaient les sept Viagra Boys, avec leur leader totalement déjanté, le chanteur Murphy. Il se présente sur scène torse nu, laissant le public admirer son corps recouvert de tatouages XXL. Quand tu sais qu’il travaille encore comme tatoueur à Stockholm, tu comprends qu’il en connaît un rayon sur l’art de dessiner sur les corps.

Ah tu ne savais pas que c’était un groupe suédois ? C’est vrai que la Suède n’est pas considérée comme le chevet d’un rock rugueux. Les Viagra Boys sont nés de l’envie de s’amuser et de foutre le bordel en musique. Cette vision peut t’apparaître un peu simpliste mais elle est vraiment partagée par tous les membres du groupe. Si tu veux briller en société, tu parlera d’un égrégore uni par la musique.

Mais laisse-moi te dire que quand tu as entendu rugir les guitares saturées et la basse enflammée, tu deviens accro à leurs beats survitaminés. Avec une énergie pareille, les organisateurs de festivals jouent sur du velours, les Viagra Boys vont mettre le feu sur scène. Inutile de faire partie des intimes invités dans le backstage, le spectacle est dans la salle ! Ce groupe avec de tels énergumènes c’est de la dynamite !

 

2K20S19 : une contrainte comme un sacerdoce.

 

Mots contraints : Cathédrale, cierge, jubé, orgue, confessionnal, pavé, chocolat, policière, hostie

Les oulimots autocontraints de Patrice Saucier :

La policière a fait irruption dans la cathédrale. Revolver au poing, peur bleue dans ses yeux bruns. Pour un chocolat volé, elle jure de me mettre le grappin dessus. Tu peux toujours courir, ma belle. Je suis au jubé et je me prends pour un joueur d’orgue… ce que je suis, d’ailleurs ! Mais des joueurs d’orgues, plus personne ne les engage. Plus personne ne va à la messe, alors des artistes comme moi, on les laisse pourrir comme une hostie au fond du tabernacle…

Soudain je l’aperçois : elle fait brûler un cierge et se recueille. Mais pourquoi ? Cela me happe comme si je recevais un pavé en pleine figure. Voilà que je ne suis plus fier de mon larcin. J’aurais voulu jouer avec ce Casavant magnifique. À la place, je redescends. Non, je ne me rendrai pas. À la place, je laisse ma tablette Perugia sur un banc et me réfugie dans le confessionnal. Dieu et moi avons des choses à nous dire…

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Les oulimots d’Alexa :
Rouge et noir un jour, rouge et noir toujours

 

Fuir une policière et se réfugier dans une cathédrale

Perdre la vue dans les reflets colorés de ses vitraux

Ne plus penser à l’orgue et ses sons ancestraux

Se diriger sans sourciller vers le confessionnal.

Stopper mes pas, et penser à ton dernier râle

En ce jour funèbre point d’hostie

Mon esprit demande amnistie

Du haut du jubé je te sais loyale.

Un cierge en ton honneur

Ne serait pas à ta hauteur

Brin de femme aguerrie.

Pavé foulé à toute vitesse

Pour combler tes petites faiblesses

Chocolat et gingembre confit.

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Les oulimots de Ragnarr :

Au cœur d’une Cathédrale, le chant lancinant d’un orgue, se disperse en écho sur le pavé pour se perdre sous la voûte élancée d’un jubé. Dans cette atmosphère de recueillement, la lueur d’un cierge, les illumine, d’une douce clarté.

C’est là, dans ce confessionnal, qu’il la voulait, à genoux, l’hostie en bouche, pour faire pénitence et l’entendre murmurer ses tentations, ses faiblesses, ses pensées inassouvies et sa volonté d’être à lui.

Alors, sans se sentir chocolat, sous le regard des saintes policières, elle prononce avec fierté sa prière inspirée, Ô combien païenne, du renouvellement de son désir de lui appartenir, au delà de ce collier, qu’elle arbore déjà avec fierté.

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Les oulimots d’Eliette :

Le message disait « rendez-vous devant la Vierge noire, Cathédrale de Chartres.  Tenue de policière exigée. Soyez libre dessous. « 

Elle entendit son pas résonner sur le pavé, et frissonna…

Venez à jubé,  Madame !

Se soumettre…jamais…

Il croyait peut-être que son cierge allait se transformer en tuyau d’orgue et qu’elle jouerait…!

Elle le menotta et l’entraîna dans le confessionnal…son hostie sentait bon le chocolat…péché de gourmandise et de luxure…

Mea culpa,  mea maxima culpa…

3 Ave Maria…

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Les oulimots de Fran :

Tu as enfin accepté de venir chez moi. Alors j’ai voulu travailler l’ambiance de nos ébats à venir. La chambre baigne ainsi dans une atmosphère presque mystique dont la chaîne stéréo, qui joue un air d’orgue, augmente, si besoin était, la solennité. Tu es l’objet principal de cette mise en scène, là devant moi à quatre pattes et les reins cambrés.

La lumière des cierges que j’ai disposés autour du lit joue sur ta peau nue et me trouble terriblement.

— Ton cul est une cathédrale. Il mérite qu’on lui adresse une prière…

Je m’agenouille devant lui. Mais avant de le baiser je lui parle. Je lui dis tout ce à quoi je vais le soumettre. Tous ces péchés que je me dois de lui avouer avant de les lui faire subir. Il est à présent mon confessionnal par anticipation. Et puis, religieusement, j’écarte tes somptueux globes de chair pour passer une langue gourmande sur l’hostie brune qu’ils cachaient jusqu’alors.

C’est le moment que tu choisis pour lancer un pavé dans la mare.

— Bon mon chéri, c’est bien joli tout ça mais il va falloir songer à me bourrer la turbine à chocolat maintenant.

Je reste un instant interdit devant la crudité de ton langage. Je m’attendais plutôt à un : « Jube Domine Benedicere » plus conforme au contexte. Et puis je reprends mes esprits et décide d’exaucer ton vœu. Ta façon de me parler a fait raidir entre mes jambes une matraque bien peu policière dont tu vas tâter sur le champ.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

En cette période de confinement, rares sont les lieux qui permettent de retrouver en toute discrétion l’élue de son cœur, une Catin fière de sa soumission. J’ai la chance de résider dans une ville qui s’enorgueillit de sa cathédrale gothique fièrement dressée dans l’ancien quartier médiéval. Ce lieu de culte a la particularité d’avoir conservé son jubé de pierre qui séparait les fidèles de l’office se déroulant dans le chœur.  Mais délaissons cette visite guidée et revenons à notre sujet. Si les règles actuelles sont strictes, aucune personne ne pouvant rester plus de 10 minutes sur place, rien ne vous empêche d’aller vous cacher dans un confessionnal à condition d’être discret.

C’est ainsi que je donnais rendez-vous à ma belle Catin lui proposant d’entrer après moi dans ce lieu saint et de venir jouer à con-fesse. Installé dans le confessionnal à la place du prêtre, je la laissais se glisser derrière le lourd rideau de velours et s’agenouiller pour avouer ses péchés.

« Mon Père, je suis venue demander votre absolution. Une fois de plus je n’ai pas pu résister et j’ai croqué le dernier pavé au chocolat noir qui était destiné à mon maître vénéré. »

« Avez-vous conscience Madame d’avoir commis l’un des sept péchés capitaux ? Demain vous jeûnerez. Ainsi vous purifierez votre corps. Et vous ne toucherez plus au chocolat avant ma venue. »

« Ce n’est pas tout mon Père, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder un film porno, oh rien d’original, une policière prise à partie par des voyous et qui était livrée à tous leurs attouchements et pire encore. Mais je l’avoue, j’étais excitée devant ces images et j’ai joui par le truchement de mon jouet que mon maître qualifie de diable mécanique»

« Pauvre de vous Madame, vous ajoutez au péché de la gourmandise celui de la luxure. L’enfer vous guette Madame. Priez Notre Seigneur de vous accorder sa clémence. Vous ferez vœu d’abstinence pendant une semaine à l’issue de laquelle vous userez d’un cierge pour contenter votre con assoiffé. »

« Huit jours mon Père, je ne suis pas certaine de tenir un tel délai »

« Il le faudra Madame. Si, par malheur une mauvaise pensée même fugace vous venait à l’esprit, vous vous munirez de votre ceinture de chasteté. Ainsi protégée, vous vous flagellerez au son d’une œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach. »

« Bien mon père, je suivrai scrupuleusement vos directives »

« Allez ma fille, soyez êtes sage ! Je viendrai vous rendre visite et en guise d’absolution, nous partagerons l’hostie noire que Lilith apporta sur terre.