Oulimots 2022S32 : une contrainte par roulement

Mots contraints : Roulement, aide, baba, vraiment, merci, attendre, dimension, profond, désir.

Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Votre profond désir de réussite me laisse baba. Le moindre roulement de tambour vous émoustille et vous aide à viser la quatrième dimension sans attendre. Merci,vraiment merci de cet enthousiasme.

Une admiratrice.

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Les oulimots d’Herbe Rouge :

Je m’emmerdais. Attendre ici pendant des heures d’avoir enfin le droit de passer dans l’autre dimension, c’était d’un chiant à mourir. Alors oui, j’avais besoin de leur aide, oui, vraiment, je leur disais merci. Mais merde, que c’était long et chiant. 

Tout ça à cause d’une histoire de roulement. C’est qu’on ne pouvait pas être trop nombreux en même temps de l’autre côté, bien entendu. 

Mais quand même, entre celui qui voulait absolument explorer au plus profond de son âme et celle qui voulait expérimenter le désir sous toutes ses formes, ils ne pourraient pas instaurer un genre de priorité, quelque chose ? 

Genre, moi, j’avais absolument besoin d’aller goûter au baba au rhum, c’était tout de même bien plus important. Alors je devrais être prioritaire non ?

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Les oulimots de SH Kovski :

Il y a un roulement de tambour, au lointain, derrière les collines. La guerre gronde. J’entends comme des appels à l’aide, des râles d’agonies solitaires, les morts en suspens, qu’une tombe même ne viendra jamais abriter. Et je reste pétrifié.

Notre Capitaine sonne la charge. Je ne sais pas si c’est le rhum qu’il a bu avec les officiers, s’il s’enivre pour occulter la mort promise. Il sonne la charge, il est saoul, il empeste. J’en suis baba. Il me donne envie de vomir. Je cours à mon tour, vraiment. Pour le fuir lui. Pour avancer l’heure de ma mort.

Je me souviens de la foule au départ de la gare. J’entends les Merci ! Merci pour la patrie !

La patrie, j’en rejoins le sein libre, six pieds sous terre, sans attendre, à la guerre comme à la guerre.

La vie n’a de valeur qu’à la dimension du cercueil que l’on vous offre au grand soir. Même là, je manque de place. Ma famille ne pleure qu’une caisse de sapin vide. Mon corps n’a jamais été retrouvé, et j’éprouve comme un profond désir de hanter ceux qui vénèrent la guerre.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Ce baba au rhum m’a donné un profond désir d’en déguster un autre. Sans l’aide de personne je suis revenu dans la pâtisserie d’un des grands pâtissiers que j’admire régulièrement à la télévision. Après cette première dégustation j’ai l’impression qu’un roulement à bille s’est mis en route dans mon corps pour me diriger directement vers ce lieu de gourmandise sans attendre une minute de plus.  Vraiment, merci chef pour m’avoir procuré autant de plaisir gustatif.

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Les oulimots de Dick :

Le performer arriva sur la scène, précédé de roulements de tambour et nous présenta un godemiché hors normes : 

  • Oyez oyez braves gens ! Avec l’aide de mon assistante préférée, Ursula ici présente, je vais me prendre cet énorme jouet dans le baba.

Le public manifesta sa surprise comme un seul homme :

  • Vraiment ? 
  • Oui et merci d’avance d’attendre avant d’applaudir que le tour soit fini. Les dimensions de l’objet, que je vais faire pénétrer bien profond dans mon cul, nécessitent une grande concentration.

Je me hasardai à une question :

  • Et de désir aussi, non ?
  • J’ai la chance de vivre de ma passion. 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

J’étais un autre homme du style « baba cool » avant de tomber sur elle. Vraiment un drôle d’énergumène, un dragueur professionnel. 

J’écumais la plage avec un « roulement de mécaniques » avant de retourner à mon bar. Pas de quoi être fier.

Et ce jour-là, je suis rentré dans une autre dimension. Elle m’est apparue, tel un ange, me demandant de l’aide.

Des hommes la poursuivaient. J’ai regardé son visage et j’ai fondu. Je lui ai dit d’attendre derrière le bar dans le local de réserves.

Je l’ai cachée et je suis allé la chercher en fin de journée. Elle n’a pas cessé de me dire « merci » et j’ai eu un profond désir de l’embrasser avant qu’elle ne disparaisse.

Sauf qu’après mon service, les gars m’ont attrapé et m’ont fait passer l’envie de l’avoir aidée. Ils voulaient savoir où elle se trouvait et je ne le savais pas. Ils étaient décidés à me faire parler.

Ils m’ont fait avaler mes dents et m’ont laissé sur le carreau, les côtes cassées après s’être rendu compte que je ne savais rien.

Aujourd’hui, le dragueur professionnel a disparu !

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Les oulimots de Bella Dona :

Départ en vacances,

Désir profond de paix, de repos, de zénitude.

Destination inconnue, baba cool avec notre van vintage.

Juste changer de dimension, direction l’autoroute.

Soudain

crac, crac, crac, un bruit  sourd.

Bizarre le van toussote, se cabre, les roues bloquent puis s’arrêtent.

Direction l’aire d’autoroute.

Aucun de nous ne sait bricoler.

SOS à l’aide au garage le plus proche.

Vraiment, par chance, le dépanneur ne se fait pas attendre le verdict aussi :

Deux roulements à bille ont rendu l’âme.

Finalement nous pourrons récupérer le van le lendemain.

Il ne reste plus qu’à dire merci et à demain.

En route pour visiter la ville la plus proche.

Soudain le temps n’a plus d’importance,

nous sommes en vacances,

attendons la nuit et que le ciel se fiance

avec les étoiles

en silence.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Attention… roulement de tambour… C’est du rôti de porc. 

Oui, je possède ce don pour deviner aisément les odeurs de cuisson qui émanent de ton four. Je détecte également des traces de baba au rhum dans l’air ambiant. Décidément, tu veux vraiment me gâter !

Sans attendre, j’ai envie de prendre place à ta table et d’espérer, du plus profond de mon âme, que ce rôti sera aussi satisfaisant que le désir que j’ai pour toi !  

Après le repas, je me détendrai, j’entrerai dans une nouvelle dimension de repos et je baiserai. Avec qui ? Toi, bien sûr ! Merci pour la confiance… Tu seras alors mon digestif libidineux, mon verre de grappa que je dégusterai doucement, bien entendu avec ta permission. 

Sinon, on bouffe et je ne demanderai rien d’autre que d’entendre tes récits de voyage et tes préférences entre Nathalie Sarraute et Hélène Bessette. 

Que Lilith me vienne en aide pour que le scénario le plus fauve se produise !

Oulimots 2022S31 : une contrainte pas si facile

Mots contraints : Riche, attendre, pièce, mots, facile, cachette, émotion, sort, assez

Les oulimots d’un apophtegme jaculatoire :

Pour que les mots apportent de l’émotion, c’est assez facile : il suffit d’écrire et d’attendre que le succès fasse sortir les pièces de leur cachette et donc de devenir riche. Mais ce n’est pas toujours le cas… Coquin de sort !

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Les oulimots de JeSuisFol :

Si cette liste de mots est facile, alors il faut s’attendre à ce que je sorte de ma cachette, envahie d’émotions diverses et assez riche, pour assembler les pièces des @Oulimots ! »

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Les oulimots de Bella Dona :

Pas de mots tarabiscotés

Ni de mots fléchés

Qui sortiraient de leur cachette 

Ce serait trop facile

Ayons assez d’inspiration pour calmer nos émotions .

Cette expérience est très riche, 

Elle se compose d’un puzzle de neufs mots

A intégrer pièce par pièce

Chaque lettre

Chaque mot

Attend son sort

Pourtant 

Il ne s’agit pas d’un scrabble

Mais d’un oulimot réalisable

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Les oulimots de M :

Je ne vais pas l’attendre toute l’après-midi. J’en ai assez. Il n’a pas osé sortir de sa cachette. Peut-être que je lui procure trop d’émotions quand je l’enferme dans la pièce de jeu. Il n’est pas riche de ses mots  quand il me voit,  je crois qu’il est assez impressionné. Si ça continue je vais faire semblant de lui jeter un sort, cela sera facile tant il vénère sa Maîtresse.

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Les oulimots de Dick :

Le ton utilisé sur le billet qu’elle m’a envoyé sonnait comme la promesse d’une soirée riche en émotions alors j’ai accepté son invitation.

Et me voilà dans une pièce plongée dans le noir, à attendre depuis un temps qui me paraît infini qu’elle décide de ce qu’elle va faire de moi. Je commence à en avoir assez lorsque, sans dire le moindre mot, un homme sanglé dans un drôle d’uniforme me sort de ma cachette et me mène jusqu’à elle. 

  • Il est facile de céder à ses pulsions mais il l’est moins de vivre la frustration. Voilà ta première leçon, tu peux repartir.

Tout s’éclaire. 

  • Qu’il en soit ainsi Madame.

Le blog de Dick

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Je suis riche de mes émotions. Je ne veux plus attendre pour dire tous ces mots qui sont comme enfermés dans une pièce. C’est pourtant facile de les faire sortir de leur cachette, de les jeter tel un sort à l’ouïe de tous, maintenant que j’écris je n’en ai jamais assez pour tout exprimer.

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Les oulimots de Barbe Noire :

Assis là dans le noir à méditer sur son sort…

Dans cette pièce où la lumière était presque inexistante…

Cette pièce qui lui offre le calme dont il a besoin…. Fuir les fantômes du passé… oublier les démons du présent … 

Il se terre dans cette cachette comme un enfant qui fuit ses émotions … il cherche les mots … les mots qui apaiseront les maux de son cœur … 

Pas facile d’admettre que la seule chose qui lui permette de se sentir riche, c’est uniquement son amour …

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Les oulimots de Caroline/Petiteplage66 :

Il sort de la pièce. La rencontre fut riche en émotions. Finalement, les mots étaient assez faciles à trouver. Maintenant il lui faut attendre sa décision. Mais, il ne pourra plus agir en cachette, les autres ne comprendraient pas.

La page de Petiteplage66 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je suis riche, seule et sans famille depuis deux ans. Il m’est facile de donner une pièce, façon de parler, plutôt un billet, à des personnes démunies, mais il est plus difficile pour moi de trouver l’amour désintéressé. 

Mais un jour, il y eut cet homme intrigant. Il était assis contre le mur et j’ai vu ses yeux clairs et son sourire séduisant sous son chapeau de paille. Il a relevé la tête et m’a regardée.  Je ne sais pas pourquoi, mais il m’attirait comme un aimant.

Je l’ai suivi jusqu’à sa cachette, son repère de nuit. Je sais, c’est assez culotté, mais je devais lui parler sans attendre, loin de la foule de la rue.

Alors, il m’a conté son histoire. Il a tout perdu, le mauvais sort s’est jeté sur lui. 

Soudain, ses mots, d’une douceur extrême, ont vibré sous l’émotion. Ses yeux ont versé de petites larmes ne pouvant plus cacher cette vie amère qui l’avait foudroyé.

J’ai senti cette attraction réciproque. Je lui ai dit de venir chez moi sans hésitation. Je lui ai rendu sa dignité et maintenant c’est avec moi qu’il vit et je suis sûre que mon cœur a choisi le bon.

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Les oulimots de Gérald :

S’il le faut, je passerai ma vie à l’attendre. Jamais, je ne lui ferai part de mon émotion. Je lui écrirai des mots doux, des mots d’amour. Je serai assez fort pour l’aimer envers et contre tout.

Je sais, rien n’est facile, surtout d’aimer dans son sens le plus noble, le plus riche. Je lui jouerai la pièce de théâtre de l’amant qui sort de sa cachette et viens à ses pieds lui déclarer son amour.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Attendre ? Mais quoi, au juste ? Certainement pas d’être riche ! 

Déjà trois jours que je rumine des projets de grandeur, inspiré par le décor luxuriant de la pièce où je me suis enfermé pour réfléchir. Ma cachette est la chambre d’un manoir en Gironde mais personne ne doit le savoir, car je fuis le monde réel. Je fuis mes problèmes. Je fuis des percepteurs. C’est le moyen le plus facile que j’ai trouvé jusqu’à maintenant. 

Des idées prodigieuses surgissent. C’est écrit « best-seller » dans le ciel et il pleuvra beaucoup de sous sur moi ! Mes mots procureront beaucoup de bien aux nombreux lecteurs qui auront adopté mon style, mes histoires.

C’est toujours facile de rêver… Le rêve est mon phare dans la nuit. Il me guide, s’assure que je ne frappe pas trop d’écueils, projette chaque émotion dans mon crâne, comme un projectionniste de cinéma qui change de bobine pour chaque représentation. Mon sort est de rêver, et non de vivre.

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Oulimots 2022S30 : une contrainte à contre courant

Mots contraints : Destin, été, illimité, dessous, chaleur, jardin, dépendance, contre-courant, convoquer

Les oulimots de Patrice Saucier :

Te contempler va à contre-courant du serment que j’ai prononcé à l’église il y a quelques années, en pensant l’anneau au doigt de ma femme. Or, c’est soudainement plus fort que moi. 

Quelle idée aussi de se promener en dessous très léger dans le jardin! Chacun a sa manière de combattre la chaleur de cet été interminable. Or, désormais, voilà que je suffoque davantage que les autres à cause de tes formes étonnantes comme une surprise, toi qui as l’habitude d’embrasser la pudeur et la retenue chaque fois que nous sommes ensemble entre amis. Mes désirs naissants veulent nous convoquer, toi et moi, un peu plus loin, dans les plantations de lavande tout là-bas. Le destin veut que j’ignore cet appel et que je garde ancrée en moi cette nouvelle dépendance à ta beauté en me branlant discrètement à la maison, m’évitant un calvaire illimité car ma femme peut s’apercevoir de tout… 

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Les oulimots de Caroline/Petiteplage66 :

Elle avait toujours des idées à contre-courant et cela avait toujours été la source de son succès et de la confiance illimitée qu’on lui accordait. Mais son patron venait de la convoquer pour discuter de son dernier projet. La chaleur de sa voix ne laissait présager rien de bon. Surtout parce qu’il avait mentionné de la retrouver à la Dépendance, côté jardin. Elle en était sens dessus-dessous. Que lui réservait le destin ?

Le blog de Petiteplage66 

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Les oulimots de Dick :

Le destin s’est montré facétieux avec moi cet été. J’étais persuadée du pouvoir quasiment illimité que je pouvais sur la population de mes amants et quand j’ai débarqué uniquement vêtue de mes dessous puis que j’ai vu le regard de tous ces mâles en chaleur qui m’attendaient dans ce club dont j’ai fait mon jardin secret, j’en ai d’autant plus pris conscience. 

Ces coquins m’ont pourtant montré la dépendance que je pouvais envers leurs liqueurs les plus intimes. Figurez-vous que ces coquins, que j’avais convoqués pour les boire, sont allés à contre-courant de mes attentes en m’arrosant. C’était bien, c’est certain, mais j’ai dû ravaler ma frustration.

Le blog de Dick

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Les oulimots de Gérald :

Mon plus grand bonheur, c’est quand je suis dans mon jardin. L’été, quand viennent les fortes chaleurs, je passe un temps illimité dans mon petit havre de paix. Je ne veux plus le quitter. Alors que  le monde court, s’agite, moi, je prends mon temps, je regarde mes roses une à une, je les admire, je regarde au-dessous chaque feuille pour voir s’il n’y a pas de vilaines petites bêtes. J’ai l’impression de vivre à contre-courant de cette vie à cent à l’heure. Je suis accro à mon jardin. Un peu comme si c’était une dépendance.

La seule, je dis bien la seule raison pour laquelle je suis prêt à le quitter, c’est quand je suis convoqué par ma Maîtresse. Je suis obligé d’y aller, c’est mon destin, et cette dépendance là est encore plus grande.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

J’ai transformé une dépendance en chambre d’hôte pour me sentir moins seule. Le tribunal m’a convoquée pour me laisser une dernière chance. Mon activité a soudainement démarré. Mon carnet s’est rempli de réservations pour l’été.  À croire que le destin me sourit. Mon 1er client arrive demain, alors aujourd’hui, je peux profiter de mon jardin. La chaleur est élevée et j’ai fini par retirer ma robe et rester en dessous de dentelle sur mon hamac. Je me suis endormie. 

J’ai rêvé que je naviguais sur une rivière à contre-courant et je suis tombée. J’ai crié de façon illimitée et un homme m’a tendu la main pour me sortir de l’eau. Il m’a allongée sur la berge. Je regardais mon sauveur avec passion avant de l’embrasser fougueusement. Il m’a caressé les cheveux en me souriant et m’a prise dans ses bras. Son parfum m’enivrait. J’étais bien jusqu’à ce que je me réveille. Je me souviens de son visage.

Ma journée est passée et ma nuit a été agitée. Le touriste est à présent à ma porte. Quelle n’est pas ma surprise en voyant le visage de l’homme. L’homme de mon rêve ! Comment est-ce possible ? Est-ce un présage ?

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Oulimots 2022S29

Mots contraints : Bord, plastique, carnivore, tournesol, marteau, nocturne, dépression, ritournelle, quitter

Les oulimots d’Elisa Stark :

Je veux quitter ce monde. Je me sens comme au bord d’un précipice. Cette ritournelle qui m’entraîne vers la dépression va me rendre marteau. Je me sens comme un tournesol en nocturne. La maladie est pire qu’une plante carnivore, elle me ronge. J’ai l’impression d’être en plastique et de fondre sous son emprise.

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Les oulimots de Dick :

Il est d’une rare distraction et un peu fêlé sur les bords. Il ne manquerait plus qu’il soit sourd et j’aurais une parfaite réplique du professeur Tournesol, à la plastique près, la sienne étant nettement plus avantageuse que le personnage d’Hergé.

Bref, si je ne l’ai pas encore quitté, c’est grâce à son physique mais surtout à la façon qu’il a de s’en servir lors de nos activités nocturnes sans jamais que cela ne tourne à la ritournelle. Et c’est en bonne carnivore que je continue de me délecter de la moindre parcelle de sa chair.

Parce que, je dois vous avouer, un zozo pareil, il y a de quoi devenir marteau ou faire une dépression.

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

J’ai fait ma sortie habituelle nocturne. J’ai besoin de réfléchir, car je suis au bord de la dépression. Je crois que je vais le quitter. J’ai regardé le soleil se coucher sur les tournesols et je suis rentrée. Tout allait bien jusqu’à hier soir. Il m’attendait à l’entrée du salon avec un air enragé. Je ne sais pas à quoi il pensait. Il m’a simplement dit «je la connais ta ritournelle » et est devenu soudainement muet. 

J’ai eu à peine le temps de remarquer la bâche en plastique qui tapissait le sol, qu’il me frappait à la tête avec une batte de baseball. Il m’a traînée jusqu’au garage bien décidé à me couper en morceaux pour donner à manger aux animaux de la forêt.

Mais il en a été autrement. Réveillée, j’ai saisi un marteau posé dans une caisse sur le sol et je l’ai frappé de toutes mes forces. Il s’est écroulé. Je n’étais pas en forme. Ma tête tournait, mais j’ai eu assez de force pour le tirer sur la bâche et le glisser dehors.

J’allais appeler la police le lendemain, mais son corps avait disparu. Il restait juste quelques morceaux que les carnivores n’avaient pas aimés.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Elle doit quitter son amant dans quelques minutes. 

Sa dernière nuit a été fantastique avec lui, ritournelle bien connue et entonnée par son cœur fauve, dont la dépression et le désir d’en finir s’amenuisent chaque fois qu’elle pousse un dernier soupir de plaisir dans ses bras. 

Demain, il faut recommencer. Affronter ce monde carnivore qui la considère marteau chaque fois qu’elle se plaint. Pour éviter de vivre en équilibre au bord de la catastrophe, elle se promet une autre escapade en sa compagnie. Une autre virée nocturne. Avant, elle doit rentrer se doucher et se préparer pour sa journée.

Mais ce soir, pas de jouets en plastique ou en latex faisant suinter son sexe en pensant à son corps. Ce soir, elle sera sa rose, son bouquet de marguerites, son tournesol pendant qu’il pourlèche son sexe sur un lit confortable.

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Les oulimots de Gérald :

Elle m’avait invité à un pique-nique nocturne. Je l’attendais au bord d’un champs de tournesols en chantonnant une petite ritournelle. Pique-nique plus que agréable. J’étais amoureux fou de cette fille, à m’en rendre marteau, et prêt à tout quitter pour ses beaux yeux bleus et sa chevelure blonde.

Aussi, quand elle m’a dit que ce repas champêtre serait sans viande, elle était tout, sauf carnivore, et qu’elle ne voulait pas entendre parler de verres, d’assiettes et de couverts en plastique. Ce plastique qui pour elle était la cause principale de la pollution des océans, j’ai bien entendu dit oui.

Seule ombre au tableau, la météo annonçait une dépression avec un risque de pluie pour la soirée. Il n’a pas plu. Je vous raconterai cette soirée dans un prochain oulimots.

Oulimots 2022S28 : loin d’être la dernière contrainte

Mots contraints :  Saison, excuses, vérité, drone, ressentir, phénix, apathie, dernier, amant. 

Les oulimots de Caroline/Petiteplage66 :

Que pouvait-elle ressentir dans un moment pareil? La vérité était que son amant n’avait pas d’excuses pour expliquer son apathie et son manque d’intérêt pour ce qu’elle aimait. Ce cadeau d’anniversaire qu’elle venait de déballer, en était la  preuve  : un drone ! Que devait-elle en faire? Comment réagir ? Le mois dernier, il lui avait offert un phénix en pot ! Elle se dit que c’était bien la saison finale qu’elle jouait avec lui.

Le blog de Petiteplage66 

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Les oulimots de Dick :

Je ne peux pas m’empêcher de le ressentir à chaque début de la belle saison, ce regain de vitalité, comme si j’étais un phénix renaissant des cendres de l’hiver. 

Est-ce parce je sais que, s’il y a des frimas, ce seront les derniers ? Peut-être mais la vérité est ailleurs. C’est surtout parce que, tout autour de chez moi, la nature sort de son apathie et mes voisins de chez eux pour l’entretenir. Je n’ai alors plus qu’à sortir mon drone pour choisir parmi eux qui sera mon prochain amant. Je ne me cherche pas d’excuses pour procéder ainsi, ils sont parfaitement au courant et jouent le jeu.

Les oulimots de Dick 

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Les oulimots d’Elisa Stark 

Notre relation montre des signes d’apathie. Au fil des saisons, je prends de la hauteur tél un drone au-dessus d’elle  Ce dernier amant me présente toujours de nouvelles excuses. Il ne me dit plus la vérité sur son engagement envers moi et me fait ressentir qu’il veut passer à autre chose. Je vais lui couper l’herbe sous le pied en lui disant que je ne veux pas m’engager.

Oulimots 2022S27 : un artefact de contrainte ?

Mots contraints : Montre, vanité, connaître, salon, autre, artefact, lune, évolution, encore

Les oulimots d’un garçon fragile :

L’ordre du jour de ce soir-là débutait par l’étude d’un article paru la veille dans la presse locale. Le président de leur association expliquait à ses compagnons qu’il ne fallait y voir aucune vanité de sa part. Un journaliste avait repéré le nom de leur club, « le salon de la montre » sur le site internet de la ville, et leur proposait de les aider à se faire connaître.

« Encore une méprise », dit l’orateur, « il pensait que nous étions une foire dédiée à cet artéfact de mesure, qu’il soit de gousset, ou à quartz ». « Et je n’en peux plus d’être constamment interrogé sur ce sujet, c’est pourquoi je suggère, à nouveau, une évolution de notre désignation ». Ainsi, le billet rétablissait une tout autre vérité, puisqu’ils n’étaient qu’un groupe d’insomniaques se réunissant les nuits de pleine lune pour discuter et passer le temps.

Le blog d’un garçon fragile 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Le mécanisme de cette montre est un vrai artefact d’horlogerie mais il faut s’y connaître pour s’en apercevoir. Son créateur, qui a péché par vanité lors du salon international des montres, ne nous a pas fait découvrir la lune à travers son modèle. Il va falloir qu’il le fasse évoluer et encore je pense qu’il devrait reprendre son montage et les pièces pour créer un nouveau modèle.

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Les oulimots de Dick :

Il m’a donné rendez-vous dans ce palace, faisant ainsi montre de toute sa vanité de nouveau riche. 

Mais c’est mal me connaître.

Je l’ai vite vu dans le petit salon, avec sa bouteille de champagne, mais j’ai choisi de me jeter au cou d’un autre, même si lui aussi n’était qu’un artefact dans mon étude de la gent masculine, juste pour voir sa tête incrédule. Je suis ensuite partie pour un rendez-vous plus prolétaire mais bien plus amusant. 

Je ne comprends pas pourquoi tous ces hommes essaient ainsi de me faire voir la lune en plein jour en faisant étalage de tout ce luxe. On prétend qu’il s’agit d’une évolution des mœurs. Et puis quoi encore ? 

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Lady Annia :

Avant de découvrir le salon de la Haute Horlogerie, je m’attendais à quelque chose de très pompeux, où je ne verrais rien d’autre que vanité, orgueil et prétention. En arrivant sur le stand de la marque Roger Dubuis qui m’y avait invitée, j’ai vu au contraire tout à fait autre chose : de la musique électro, une zone transformée en piste de danse ou encore un bar à whisky. Tout leur stand était in-cro-yable ! Au milieu, dans une sorte de bulle, trônait une montre exceptionnelle en silicium. Un artefact, sublime évolution d’une pièce présentée il y a quelques mois. J’avoue ne pas vraiment m’y connaître en horlogerie, j’arrive à peine à reconnaître ce qu’est une phase de lune, mais je trouve néanmoins cette pièce magnifique.

Le blog de Lady Annia. 

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Les oulimots d’un barbu anonyme :

Il était presque minuit quand il regarda sa montre, elle lui rappelait son ancienne vie remplie de vanité qui flottait encore dans son esprit. 

Il se rappelait ces longues soirées dans des salons où au milieu des autres il aimait voir son évolution dans la société …

Encore une nuit tourné vers la lune à repenser à ce jour où par malheur il prit cet artefact dans la bibliothèque de l’un de ces salons qui viendrait bouleverser sa vie …

Ce moment de flottement après avoir lu ces mots d’un autre temps qui aujourd’hui le condamnent à errer la nuit en hurlant tel la bête qu’il devient quand sonne minuit … 

Il était Loup dans la société … il est Loup dans la forêt …

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Les oulimots de Gérald :

Quand j’ai vu ce magnifique artefact exposé dans son salon, j’ai compris toute sa passion pour l’Égypte ancienne. Il fallait que je me montre à la hauteur si je voulais lui faire connaître toute la culture de ce pays, et ainsi, gagner sa confiance et son amitié. Et pour commencer mettre ma vanité de côté, et rester modeste. Je lui expliquerai l’évolution durant les siècles de ce peuple qui le premier, a appris à cultiver avec la lune. Je lui expliquerai encore plein d’autres secrets concernant les habitants de ce pays et notamment leurs pratiques et jeux sexuels, histoire de se mettre un peu dans l’ambiance.

Oulimots 2022S26 : la passion de la contrainte

Mots contraints : Boue, lit, nuit, passion, prudent, lumineux, folie, s’évanouir, pourquoi. 

Les oulimots de Beroalde :

Pourquoi t’accroches-tu aux lambeaux de la nuit ? 

Pourquoi lutter, à l’heure où s’effacent tes rêves? 

L’instant où ta folie, comme un fantôme fuit

Et puis s’évanouit au soleil qui se lève

Indicibles désirs et passions interdites

Le jour les brûlerait, lumineux et cruel,

Laisse-les, c’est prudent, au fond du lit, petite.

Ils seraient maculés de la boue du réel.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cette nuit, la passion nous a consumés mais nous sommes restés prudents car en extérieur. Nous étions dans un parc lumineux, au bord de la folie tellement cette expérience nous a amené à nous dépasser. A un certain moment, les orgasmes étaient tellement puissants que j’ai failli m’évanouir. Maintenant je me demande pourquoi et comment  une simple roulade dans l’herbe et dans la boue nous a servi de lit pour nos ébats.

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Les oulimots de Dick :

Et si la prochaine folie de notre monde était de traîner dans la boue celui qui lit autre chose que ce que la bienséance ordonne ? Nous n’en sommes pas tellement loin quand on y pense, et cela nuit tellement à l’humanité de voir s’évanouir la diversité culturelle. Alors pourquoi les gens se laissent-ils appauvrir ainsi ? Parce qu’il est plus prudent de suivre le chemin lumineux tracé par nos écrans que de vivre réellement ses passions ? Je ne peux le croire et, quoi qu’il advienne, je ne me laisserai pas happer par ce qui s’avère finalement n’être qu’un gouffre.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Savez-vous ce que c’est de s’évanouir de plaisir ? Il m’a donné rendez-vous dans son salon de massages, alors que d’habitude, on se rencontre au restaurant. Là, il m’a dit « je veux te faire un cadeau » Il m’a accueillie en blouse blanche le sourire aux lèvres et m’a déshabillée lentement avec passion. Il m’a allongée sur une sorte de lit-table et a posé une serviette sur le bas de mon dos. J’ai réagi. « Pourquoi es-tu si prudent avec moi, peut-être devrais-tu oser ? » Il a retiré la serviette d’un coup sec. Il a commencé à m’étaler une boue parfumée sur la peau avec une douceur extrême. Mes muscles se décontractaient. D’un geste de la main, il m’a retournée sur le dos et a renouvelé l’opération en faisant glisser ses doigts sur mes courbes. Des sensations fortes. Il a poussé la table sous un halo lumineux de couleur bleue qui a déclenché un ruissellement d’eau tiède. Je m’agitais dans tous les sens pendant qu’il me regardait avec ses yeux gourmands. Il m’a offert une nuit de folie et m’a fait atteindre l’extase. Je n’oublierai jamais.

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Les oulimots de Gérald :

Elle a une grande passion pour les bains de boue, et elle voulait me la faire partager. Aussi, quand elle m’a proposé de venir avec elle, moi qui suit d’ordinaire prudent, j’ai dit oui, sans hésitation, je trouvais ce projet lumineux. Et comme je l’aime à la folie, je ne me suis même pas posé la question du pourquoi du comment.           Il faut dire que le lieu est réputé mondialement par la qualité de ses boues. Il se trouve dans le lit d’une rivière asséchée au Japon, en pleine montagne, à des heures de marche. De quoi s’évanouir de fatigue avant de l’atteindre.Mais, une fois arrivé, le nec plus ultra est de se faire un bain de nuit en compagnie de celle que j’aime plus que tout au monde.

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Les oulimots d’Alexa D :

Je me sens écrasée dans mon lit, un poids si lourd sur la poitrine que je pourrais m’évanouir. Sûrement le jugement oppressant des autres trainant mon nom dans la boue parce que je suis en arrêt maladie depuis plus de deux ans. Je me demande comment l’humain bascule si facilement dans la présomption réfragable. Il serait prudent d’y réfléchir à deux fois avant de tirer sur quelqu’un se trouvant déjà à terre… Pourquoi ne pas avoir ce petit grain de folie pour tendre la main et guider vers un chemin plus lumineux ? Parce qu’aujourd’hui c’est bien de ça dont il s’agit : une normalité inversée. La malveillance est commune quand la solidarité se veut prudente. J’ai eu le temps d’analyser ce problème pendant mes nuits blanches, je préférais l’époque où c’était la passion qui les animait.

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Oulimots 2022S25 : une contrainte magique

Mots contraints : Dangereux, hiver, marmelade, voiture, pull, magique, frapper, amant, carré

Les oulimots d’Elisa Stark :

Dangereux-paisible
Hiver-été
Marmelade-compote
Voiture-camion
Pull-tshirt
Magique-réel
Frapper-caresser
Amant-cocu
Carré-rond

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Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Elle mettait toujours sa marmelade d’orange concocté pour l’hiver, dans un pot carré.

Ce curieux accessoire trônait sur sa table de nuit à côté de son pull en dentelles rouges.

Lorsque moi, son amant, j’arrivais avec ma vieille voiture le Dimanche soir, j’avais toujours cette première vision magique qui se découpait par la fenêtre de sa chambre. 

Commençait alors, le dangereux va et vient de ses tétons, enduits de ce parfum sucré,  qui allaient frapper voluptueusement mon sexe.

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Les oulimots de Dick :

Dangereux les sports d’hiver ? Peut-être. Une neige trop dure peut vous mettre le corps en marmelade et en voiture Simone pour l’hôpital. 

C’est pour cela que je préfère rester en terrasse à médire sur les pulls moches de mes contemporains. Il y a quelque chose de magique dans cette surenchère sur les motifs qui me frappe toujours, y compris lorsque c’est mon amant qui s’y met. J’adore néanmoins voir ses épaules carrées rouler dessous et je prends un malin plaisir à le lui enlever avant que nous ne nous livrions à d’autres jeux de glisse.

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Cet homme, je l’avais dans la peau. On s’était rencontrés au carré des officiers sur un bateau. On avait vécu une idylle, mais j’ai fini par quitter l’armée et le quitter lui aussi même s’il avait été un merveilleux amant. Je me suis mariée, j’ai eu des enfants. Tout allait bien, puis il est réapparu, 10 ans plus tard. Il a acheté cette maison face à la mienne. Et de jour en jour, il est devenu dangereux. Il n’y avait plus rien de magique comme par le passé. Il a voulu écraser mon mari avec sa voiture puis il est venu s’excuser de ne pas l’avoir vu. 

Mais ce soir d’hiver a été le pire de ma vie. Il était à la porte de ma cuisine un couteau à la main. Mon mari gisait sur le sol, hurlant de douleur. J’ai gardé mon sang-froid et j’ai pris la première chose que j’avais sous la main. Je me suis jetée sur lui pour le frapper avec un pot de marmelade jusqu’à le tuer avant de m’écrouler. Aujourd’hui, je garde sous mon pull les cicatrices causées par son couteau. Elles sont là pour me rappeler cette nuit de cauchemars.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Son amant l’aide à fuir l’hiver qui engourdit sa tête. Il possède la formule magique pour transformer sa vie en tartine de marmelade aux agrumes.

« Ce n’est pas dangereux, tout ce que nous sommes en train de faire ? » Demande la dame dans la quarantaine, quelque peu effrayée qu’on la surprenne dans une « fâcheuse position » 

« Rien à craindre, ma belle. Nous sommes dans ma voiture et ma main est sous votre pull. Camouflage parfait… » Répond l’amant du tac-au-tac.

Avec lui, c’est carré. 

Et l’extase va bientôt frapper de caresses et d’insouciance

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Les oulimots de Lady Annia :

Je regardais par la fenêtre la neige qui tombait à nouveau. Rien de bien surprenant à la montagne en plein hiver.

J’ai enfilé un pull rouge et un jeans pour être prête pour l’arrivée de Colette, qui allait me faire cadeau de sa présence pour une journée magique, placée sous le signe des retrouvailles.

Alors que je surveillais mon émincé de poulet à la marmelade et au lait de coco, j’entendis du bruit. En jetant un coup d’œil par la fenêtre, je vis une petite voiture, visiblement dépourvue de pneus d’hiver, en train de déraper. Je me fis la réflexion que c’était dangereux et inconscient de rouler comme cela !

Je m’apprêtais à me servir un verre lorsque j’entendis frapper à la porte.

J’ouvris et ma jolie visiteuse se trouvait devant moi, bien accompagnée de son bel amant. C’est une très belle femme avec un carré mi-long qui met en valeur son teint de velours et ses beaux yeux noisette. J’ai alors su, rien qu’en la regardant, que nous allions passer une magnifique journée au chalet…

Le blog de Lady Annia 

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Les oulimots d’Alexa D :

Je l’avais attendu longtemps ce climat automnal. L’été se terminait délicatement, et l’hiver paraissait encore loin. Je continuais mon périple en voiture le long du Pacifique, vitres baissées, rêvassant à la toute première fois où j’avais emprunté ce chemin pour rejoindre mon amant. Je m’apprêtais à revivre ce moment magique. Frappée par le vent de la côte qui s’engouffrait dans mes cheveux, je reprenais mes esprits, et mon attention se dirigeait sur cet itinéraire si agréable quoique dangereux. Pas besoin de pull, mon carré de soi négligemment posé sur mes épaules suffisait à mon confort. Le connaissant, à mon arrivée la cheminée serait déjà parée de son plus beau feu, ainsi je me délesterais au plus vite de mes habits; et le plateau du petit déjeuner déjà prêt sur la table. Au menu, quelques croissants, un peu de marmelade, et beaucoup de sensualité.

Oulimots 2022S24 : une contrainte combattante

Mots contraints : Combattant, savoir, sourd, rocher, éponge, jardin, désigner, mégalomane, testament

Les oulimots de Bruneline :

Elle avait beau savoir que c’était inutile…

Elle était revenue à chaque invitation, souriante, en combattant un à un tous ses doutes, essayant d’expliquer ce qui peu à peu effritait le rocher de sa confiance. Il était resté sourd, pas par méchanceté, peut être avait elle sous estimé son côté mégalomane? Il pensait pouvoir tout arranger toujours.

Peut être ne l’avait il pas cru quand dans ce jardin magnifique, après un moment qu’ils n’oublieraient pas, elle avait jeté l’éponge, sans désigner de coupable. Lui racontant par le menu dans sa plus longue lettre pourquoi elle devait partir, comme un testament à leur amour, enterré encore bien vivant.

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Les oulimots de Dick :

Je suis un combattant du savoir, je reste sourd aux sirènes de la novlangue que l’on veut nous imposer et je préfère périr, le rocher fracassé par leurs coups, que jeter l’éponge. 

Je suis un des derniers à dire haut et fort que la culture est comme un jardin qu’il faut sans cesse entretenir et c’est certainement pour cela que j’ai été désigné comme étant leur prochaine victime par leur chef, un fou mégalomane qui veut asservir par l’ignorance et qui connaît une audience toujours croissante. 

Demain je serai probablement mort et mon dernier article mon testament. Puisse-t-il être entendu. 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Bikini Bottom était désormais entre les mains du méchant empereur, Plankton. Un mégalomane, prêt à tout, d’un ego démesuré. Il avait fait fortune en falsifiant le testament de Monsieur Crab pour lui voler sa recette de burger. Rien ne l’arrêtait. Il en voulait toujours plus.

Caché dans son ananas, Bob l’éponge avait reçu d’une étoile de mer, une étrange chamane, le « grand savoir » qui allait lui permettre de devenir un excellent combattant.

Enfermé dans son laboratoire, il concoctait une potion sordide, à base d’algue que l’on ne trouvait que dans son jardin.  Cette extraordinaire plante poussait dans un seul endroit qu’il avait nommé « le Rocher du Sourd ».

Sheldon Plankton allait mourir empoisonné. Son petit corps allait se désagréger puis s’envoler avec son orgueil et sa méchanceté. 

Et Bob ne savait pas qu’on allait le désigner empereur pour son courage et sa ténacité, mais les habitants de Bikini Bottom voulaient le récompenser.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Il était un combattant, de ceux que les états envoient partout en mission, à savoir un mercenaire. Mais lors d’une intervention, il fut touché par un obus et devint sourd. Cela arriva près d’un rocher dans la mer. Il avait plongé pour observer les éponges et autres coraux qui ressemblaient à un jardin aquatique. Mais quand il fallut le soigner et désigner un responsable de son accident, mégalomane comme il était devenu, il n’accepta pas de devoir être face à celui qui avait lancé l’attaque. Il préféra disparaître pour toujours en laissant pour sa famille un testament qui partageait les richesses de la vie intrépide qu’il avait toujours menée.

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Les oulimots d’Alexa D :

Désigner quelqu’un pour rédiger mon testament aurait été plus facile, et surtout abrutissant. J’aimerais qu’il soit pimenté à ma sauce mais me voici confronté au syndrome de la page blanche, le vide, rien. Je suis pourtant bien installé dans mon jardin, j’ai passé un coup d’éponge sur la table, le champ des oiseaux me berce, les rayons du soleil percent entre les arbres et se laissent choir sur ma peau. Le vide… De toute façon c’est ce qui m’attend de l’autre côté du tunnel … J’ai déjà un pied dans la tombe, et le savoir me rend amer. La maison est devenue trop silencieuse. Une fine pellicule de poussière s’est déposée sur la platine vinyle, c’est la première fois que ça arrive en trente ans. Demandez à une femme ce que c’est que de vivre avec un mélomane… La mienne disait souvent en riant avec nos amis « je préfère être mariée à un mélomane qu’à un mégalomane ». Les pochettes des disques n’étaient jamais rangées, elles trainaient sur la table basse;  au fur et à mesure je remplaçais les baffles pour monter le son en puissance, jusqu’à nous rendre presque sourds. Le silence n’existait pas dans cette maison, même après son décès. L’urne de ses cendres trône sur l’étagère, combattant le poids des vinyles que je viens de classer par ordre alphabétique. J’épure l’âme de ce lieu, j’aseptise, je prépare le départ. Ici sur l’Isle de Wight, ce petit morceau de rocher au milieu de la Manche, ce ne sont pas les falaises qui manquent, j’aurai pu tout laisser en vrac et me jeter dans le vide.

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Les oulimots de Thomas Arfeuille :

Dans ton testament, ô toi, combattant du savoir, tu sauras qui ne pas désigner. Ainsi,tu déshériteras ces philistins qui n’ont jamais daigné écouter tes paroles : le rocher sourd, l’éponge mégalomane qui s’imprègne de discours imbéciles et le jardin stérile ou ne pousse aucune pensée.

Oulimots 2022S23 :

Mots contraints : Arc-en-ciel, vapeur, respiration, canne, souterrain, bain, velours, glisser, héros

Les oulimots de Lion Benjamin :

L’arc en ciel de nos sentiments

Comme une vapeur parfumée

Nourrit notre respiration

Cette canne m’a porté

Hors d’un souterrain de déprime

Jusque dans un bain de douceur

Ta peau de velours

Sur ma peau tu fais glisser

Je suis ton héros.

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Les oulimots de Lucktaly :

Un arc-en-ciel ne se contente pas de glisser entre les nuages. Ses couleurs tapissent les hauteurs, mais aussi les profondeurs. À tel point que certains se lancent à la recherche des souterrains creusés lors de leurs apparitions. Qu’ils soient aventuriers ou qu’ils jouent sur le velours, nos héros d’un jour partent en quête de bain de jouvence ou d’objets précieux. À chacun sa méthode : une canne comme outil, la vapeur comme guide, une respiration calme et modérée comme boussole. Il faut néanmoins se hâter avant que le spectre coloré ne s’évapore.

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Les oulimots de Dick :

Lors de ses sorties vélo, il porte un maillot arc-en-ciel. Pas parce qu’il est champion du monde mais plutôt parce que, comme on le disait autrefois, il est à voile et à vapeur. Ne cherchez pas à savoir comment il en est arrivé là, c’est dans sa nature, tout comme la respiration. Ne le prenez pas pour un sous-homme non plus, lorsqu’il est en cannes ils ne sont pas nombreux à pouvoir le suivre sur la route. 

Il aurait pu se cacher, laisser cela souterrain mais, bien au contraire, il met tout le monde dans le bain et il joue sur du velours avec ce qu’il appelle sa « petite particularité » quand il la glisse dans la conversation.

Il est un héros du quotidien, parmi des milliers, et à droit au plus grand des respects. 

Le blog de Dick 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cette grotte n’est qu’accessible par un souterrain. On s’y glisse le long de parois tellement étroites que c’est à en couper la respiration. Un bâton ou une canne permet d’appréhender ou l’on pose ses pieds car la roche est humide et glissante. Malgré ce parcours chaotique, cela en vaut vraiment la peine. On tombe sur une piscine d’eau naturelle aux reflets arc-en-ciel. L’eau glisse sur la peau telle du velour, c’est un vrai bain de jouvence qui vous fait sentir tel un héros.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je me souviens des couleurs de cet arc-en-ciel, restées gravées dans ma mémoire. L’accident m’avait plongée dans un souterrain obscur pour toujours.

J’ai entendu la musique provenant d’un café alors que je me promenais dans la rue, ma canne à la main. J’ai marqué un arrêt. Et cette douce voix m’a interpellée « vous voulez entrer pour écouter ? je peux vous emmener devant la scène, si vous voulez »

C’était la première fois que quelqu’un faisait quelque chose pour moi. Il était intentionné et s’est occupé de moi toute la soirée. Je le percevais comme mon héros du soir.

Nous avons quitté les lieux et avons pris une chambre à l’hôtel. Ma respiration se faisait lourde. J’avais oublié toutes ces sensations.

Il m’a fait couler un bain rempli de mousse. J’ai fait glisser mes doigts sur l’eau chaude pour sentir ce toucher de velours. Je sentais la vapeur envahir mon visage.

Il a retiré nos vêtements et ma main a sculpté son visage et son corps. Il était beau. Il m’a comblée toute la nuit et a disparu au petit matin. Je ne l’ai jamais revu, mais son passage reste à jamais gravé dans ma chair et ma mémoire.

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Depuis la salle principale aux 3 bassins, Savannah se prélassait dans la vapeur des bains. Glisser son corps voluptueux sous l’eau et nager sans se soucier des regards langoureux… Elle en rêvait depuis longtemps. Elle avait graissé la patte d’un gardien en lui faisant de l’œil et surtout en laissant négligemment tomber la bretelle de son soutien-gorge. Elle savourait le luxe du lieu et sa respiration  se faisait lente ; elle en soupirait d’aise. Son pied toucha le bord opposé du hammam alors qu’elle entendait en écho le son d’une canne. Son maillot deux pièces laissait voir les avantages de sa féminité tandis qu’elle émergeait de l’eau avec grâce. Un souffle passa près d’elle et elle ouvrit brusquement les yeux. Un regard mystérieux la fixait, chaud et masculin surtout. Habillé de velours malgré l’étuve du lieu, il lui ordonna de le suivre. Étourdie par les vapeurs, elle obtempéra et le suivit dans un souterrain. Serait-ce son héros ?  Elle n’obéissait plus qu’à son instinct et entrevit un arc-en-ciel par le biais d’un moucharabieh. Où allaient-ils ?

Le blog de Carole Bessiere 

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Les oulimots de Patricia Bartkowiak :

Ah , me glisser avec délices sous une douche bien chaude!

  Mon fantasme depuis le début de ce stage de « cohésion de groupe » en pleine forêt, perdu au milieu de nulle part, à plus de trente kilomètres de la civilisation.  Ils nous en avaient vraiment fait voir de toutes les couleurs durant ces sept jours « à la dure ».  Moi qui déteste me sentir enfermée, ils m’avaient fait ramper dans des souterrains boueux.  Plus d’une fois j’avais cru que ma respiration ne reprendrait jamais un rythme normal.  L’extase totale !! Enveloppée dans le peignoir de velours généreusement offert par les organisateurs, je me saisis de ma canne et me traînais tant bien que mal jusqu’au fauteuil.  Un simple faux pas, une petite seconde d’inattention dans cette fichue forêt et patatras, entorse du genou!  L’esprit encore embrumé par les vapeurs des anti-douleurs, je vis arriver le room service tel un héros céleste tout droit descendu d’un arc-en-ciel. Il s’agissait en réalité de l’aide-soignant affecté à ma chambre d’hôpital. Plus jamais je ne mettrai les pieds en forêt !

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Les oulimots de Gérald :

Je ne veux pas la réveiller, je marche à pas de velours, et je retiens ma respiration. Et je vais me glisser sous la couette. Mais, elle ne dort pas, elle m’embrasse en me disant que je suis son héros.

Je l’aime à mourir comme chantait Cabrel. La journée a été bien chargée. Visite des souterrains du château, puis balade dans le petit train à vapeur autour du même château avec en prime, un splendide arc-en-ciel.

Et pour terminer la journée avant un bon bain pris ensemble, une petite correction sur mes fesses avec la canne anglaise parce que, c’est aussi ma Maîtresse.

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Les oulimots d’Izia Frank :

La main gantée de velours désigne le labyrinthe. L’infirme s’y engouffre ; livrant son ombre biscornue aux abysses du palais. Stoïque sous les entrelacs du voile sacré, la novice s’éloigne, sans demander son reste. Les claquements entêtants de sa canne en os s’amenuisent ; le silence gagne le souterrain. Des bulles aux irisations arc-en-ciel constellent la peau humide du héros assoupi. Se glisser dans la vapeur est un jeu d’enfant pour la boiteuse dont la main effilée plonge dans l’eau du bain. Haletant, le jeune maître réfrène avec peine l’emballement de sa respiration.

La page d’Izia Frank

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Les oulimots de Lady Annia :

J’enlève ma robe en velours et la laisse glisser sur le sol avant d’entrer dans la baignoire.

L’air est tellement saturé de vapeur que cela rend ma respiration difficile lorsque je me trouve au-dessus de l’étendue d’eau chaude.

Je m’immerge dans cette eau brûlante et y ajoute une jolie bombe de bain couleur arc-en-ciel. En ce moment, je me sens comme dans un cocon, coupée du monde. L’absence de fenêtre me donne l’impression d’être dans un souterrain.

Pour parfaire ce moment, je voulais me préparer un mojito, mais malheureusement je n’avais plus de sucre de canne. J’entends la porte d’entrée s’ouvrir et devine le retour de mon amoureux. Dix minutes plus tard, il me fait la surprise de me rejoindre, se transformant en héros à mes yeux, car il tient dans chacune de ses mains les objets de mes désirs : un mojito et son sexe.

Le blog de Lady Annia

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