S20 16/05 : Une contrainte fumante

Contrainte :

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Les oulimots daphnesques autocontraints de La Peau Douce :

Urbex code

Il entendait le bruit de ses pas qui crissaient sur le revêtement bitumé. La nuit tombante et silencieuse ralentissait la cadence de sa marche. Les ombres projetées des lampadaires accompagnaient le silence de sa solitude. Le temps était compté. Il toucha sa serviette en cuir comme s’il s’agissait d’un talisman, pour se rassurer. Tout était bien en place, tel qu’on le lui avait assuré. Cette balade imposée le menait à proximité de la voie ferrée, juste après le passage du 18h40 dont il ressentait les vibrations retentissant au plus profond de son crâne. A lui en donner la nausée. Son coeur battit plus vite, sans qu’il sut pourquoi. Inspirer, expirer, lui avait dit sa partenaire de jeux, lors d’ébats particulièrement mouvementés. Il se répéta ce mantra à plusieurs reprises mais sans parvenir à retrouver un rythme cardiaque régulier et satisfaisant. Il se sentait oppressé, sûrement à cause du caractère mystérieux de sa mission.

Parvenu à la bicoque abandonnée de l’ancien garde-barrière, il défit l’emballage de son dernier caramel mou, le jeta négligemment par terre pendant qu’il engloutissait le bonbon goulument, shoot réconfortant mais éphémère. Un éclair stria l’obscurité à l’arrière de la maison, il en vit l’arc plonger derrière les rails. Il courut se réfugier à l’intérieur de la bâtisse humide en se battant d’abord avec le lierre suspendu au chambranle de la porte d’entrée. Étrangement, une pièce était éclairée par la lumière de gros spots, tous orientés vers le mur du fond. Une tenture de velours rouge en occupait une partie et descendait sur le sol jusqu’au seuil d’une cheminée. Invitation à suivre ce chemin borné mais ne menant à l’évidence nulle part. Il resta un moment hébété par cette lumière franche, ne trouvant aucun sens à cette scénographie. Il se retourna. Personne. La migraine écrasait à présent ses tympans et son cerveau. Il ne comprenait plus la raison de cette mise en scène, lui qui s’attendait à trouver un lieu désaffecté, à l’abandon, le voilà au milieu de ce qui semblait avoir été un salon, épargné par la ruine.

La chaleur diffuse, le rouge de ce tapis l’hypnotisaient. Il décida d’explorer en suivant la ligne douce de ce chemin balisé qui le menait assurément vers cette cheminée. Il savait quoi faire. Il déposa sa sacoche et en sortit le matériel adéquat, qu’il déposa contre le mur. Il ne restait plus qu’à déshabiller la belle : passer ses mains sous le manteau, frôler les jambages, maintenir le bandeau avant de pénétrer le cœur, ne pas s’arrêter à l’apparente dureté, en dessiner les courbes sans relâche puis la prendre à la gorge. S’y plonger avec précaution, toucher l’avaloir, délicate opération même si cette partie est soumise aux chocs thermiques incessants. C’est alors qu’il arrêta ses mouvements quand il sentit ce qui obstruait le conduit. Il ressortit pantelant de l’antre, maintenant sa découverte d’une main ferme. Il prit son appareil , le déplia et flasha sans plus attendre.

Il avait compris pourquoi on l’avait envoyé ici. A lui de continuer son travail de photographe urbex. Ici, était la dernière demeure de celui qui avait fait la Une des années auparavant. Les marques de la maison raconteraient son histoire.  Il ne ressentait plus de nausée mais plutôt le vertige de l’adrénaline. Cette première photo serait l’introduction de sa série. « Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police » sur le tapis rouge.

Le blog de La Peau Douce

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Les oulimots de John Doe :

Voix off : « Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police…»

Moi : « Je prends un croissant nu dans une pelisse et je monte en première »

Voix off : « Bien joué, Jean-Mich, vous remontez en 69 avec un collier d’immunité et donnez la main à Jean-René »

Jean-René : « S’il faut s’inspirer du Titanic, j’invoque Leonardo en tutu kaki sur le Titicaca »

Voix off : « Il vous balade en spirale, choisissez une couleur »

JR : « Viens vite au fond de la piscine, Repêcher ta petite sardine ? »

Voix off : «  Non Jean-René, vous étiez sur la voie ferrée, vous bandez mou et redescendez chez Silla. Jean-Mich ? »

Moi : « Les éclairs, c’est mieux dans le génie qu’au chocolat, et je rends la main à Jean-René »

JR : « …

un photographe sans son flash ?

….

Une séance de repassage en nurbex ! »

Voix off : « Bien rattrapé, jean-René, vous reprenez un spritz et avancez de 333 cases avec un mari à carrer»

Moi : « Il me l’a mis dans le cul, j’ai de bonnes vibrations et je passe la seconde ! »

JR : « ….

La pie qui chante ?

Non ! Jean-Jacques Gourdin ! »

Moi : « Kamoulox !!! »

Voix off : «  Bravo Jean-Mich !

Effectivement, Jean-René, vous avez oublié qu’avec le gâteau vous ne pouviez enclencher, il vous a bien chopé, c’est ballot !

Merci à tous, on se retrouve hier mardi pour la suite »

Le blog de John Doe

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Les oulimots de Camille Sorel :

Le corps fut retrouvé en gare de Perpignan.

C’était un homme âgé à moustache excentrique.

Dans sa main droite, un oeuf et dans la gauche, un petit pain.

Les enquêteurs notèrent avec stupéfaction qu’en déplaçant le corps la braguette crépitait.

Le légiste l’ouvrit avec mille précautions : un diable en jaillit, avec moultes pétarades.

Le corps était piégé : un macchabée farceur.

Honorons sa mémoire pour ce geste artistique.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de De La Vega :

« Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police …».

Voilà en substance la façon dont la Gazette locale avait titré le curieux événement survenu dans la nuit du 11 au 12 Mai 2019. Il en avait pas fallu d’avantage pour que Tom, Reporter-photographe junior en mal de reconnaissance et en recherche de vibrations, s’empare de l’enquête.

Statuant sur le caractère « fumante » de la baguette (Oui, depuis sa plus tendre enfance, Tom souffrait d’une dyslexie tenace qu’il traite encore à ce jour par de l’automédication à base de dérivés d’opiacés), il conclut rapidement que celle-ci était trop cuite. Ce fut donc lors d’une balade dans le centre-ville qu’il put recueillir suffisamment d’informations pour dresser un inventaire quasi exhaustif de boulangers mous du genou, ersatz nécessaire d’une liste de suspects…

Mais, alors que l’enquête piétinait prématurément, préparant sa mixture palliative matinale, Tom eut un éclair de génie. « Le cadavre du chemin de fer… Le cadavre du chemin de fer ! !  Bien sûr ! Une voie ferrée désaffectée ! ». Il n’y avait qu’un seul boulanger aux abords de la veille gare. L’affaire était bouclée.

Sur le chemin du commissariat, Tom se disait que les enquêteurs feraient bien de s’inspirer de ses méthodes d’investigation. Et que, à la lumière de ses brillantes conclusions, il serait même prêt à prodiguer quelques formations.

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Les Oulimots de Domino :

En deux temps
Il attend.
Tout contre la voie ferrée, le photographe surveille. L’œil collé à l’insolite détail, il cherche l’inspiration. Éclairs en métronome du passage à niveau, vibrations trépidantes de l’acier mou des traverses, bruits en saccade, grincements, battements, crépitements.
Inspirer.
Expirer.
Fermer les yeux.
Imaginer.
Le voyage extravagant aux odeurs d’interdit, ce frisson d’illusion à la sentir contre lui, le désir d’entreprendre au long cours ce périple, cette balade fertile contre sa peau nubile, une excursion où tout se défile, s’enfile, rempile, s’empile.
Le – charme de l’inconnue le traverse
Cadavre – abandonné sous l’averse.
Du – cou à l’aine éventrée, elle le bouleverse.
Chemin – sans issue en autoreverse,
De – tous les sens ou simplement obverse,
Fer – enfoncé loin dans le transverse.
A – l’agonie, elle supplie et déverse
La – litanie de ses fautes perverses.
Braguette – frémissante, elle tergiverse,
Fumante – de désir, d’émotions adverses :
Intrigues, – mesquineries, controverses.
La – verge se décide et la pique à l’inverse.
Police, – crie le cheminot debout sur la traverse.

Le blog de Domino

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

« Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police… » c’est ainsi que le photographe avait légendé son cliché.

Il faut avouer que cette balade le long de la voie ferrée ne fut pas très efficace pour l’inspirer, de mauvaises vibrations peut-être, mais dans un éclair de lucidité, il aurait dû trouver ce texte un peu mou, tout comme moi en écrivant ces mots.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les Oulimots de Loetilibellule :

Quelle journée idéale pour une balade en forêt loin de tout . Me tenant par la main il me fit traverser la voie ferrée .
J’adore être en contact avec la nature, il le savait. Il le ressentait…. ces vibrations de bien être….

Il m’emmena près du Lac, il avait décidé de prendre des photos. Il est vrai qu’au mois de Mai les températures étaient douces.
Je le laissa me guider dans son monde d’artiste Photographe.
Il rayonnait sa joie etait palpable. J’ai toujours aime le voir dans cet Etat.

Perdus dans notre bulle nous n’avions pas vu le temps changé.

Quand le premier éclair zébra le ciel nous reprîmes contact avec la réalité…

Je le vis prestement range son matériel et moi au lieu de me protéger de l’eau j’offris mon visage a la pluie.

Que cela était bon…

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Les oulimots de Faffwah :

Il était en balade le long de la voie ferrée à la recherche d’une idée pour son prochain roman. Un peu à court d’inspiration, il comptait sur le bol d’air qu’il allait prendre pour démarrer quelque chose. Et au pire il se serait dégourdi les jambes.C’est alors qu’elle avait croisé sa route. Sa tenue ne laissait planer que peu de doutes sur les raisons de sa présence en ces lieux. C’était soit une professionnelle de l’ébat furtif et tarifé, soit une aventurière en quête de sensations fortes. Il avait lu pas mal de choses à ce sujet. Du dogging lui semblait-il. Ce n’était pas vraiment ce qu’il cherchait mais peut être que le fait de l’aborder lui amènerait l’idée de départ qui le fuyait depuis des jours. En même temps il se demandait bien ce qu’elle pourrait lui apporter si ce n’était une éjaculation outdoor.

Il en était là de ses réflexions, dansant d’un pied sur l’autre quand la femme avait pris les devants. Sans un mot, elle avait défait sa ceinture puis sa braguette avant d’extraire son sexe de son caleçon. Elle n’avait pas annoncé de tarif, c’était déjà ça. Il manquait de toute façon des liquidités nécessaires à une transaction pécuniaire. Pour ce qui était du reste, il en avait à revendre. Sa vie libidineuse connaissait un coup de mou en ce moment, ce qui ne faisait qu’exacerber son excitation à la moindre sollicitation. Ce qui était actuellement le cas, d’autant plus que l’inconnue le manipulait avec frénésie. Sa queue semblait lui inspirer bien des choses au vu de l’énergie qu’elle déployait. Faute de remplir son carnet de notes, il allait au moins se faire vider.

C’est alors qu’il avait eu l’idée de dégainer son smartphone pour immortaliser la scène. Une masturbation en plongée serait peut être une image dont il se servirait pour démarrer son projet. Et l’érotisme était vendeur à ce qu’il savait. Alors il avait décidé d’être photographe avant de devenir pornographe, mêlant auto exhibition et voyeurisme au travers de son écran. Il verrait bien ce qu’il en tirerait par la suite.

Il se mitraillait donc, la pine dans la main de cette femme, quand il avait commencé à ressentir une insupportable brûlure dans son entrejambe. Non seulement elle tardait à le faire jouir mais, en contenant ainsi son plaisir malgré ses caresses, elle l’échauffait au plus haut point. Et puis il y avait ces drôles de sensations qu’elle lui transmettait du bout des doigts, ces étranges picotements qui ajoutaient à son excitation. Comment s’y prenait-elle ? Il ne savait comment. Et, de toute façon, ne parvenait plus vraiment à avoir une réflexion construite.

Il était sur le point de défaillir quand il avait remarqué le petit boîtier à son poignet. C’était sans doute ça les vibrations. Un dispositif micro ondes portatif. Et, en un éclair il avait eu cette révélation. Elle allait le faire bouillir de plaisir. Jusqu’à ce que mort, petite ou pas, s’ensuive. Il avait alors souri.

Non seulement l’expérience était extrême, mais il tenait enfin la phrase d’accroche de son futur bouquin :

« Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police. »

Le hic c’est qu’il risquait d’en être à la fois l’auteur et la victime…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante, intrigue la police.

Derrière les broussailles, bien cachée dans le noir, Shima observait tout ce monde qui s’agitait. Des gyrophares, des chiens en laisse, les va et vient des humains en tenue de policier et des photographes avec leurs flashs. Tout ce monde s’affairait autour du cadavre.

Elle avait fait une bêtise, une grosse bêtise. Il allait falloir qu’elle trouve une bonne idée pour se sortir de cette histoire. Elle avait osé passer outre les règles de son peuple pour simplement avoir été imprudente et curieuse. Ça fumait encore au dessus du cadavre. Et tout le monde semblait concentré sur cette fumée.

Shima voulait seulement marcher et suivre les lucioles dans la nuit. Elle savait que cette partie du chemin de fer était rarement fréquentée par les humains. Car des légendes avaient réussi à les effrayer et seuls les trains se dépêchaient de traverser ce territoire maudit. Elle ne craignait donc pas d’être surprise ou observée. Rien ne laissait présager qu’un curieux à la recherche des vérités sur les légendes se tenait posté là, caché, bien enfoui sous un amas de feuilles mortes de mousse et de branchages. Il savait le bougre qu’il serait repéré à des kilomètres à son odeur d’humain et avait pris grand soin de se badigeonner de boue et de mousse des bois pour tromper l’odorat de ces êtres magiques.

Quand, enfin, après de longues heures à attendre et désespérer de ne pouvoir avoir enfin la satisfaction d’en surprendre au moins un, des petites lucioles traversèrent son champ de vision. Retenant sa respiration il en déduisit qu’un petit être magique n’était pas bien loin. Les lucioles n’étaient-elles pas des présages de la présence de magie dans les environs ?

Shima courait marchait derrière les lucioles. Une petite balade nocturne comme elle les aimait, pour échapper à l’ambiance anxiogène du village. Des fées inquiètes du sort qui attendait toute les forêts de cette terre. Elle le savait, un cycle se terminait, cela n’allait pas être sans larmes. Mais, pour elle, ce n’était pas une raison pour se cacher prostrée dans son inquiétude. Après tout la forêt était bien là. La preuve ! Lorsque les chemins de fer vinrent s’installer pour créer cette voie ferrée tout le monde avait cru à l’apocalypse. Mais, cent cinquante ans après, la nature avait repris ses droits. Et cela  même si un train venait rompre la quiétude de ces lieux chaque jour aux mêmes heures. Les fées s’en accommodaient et s’en servaient désormais pour rythmer leurs activités du jour. C’était devenu comme une horloge se disait Shima.

Notre curieux voyant mal derrière son feuillage, se mit à bouger légèrement. Il voyait quelque chose qui suivait les lucioles c’était certain ! Mais la nuit l’empêchait de tout distinguer. Il tenta de lever la tête le plus lentement possible. Évidemment. Comment pouvait-on être stupide à ce point ? Les êtres magiques étaient dotés d’un tel sens des dimensions entre la réalité et la magie, que rien ne leur échappait. Et voilà Shima scrutant l’air de son nez et les yeux plantés dans les profondeurs de la nuit sous les bois.

Rien.

Elle aurait juré que quelque chose l’observait mais ni son nez ni sa vue ne lui transmettaient  d’informations. Des odeurs de feuillages humides, de la mousse et de champignons moisis sous les arbres. Rien pour se permettre de se tenir en alerte. S’il y avait quelque chose alors ce serait des vibrations magiques que sa trop courte formation ne lui permettait pas d’identifier. C’était quand même étrange. Shima se dirigea ver la pénombre déjà bien sombre de la forêt. Marchant dans les feuillages, quelque chose de mou semblait jaillir de son scanner magique. Sous un tas de feuilles et branchages bien trop fraîchement coupés pour être un amas posé là par la forêt…C’était là !

Que faire pour ne pas attirer son attention ? Tout le monde savait que les êtres magiques ne voulaient pas être découverts par les humains. D’après ses recherches et ses lectures un sort terrible pouvait l’attendre sans que rien ne vienne le sauver. Mais, il l’avait lu dans les livres, et comme tout le monde le savait les légendes avaient des vérités mais aussi des mensonges pour effrayer. D’ailleurs si les légendes avaient été écrites c’était bien parce qu’il y avait eu des survivants non ? Inspiré par la peur et la curiosité plus forte que tout, notre curieux décida de se laisser découvrir.

Shima utilisa sa magie pour faire voler le tas de feuilles et de branchages suspect. Et ô surprise !!! un quoi ?

Ce n’est pas un humain, il n’en avait pas l’odeur. Mais alors pourquoi se cachait-il ? Se cacher signifiait avoir des intentions malveillantes Mais il ét ait impossible de se cacher pour attaquer qui que ce soit, cette forêt contenait une telle magie depuis au moins 100 ans, que même un démon  devenait un ange. Pourquoi un se comporter de la sorte ?

Ebloui ! Oui c’étaitt le mot !!! Que dire que faire devant tant de beauté ? Un être tout droit sorti du fin fond de ses lectures. Encore bien plus belle que ce que l’on racontait. Une chevelure noire, brillante, lisse, recouvrant un corps parfait, oui parfait ! Parfait pour lui plus que parfait ! Comment ne pas perdre de vue le danger qui  montait ? C’était impossible un être aussi beau ne pouvait être aussi dangereux qu’on veuille le faire croire.

En langage de fée Shima l’apostropha. Si c’était un être magique alors il la comprendrait. Sinon il était bon pour un bon secouage de cerveau. La peur les rendait fous et les changaient à jamais. Ce malheureux vivrait dans le tourment jusqu’à la fin de ses jours, s’il s’avèrait  ne pas être dans la magie.

Mais c’était quoi ce langage ? On ne lui avait pas dit et il n’avait rien lu nulle part sur le langage des êtres magiques. Comment lui répondre sans éveiller des soupçons ? Se rappelant les longues heures passée dans son enfance au culte évangélique. Il se souvint de ces séances de parler en langue, ou toute l’assemblée se mettait à prier dans un langage qu’ils appelaient la langue du saint esprit. Il avait grandi avec ces cultes, et, bien qu’étant athée et avoir renié toutes ces croyances stupides, il se rappelait avoir joué à les imiter bien souvent. Pour lui répondre il se mit donc à débiter les paroles et les mots incompréhensibles qu’il avait si souvent singés pour s’occuper pendant les cultes.

Shima ne comprenait rien. Et si c’était un être magique d’une autre contrée ? Ce n’était pas de l’humain sinon elle l’aurait repéré déjà depuis un bon moment. Alors qu’il approchait sa main délicatement sur sa joue, elle le laissa faire. Il n’avait pas l’air agressif et plutôt enclin à vouloir communiquer. Peut être allait-elle le comprendre par la télépathie.

Mais c’était sans compter sur les affres des faiblesses des humains. Et notre curieux approcha sa main. Les fées de la forêt comme celle des sources ont un pouvoir de séduction digne des récits d’Ulysse. Et si la raison exige un comportement charnel bienséant, ce ne fut pas le cas de l’anatomie masculine de notre ami. Les émotions aidants, l’odeur humaine commença à surprendre le nez de Shima. Les lucioles avaient disparue d’ailleurs. Et,t tout le monde le sait, trop de présence humaine fait fuir les petites lucioles.

Shima se rendant compte de la méprise et des lois enfreintes pendant sa formation, s’aperçut trop tard qu’elle avait eu à faire à un curieux d’humain qui l’avait trompée. Sa réaction fut sans appel. Se concentrant sur ce qu’elle avait appris pour griller un cerveau humain, afin qu’il passe pour un hérétique en voulant rapporter avoir vu une fée pour de vrai, elle se mit en position pour envoyer son charme. Oui mais comment déjà ? Elle qui s’ennuyait ferme pendant sa formation et s’évadait en esprit pour échapper à l’ennui des récitations de formules magiques ainsi que des milliers (non des millions)  de lois à ne pas enfreindre sous peine de châtiments, avait surement dû oublier d’être présente à cette leçon. Elle était certaine d’une seule chose : tuer était interdit ! Mais comment ne pas être curieuse à la vue de l’excroissance masculine dont ses leçons lui avaient appris qu’il était objet de plaisir, mais que cela lui serait enseigné après quelques grades passés dans son apprentissage. Quei faire ? Toute cette réflexion se déroula dans la tête de Shima pendant que ses réflexes prenaient le dessus. En un éclair sa mains se posa sur l’excroissance et fit un va et vient qui changea le visage de notre curieux. Intriguée par ce phénomène Shima continuait pour observer l’humain qui de toute façon finirait le cerveau grillé.

Le vivre pour le croire. Que de sensations ! L’imprudent se laissa faire et sentit l’explosion monter en lui. Être caressé par une fée des forêts ! Qui pourrait le croire ? de ses orteils à son sexe en passant par ses jambes à la chair de poule, les sensations étaient inédites. Mille mains le touchaient. Et de quelle manière ! Aucune femme n’avait encore été capable de lui faire ressentir une telle chose. Sans rien contrôler, il lui offrit sa virilité crue et nue pour ressentir encore davantage. Son torse se bombait et sa respiration se faisait plus dense. La forêt le traversait. Tout était en lui, il était en tout. Ses sens lui rapportaient la dimension magique et sensuelle de ces lieux. Il explosa, dans une longue et grande décharge électrique, qui lui traversa le cerveau. Le jet puissant et abondant qui marquait un orgasme des plus puissant lui aspirait toute son énergie. Ses jambes le lâchèrent, et ses forces l’abandonnèrent. Il n’eut pas le temps de ressentir la brûlure sur son sexe. Il s’effondra, Il était mort.

Shima l’imprudente et mauvaise élève s’aperçut bien trop tardivement de son action. L’humain gisait au sol sur le lit de mousse le long de cette voie ferrée. Son sexe laissant échapper une fumée pour seule trace de son acte odieux. Cette fumée était magique et Shima savait qu’elle allait jaillir encore quelques jours. Elle savait que les humains avaient aussi une part de magie inconnue et que tôt ou tard le cadavre serait découvert. Mais elle savait également qu’elle ne pouvait plus rien faire pour le ramener à la vie.

Curieux comportement humain que de le toucher à cet endroit. Il semblait prendre tellement de plaisir qu’elle ne put s’interrompre par simple curiosité. La fée shaman du village lui avait déjà dit que sa curiosité ne devait pas se satisfaire sans être suffisamment encadrée. Comment allait elle se sortir de ce pétrin ? Et sans quitter les policiers des yeux tenta de trouver une solution pour échapper au sort qui désormais l’attendait.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Dé(b)raillement 

« L’homme se balade en sifflant allègrement trois fois. Les yeux rivés sur l’arrière (du) train. Il se voit (la) ferrer. Fermeture éclair des portes. Démarrage sans préliminaires. Inspirer et hop ! C’est parti à toute vapeur. Pénétration du tunnel. Vibrations des pieds à la tête. Et c’est le choc. Coup de frein. Éjection des membres. Coup de mou, il pisse de trouille. Malheureusement pour lui le jet tombe sur le rail d’alimentation électrifié. »

Le photographe range son matériel hâtivement… on ne sait jamais. Puis il titre « Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante qui intriguait la police : affaire résolue »

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Didier Morel :

Le printemps. Déjà. Mais pourquoi regretter l’hiver si nous sommes engagés à la découverte de la clarté, un éternel soleil des plages sans fin couvertes de blanche, cul nu en joie ? un grand vaisseau au dessus de moi agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. Loin de là, la ligne de chemin de fer. Où une armada de policiers et des enquêteurs scientifiques s’agitent à cause d’une énigme…

Étant seul sur la plage, le cul blanc, ils m’interrogent, me montrent quelques photos d’un homme allongé entre les rail et une braguette ouverte fumante. Je trouve cela curieux et j’en rigole. La jeune femme scientifique par contre ne rigole pas. Elle jette souvent un regard vers le bas de mes parties intimes. Étant complètement nu, je les intrigue

— Vous avez vu quelque chose ? Entendu un bruit ?

Ils me posent un tas de questions.

— Non, rien du tout. Mais je suppose, vu qu’il y a eu un orage la nuit dernière. Et peut-être qu’un éclair est tombé sur la ligne électrique et le rail de chemin de fer. Il a sûrement eu la délicatesse de pisser au même moment.

— Ah oui, très bonne suggestion. On en tiendra compte, merci.

Ils s’en vont en me jetant un petit sourire soutenu et un regard un peu déplacé sur mes 12 cm au repos. Je me remets délicatement sur ma serviette de bain. Lorsque j’entends la voix familière de l’enquêteuse.

— Désolée de vous déranger à nouveau.

Pour le bien de l’enquête elle me demande mon téléphone, mon adresse,mon nom et de rester disponible pour évolution de l’enquête.

— Très bien madame la policière.

J’ai un sourire qui en dit long sur cette attente.

Quelques heures passent. Étant encore sur la plage et déjà entouré de naturistes on discute de ce que j’ai vu et on en rigole. Soudain, une sonnerie de mon téléphone. Un numéro inconnu.

Je réponds. À nouveau cette inspectrice qui me demande de venir à la brigade pour témoigner. Il est déjà 11h30 du matin. Je m’habille et je prends le chemin de la ligne de chemin de fer pour récupérer ma voiture loin de là.

La suite sur le chemin où je me retrouve à la brigade de police avec deux policiers qui prennent ma déposition. Une fois cela terminé après une heure,  ils m’en donnent un exemplaire. Dans le couloir de la brigade je revois l’inspectrice avec un magnifique sourire.

— Avez-vous l’intention d’aller sur la plage demain matin ?

Surpris je répond que oui, bien sûr à 7h30.

— Eh bien alors à demain bonne journée à vous merci.

Je suis parti. Curieux de la voir demain 😉.

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Les oulimots de Ludoludic :

Le train commence à sortir de la gare, je rentre enfin chez moi après une année à voyager. Le paysage et la voie ferrée défilent devant mes yeux, je reconnais ces lieux si souvent vus. Je regarde ma montre : la balade devrait durer une peu plus d’une heure. C’est un train corail, il ressemble tant aux trains que je prenais étant jeune. Mon regard se perd par la fenêtre au son et aux vibrations des roues. Le contrôleur passe pour le contrôle des billets et c’est à ce moment là que mon regard croise un reflet. C’est une femme d’une trentaine d’années, les cheveux mi longs. Elle porte une robe d’été fleurie. Nos regards se croisent , je lui fais un sourire qu’elle me rend. Nous sommes seuls dans le wagon. Elle se lève et passe à côté de moi. A son passage je sens son parfum, à la fois doux et fruité. J’inspire un grand coup pour absorber un maximum de cette fragrance. Puis je tourne la tête et vois dans son cou, au moment où elle relève ses cheveux, un tatouage : c’est un éclair encerclé. Elle se dirige vers les toilettes, ouvre la porte et y entre en me jetant un petit regard espiègle. J’attends un petit moment et, ne la voyant pas ressortir, je me dirige vers la porte. J’entends une respiration courte, je m’approche pour tendre l’oreille à la porte : des râles et des gémissements se font entendre. Je comprends vite ce qui se passe et mon sexe passe de mou à dur en quelques secondes. J’observe autour de moi : personne. Je glisse ma main dans le pantalon en m’appuyant à  côté de la porte tendant l’oreille au maximum pour entendre le plaisir que se donne la demoiselle. Les gémissements se font de plus en plus fort, elle jouit, un silence prend place, je comprends qu’elle se rhabille. Je retire la main de mon pantalon et repart vite à ma place. J’entends qu’elle sort, j’essaie de faire comme si de rien était. Elle passe à côté et me jette un petit regard. Elle n’est pas dupe, elle a remarqué la bosse sur mon jean et mon visage légèrement plus rouge qu’il y a quelques minutes. Je relève la tête pour la regarder et elle me jette le même regard qu’au moment où elle est rentrée dans les toilettes. Je lui fais un sourire qu’elle me rend en même temps qu’elle se rassoit.

Le blog de Ludoludic

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Les Oulimots de Melle Bord’elle :

Ces rendez-vous secrets le protégeaient du ventre mou qu’était devenue une vie conjugale qui ne l’inspirait plus.

Cet éclair de passion, dès lors que leur peau se sont touchées, était une balade dans les méandres de la folie. Plus rien n’importait que les vibrations de deux corps ondulant à l’unisson, moites de désir, fous de plaisir, déconnectés, pour quelques heures, de tout ce qui n’était pas cette chambre d’hôtel.

Et puis, comme à chaque fois, une voie ferrée les séparait.

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Les Oulimots de Ragnarr :

Elle est bizarre cette contrainte, je me soumets néanmoins à l’exercice pour vous livrer quelques clés. Amoureux des trains, j’aurais pu devenir un professionnel de la voie ferrée. Finalement, je me suis dit qu’il valait mieux que ça reste un plaisir et seulement profiter sans limite des vibrations de l’Orient Express.

Sportif amateur, j’en ai pratiqué beaucoup, rugby, ski, trail, tennis, courses, parachutisme, combat en tous genres néanmoins mon sport favori est devenu le golf. Je fais d’ailleurs le nécessaire pour inspirer mes amis et partager ces moments d’exception dans des lieux fabuleux ou mieux savourer la douceur d’un 19 ème trou à deux !

Néanmoins partir à l’aventure en randonnée, vers des sentiers inconnus constitue aussi un loisir de choix. J’aime la sérénité que procure une balade en pleine nature sous le soleil ou même la pluie. J’ai toujours envie de découvertes, surtout sur des chemins interdits !

J’ai d’ailleurs un bon sens de l’orientation et on n’a jamais réussi à me perdre. J’aimerais bien y voir aussi clair dans l’esprit des femmes et savoir, comme un photographe, facilement lire leurs envies dans l’éclair de leur regard ! Mel, au secours !

Enfin, ce que j’exècre, dans la période, c’est le consensus mou et le politiquement correct. Personne ne croit plus en rien et personne ne prend plus position. Alors devant le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante je pose la question ! À qui profite le crime ?

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Les oulimots d’Alexandre :

– Alors à votre avis à quand remonte la mort ?
– A moins d’une heure ! Avouez ce n’est pas commun de croiser un cadavre à la braguette fumante !
– C’est certain, le pauvre vieux, Il est salement amoché à croire qu’il a reçu un coup d’éclair.
– Je le connaissais un peu, ce n’était pas un mauvais bougre, simplement un peu mou du ciboulot. Il se proclamait poète, sensible aux vibrations de la nature, disait-il. Faire une balade le long de la voie ferrée devait lui inspirer quelques alexandrins pour dénoncer le saccage des forêts.
– Oui mais de là à pisser sur une ligne électrique que l’on croit coupée et se retrouver électrocuté, ce n’était pas très malin.
– Allez le photographe, faites votre boulot mais surtout je ne veux pas que ces clichés arrivent dans les mains des journalistes, sinon demain dans le journal, à la Une on pourra lire : « Le cadavre du chemin à la braguette fumante intrigue la police ».

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S19 09/05 : Une impétration de contrainte

Contrainte : Dessein, Accule, pite, ulve, faisselle, berges, impétration, yakitoris, fouir

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Kishin Shinoyama

Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Est-ce du fait de mon cerveau reptilien ou d’un appétit démesuré pour les bonnes choses, je ne saurais le dire mais toujours est-il que la simple vue d’une ulve déclenche en moi une irrépressible envie de m’en repaitre avidement. Puis c’est avec finesse mais tous sens aux aguets que le fin gourmet que je suis en vient à flatter le Yakitoris, dont je présage encore quelles impétrations il m’ouvrira. J’en rêve, j’en bave, oui… J’aime la cuisine asiatique !

Mais il n’est pas dessein de femme que je ne sois prêt à embrasser pour un instant de communion fantasmée. Et tu avais choisi la « la pite gourmande », taverne périgourdine dénichée lors de ton lèche vitrine matinal, sur l’unique berge accessible du village. Fallait-il donc que je t’accule ? Je ne pense pas, tu te serais damnée pour une faisselle au miel de pays, au prix de fouir pendant des heures !

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Les oulimots de Maouamia :

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Lettre à la déesse #2

A toi qui parles respect, impétration et dignité, en te fouissant, dentelle aidant, sur la berge de l’homme marié ;

À toi qui chantes la beauté des gestes inattendus et planques ta faisselle, même culottée, derrière un cadenas rouillé ;

A toi qui les accules à la sincérité, mais dont la popularité ne tient qu’à mentir et pleurnicher ;

A toi qui sermonnes tes amants, suants d’ulve et de wakamé, sous un tas de pognon piteusement gagné ;

A toi dont il a tiré des yakitoris de fessées, toi faisant semblant de t’enquérir de leurs destinées.

A vous, dont le dessein est de jouer à s’exposer, ne me donnant pourtant que des leçons de médiocrité… Oserai-je dire de lâcheté ? Les déesses muettes sont les plus à faire pitié.
Comme toutes, vous rentrez seules chez vous sans être plus que la moitié de moi.
Comme toutes, vous rentrez à la maison, torcher un nourrisson et un mari qui jouit aussi bien sans vous.

Comme toutes, vous rangez vos jouets, délaissées, pendant que je profite de celui que vous avez seulement échaudé.

Comme toutes, vous comptez vos amants au nombre de gifs poilus qui followent vos petits seins nus mais fatigués.

Comme toutes, comment tu oses ?

Dis-moi, chérie,
Toi qui les cultives, depuis,
Comment se portent mes mycoses ?

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Vous faut-il un dessin d’essaim pour dévoiler des seins et le dessein des saints ? Elle veut qu’on l’accule pour mieux qu’on la bascule, l’encule et macule son cul, et pour non pas une obole, un denier, une ulve, elle offre sa vulve dévoilée par un string, une ficelle. Elle veut une fessée elle, avant de déguster une faisselle, et d’aller sur les berges recevoir les verges sur le lit de serge d’une auberge avant de se faire enfiler un cierge par un concierge tout en suçant sa verge. Étrange forme d’impétration à base de pénétration après inondation de plaisir sans aucune concession. Mais ne la coulez pas au pilori si elle avoue une euphorie à l’idée de dévorer des yakitoris avec du riz lors d’un jamboree, le cul endolori et d’un joli coloris.

Belle façon de jouir mais pas de quoi se réjouir j’aurais dû fouir plus pour épanouir ce texte…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les Oulimots d’Airelle :

Si par hasard j’ose ces mots à dessein, comme une impétration. Accule mes émotions derrière cette pâle froideur. Je n’ai de cesse de vouloir ce qui est impossible. Aurais-je un jour la paix de l’âme tant rassurante pour oublier combien ma peine m’envahit lorsque j’y pense…

Fouir, sous un tas de mots, d’excuses et de manières déchirantes, ma non-adhésion à ce qui porte tant de joie et de satisfaction. Non je ne cède pas !

Je reste sur les berges de ma solitude, sans attendre le moindre égard de ceux jouissant dans la naissance de ma peine.

Que n’aurais-je donné pour ne pas aimer, pour ne pas mourir d’envie les papilles à l’agonie. D’austérité j’aurais été le bonheur incarné. Le corps à la perfection sans le débordement d’une chair… En chair.

Ces ripailles élevant les groupes dans un même rythme buccal, se congratulant de sons et mimiques aussi complaisants que ma souffrance à l’agonie.

Oui j’en veux ! J’en veux et le désire comme vous tous, mais je ne peux. Je ne peux porter à ma bouche ces Yakitoris sur un lit d’ulves, comme un clitoris sur une bouche de hipster….

Si je cède, même d’une pite, je ne saurais plus jamais m’arrêter. Et aucune faisselle à 0% ne pourra plus jamais rien pour mon régime.

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Les oulimots de DomVauvert :

Impossible, me disait-il d’ulver la faisselle trop molle et d’obtenir d’elle ses impétrations, par contre enrober les yakitoris de pite, les acculer sur la berge, les entraîner à fouir la glaise, oui !

Bien sûr je ne vous fais pas un dessin…!

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Les oulimots de Camille Sorel :
Edmond ! Edmond !
Et ces yakitoris, dois-je les cuire moi-même ?
Je ne cesse d’ordonner, tu ne cesses de fouir.
J’en perds mes mots de rogne, que tu m’agaces, Edmond !
Incantation, impétration, hypnose ? Quelle technique acquérir pour qu’enfin tu m’écoutes ?
Je connais ton dessein : quand je suis balbutiante et aux mots tout tordus tu me présentes ta berge et je mouille ma ulve. Et les yakitoris ?
Je t’accule contre un mur et crie « je veux ta pite ! ».
Et toi, paisible insolent : « Madame, pardonnez, mais je dois faire la faisselle ».
Tu te gantes de caoutchouc et me tournes le dos.
Ah, Edmond… qui de Maîtresse ou toi décide dans cette maison ?

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Louarn Breizh :

Devinant sous le défi le doux traquenard,
Manon suit en randonnée son chaud compagnon,
Même aux antipodes pour voir son braquemart,
Mais le maladroit choit dans un trou comme un con.

Le pauvre homme périt dans la tragique bascule.
Elle se retrouve penaude sous la canicule,
Vêtue d’un fin shorty et d’un léger tricot
Et quelques accessoires dans son sac à dos.

Divagant des heures au hasard dans la savane,
Elle croise une troupe d’autochtones qui se pavane.
Elle implore leur aide, tenaillée par la faim,
Mais leur regard est concupiscent et malsain.

Alors que la horde d’anthropophages l’accule
Ardemment aux berges de l’Amazone obscurcis,
Elle escompte encore l’impétration d’un sursis
Du Dieu Kurupi au membre majuscule.

Songeant au dessein que caressent ces sauvages,
Elle espère trouver sur le sombre rivage,
Un boutre ou une jonque, bref, une embarcation,
Pour que cette fuite cesse sans fornication.

Concevant affligée que par l’eau point d’issue,
Elle change de stratégie, fouille son baluchon.
Ivre de peur mais ne s’avouant pas vaincue,
Manon envisage une évasion par le fond.

Elle gesticule avec un petit ustensile,
Une faisselle décrépite et bien futile
Elle est en peine de fouir et d’entrouvrir une brèche
Qui serait sa seule alternative de crèche.

Aux effluves épicés d’ulve et salicorne,
Se mêlent une multitude d’exotiques essences.
Près d’une branche d’aubépine, l’abandonnent ses sens.
Elle s’évanouie sous le tropique du Capricorne.

Elle n’imagine pas une seconde son destin :
Assaisonnée de pite et de douce sucrine,
Empalée en yakitoris, c’est un festin.
Elle n’en profite pas. Paix à son âme mutine.

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Les oulimots de Loetilibellule :

Assise les yeux perdu dans les vagues qui s’écrasent le long de la berge, je déguste mes yakitoris seule. Les larmes coulent et mon palais agueusique les trouve fades comme une faisselle mal assaisonnée.

Acculée dans mes pensées, j’en oublie le projet d’illustration que l’on m’a soumis…un dessin sur les différentes variétés de Pites .

Encore une campagne pour les produits bio. Après les ulves on va parler d’aloe vera.

Nos modes de consommation doivent évoluer afin de recevoir l’impétration de Mère Nature.

Car le manque de considération pour celle-ci depuis un certain temps fait que l’on a foui notre dernière demeure et pas de la meilleure façon.

Cette nature qui se déchaîne m’apaise. Cette nouvelle publicité aidera peut-être à prendre conscience de l’importance de celle-ci.

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Les oulimots de Faffwah :

Elle m’avait invité à aller déguster quelques yakitoris dans ce nouveau japonais bio. Proposition énoncée à dessein sur un ton sans réplique. Elle savait mon agenda serré et n’ignorait pas que je devrais fouir dans mon imagination afin de trouver un prétexte pour la rejoindre . Mais je lui avais dit aimer qu’on m’accule et elle en jouait avec un indéniable talent.

Le déjeuner se passa très bien jusqu’au dessert. Je n’aurais pas misé une pite sur le fait qu’on puisse nous y servir une faisselle sur coulis d’ulve. Et voilà que le serveur en déposait une sous mon nez alors que je ne lui avais rien demandé. Une autre de ses surprises me dis-je. J’étais extrêmement perplexe devant la créativité dont avait fait preuve le chef pour commettre cela. Et pourtant, à cinquante berges, j’en avais dégusté des plats. Je dus faire une drôle de grimace à ce moment car elle se moqua gentiment de moi et de mon côté vieux jeu. Mais elle m’assura que je ne serais pas déçu de ce mets. Et force me fut de constater que le résultat était à la hauteur de l’impétration quand elle m’entraîna en club à la sortie du restaurant et que, boosté par cette curieuse association de saveurs, je pus l’honorer sans faillir tout l’après-midi.

On en découvre à tout âge.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Cello Muse :

« Ek moi kranquille ! », qu’elle disait la Maryse, quand son Herbert venait la peloter le soir après la traite des vaches. Elle l’aimait bien son homme, « la gonz’ » comme il aimait l’appeler. Et lui, l’adorait :

« Oh Mar’la gonz’, t’as desseins qu’sont faits pour mes pognes et ma berge, elle s’tient pu, ça déborde tantôt ! Viens Lo, que j’t’accule, j’peux pu ! » /

Cul vu n’est pas perdu, il chope sa belle qui se laisse faire. La tendresse, elle sait qu’elle en mangera après qu’il aura fait sa p’tite affaire. Alors elle se donne, sans se renfrogner, sans bigoteries non plus. Sous ses jupons, c’est la toison qui fourmille, c’est le souper qui déborde, c’est ripaille pour Herbert. Ce n’est pas un si mauvais gars, au fond, il sait comment la cajoler sa « gonz’ », il sait parfaitement ce qu’elle aime quand il l’enfile, debout, collée contre lui et que ses mains viennent tirer un téton de son bustier, faisant rouler l’autre sous ses doigts. Le plaisir la saisit toujours, la belle. C’est alors le frisson qui l’empoigne tout du long et Herbert, il aime cela. Il s’étonne toujours de voir ce que ses doigts lui font comme vocalises, à la Maryse. Ça le rend heureux alors il sourit et la regarde brailler. C’est qu’elle y donne de la voix, sa mie, pour flatter son homme et Herbert, cela lui file des envies pas toujours très catholiques. Il ne faudrait pas en rajouter, lui tringler le cul, c’est déjà pêcher et ce n’est pas le moment de voir un onzième marmot pointer son nez. Alors il aime lui claquer les fesses et la faire gueuler, comme sa « p’tite cochonnerie », qu’il lui dit toujours. Il s’arrête subitement avant de jouir, la retourne, tâte son humidité de ses doigts et dans ses yeux lui dit avec un sourire qui la renverse toujours :

« donne-moi ce yakitoris, que j’te sente couler ! ».

Il la soulève alors et d’un geste rustre mais ample, la pose sur la table, la fait s’allonger, lui écarte les jambes et commence à la lécher de long en large, maladroitement puis plus finement, quand, enfin, il sent son bouton se tendre. Elle commence à trembler des cuisses, se tord de plus en plus violemment, il sait là, que sa langue va la rendre hystérique. Le diable la possède toujours avant qu’il ne vienne s’enfoncer lourdement en elle et qu’il ne s’écroule de jouissance sur son corps. Il s’arrête quand elle commence à gémir, ce qui arrache à l’écartelée, un râle venu du fond de ses entrailles :

« Oh ! Regard’-moi cette ulve ! On d’rait la lune ma gonz’, faut pas faire fouir ça maintenant, hein, Mar’la gonz’, tu vas la prend’ ma pite, comm’ t’aime bia la sentir, et me faire c’plasir, à l’impetration, que j’te vois ma gonz’, avec tes r’berts qui valdinguent ! Oh ma gonz’ j’y ti’ns pu, t’es foutrement trempée ma p’tite gouaille. ».

Il la chope alors par les cuisses et la fait glisser au bord de la table. Maryse lâche un cri de surprise. Quand il vient poser sa queue contre le bord de sa vulve, elle le fait légèrement pénétrer dans un mouvement de bassin. Il ne bouge pas, il la regarde dans son désir. Il sait qu’elle voudrait qu’il la déglingue. Il bande à en pleurer pourtant, mais il se délecte du plaisir alangui de sa belle quand il la tient fermement et l’empêche de bouger pour jouir sur son sexe. Il décide toujours quand le moment est arrivé de voir basculer sa tête en arrière avec ses yeux révulsés comme une sorcière. Son gland épouse délicieusement ses lèvres qui l’ont englouti comme des affamées. Son vagin entier aimerait l’aspirer. Lui, pleure de cet exquis mélange de plaisir et de frustration qui promet une fulgurante délivrance. Maryse maintenant le supplie de la prendre, quand, enfin, elle sent des mouvements lents la limer de haut en bas, toujours plus profondément, toujours plus fermement. Les muscles de son vagin se sont resserrés et la jouissance ne s’est point fait attendre. Elle lâche, en transe, une profonde sonorité âpre, sa vulve explose en jets saccadés et intarissables. À chaque coup de rein, le fluide coule de plus belle, et plus elle coule plus il tape fort. Le blanc de ses yeux apparaît, elle convulse dans l’orgasme, il se retient toujours pour ne pas jouir en elle, jusqu’au moment où il sent ce point de non retour le faire choir dans l’ultime apothéose. Il se retire et son sperme s’étale violemment sur les jupons de Maryse, allant jusqu’à retomber sur ses seins offerts sur la tablée.

Heureusement les enfants sont couchés. Cela fait un bail qu’une telle bestialité dans leur désir n’avait pas pris place entre eux. Il la tire doucement vers lui, elle est encore toute chancelante, coulante de son jus et il la serre de baisers dans ses bras. Il la câline comme s’il s’agissait d’une enfant. Elle était son trésor, son ultime, sa protégée. Il l’aimait tant pour ce qu’elle lui offrait dans sa vie d’homme. Maryse, dans ses bras, se délecte de cette tendresse si rare entre eux, elle savoure son corps délassé, se sent femme et aimée. Il va se coucher, pense-t-elle, s’endormir bien avant elle, comme toujours quand la nuit tombe et qu’elle a encore à faire :

« Mont’ mon Herbert, tu m’as ´chevée, mais c’ét’a bon, j’ai encore la faisselle, fais mo du chaud là-haut ! ».

Mais ce soir là, il reste auprès d’elle à la regarder s’agiter avec ses jupons tout froissés et son chignon défait. Qu’est-ce qu’il l’aime sa mie ! Qu’est-ce qu’il adore juste la reluquer, sa Maryse, dans ses jupons débordant de lui.

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de John Doe :

Alors nous on pêchait tranquille et, d’abord, il lui a touché le dessein votre honneur, j’ai tout vu !

Je vois encore la scène : il la prend, la retourne, sort sa pite et l’accule direct contre le muret.

Elle a dû espérer que les berges épargneraient son ulve, forcément c’est tout gluant sous les doigts ce truc là.

Mais elle s’est illusionnée…

Surtout qu’après il a lui a claqué une faisselle maison, un truc bien goulu !

Elle était toute rouge de plaisir.

Finalement, avec son complice, ils ont voulu une dernière impétration et ils nous ont bouffé nos yakitoris.

Ben croyez le ou non, moi ça m’a fait fouir !

Si on ne m’avait pas arrêté je creuserais encore à cette heure.

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Les oulimots de Domino :
Il supplie d’une impétration,
Mes chers saints.
J’imagine une folle démonstration
À dessein,
D’yakitoris, piquantes dégustations
Des seins ?
De pites juteuses en importation
Du Tessin ?
Caresses des berges et frustration
D’agassin.
Odeur d’ulve en concentration
De l’oursin.
Il accule le cul, pénétration !
Roussin !
Fouir et enfouir en éventration,
Assassin !
Finir en faisselle. Triste illustration.
Sonnez les tocsins

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ludoludic :

J’aime cette cabane que j’ai eu par impétration auprès de la mairie de mon village. Alors souvent j’y amène mon repas et j’en profite pour faire une partie de pêche.

C’était le cas ce dimanche

Avant de déguster une délicieuse faisselle maison installé tranquillement sur le berge du canal, j’avais décidé de fouir le sol pour y planter ma canne. On verrait bien si ça décidait de mordre

J’en étais donc à mon dessert lorsque je vis le bouchon plonger et remonter. Le poisson pite me dis-je. Il mord à l’hameçon. Je me mis alors à nourrir d’alléchants desseins pour lui une fois que je l’aurais acculé contre le bord et récupéré dans mon épuisette. Il aurait beau essayer de fuir dans les ulves, j’arriverais à le sortir et il finirait en brochette.

Hélas la ligne rompit, mettant fin à mes rêves de yakitoris de poisson. Je le pris avec philosophie. Il y aurait d’autres occasions. Et me remis à mon fromage frais qui était une belle consolation.

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Les oulimots de Didier Morel :

Je travaille de nuit et c’est l’heure de ma pause. Je me suis fait un Yakitori au poulet comme les vraies de vrais et j’y ai également mis du fromage. Faisselle au lait cru. Je suis au troisième étage avec vue sur la rivière d’une berge aménagée entièrement artificielle en contact avec l’eau. Ulves vertes, laitues comestibles de la rivière qui viennent de la mer.

Chaque matin, quand je finis de travailler, je rencontre Dominique et je lui fais un salut. Un matin où j’étais bien fatigué, je la rencontrai dans le couloir. Elle avait un décolleté, montrant sa belle poitrine. Je lui parlé de ma nuit de travail et, comme j’étais fatigué, je me mis à avoir une solide érection devant elle sans la moindre gêne. Elle baissa ses yeux pour fouir dans mon pantalon gonflé et arrêta de parler, A dessein, je m’approchai d’elle. Elle recula et resta immobile, Acculée au mur. En guise d’impétration je me collai à elle. Elle rougissait et ne savait pas quoi dire. Alors je pris ses seins dans mes mains et les pressai. Elle gémissait. Je sentis mon désir de sexe monter et je l’embrassai sur la bouche. Sa main descendit sur ma pite en bouton de mon pantalon et le déboutonna. Je lui dis venir chez moi et elle accepta.

Chez moi, on se regarda et on enleva nos vêtements, nous étions tout nus l’un devant l’autre. Je m’approchai d’elle et mon pénis frôla son bas ventre. Elle me prit par le bras et m’obligea a me coucher sur le sol.. Elle se mit sur moi et écarta ses jambes, doucement. Elle me prit mon pénis et l’entra dans sa chatte..Je sentis la chaleur de son vagin et je grossis de plus en plus en elle. Elle le sentait grossir C’est alors qu’elle se mit a bouger son corps de haut en bas sans arrêter jusqu’à ce qu’on jouisse ensemble. Alors je la tournai et je me mis face à elle. Et je la pris à nouveau. Je la pilonnai jusqu’à ce que j’éjacule encore en elle et qu’elle jouisse en hurlant.

Depuis lors, a chaque matin quand j’ai envie de sexe, je vais chez elle pour assouvir mon désir.

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Les oulimots de Ragnarr :

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Longeant les mollières constellées de nuances vertes de salicorne, d’ulve et d’absinthe, après le charme des berges baignées de lumières envoûtantes, le dessein avoué de notre balade en baie de Somme n’était pas que flânerie …

J’acculais ma belle au pied d’un rocher, la liant d’un cordage de pite, aux poignets puis aux pieds, exposant son corps dénudé au vent complice et indécent, chargé de caresser son entrejambe et d’en révéler la tendre moiteur.

Armé d’un bouquet de roseaux, je lui offrais d’abord une caresse végétale, histoire d’éprouver sa sensibilité et de révéler quelques frissons, sur une peau déjà en manque de n’être qu’effleurée.

La faim de chair venant, me faisait vite prendre à pleines mains des seins blancs et bien remplis comme on pressait dans mes souvenirs le fromage dans les faisselles de Normandie.

Comme elle était belle suspendue entre terre et ciel… Alors mon désir érigé, libéré de son carcan, se planta en elle ! Et dans une mélopée rythmée par les vagues toutes proches, j’exultai dans un râle animal.

Ne restait plus alors qu’à laisser s’exprimer l’impétration d’un petit animal, libéré et encore groggy, de s’être laissée fouir. Puis à l’admirer encore, léchant reconnaissante, sur un membre encore palpitant, les dernières sapidités d’un banquet païen avant de savourer un pique-nique bienvenu et ces quelques yakitoris, tapissés, à l’instar de nos amours, d’un charme sucré salé.

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Les oulimots d’Alexandre :

– Alors tu te te décides : restaurant japonais ou brasserie ?
– Euh… qu’est-ce tu préfères ma chérie ?
– Ah non, c’est ton anniversaire, pour une fois tu choisis ! Pour t’aider je regarde sur internet les menus.
Misère… Il suffit que l’on me demande de choisir pour que je me sente piégé. Pourquoi faut-il que ma poupée chérie m’accule ainsi ? Je n’ai jamais su choisir. Si j’étais une petite souris, je courrais fouir un trou pour me cacher.
Si seulement une bonne fée forte de son don d’impétration avait eu le dessein de faire naître avec une volonté d’acier et surtout une appétence pour les nourritures terrestres !
C’est comme quand le crémier me demande : le fromage blanc pour Madame je vous le mets dans une faisselle ? S’ouvre alors un abyme de perplexité que même dix mille saisons de Top chef n’arriveront pas à combler. Ce brave homme m’aurait parlé en sanscrit, que le résultat aurait été le même.
Que voulez-vous, je suis un pur esprit préférant cent fois admirer ma collection de pites,
vous savez cette monnaie de cuivre si courante au Moyen-Age ou parcourir les berges d’une rivière dans l’espoir de voir un papillon Protographium marcellus.
– Alors que choisis-tu ? Déguster des yakitoris ou des asperges vertes avec une salade d’ulve ?
– Une pizza chèvre miel peut-être ?

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Les oulimots de Popins :

Trente cinq pites la pièce

Sur les berges d’un petit ruisseau, dans une forêt qui semblait magique -même si toutes les forêts ont ce quelque chose de merveilleux, celle-ci était particulièrement féerique- je me laissais aller à mes rêveries, les pieds dans l’eau.

Soudain un bruit de clochette attira mon attention. Je tournais la tête à dessein de trouver l’origine de ce son qui troublait ma quiétude.

« Demandez mes faisselles aux cheveux d’ange ! Savourez mes yakitoris de Dahu ! Dévorez ma Salade d’ulve aux cornes de licorne ! »

Un lutin se baladait avec une sorte de petit chariot qu’il poussait péniblement d’une main. Une clochette tintinnabulait au sommet de son bonnet et accompagnait sa propagande commerciale.

Mon air ébahi ne lui fit pas perdre le nord et d’un air décidé il vint m’acculer de lui acheter ses denrées.

« Allez Madame ! Trente cinq pites la pièce. C’est pas cher. C’est frais. C’est bon pour la santé. Allez Madame ! »

Mais je restais sourde, muette et paralysée par la torpeur. Aucun de ses mots, de ses regards ou même de ses gestes n’avaient une suffisante efficacité d’impretation pour me faire réagir tant j’avais l’impression d’halluciner. J’étais une statue de pierre vivante.

Le lutin déçu et agacé devant un être avec un tel manque de bienséance et de politesse tourna les talons et alla proposer ses produits à un castor bleu, tout occupé à fouir des branches dans la terre molle, qui construisait un barrage à quelques mètres de là.

Je regardais la scène de longues minutes avant de me décider à arrêter de tirer sur mon joint et à regagner mon chez moi. Il me faut me rendre à l’évidence. Le pétard ne me réussissait pas.

Le blog de Popins

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S18 02/05 : Une contrainte qui s’expose

Contrainte : Tableau, exhibe, signe, incrustés, encre, expose, femme, ambulant, oeuvre.

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Eric Gill

Les oulimots de Camille Sorel :

Je crois aux signes.

Il faut parfois faire voler en éclat ses certitudes, même si le temps les a incrustées dans notre âme.

Par exemple je ne croyais plus à l’amour réciproque.

Pourtant quand je me remémore notre rencontre, je vois un tableau frémissant.

Je marche vers toi. Tu portes une veste cintrée qui te rend élégant, plus encore que d’ordinaire, ce qui est une gageure. Je tombe dans tes bras, tu embrasses mes mains. Éperdus de bonheur nous nous regardons avec une intensité qui frise la démence. Tu t’écartes de moi et exhibes une petite boîte. Elle contient une figurine peinte, un chat. Je viens de perdre le mien. Enfantine attention, pure et délicate. Et puis ce n’est pas tout : tu m’offres du Mozart. C’est notre première rencontre et tu as fait de moi, déjà, une femme aimée.

Nous entrons dans un petit restaurant qui expose des grands crus du sol jusqu’au plafond. On nous montre des cartes. L’encre danse devant mes yeux, je commande au hasard.

Le serveur vient et va, tel un montreur de mets ambulant. Il pose des assiettes qui ne sont même pas des œuvres pour nous : en plus de ne pas les goûter nous ne les voyons pas.

Je regarde juste tes yeux, m’enivre de ton parfum, me répands de désir.

Le temps s’est arrêté.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Faffwah :

— Une exhibe ? À votre convention ? Où faut-il que je signe ?

Ce furent en substance mes mots quand on me demanda à ce que je m’expose en dessous incrustés de perles devant cette assemblée d’amoureux de la Langue.

J’imaginais le tableau. Et, même s’il n’était pas un chef d’œuvre, il m’excitait terriblement. Car il y aurait certainement dans l’assistance cette femme à laquelle je voulais tant plaire.

Alors, à peine l’encre sèche, je me ruai dans une boutique de lingerie spécialisée. Je ne voulais pas gâcher mes début d’homme objet ambulant. Car il y aurait une tournée ensuite, j’en étais persuadé.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Mélania :

Le tableau était saisissant, obnubilant, persistant…

J’errais dans le quartier rouge d’Amsterdam là où la femme s’exhibe face aux touristes voyeurs et ambulants qui n’osent s’arrêter de peur de faire éclater leur perversion au grand jour.

L’encre d’une petite ruelle m’aspira et apaisa immédiatement mes rétines incrustées du sang des néons. Étonnant silence visuel et sonore, comme un cocon cotonneux.

Puis, un signe lumineux au loin, clignotant, cliquetant et attirant, ranima mes sensations.
Je m’enfonçai dans cette ruelle, comme aspirée, somnambule et funambule, consciente de m’engager sur une corde raide.

Elle était à l’œuvre, face à la lui, accroupie, jambes écartées, sublime de crudité. La femme qui s’expose en rouge et se donne en noir. Sa bouche et sa main coulissaient sur la queue d’un client fantôme, faisant chanter et miroiter les bracelets qui ceignaient son poignet.

Je restai un moment à la contempler, me délectant d’assouvir, dans le secret de cette ruelle, mes désirs voyeurs. Intimité partagée à ciel ouvert, quand la lumière ses yeux se plongea dans la mienne.

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Les oulimots de Didier Morel :

Pour passer le temps.

Coincée dans les bouchons, une femme âgée d’une cinquantaine d’années, soudain à pied d’œuvre, perd le contrôle de son véhicule. Elle a  brutalement percuté, voire s’est incrustée dans le camion de glaces ambulant situé juste devant elle. Les détails exposés de l’accident ont été réglés, les assurances ont été contactées …

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que le patron a eu un signe et a voulu visionner les images de l’accident filmée par la caméra arrière du véhicule .

Là, surprise.  L’homme découvre la conductrice de la voiture exhibée et très occupée avec un sex-toy couleur encre. Un joli tableau. Un détail qui a bien sûr été transmis aux assurances…

Oups …

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Les oulimots de Eshi :

Ta muse s’en est allée beau peintre. Tu te dessèches et te transformes en cadavre ambulant tout en laissant ton esprit divaguer…

Tu sanglotes, la main crispée sur la lettre qu’elle t’a laissée. Tu la relis, cherchant un signe caché dans ses phrases, mais tes larmes font couler l’encre de son âme.

Tu l’as aimée cette femme. Tu en as fait l’œuvre de ta vie, repassant ses courbes et ses rondeurs, obscurcissant un trait, affinant ses doigts incrustés de nacre pour atteindre la perfection de sa réalité. Du premier jour où elle a exhibé ses seins parfaits sous ton regard  jusqu’à celui où, devant ton tableau, chancelante d’émotion, elle s’est appuyée sur ton torse et t’a remercié de ton regard sur elle. Tu n’as pas cessé de l’aimer.

Maintenant qu’elle s’en est allée que vas-tu faire ? Expose donc le dessin de son corps si parfait… C’est bien ça qu’elle a fini par te reprocher n’est-ce pas ? De ne voir que sa plastique sans considérer son âme ?

L’encre a fini de couler. Sa lettre n’est plus. Son âme s’en est allée.

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Les oulimots de Beltram Louarn :

Alors qu’il s’allonge et exhibe son corps dénudé, la femme se saisit du dermographe.

Elle a été séduite par l’étonnante demande de ce marchand ambulant qu’elle a souvent vu non loin de son atelier. Jusqu’à ce jour, ils ne s’étaient jamais adressé la parole, à peine un signe discret de temps en temps, accompagné d’un sourire qui les mettait instantanément en joie.

Mais, en cette fin de journée, il lui a exprimé le désir d’avoir sur sa peau des motifs incrustés à l’encre colorée de sa main d’artiste. Il voudrait un véritable tableau d’elle et lui expose son projet, un peu maladroitement.

Normalement, les rendez-vous sont réservés des mois à l’avance. Mais il a su trouver les mots justes et elle a été émue par ce mélange de sincérité, de timidité et de détermination. Elle a été troublée par la voix du jeune homme et par ses mots chargés de poésie.

Alors, elle enclenche le mécanisme et l’aiguille commence à graver son œuvre dans un mélancolique grésillement pour une nuit qui promet d’être longue et envoûtante.

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Les oulimots de Le Fils d’Elsa :

En cette période de sa vie où son cerveau s’est en grande partie enfui, les fils d’Elsa envisagent de commencer à réfléchir à trier son travail.

Aujourd’hui, plusieurs centaines de toiles, croquis et dessins s’entassent dans son atelier.
Soyons honnêtes, je ne suis pas objectif : je trouve cette œuvre monumentale et sublime.
Si Elsa aujourd’hui s’exhibe volontiers (vive la perte des inhibitions !), elle a longtemps refusé d’exposer ses tableaux n’importe comment.

Elsa avait ses têtes, refusait la moindre contrainte et diktat, et n’est jamais entrée dans aucun moule qui aurait pu lui ouvrir les porte d’une galerie. Elle avait un esprit artistique ambulant et n’est jamais restée longtemps dans un style donné, ce que les galeristes qu’elle a croisés n’aimaient visiblement que moyennement.

Elle a commencé à l’aquarelle au début des années 80, puis une fois qu’elle a eu le sentiment de maîtriser la technique Elsa est passée aux autres techniques.

Toutes celles qui passaient à sa portée.  Encre, huile, acrylique, gouache, fusain, pastels…

Son atelier est plein de morceaux, de tubes, de pinceaux et ustensiles différents dont je ne comprends toujours pas la différence ni la fonction. Dans cet atelier où je pense qu’on trouvera dans le sol et sur les murs chaque sorte de peintures et produits incrustés au fil des années.

Il y a malgré ce nomadisme artistique un fil rouge dans l’œuvre d’Elsa : la place de la femme est peut-être ce qui l’a guidée tout au long de ces années.
Elsa, cette féministe paradoxale et contrariée.

Troisième d’une fratrie de 5 sœurs, née aux tous premiers jours de la Guerre, rebelle au milieu de ses sœurs, je crois qu’elle s’est débattue avec ses principes éducatifs, en sentant de façon très intuitive que quelque chose clochait dans la place que la Société donnait à la Femme.

Il y avait régulièrement dans ses productions un signe fait à son spectateur, un signal envoyé à tous pour alimenter une réflexion plus large.

Avant de perdre complètement ses repères, Elsa exprima néanmoins un certain regret de n’avoir su trouver son public. Regret que je partage.

J’espère que nous trouverons un jour un moyen de donner à cette œuvre la visibilité qu’elle mérite.

Le Blog de Le Fils d’Elsa

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Les oulimots de Cello Muse :

Ouverture

Je suis en larmes,
Au bord de toi,
A scruter le moindre signe
Fardé sur ces tableaux.
Ton œuvre bouleverse
La femme qui se meut
Au creux de tes dérives ambulantes
Tantôt ta peau exhibe
L’impudeur de tes attentes
Tantôt tes mains effacent
Mon espoir de me laisser choir en toi
Nous étions une promesse d’abondance
Il y a dans ma peau
Des morceaux de toi incrustés
Je les expose à ma peine
Celle de ne pouvoir être tienne.

T’oublier,
Effacer l’encre d’un désir sur le papier
Panser l’absence de soi…

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que je passe place du Tertre, je vois  une peintre qui expose ses œuvres. Elle a de l’encre sur les mains. Je m’approche d’elle. Un tableau attire mon attention. Il s’agit d’une femme qui s’exhibe auprès d’autres hommes et femmes, C’est un dessin  au fusain mais certaines partie en sont incrustées de peinture rouge. Alors que la peintre signe le tableau, je décide de l’aborder quand débarque un marchant ambulant qui m’accoste. Le temps de gentiment remercier l’importun, elle a disparu.

Dommage.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il serait d’un ballot digne d’un méli-mélo de considérer ce tableau d’un pédalo de Saint-Lô comme un quelconque bibelot, en effet une Caraïbe s’exhibe devant un toubib pendant qu’un scribe note quelques bribes de sa diatribe. Dans ces lignes faut-il voir un signe dans l’arrivée insigne d’un cygne cherchant la curviligne, maligne, digne de Léda ? Ne soyez pas attristés si vous n’assistez ici à quelque cochonceté, sera-t-elle fistée, les ongles incrustés par le plaisir dans ses paumes ? Gageons que l’encre de ces mots séchera plus vite que le culote de la belle qui expose ses atours sous les lauriers roses pour que l’on dispose de ses charmes. Cette femme joue de toute la gamme avec quelques quidams sans psychodrames et son cul est plus chaud que toutes les flammes de l’enfer et digne d’attirer quelque diable ambulant et quelque peu turbulent au vit virulent et au foutre succulent.

Ce texte est loin d’être un chef d’œuvre et ne devrait que constituer un hors d’œuvre à un véritable texte, il est bien pâle mais c’est mon œuvre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ragnarr :

Il y a ces frissons que l’on aime pas, ceux incrustés au plus profond de soi. Comme le froid qui saisit par surprise, le crissement d’une craie sur le tableau, le mauvais signe qui glace le sang ou la terrible sensation de se retrouver au bord d’un gouffre…

Et puis, il y a ces frissons qu’on attend … Ceux qu’on expose comme une œuvre d’art au beau milieu de ses souvenirs… Comme l’encre d’une lettre qui emporte vers d’indécentes pensées. Un rideau qui s’écarte figeant le regard sur une nudité qui s’exhibe asséchant la bouche d’un appétit naissant. Le baiser doux, d’une femme, déposé à la commissure de ses lèvres, qui fait l’effet d’une décharge électrique. Et, que dire, de ces mots provocateurs glissés à  l’oreille, accompagnés parfois d’un petit coup de dents sur le lobe de l’oreille qui réveille en soi ces envies animales tout comme ces doigts ambulant glissant sur un sexe et faisant voler en éclat les dernières résistances…

S’il vous plaît, les oulimots surprenez moi.
Faites-moi frissonner !

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Les oulimots de Gérald :

Guerrière

Je reste en admiration devant un si beau tableau, dessiné à l’encre noire et représentant une femme habillée en guerrière avec de superbes dessins incrustés sur sa parure, et de jolis seins qu’elle exhibe fièrement dominant un mâle totalement soumis.

Était-ce un signe du destin ? J’avais été obligé de changer mon itinéraire afin d’éviter un cortège ambulant de retraités manifestant contre le gouvernement et le pouvoir d’achat pour aller voir ma Maîtresse et, ainsi, passer devant cette vitrine où une artiste exposait son oeuvre.

Je m’imagine que cette guerrière est ma Maîtresse, et je n’ai plus qu’une hâte, la retrouver et vivre des moments de soumission et de bonheur intense.

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Les oulimots de Camille Eelen :

Ton corps est un tableau ambulant. Tu exposes ta chair, ses pleins et ses déliés, ses méandres et ses secrets, incrustés dans ma mémoire et mes fantasmes. Chaque signe de ton désir est inscrit à l’encre de Chine sur ta peau-vélin de femme dure au plaisir, de celle qui sait que jouir est oeuvre de longue haleine.

Tu es la femme-monde. L’origine de tout.

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Les oulimots de Dom Vauvert :

Symposium des mots

Le tableau que je contemplais était fort joli, des êtres enlacés, axés en de multiples combinaisons, femmes et hommes aux sourires épanouis les uns et les autres incrustés en une savante bacchanale.

L’œuvre était parfaitement composée, vivante, pas peinte sur une toile d’un musée à la gloire de l’érotisme !

L’ambulante âme que j’étais se réjouissait de voir ces corps et cœurs qui explosaient de désir. Soudain, comme si un ordre avais claqué, l’exhibe se fit plus intime, chacun en ses préférences. Les marches chuchotaient sous les pas des bas de soie, accompagnant les rires des acteurs. Toutes et tous s’évanouirent dans les alcôves, laissant la place aux claquements des chairs, des râles et des soupirs.

La nuit se fit d’encre, je ne dormis point.

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Les oulimots d’Alexandre :

Soyez attentifs mesdames, messieurs, nous ne sommes pas ici dans un cirque
ambulant. Voici une pièce unique !

Mise à prix pour cette magnifique gravure d’Eric Gill, mille euro !

Qui dit mieux pour ce tableau de l’un des grands artistes britanniques du 20ème siècle ?
Graveur, sculpteur dont les œuvres ont été très tôt recherchées, Eric Gill fut aussi un dessinateur reconnu pour ses portraits de femme et ses sujets religieux. Voyez la délicatesse de ce dessin fait à l’encre, la façon dont  l’artiste montre comment cette femme exhibe sa poitrine. N’oubliez pas que cet artiste était aussi passé maître dans l’art érotique.

Allons, allons faites moi un signe et demain ce chef d’œuvre sera en votre possession.

Mille deux cents euro sur ma droite, mille trois cents euros sur ma gauche.

Mille cinq cents au fond à droite pour Monsieur !

Le nom et le prénom de l’artiste incrustés au dos de la gravure vous en garantissent l’authenticité.

Allons, ne laissez pas échapper cette œuvre inoubliable que l’on expose aujourd’hui, vous ne la reverrez plus sauf dans notre catalogue toujours en ligne. Il nous reste aussi quelques exemplaires papier encore en vente.

Mille huit cents pour Madame !

Deux mille pour le monsieur habillé en gris, deux mille deux cents euros de nouveau pour la dame au chapeau !

Deux mille deux cents, une fois, deux fois, trois fois !

Adjugé pour la dame au chapeau !

Mes félicitations Madame, vous avez su faire la part des choses entre un immense artiste et un pervers qui abusa  deux de ses filles et  ses sœurs.

Car, je vous le demande, dans quelle mesure la vie privée d’un artiste doit-elle influer sur l’admiration que l’on porte à son travail ?

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Les oulimots de Popins :

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Une soirée non conventionnelle

Elles sont là, altières et heureuses. Cinq femmes qui exhibent fièrement leur cul moulé dans du coton noir. 
Hier encore interlocutrices anonymes, elles sont désormais des amies intimes unies par la magie d’une rencontre hors norme, d’une soirée non conventionnelle.
De signes encrés sur du papier Pola,
Ce sont mes émotions qui restent incrustées,
De la joie, de l’amour, du bonheur,
La Liberté.
Ce joli tableau est devenu ambulant,
Il s’expose devant moi à tout va,
Et cette création n’aurait pu être une oeuvre
Si ces femmes ne l’avaient pas partagée avec de parfaits gentlemen aimants.

Le blog de Popins

S17 25/04 : Un puzzle de contrainte

Contrainte : Missionnaire, Amazone, Epicurien, Balançoire, Herboriste, Andromaque, Puzzle, Arc-en-ciel, Levrette

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Les oulimots d’Alexandre :

Mission

Vous avez tous entendu parler de ces missionnaires qui ont traversé les océans pour propager la Sainte Foi à des peuplades sauvages.
Aujourd’hui à l’heure des satellites et des GPS, rien de plus simple que de voyager, il n’existe plus de taches blanches sur les cartes comme autant de pièces d’un puzzle à compléter. Vous décidez de votre itinéraire en deux temps, trois mouvements, aussi vite qu’un tour de balançoire.
Mais à cette époque, il fallait être téméraire pour oser pénétrer la forêt vierge, là  où, disait-on, vivaient de cruelles Amazones.  Parmi ces hommes intrépides, il nous faut citer un homme remarquable. Noble de naissance, il avait joui de tous les délices de la vie avant d’être touché par la grâce divine.  Pendant plus de vingt ans, entouré de compagnons de plaisirs,  il s’était comporté en épicurien effréné offrant à ses amantes de petites levrettes blanches, souvenirs de nuits ardentes.

Nul ne sait pourquoi il revêtit la robe brune des Franciscains. Il s’est dit qu’il fut fou de désespoir après le suicide de la seule femme qui se refusait à lui. Il fit réaliser un médaillon avec l’intérieur son portrait en miniature surmonté d’un arc-en-ciel symbole de l’alliance de Dieu avec les hommes.  Était-ce une façon de se désigner comme coupable de cette mort et de dédier désormais sa vie à expier sa faute ? Il ne s’en ait jamais expliqué.

Il a terminé sa vie au cœur de la forêt, au milieu des indigènes menant un véritable travail scientifique : description de plantes inconnues tel un herboriste, recueil des croyances cosmogoniques et  établissement d’un premier dictionnaire utilisé encore aujourd’hui. Il demanda à être enterré le médaillon posé sur
le cœur. Sur la première page de son livre de prières, ses compagnons purent lire :
« Venez-vous m’enlever dans l’éternelle nuit ? » (1)

(1) Jean Racine, Andromaque, acte V, scène 5

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Les oulimots de Eshi  :

Je viendrai m’empaler sur toi en Andromaque, pour pouvoir danser et jouir sur ton regard, rejeter la tête en arrière et sentir ta main me caresser. Guerrière Amazone, tu penseras pourtant m’avoir domptée quand tu t’acharneras sur moi en missionnaire, que tu verras ma cambrure en levrette et mon regard chavirer.

Eh bien, détrompe toi. Je suis fille de Lilith, je me nourris de ton plaisir parce qu’il accroît le Mien. Épicurien, tu penses profiter de moi, mais je te croques et tu ne le vois pas. Tu ris en pensant m’avoir rajoutée dans ta collection d’herboriste, je souris et je pervertis les autres plantes de ta collection.

Naïvement, tu me crois tienne, je baisse les yeux pour mieux te le laisser croire. Petit homme, tu ne réalise pas qui tu as en face de toi. Fille de Lilith, je te l’ai dit, je suis la sorcière des nuits, je danse dans les flammes de tes désirs et tu t’enivre à la balançoire de mes reins sous l’arc-en-ciel de mes étoffes que tu arraches fébrilement.

Pauvre petit homme, tes yeux s’écarquillent. Tu réalise que tu n’es qu’une pièce de mon puzzle, n’est-ce pas? Tel est pris qui croyait prendre… laisse toi faire, laisse toi aller. Tu n’as plus d’autre choix que la jouissance que tu m’offriras.

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Les Oulimots de Gerald :

Soumis

J’essayais par tous les moyens d’oublier ma Maîtresse, m’occupant comme je pouvais, faisant des puzzles, apprenant la pièce de Racine “Andromaque” que je devais jouer avec des amis, mais elle me manquait trop.
Pour passer mon mal de tête, et ce, malgré la tisane que j’avais prise avec des plantes achetées à l’herboristerie, je décide d’aller m’aérer, mon esprit errant comme une âme en peine, les yeux fixés sur un superbe arc en ciel, ne pensant qu’à ma belle amazone.
J’était dehors, assis sur ma balançoire, quand je la vis, plus belle que jamais. Elle vint d’autorité devant moi, plus domina que jamais.
 » Alors ma petite poupée, on ne répond pas aux messages de sa maîtresse ? Je vais te dresser petite chienne, allez ! Mets- toi en levrette, tu vas faire la connaissance de mon olisbos, et après tu prendras la position du missionnaire et tu t’occuperas de ta Maîtresse.
Je compris que je lui appartenais et que je ne pouvais me passer d’elle. Epicurien dans l’âme, j’étais le plus heureux des hommes.

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Lassé des puzzles, épicurien à perdre cherche amazone  herboriste pour une levrette sur balançoire afin d’atteindre le  septième arc en ciel, missionnaire s’abstenir. À défaut, la position  d’Andromaque peut être envisagée.

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Les oulimots de Camille Sorel :

J’aime le vieux café à l’allure d’herboriste, sur la place du marché. Je m’y arrête souvent en passant, le matin. Je m’assois en terrasse, devant un allongé et regarde vers le square, vide à cette heure-là. La balançoire est seule, un homme promène son chien.

Je t’attends.

Parfois tu ne viens pas ou je te vois de loin. Tu quittes ton travail et marches hâtivement vers un probable rendez-vous. L’épicurien en toi est surtout cérébral. Tu cours de labeur en besogne et ne t’accorde de temps que pour lire ou jouer de ta fidèle amante : une guitare grave qui te monte en amazone. Je te regarde marcher, follement élégant. Je sais tes reins cambrés sous ta redingote grise. Si je pouvais t’attraper, je serais Andromaque. Je m’imagine bien onduler sur ton ventre.

Je pense à nos rencontres, aux fois où tu as ralenti pour t’arrêter un peu, un instant près de moi. Souvenirs épars, comme un puzzle défait. Nos rêves se mélangent aux amours qu’on a faits. Tu es couché sur moi, ce qu’on appelle missionnaire et me pénètres lentement. Tes yeux plongent dans les miens, j’ai le souffle coupé. C’était vrai ? On l’a fait ?

Et cette levrette dans la grande cuisine de cette maison sublime ? Je m’appuie à l’évier, tu relèves ma robe… Non, ça, c’était pour rire.

J’ai appris récemment que les arc-en-ciels sont toujours circulaires. Je ne le souhaite pas.
Toi et moi, mon amour, nous sommes partis d’un point et arrivés au port, nous aurons fini ce voyage un peu flou aux couleurs translucides. Magnifiques et fragiles. Peut-être irréelles ? On arrivera au port ?

J’ai fini mon café en pensant à nous deux et tu t’avances vers moi.

Tu me serres dans tes bras même si je suis illicite. Je bois chaque seconde, tu disparaîtras vite.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Faffwah :

Son herboriste le lui avait annoncé : avec ce mélange, il allait lui en faire voir de toutes les couleurs. Encore mieux qu’un arc-en-ciel. Il serait inépuisable et d’une incomparable rigidité. On pourrait y suspendre une balançoire avait-il dit.

Et pourtant…

Après un enchaînement missionnaire, Andromaque, levrette des plus mous, il s’était endormi lamentablement. Au grand dam de son amazone qui s’attendait se faire démonter façon puzzle.

Sa créativité lui avait joué un bien vilain tour. En bon épicurien il avait voulu faire un rhum arrangé avec ces plantes. Sans avoir lu sur le sachet qu’elles potentialisaient les effets de l’alcool.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de John Doe :

Quand, aux obsèques de son aimé, un peu éméchée à force de boire du vin de Théra, on lui posa la question, Andromaque répondit ceci (épisode qui n’est curieusement pas resté gravé dans les mémoires) :

« Vous savez quoi ? Je crois qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise position…

Oreste aime Hermione, certes, mais Hermione aime la levrette alors qu’Oreste non.
Cela aurait pu faire les affaires de Pyrrhus, qui est un véritable épicurien et aime tout, mais le pauvre n’a d’yeux que pour moi, moi qui n’aimais que l’amazone avec feu mon Hector.

Mais Hector est moÔrt ! 🎶

Vous voyez, ce puzzle inextricable pourrait trouver ici sa solution, grâce aux talents de notre cher herboriste qui nous donneraient même envie d’un bon missionnaire (c’est dire !).

Ses décoctions ont le don de vous mettre des arcs-en-ciel en des endroits délicieusement insoupçonnés…
… »

Elle marqua alors une longue pause avant de poursuivre, assise en scribe, l’air énigmatique et souriant :

« Alors peut-être aujourd’hui, me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi… »

(©️E.B.)

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Les oulimots de Ludoludic :

Quand un missionnaire rencontre une amazone sur sa balançoire, l’herboriste préfère finir son puzzle. Alors qu’Andromaque prend en levrette l’épicurien sous un arc-en-ciel.

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Les oulimots de Ragnarr :

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Il la voit là, sur cette Balançoire, son regard étincelant vissé dans ses yeux d’epicurien où nait immédiatement cette évidence qui les entraîne dans un corps à corps. Un rève ?… peut-être pas.

Pas de mots superflus, après le temps du regard, il trouve l’ouverture et éveille l’espoir. Lentement il effeuille, il glisse plus qu’il n’ôte et dévoile les secrets d’un puzzle délicat qui se révèle sous des mains habiles.

Herboriste de son corps, il fait de chaque caresse une découverte. De baisers en etreintes, elle s’ouvre pour l’accueillir, missionnaire. Il est bientôt contre elle, sur elle, en elle. La joute s’engage dans des arcs inverses d’un pont en levrette et d’autres figures géométriques…

L’Andromaque à cheval devenue amazone en rut défie l’architecture dans leurs plaisirs orgasmiques, ne laissant bientôt plus sur leur visage qu’un arc en ciel… d’abandons dans leurs yeux, d’espoirs dans leur sourire et de victoires dans leurs soupirs.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Karl missionnaire a une idée extra,

Avec l’amazone belle, en un contrat,

Moment épicurien, ils créent un mantra.

Assis tous deux sur une balançoire extra

Souscrivant avec l’herboriste un  grand contrat

Utile pour, d’Andromaque, le beau mantra.

Tentant à deux de terminer ce puzzle extra,

Roulant sous l’arc-en-ciel non prévu au contrat,

Ah, la levrette, jouissive mantra.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Didier Morel :

Ça faisait déjà quelque temps que je discutais virtuellement avec une belle complice ..

Durant nos conversations par écrit nous avions convenu de jouer a petit jeu à tour de rôle, notre but était de réaliser nos Fantasme.

Ma belle complice tenait a commencer avec une amie d’enfance elle m’a souvent parlé de ses fantasme avec elle.

Un trip à trois !!!

Il y a environ un mois elle a essayé de la contacter sur Facebook pour provoquer une rencontre…

Mais ça n’a pas eu lieu, et la semaine dernière elle a eu l’occasion de lui parler et ce donner un rendez-vous pour vendredi en fin après midi chez elle prendre une bière si elle veut.

Elle espère être capable de lui parler de son fantasme de coucher avec son amie d’enfance !!!

Je suis également présent ce jour la mais je suis arrivé en fin de journée. Elle m’avait envoyé son adresse !

Elle arrive, elle sont très heureuses toutes les deux de se revoir. Cela fait un long moment qu’elles ne se sont pas vue, elle est habillée très sexy et elle aussi elle a de gros seins et de grosse fesses rondes son décolleté est plongeant on voit très bien le galbe de ses deux gros seins.

Elle se sert deux Bières et ils vont s’asseoir dehors…

elles discutent de tout de leurs vieux amis (es)

On du plaisir !!! Deuxième bière elle doit faire attention elle ne tient pas très bien. Et vient le temps de parler d’elle Hé elle ose …

Qu’elle est bisexuelle. J’aime les femmes qui aiment le sexe à trois et de voir son complice les baiser avec elle !!!

Elle la regarde avec un sourire d’un enfant qui vient d’avoir une grosse sucette je ne sais pas comment le décrire autrement, elle se tortille sur sa chaise, elle est toute excitée My god !!!

J’ai préparée ce fantasme, as tu envie de faire de la party avec nous ?

Ouiii Elle a les yeux qui Pétillent mais tout d’abord j’envoie un message a mon complice de nous rejoindre en parlent de moi !!!

Dans notre conversation écrite je lui propose un jeu des positions du kamasutra tout les deux sont d’accord…

Le temps est arrivé, elles s’embrassent sensuellement !!!

Elle en profite au maximum pour se frotter le corps contre le sien, elle et chaude, elle déboutonne sa petit robe elle porte un déshabillé…

Elle caresse ses seins touche sa chatte OMG !!!elle aime ça c’est une salope comme elle…

Elle doit arrêter pour ouvrir la porte.

Je la vois déjà tout excitée. Pas le temps de fermer la porte elle me saute dessus et on s’embrasse un moment et cette amie nous rejoins on s’embrasse nos échanges de langue bouches contre bouches,

Le jeu commence elle me déshabille je me retrouve nue en quelque seconde on se retrouve dans le salon les galipettes a trois a autre manière se transforment en un jeu acrobatique et c’est tant mieux si on s’amuses ;

Je leur propose la première position !!!

Je jeu Sexuel se transforme en puzzle :

Une ondée de plaisir on se mélange on se lèche elle me suce c’est deux bouche sur mon sexe déjà raide pendant ca copine me tente ca chate déjà très humide dégoulinante, je la dévore…

D’associer au délices Branlette espagnole de c’est gros seins qui bouleverse les sens bouche, sexes, seins me sont plus a leurs places habituels  

Les préliminaires durs un long moment   

L’épicurien une simplicité des plaisirs quotidiens a la richesse décadente reconnaissance savourent les bienfaits prodigués nos échanges de langues…

L’arc en ciel :

L’arc en ciel du matin fontaine le soir le dictons présage d’averse …  Elle se positionne sur moi sur le côté et ma complice vient poser son entrejambe sur mon visage…

Mon sexe entre c’est fesse ce glisse dans dans sa chatte et je guide le mouvement et le Rythme donnés pendant qu’elle a le dos tournée ma complice tout en titillent l’œillet délicat quel sourit elle écarte d’une main sa fesse pour quel enfoncer d’avantages, et elle ne se prive pas pour mouiller à nouveau son doigt pour en enfoncer un deuxième

Prend la décision des Mouvement accélérations et des ralentissements changeons de positons :

La balançoire :

Nul besoin d’équipement mobilier particulier pour cette balançoire-là

Ma complice se retrouve le dos tourner sur moi gourmande elle a lubrifier son œillet qui s’ouvre et j’entre sans aucun effort…

Son amie la tête entre ses jambe savourera son délicieuse entre jambe et ça langue qui lubrifie mes coups de queue…

Berceuse laisse place un balancement incontrôlé qui donne le vertige…

Qui dure un moment…

Changeons de position :

La levrette :

En position sur la table du salon ma complice n’est pas pour autant prêt au moindre effort debout bien campée sur ses deux jambes les mains sur ces fesses par derrière écartant je me glisse d’un coup sec véritable catapulte vers le 7e ciel enquête de sensation fortes…

Son amie nous regarde en mouillant suce c’est doigts pour le glisser dans son anus déjà bien lubrifier deux et trois a quatre s’ouvre dune fleur de lotus

L’épicurien :

Étant encore sur le sol et masturber son œillet en lotus

Je la rejoins sur les genoux je viens me glisser derrière elle la simplicité

Ma complice se glisse sur le dos entre ses délicates jambes bien écartées, lubrifie mon sexe d’une lueurs de salive tout en va et vient. Je prends plaisir en décadente savourera tranquillement les bienfaits prodigués où je viens venir une jouissance qui coule dans la bouche de ma complice qui dégouline c’est lèvre sa gorge le délices elle essuie chaque goutte !!!

On fait une pause le temps de souffler et prendre un verre sur la terrasse d’une pelouse de pâquerettes petits fleurs,

L’herboriste :

Le retour de la pleine lune d’un été ou même la nuit à 28 degrés

On fait que contempler la nature en plein épanouissements les agréments du sexe au grand air…l’important est ce regard commun tendu vers les étoiles comme un rêve partagé

Le missionnaire :

Invité de baisser de caresse face a l’union du lotus d’une position banale voire routinière mise en fil rouge pour l’excitation propice rassurant procurant des sensations vive en sans lasse nos main si tendres caresses baisers échanges de douceur des doux corps mélanger je suis votre objet …galipettes a trois une autre manière se transforment en un jeu acrobatique sur la pelouse.

Le pied posé sur ma poitrine elle prend la décision des accélérations

Amazone :

On ne monte pas a cheval uniquement en s’asseyant les jambes écarté non elle prend cette désistions de bien poser c’est pied sur ma poitrine comme cela elle peut garder les deux jambes sur le même flan. Je peux donc à ma guise accélère ou pas … pendants ma douce complice elle me regarde … !!!… elle et face de moi elle se lève elle me montre sa chatte, tout excité elle se doigte au dessus de moi, enfonce ses doigts dans ca chatte

Elle aime ça !!! elle est sensuelle, elle est capable de me regarder dans les yeux et de me sourire avec sa face de petite salope …

Ouii ouiii je vais jouir Elle s’agenouille, s’assoit sur mon visage tout en se caressant d’excitation un jet puis un deuxième …

Sur mon visage ma bouche les yeux qui pique je continue a lécher…

Son clitoris tout dure c’est lèvre ouverte délicieusement gonfler .. Son amie se retire mon sexe et encore raide tendu elle en profite pour s’asseoir s’enfonce directement d’un coup sur ma queue les genoux sur la pelouse me pilonne chevauchent controversée.

Andromaque : me domine une maîtrise du jeu je suis en position inférieure son amie s’assoit à son tour sur mon visage pendant qu’elles s’embrassent se pincent les seins. Sa chatte et sa rondelle sont  dilatés et elle m’offre occasion de tout lécher. Je continue à tout lécher

Je suis vraiment excité : je vais jouir…

D’un mot elle se retire tout les deux faces à face bouche délicieusement ouverte assoiffé sur mon sexe deux plusieurs jets envahissent leurs lèvre. Elles se lèchent s’embrassent. Coups de langue doux, sensuels  

Me termine les dernières goutte sur mon sexe me lèche ma grosse queue…

Nous avons baisé à trois tout la nuit…

une soirée  très réussie.

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S16 18/04 : Une baraka de contrainte

20190417 oulimots

Contrainte : baraka, bar à culs, avocat, à vos culs, paprika, pas pris cul, karatéka, qu’a raté cul, tapioca, tapis au cul, révoqua, raie vaut cul

Les oulimots autocontraints de Des mots et désirs :

Je le sentais, j’en étais certain, j’aurais la baraka en pénétrant dans ce bar à culs.

J’avançai sûr de moi, fièrement, tel un avocat en pleine plaidoirie, et lançai un « à vos culs mesdames ! » jubilatoire.

Une des femmes qui s’enfilait des perles de tapioca en poussant des gloussements de plaisir me jeta un regard de b(r)aise, tandis que d’autres se trémoussaient, nues, tapis au cul.

Une autre se mit à sucer langoureusement un paprika à la forme phallique. Se retournant pour m’offrir son derrière charnu elle me dit avec un fort accent étranger : « Venir. Pas pris cul. Envie »

Je me voyais déjà investissant la place quand un violent coup de la tranche de la main digne d’un karatéka vint me couper le souffle. Je compris que je serai celui qu’a raté cul ce soir.

Ma compagne me fusillait du regard et sans un mot me révoqua tel un avocat avec un juré indésirable. J’en serais quitte pour me frotter dans la fente de deux matelas pour ce soir. « Raie vaut cul » mais tout de même…

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de De La Vega :

Papa et maman – Francis et Josette de leur prénom – s’étaient rencontrés en Août 1970 dans le mythique casino de Casablanca, le « Paprika ». Et si l’inaltérable Baraka de papa à la roulette promettait à leur idylle des lendemains confortables, c’était sans compter sur le caractère festif et concupiscent de maman. Elle n’eut de cesse cette nuit-là, de dilapider leur éphémère fortune de jeux en écumant l’ensemble des bars à cul ludiques de la ville.

Au départ un peu frileux à cette idée, papa tenta quelques excuses neuro-gastriques, incriminant tantôt les verrines avocat-crevette, tantôt la soupe au tapioca, mais en vain… Maman, armée de son regard enjôleur, les révoqua une à une en précisant que tout était prévu dans ce genre d’établissement.

En chemin vers le premier lieu de dépravation, l’anxiété doublée d’excitation montait et voyait mes parents retomber en enfance, chahutant, chantant, batifolant. Mais l’ambiance pris une autre tournure lorsque, ouvrant la porte du premier « ludo-club », ils entendirent : « A vos culs, prêts, partez ! ».

Au fil de la soirée, s’enfonçant dans la ville, ils découvraient et prenaient parts à des jeux tout autant surprenant : Le « Pas pris cul »  sorte de trappe-trappe pimenté, le « Qui qu’a raté cul » un jeu de fléchettes revisité, ou encore le « Tapis au cul » l’ancêtre du Nude-Twister, dont la souplesse et les cris des joueurs n’étaient pas sans rappeler certains karatékas.

Bref…sans plus de détours, c’est précisément lors de cette soirée que je fus conçu et si, encore à ce jour, des doutes subsistent quant à ma filiation paternelle, il semble néanmoins que, feu papa, contribua pour beaucoup au choix de mon prénom. En effet, après une courte hésitation (avec le prénom d’un des apôtres) et rendant hommage à cette inoubliable soirée, il choisît de me nommer Ray. Arguant fièrement sous les yeux médusés de ma mère : «Tu sais, Raie vaut cul ! ».

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Les oulimots de Mel :

Elle marchait allègrement, tapis au cul, espiègle dans son pantalon de yoga. Le samedi matin s’annonçait glorieux. Elle révoqua un dernier relent de déprime en se rappelant les mots de son avocat : « Votre histoire, c’est la baraka, ma p’tite dame ! »

Concentration, respiration, la leçon lui ferait du bien et lui permettrait d’ouvrir ses chakras. Elle voulait surtout trouver la force de passer la porte de ce bar à culs tellement vanté par sa copine Amandine.

La pilule avait tout de même eu du mal à passer, huit mois auparavant. Flagrant délit. Elle ne l’eût pas pris cul à l’air, sous l’emprise d’un karatéka aux prises fermes et expertes…

Dans le studio, le coach gratifia l’assemblée d’un sardonique et habituel : « Pensez à vos culs pour l’été mesdames, c’est flasque tout ça !» Tellement cliché, si les autres savaient que sa raie vaut cul d’œil. Elle réprima un gloussement face à l’audace de son jeu de mots. Prochaine étape, assumer sa nouvelle liberté verbale en public.

Sa vie future, elle l’envisageait maintenant bien différemment. Fini l’avenir rempli de tapioca servi à un mari futur grabataire renfrogné ! Bonjour les cours de yoga, de renforcement musculaire et les squats ! Vive les smoothies boostés au paprika ! Et surtout, du cul, de la baise et encore du cul !
En poussant, pour la première fois, la porte de la salle, elle eut comme une fulgurance face au postérieur du coach : « Je ne serai pas celle qu’a raté cul pareil ! »   C’est le sien qu’il n’a pas raté, lui offrant ainsi tellement de nouvelles perspectives.

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Les oulimots de John Doe :

Je suis un entrepreneur de la nuit. Je trouve des idées, je les revends.

Aujourd’hui ce qui plaît est l’éphémère conceptuel, l’idée de barré, l’événement qu’il ne faut pas rater pour ne pas passer un con.

Aujourd’hui on va laisser le con de côté.

Nouveau concept : un bar à culs.

Bar à tapas, bar à pétasses en fonction de l’heure, en fonction des clients.
Mais résolument tourné autour du fion.

Dans le quartier du palais de Justice, on va attirer tout le barreau.
« Mesdames,Messieurs, chers avocats, à vos culs !
Ici, la lune est Reine ! »
Moi que la magistrature révoqua, j’aime ce retour en grâce.
La baraka est toujours là !

On mettra à la carte des recettes innovantes.
Un chef connu, un peu de génie.
Une raie vaut cul, servie selon l’heure avec du tapioca au paprika ou bien sur un séant frémissant.

Dans « l’arrière sale », les jeux :
Le « pas pris cul » ; ou comment tourner autour de la rondelle tout en la sublimant.
Je connais deux trois spécialistes qui sauront animer la chose avec brio.

Et le « tapis au cul », un poker où le gagnant choisira parmi les vaincus le fondement qui sera son trophée.

Avec le bon sponsor, tout sera fluide, lisse et magnifique.

Avec à l’entrée en physio, ce karatéka de mes amis (celui-là même qu’a raté (mon) cul).

Je crois que je tiens encore bien une jolie idée !

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Les oulimots de Maouamia : 

A vos culs, les oulimots!

Je porte un toast à vous, tous, qui portez le cul au nu.

On serait comme dans un bar à cul où des karatéka se taperaient tout sauf moi. Ou presque pas. Un petit peu de paprika une touche de tapioca, tapis au cul et on y va.

Où des sondes sans fin y perdraient la faim, et des avocats auraient la baraka. À force d’y venir et d’y revenir, si tant est que d’aucun ne se révoqua.

Et oui toi qu’a raté aucun cul, sauf le mien, tu le tiens. Sans mettre les pieds dans ce bar à cul, tu as laissé tes traces.

À vos culs, gentes dames, je porte un toast! Un cul vaut mieux que deux tu l’auras.

Raie vaut cul? Alors ok, tu les as toutes eues. Quoi qu’il en soit.

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Les oulimots de Didier Morel :

Lorsque qu’un qu’a raté culs rentra dans le bar à culs.
Raie Vaut culs
Scandale à t’il un à vos culs,
Dans ce bar culs !!!
Moi moi moi..
Répondu trop du culs.
J’ai glissé sur le tapis au cul pouvez-vous constater l’état de mon cul…
C’est pas beau à voir..
Tu dois avoir très mal à la mâchoire 😀😀. non au Cul…

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Les oulimots de Faffwah :

Il avait la baraka en ce moment. Ou bien prenait-il juste la mesure du charme qu’il dégageait ? Quoi qu’il en soit, les contacts se succédaient et, même s’ils ne se concrétisaient pas forcément en rencontres, c’était un bien joli jardin secret à entretenir.  Alors quelle ne fut pas sa joie quand cette femme, avec laquelle il entretenait une belle relation épistolaire, lui apprit qu’elle passerait bientôt dans sa région et qu’elle aimerait bien le voir. S’en étaient bientôt suivies les coordonnées du lieu où elle lui donnait rendez-vous. Et elle lui promit une surprise.

Il fut à l’heure devant la porte de l’établissement. Il sonna. Un portier à l’allure de karatéka lui ouvrit et il entra. Comme il l’avait présumé de l’extérieur, son rencard se passait dans un lieu libertin, ce qui ne manqua pas de lui donner d’agréables frissons. Elle n’était pas encore là. Il passa donc au vestiaire avant d’aller, vêtu d’une simple serviette, prendre une consommation. Il y avait à la carte toutes sortes de cocktails épicés. Sans doute pour faire monter la température. Il choisit le Medicine Man, curieux de savoir ce que donnait la combinaison du rhum, du jus de citron, du sirop d’érable et du paprika, le tout relevé d’une feuille de sauge.

Il sirotait tranquillement son verre en étudiant les lieux. À peine avait-il fait négligemment passer un doigt le le long du sillon fessier d’une dame qui le lui avait ostensiblement mis sous les yeux. Il se réservait pour son rencard. qui finit par arriver

— Vous êtes tout seul ? Vous n’avez pas pris cul en m’attendant ?

Même ici, et alors qu’ils étaient nus, elle continuait de le vouvoyer. C’était charmant. Il lui avoua alors son bref attouchement.

— Raie vaut cul ou pas ?

Elle sourit.

— Oh que non ! Il faut aller au fond des choses si vous me permettez l’expression.  Suivez-moi donc. Je ne voudrais pas que vous soyez celui qu’a raté cul à cause de moi.

Et elle l’entraîna dans une des alcôves. Ils étaient visiblement attendus car une demi douzaine de femmes étaient présentes, leurs fessiers redressés et offerts.

— La voilà ma surprise. Je n’ai pas envie de baiser aujourd’hui. Juste de vous voir en action. Mais toutes ces dames attendent, mon cher, que vous leur donniez du plaisir. Alors à vos culs !

Il s’en donna à cœur joie, passant de l’un à l’autre, parfois avec tendresse, le plus souvent avec fougue. Et sous les encouragements de sa complice, qui venait parfois rafraîchir de sa salive son sexe en surchauffe. C’était divin. Il n’aurait jamais imaginé une telle attention pour cette première rencontre.

Hélas, les choses se gâtèrent quand il sortit. Tapis au cul d’un camion, un photographe et un huissier faisaient visiblement un bien préjudiciable constat. Et, pour couronner le tout, sa femme surgit en hurlant.

— J’ai bien fait de te suivre ! J’ai maintenant la preuve que tu traînes dans des bars à culs ! Je fermais les yeux sur tes frasques et tes cachotteries. Tu pouvais bien t’amuser. Mais pas dans un lieu pareil. Pas comme ça. Je ne peux pas le supporter. J’ai déjà prévenu mon avocat et je peux t’assurer que tu ne t’en sortiras pas indemne. Ce sera beau si, une fois le divorce prononcé, il te reste de quoi te faire un potage au tapioca.

C’est en ces mots qu’elle révoqua les vingt ans de leur union. Il allait prendre cher, il le savait.  Mais, même ainsi, il était soulagé que ça se termine. Une page se tournait, restait à écrire les suivantes. Et, avec sa nouvelle complice, elles promettaient d’être belles.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de P_apanoel :

« Zut, j’en ai encore trop mis » se dit l’avocat.

Il regardait l’ocre de l’épice virer au brun au fond de la poêle, le contraste changeant chaque seconde avec les personnages importants au premier plan : Les côtelettes cachemire.

« Cachemire, cachemire, cache-misère, plutôt » se dit le bavard.

Il avait en effet des raisons de voir la vie d’un œil terne.

Commis d’office aux affaires de flagrants délit, il était souvent bien involontairement l’instrument du destin de ses clients abandonnés par la baraka.

Comme ces deux lycéens en rupture de cour d’école, un sac de dame en main, qu’ils disaient n’avoir pas pris, cul collé contre le mur du parking, quand le véhicule qui les protégeait des regards a démarré avec enthousiasme, les plaçant nez à nez avec les policiers qui les cherchaient.

Ou ce sympathique négociant en produits orientaux, qui dissimulait ses livraisons discrètes dans des sacs de tapioca, jusqu’à ce que le livreur intérimaire se soit arrêté sur son chemin dans un bar à culs, y consomme une partie de son chargement, et finisse sa tournée en déchargeant sa cargaison aux cuisines du commissariat, encore envolé dans ses rêves de grandeur et l’imprécision de son GPS.

Episode surréaliste au milieu de ses trop nombreuses nuits vouées au sordide, le souvenir de ce karatéka amateur fit venir un sourire attristé sur ses lèvres. Cet infortuné client, ayant entamé une démonstration de katana en pleine rue, se trouva fort dépourvu quand un mouvement déchira tout l’arrière de son kimono. Il méditait depuis dans le secret de sa cellule, embastillé pour outrage aux bonnes mœurs, sur le barème inflexible du code pénal. A ce qu’il semble, raie vaut cul, même si la justice est aveugle.

Cet autre sympathique commerçant, pris la main dans le sac, ou plutôt son larcin de tapis au cul du camion garé dans une rue pas si déserte, et qui lors de son procès d’assises eut une illumination judiciaire et télévisuelle et révoqua tour à tour chacun des jurés à l’énoncé de leur nom, à la stupéfaction muette de toute la salle d’audience.

L’allégorie de ces côtelettes au paprika complètement loupées s’imposait progressivement dans son esprit.

« Ce plat à l’odeur acre, c’est comme ma carrière qu’a raté ». Cul posé sur l’unique chaise de la cuisine, gardait une vision optimiste de l’existence, et son plat terminé, se tourna vers les casseroles posées sur la gazinière, l’égrillard aux yeux et l’éponge à la main, en prononçant sa formule rituelle : « mesdemoiselles, il est temps de vous refaire une beauté. Ces caresses mousseuses ne seront jamais qu’à vos culs ! »

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Les oulimots de Marivaux :

 » – Circonvolutions clandestines d’un pingouin en redingote sur lui »

 » – Ni Con ou Fion pour Clan des Pines car une Gouine d’un gode suffit »

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Fallait-il avoir la baraka pour trouver ce bar à cul dans lequel deux belles barbares agitent leur cul à la barre du bar alors qu’un avocat déclare « à vos culs je tiens. »

« Ah ? » vocalise la belle Lise dévorant un avocat au paprika  » Vous avez maté, mais pas pris cul » Mon cul n’est pas pris, qu’à espérer en trouver un autre. Voyez ce karatéka qu’a raté cul. »

Le serveur met devant l’avocat un gâteau au tapioca et un tapis au cul de la belle Lise, un tapis au cas où la belle Lise chute. Et même si l’avocat révoqua l’arrêt de la cour, il prit la raie de la belle Lise car la raie vaut cul, et cette raie vaut carrément d’être prise.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Bars à Culs (bénis)

En quelques heures, les flammes -tels des karateka- ont détruit une forêt de poutres, arbres centenaires réduits en tapioca, qui faisait de cette cathédrale un édifice grandiose. Le feu -ogre aux couleurs carmin, ocre et paprika- révoqua en un instant quelques 800 ans d’histoire provoquant tristesse, consternation et indécentes donations. Et hop ! C’est la baraka pour Notre Dame.

N’allez pas croire que je me fais l’avocat du diable. Je déplore cette disparition d’une partie du patrimoine, mais je dois dire que cela me troue le cul de voir combien de pognon est presque miraculeusement disponible pour reconstruire ce monument.

La planète crame, des humains meurent dans l’indifférence générale, presque sans la moindre mobilisation.
Un édifice flambe, le Monde s’émeut. J’en ai le cul au tapis.
Pour moi c’est comme si on enculait à sec l’Humanité (malgré tout le respect et le plaisir que j’accorde à cette pratique).
Des pierres et le passé sont donc plus considérés que des vies et que l’avenir ? La raie vaut (le) cul ? On a raté quoi ? Qu’à raté cul ?
Quoi qu’il en soit on n’a pas pris (mon) cul et je serre les fesses pour préserver mon idéal.

A vos culs ! Prêts ? Donnez !

Le blog de Popins

S15 11/04 : Une contrainte tout en matière

Contrainte : Verre, bois, plastique, cuir, métal, pierre, tissus, papier, temps

Karine Jollet _Sculptures_fabric (2)

Karine Jollet

Les Oulimots auto contraints de LudoLudic :

Ma douceur est de verre
Et Mon cœur point de pierre
Mes émotions en papier
Du cuir sous mes pieds
Enlever ce tissu
Pour trouver ton issue
Ce toucher de plastique
Le temps d’une danse artistique
J’use mon bois bandé
Métal froid sous mon fessier.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Moreldidier7 :

L’amour n’est pas écrit sur le verre car il peut être brisé en éclats
L’amour n’est pas écrit sur le bois car il peut être raboté en copeaux.
L’amour n’est pas écrit sur le plastique car il  peut être fondu en goudron.
L’amour n’est pas écrit sur du métal car il est froid et l’amour a besoin de chaleur pour être aimé.
L’amour n’est pas gravé sur la pierre car il peut être brisé en morceaux.
L’amour n’est pas brodé sur du tissu car il peut être décousu.
L’amour n’est pas marqué sur le cuir car il peut être poncé effacé
L’amour peut être écrit sur du papier car les mots  enrichissent notre curiosité.
Si le temps s’en va, les oulimots restent.

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Les oulimots de Maouamia :

Il y a presque dix ans je t’écrivais comment
J’avais déposé à tes pieds un plateau de verres,
J’avais ouvert, à notre plaisir, une bouteille sauvage et rose,
Que tu as renversés. Pourtant.
Il y a quelques autres années, je ne t’écrivais plus,
Tu as acheté quelques plastiques pour te sentir moins distant
Tu as fabriqué des verrous d’un métal brûlant;
Et cédé aux sirènes et à leurs vides béants.
Tu as démarré ce feu, avec du petit bois pour un temps
Puis avec plus gros plus lourd et plus consistant,
De sorte que tes pierres taillées pour le contenir
Ne furent même pas suffisantes.
Il a consumé tout, même ton âme s’y est perdue.
Ma tête a explosé, le monde s’est écroulé.
De ce désordre pourtant a émergé une fleur cette année,
Une fleur en papier, qui avec le temps, deviendra carton… tissus peut être.
Tissus dont je m’envelopperai, largement, tendrement,
Aussi longtemps que je le trouverai décent,
Pour oublier les traces de cuir incrustées dans tes sourires,
Et faire taire a jamais le son de celles que tu as fait jouir.

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Les oulimots de John Doe :

« Pierre, viens ici au lieu de ressasser dans ton coin !

J’ai essayé de te concocter un repas original pour te changer les idées, pour que tu arrêtes de mouliner et de dire des tissus de conneries.
J’ai tenté une recette avec une carpe cuir…

En fait c’est fade et sans intérêt comme poisson. Ça risque d’être assez décevant, mais je trouvais l’idée fun.

On va se rattraper, je nous ai préparé un cocktail qui va déchirer.
Je te sers ?

Maintenant, bois ce verre, ferme les yeux et respire.

Magique, n’est-il pas ? Pour la musique, je connais tes goûts à chier, et désolé mais ça sera de la soul et du jazz. Le métal me donne des maux de tête épouvantables.

Et pour en revenir à tes soucis : penses ce que tu veux, mais il est quand même fort probable que ta plastique avantageuse explique que tu te sois subitement retrouvé dans ses petits papiers.
Elle t’a baisé, tu n’as pas été à la hauteur, et maintenant tu te retrouves sur la touche.

La règle des 5C, mon pote ! »

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Les oulimots de Ragnarr :

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Avec mes doigts, tracer sur le papier la courbe de tes reins et retrouver sous les tissus, l’ombre de tes seins.

Quand sur le cuir, ma main se pose, creuser cette ombre que je tiens, et te faire oublier les tourments comme le glaçon peut disparaître dans un verre.

Mon regard posé sur ton corps, sculpte la pierre sans concession, quand tu es là en tenue d’Eve, docile et immobile, offerte à mon plaisir.

Deviner ton trouble, quand devenue sculpture de chair et de métal, au bout de mes doigts, dans la confusion de nos sens jusqu’à oublier le temps.

Puis sur les lignes de ta main, imprimer l’érotisme de ce moment unique, qui fait de ta plastique un modèle d’artiste et de l’homme, que je suis, du bois dont on fait les bûchers !

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Les oulimots de Airelle : 

Entretenir l’illusion de papier des mots écrits pour une éternité biodégradable par le temps.

Que de souvenirs à la vue des tissus choisis pour des passions aux larmes piquantes.

Restons légers mon amour, ne lions pas nos destins au métal conventionnel. Organiser une vie de plastique pour se heurter au mur de pierre que sont nos constantes inconstances…

Reconnaître ses vagues de désir et d’amour qui traversent nos essences. Gravons nos désirs dans le bois et laissons bouger les lettres dans le temps.

À quoi bon emprisonner dans le verre les caresses et baisers. les rires et les séductions ?
De l’excitation d’une rencontre à la lassitude du rythme d’une tradition désavouant nos sens. Soyons ce cuir doux, tanné par les regards, le désir, les séductions.

Pour la joie d’être l’unique dans un corps à corps exclusif.

Laissons voguer nos cœurs dans les mélanges de nos cycles.

Le nier est se renier sois même.

#AmoursLibertines

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Les oulimots de Dom_Vauvert :

Il est encore là, le temps où nous buvions le champagne, jetions les coupes, rien que pour entendre le son du verre se briser ; point de gobelets en plastiques ici !

Harnachée de cuir, meurtrie par les ridelles de métal, couchée sur la pierre chaude du soir naissant, tenant en ses perles blanches un petit morceau de papier soigneusement plié où elle avait écrit ses serments afin qu’elle se souvienne, les étés à venir, qu’elle fut pendant quelques instants heureuse de lui ! Elle souriait quand bien même les dents serrées !

Le lourd tissu cramoisi, est retombé sur les bois, à jamais !

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Les oulimots de Eshi :

« Enlève ta robe »
L’ordre vient de claquer. Elle frissonne en faisant glisser le tissu de ses épaules. Elle ne le voit pas dans la pénombre de cette chambre aux murs en pierre. Il avait été clair sur ses attentes. Il avait pris tout son temps pour lui donner ce rendez-vous, il avait voulu peaufiner tous les détails. Elle entend les glaçons qui tintent dans son verre et sa langue qui claque de satisfaction. Elle frissonne. Elle se sent démunie, mais sereine aussi.

Il se lève et tourne autour d’elle. Elle le découvre enfin du coin de l’œil. Elle sait que bientôt elle sentira le cuir qui mord sa peau, le métal froid du plug qui s’enfonce dans ses chairs pendant qu’elle se cramponnera aux montants en bois du lit à baldaquin devant elle. Il lui avait minutieusement décrit ce qu’il allait lui faire dans la lettre qu’il lui avait envoyé. Elle se souvient encore de l’odeur du papier qu’elle avait rangé, tremblante, dans sa boîte en plastique avec le reste de sa correspondance.

Elle n’est plus qu’attente et frémissement. La séance peut commencer.

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Les oulimots de Faffwah :

Ma chère amie,

Avec le temps, je commence à mieux vous connaître. Et, plus il passe, plus je me dis que tout le mal que j’ai pu entendre sur vous n’est qu’un tissu de mensonges. Alors je crois que je vais prendre la liberté de vous proposer une rencontre autour d’un verre. Et dieu sait ce qui se passera après. Car si, sur le papier nous nous plaisons, rien ne remplace une rencontre dans la vraie vie. Mais, déjà, la confiance règne entre nous et c’est, à mes yeux, la pierre angulaire d’une relation. C’est d’autant plus important ici que j’ai l’intention de m’en remettre entièrement à vos mains et de vous offrir mon abandon le plus complet. Je vous sais dominatrice à l’occasion et je vous avoue que la perspective de vénérer votre plastique gainée de cuir dans l’intimité ne me laisse pas de bois. Alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Et, pour vous montrer la passion que vous m’inspirez, je vous ‘envoie une photo de mon cul orné de ce plug de métal que j’ai acheté spécialement pour vous. J’espère que vous aimerez. Et que, quand nous nous verrons, vous saurez vous occuper de moi comme il se doit.

Votre dévoué F.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Marivaux :

Pierre, papier …ciseaux,
Pour toi ce cadeau
Jambe de bois,
Je te vois
Œil de Verre,
Je te serre
Lanière de cuir,
Tu vas luire
Bandeau de tissus,
Tu me suces
Jouet plastique,
Je t’astique
Boule de métal,
Plaisir anal
Ah si nous avions le temps,
Ah nous nous aimerions tant !

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Popins :

Un coeur

Coeur chavirant au gré du vent,
Loin d’être en pierre,
Il fond par tous les temps.
Coeur de bois ? Non, je n’crois pas 
Même s’il s’embrase facilement.
En métal ? Sûrement pas ! C’est bien trop froid.
En plastique ? Non plus, bien trop chimique.
Le verre c’est bien trop transparent. 
Peut-être en cuir, parce qu’il est souple et léger, très résistant.
Il prend les marques du temps, il se patine.
Ou alors un coeur de chiffon. Des bouts de tissus brodés chacun de points de croix.
Autant de rire, de joie. D’amour et de baisers. De câlins et d’amitiés.
C’est aussi un morceau de papier sur lequel de bien belles histoires vont encore s’imprimer.
C’est un coeur. Mon coeur. Et il est bien vivant.

Le blog de Popins

S14 4/04 : Une contrainte pour s’évader

Contrainte : Lugubre, malaise, hanté, angoisse, envahir, effacée, souffrir, évader, triste.

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Aernout Overbeeke

Les oulimots de De La Vega :

Quelle ne fut pas ma surprise quand, pénétrant dans cette lugubre cage d’escalier, j’avais croisé ton regard.

Oui, nous nous connaissions, comme quelques échanges sommaires le permettent. Certes, nous avions rendez-vous. Mais la demi-heure d’avance que l’angoisse m’avait soufflée aurait pu tout changer, créer un malaise. Au lieu de cela, cajolés par une complicité prometteuse, nous nous laissions envahir par une fièvre inquisitrice ; nous observant, hantés par des sourires ahuris.

Au moment où elles allaient s’ouvrir, tu effleuras mes babines gourmandes comme pour figer le sacré de l’instant dans le silence. Et, sans qu’un mot ne puisse s’évader, tu t’approchas. A quelques centimètres, je te humai, devinai tes mouvements, guettai tes expressions.

Contact !

Sentir ta peau contre la mienne avait déclenché une envie mutuelle et irrépressible de se goûter. Tes phéromones m’assaillaient de toutes parts. Et, déjà, l’idée de ton sexe brûlant appelant le mien, me faisait souffrir tant chaque seconde hors de toi était pénible.

Le contraste sidéral de cette idylle fiévreuse mais néanmoins inassouvie et du triste décor d’un immeuble désaffecté prit fin quand, victime de fonctionnaires zélés de la fourrière municipale d’Issy-les-Moulineaux, je fus emmené…

Du fond de ma cage, caninement.

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Les oulimots de Dans l’œil du cyclone :

J’ai toujours ressenti un vrai malaise devant les films d’horreurs.

J’ai beau savoir que tout est factice, qu’il n’y a rien à craindre, je sens la peur m’envahir dès que cette musique, si caractéristique du genre se fait entendre.

Pourquoi ces angoisses ? Pourquoi cette frousse face à une maison hantée, une ombre louche ou toute autre scène lugubre ou stressante ?

Pourtant, tous les autres genres me permettent de m’évader, d’oublier, le temps du visionnage, que je suis préoccupée, triste, contente ou en colère.

Peut-être parce que certaines images, vues trop jeune mais à peines effacées de ma mémoire, me font encore souffrir ?

Je ne sais pas, en tous cas les personnes qui sont fans de ce genre me laissent perplexe !

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Les oulimots de Ragnarr :

Le dimanche est un jour triste, plus lugubre même que d’autres, hanté d’un sentiment d’oppression, d’angoisse et d’isolement. Le malaise du bagnard avec son boulet aux pieds, coupé du monde. Désespérément seul au milieu des siens !

Alors, on rêve de liberté … Tentative d’évasion mentale, ombre effacée, relation virtuelle. Tendu comme le ressort d’un jouet mécanique, on est prêt à envahir une autre vie et à s’évader vers une âme et un corps accueillants. Envie de retrouver des sensations oubliées, au moins, pour quelques instants et retrouver un souffle de vie!

A la réflexion, l’actualité nous rappelle l’existence de bien d’autres prisons, d’usine à souffrir où des victimes rêvent elles aussi d’évasion …

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Les oulimots de Camille Sorel :

Toi, tu es un type bien. Tu ne fréquentes pas ces cercles de fous du cul. L’idée d’un plug dans le fion te provoque un malaise. Une femme et plusieurs hommes, tu trouves ça lugubre. Et toi, sucer une queue ? Jamais, angoisse totale !

Moi qui ne suis pas hantée par un prétendu bon usage de la sexualité et qui ne suis guidée que par mon affection, je ne te comprends pas. Tu me dis : « Respecte-toi, évade-toi de ce cercle ».

Me respecter ?

Parlons-en.

Qui, en toute amitié, vient user de ma bouche et de mon cul joyeux, sans pouvoir l’assumer ? Est-ce me respecter de craindre d’être vu en honteuse compagnie si tu sors avec moi ? Depuis que j’ai vingt ans, tu me baises et oublies : il ne s’est rien passé. Mille fois, tu m’as effacée.

Chez les dingos du cul, mes mauvaises fréquentations, je ne suis pas honteuse. Et tu sais quoi ? Après les avoir vus, je ne suis jamais triste.

Tu penses que jamais un homme bien ne voudra de ma peau autrement que pour jouir si je suis libertine. Mais ton homme bien, celui que tu crois être, si le dégoût l’envahit quand une femme est libre, et que cette liberté l’empêche de l’aimer : il ne m’intéresse pas.

J’ai reçu plus de respect et de tendres attentions dans des lieux de perdition où tu ne peux souffrir un instant d’imaginer ta femme, qu’avec toi, en vingt ans.

Toi, qui es un type bien, et sais faire le tri entre les filles qu’on jette et celles qu’on peut aimer.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Marivaux :

C’est curieux, je n’y arrive pas. C’est triste car je pensais vraiment que ce serait facile. La liste de mots est cohérente et homogène. J’aurais pu pondre une petite histoire de région hantée bien lugubre, avec ce qu’il faut d’angoisse et tout et tout … Mais bon franchement j’avais un malaise avec ça.

C’est vrai quoi ! Il y a de vrais gens concernés ! Vous imaginez ? Il y a combien de personnes inscrites sur Twitter ? Vous imaginez la rumeur envahir la toile ? Et moi leur racontant des histoires de fantômes.  Non, je crois au contraire qu’il faut assumer : oui, il y a une expérience en cours sur le réseau et, finalement, c’est aussi bien que cela se sache. Oui, avec des collègues on a chopé quelques trolls qui n’avaient pas réussi à effacer leurs traces et on fait des expériences sur eux. Pas juste pour les faire souffrir  (encore que… parfois ça fait du bien…) mais pour arriver à découvrir comment bloquer vraiment un indésirable sur internet… Vous voyez le tableau ?

Bon, au final l’expérience n’a pas tourné comme on voulait : quelques-uns en sont morts. Ca encore ce n’est pas grave.La recherche scientifique en a vu d’autres… Non. Le problème c’est que, pour certains,  cela a renforcé leur résistance en décuplant leur pouvoir de nuisance. Ils ont muté en une espèce hybride mi virtuelle mi réelle : des êtres pouvant apparaître en vrai, d’un seul coup, à côté de vous alors que vous étiez simplement en train de tweeter contre lui.

Vraiment une expérience passionnante, mais nous n’avions pas prévu, mais alors pas du tout … comment dire … la contagion !

Non seulement nous, les collègues et moi, sommes devenus des êtres hybrides nous aussi, mais en plus nous sommes devenus d’horribles Trolls : gros, poilus, laids, un torse jaunâtre et des sexes démesurés et priapiques! Et, depuis ce matin, nous nous sommes enfuis sur Twitter en laissant s’évader tous nos prisonniers… Je ne sais pas si je suis clair … En fait le plus simple serait que je vienne vous voir pour l’expliquer directement non ?

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

Lugubre est le jour,
Malaise est pour toujours,
Hanté est le palace,
Angoisse est le rapace,
Envahissant est le solitaire

Effacée est la  mégère
Souffrant est le soupirant
Évadé est le grand méchant
Triste est cette histoire

Ps … on s’en fiche … même si je termine sans rime … voilà… c’est ma liberté …

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Les oulimots de Ludoludic :

J’étais sur la route à essayer d’oublier mes angoisses. Hanté par mes doutes, je ne voulais pas me laisser envahir par tout ça.

C’est alors que je suis arrivé sur le chemin lugubre qui menait à cette maison.

Je me suis arrêté devant la porte et le malaise s’est effacé en tournant la poignée. Je ne voulais plus souffrir. Juste effacer ces tristes souvenirs. Cet endroit m’avait permis de m’évader, de me ressourcer.

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Les oulimots de Eshi :

Comment m’as-tu effacée de ta mémoire, de ta vie ? Par petits bouts ? Par ennui ? j’avais tellement peur de t’envahir que j’en suis devenue transparente peut-être… tu as ressenti le malaise, tu m’as vu souffrir mais tu n’y pouvais rien. Ça t’a bien rendu un peu triste. Et puis tu es passé à autre chose. Il n’y avait pas de raisons que tu t’attardes plus que ça sur mon cas.

Je suis restée seule. Perdant mes couleurs au fur et ma mesure que je disparaissais de tes souvenirs, au fur et à mesure que tu détournais le regard. J’ai vu avec angoisse mes pétales tomber sur le bois vernis. J’ai essayé de m’évader dans un dernier sursaut mais ce vase m’a retenu. J’aurais bien pleuré sur ma destinée lugubre mais est-ce que les fleurs ont une destinée ? Il paraît que ce n’est pas le cas. Je n’aurai même pas le plaisir de te hanter de mon souvenir. Je suis fanée.

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Les oulimots de Faffwah :

Une soirée Batcave : voilà ce que cette amie m’avait proposé. On ne parlait pas de gothique à l’époque. J’étais quand même un peu perplexe. Passer ma nuit dans un endroit sinistre à écouter de la musique lugubre ? Très peu pour moi qui étais plutôt jazz fusion. Mais voilà, j’avais besoin de m’évader pour ne plus être hanté par le triste souvenir ma récente rupture. Vous me direz que c’était paradoxal alors d’aller dans un tel endroit. Mais je n’étais plus à un paradoxe près. Et elle était plutôt jolie mon amie, dans ses habits noirs, ses dentelles, et avec ses cheveux corbeau. Alors si ses consœurs étaient à l’avenant, le phénomène pouvait être intéressant à étudier de l’intérieur. J’avais donc accepté. Je n’avais rien à perdre après tout, si ce n’était un peu de temps. Et, à l’heure dite, nous nous étions retrouvés devant le club. Bien sûr, je n’avais pas respecté le dress code, ce qui l’avait fait rire. Et aurait pu m’interdire l’accès à la soirée. Mais, après quelques palabres avec le videur, la lourde porte s’était effacée devant nous et nous avions descendu les marchés qui nous menaient au sous sol. J’avais alors commencé à me laisser envahir par l’ambiance. Ce romantisme noir qui ressortait n’était pas pour me déplaire et, finalement, je n’y voyais rien de déprimant. Cerise sur le gâteau, du fait de ma tenue iconoclaste pour les lieux, j’étais l’objet de beaucoup de regards et, ma modestie dût-elle en souffrir, de quelques sourires pas si narquois que ça. Ce qui avait beaucoup amusé mon amie au moment de  rejoindre son amant du moment.

— Je te laisse seul dans l’arène, bon courage.

Et elle m’avait planté pour gagner une des alcôves qui jouxtaient la salle. J’étais donc parti explorer les lieux, histoire de voir et de m’occuper. Et, à  ma grande surprise, je m’étais fait harponner par une de ces créatures, charmante malgré sa pâleur exagérée par le maquillage.

— Ouah, l’angoisse tes fringues ! Sans ça tu serais presque mignon tu sais ?

Et elle m’avait tendu une bière. Cette entrée en matière, plutôt péremptoire, avait brisé la glace et nous avions entamé une discussion passionnante sur l’influence du Velvet Underground sur les groupes qui faisaient la bande son de la soirée. De fil en aiguille, nous nous étions considérablement rapprochés et vint le moment d’envisager de finir la nuit ensemble. Hélas, je vivais encore chez mes parents, ce qui rendait la chose difficile de mon côté. “Y a pas de malaise” m’avait-elle répondu. Et elle était partie chercher les clés d’un appartement. Ça avait été ensuite un beau moment de sensualité. Tout juste avais-je été un peu interloqué par l’aspect un peu masculin de la piaule. Mais j’appris par la suite de la bouche de mon amie que ma partenaire de ce soir m’avait entraîné chez son compagnon, lequel m’avait repéré aussi dans la soirée et avait donné son accord.

Alors ce soir, au moment de retrouver cette femme mariée à la demande de son époux, je repense à cette première première approche du candaulisme à laquelle je n’avais pas su, en son temps, donner de nom. Et je me dis à posteriori que je devais y être prédestiné.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Souffrir pour un amour conventionnel
Hanté par l’appel d’un infini sensoriel
Le lugubre s’installe
L’angoisse et le malaise pour seule conversation
Laisser une petite mort envahir les corps
Accepter de vivre en étant effacée
Et souffrir donne à l’histoire une bien triste fin.

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Les oulimots de Moreldidier7 :

Il était une fois l’angoisse qui vivait dans l’ombre. Elle était terreur dans le cas extrêmes une névrose apparaît des crises de panique.
Elle a toujours été hystérie…
Dans sa vie aucun moyen d’en sortir.

Mais un jour l’angoisse vit la mort.
Une profonde tristesse hanta dans ces lieux ..
D’un malaise dans l’ensemble des lieux si noir si hanté.

La grande prêtresse son visage si triste, son regard effacé exprimait une grande mine, tête lugubre deuil de mort.
Envahie par la souffrance inspirant son malaise qui dérange.
Étirée, étouffée,  illusion perdue d’en souffrir sans pouvoir s’évader.
L’angoisse s’en alla empoisonnée,  ensorcelée, écorchée…

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