S46 14/11 : Une contrainte en toute liberté

Noritoshi Hirakawa-5

Photographie de Noritoshi Hirakawa

Mots contraints : Bonsoir, objectif, respecter, contraintes, toute, liberté, verve, enivrée, oubli.

Les oulimots de Faffwah :

Je ne crois pas que je serais objectif si je devais la décrire. Emporté par ma verve et ainsi enivré, je perdrais toute mesure.

Alors tout ce que je vais vous dire d’elle c’est qu’elle compte. Et que, si je déplore qu’elle ait été si longtemps dans l’oubli d’elle-même, ce qui l’a empêchée de s’épanouir, je ne peux qu’être heureux de la voir prendre son envol maintenant. 

Vous voudriez savoir de qui je parle ? Bon sang de bonsoir, il faut respecter son désir d’anonymat ! Il est garant de sa liberté. Et je ne le trahirai pas, même sous la contrainte.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Rendez-vous !

Bon sang de bonsoir ! 

L’objectif de respecter les contraintes hebdomadaires n’est pas simple ! Loin de là ! Toute liberté pour le choix des mots est supprimée. Cela donne une verve atone. Pas de parole enivrée souvent. Il faut faire de son mieux en évitant un oubli.

Le résultat est variable mais permet de faire un peu de gymnastique intellectuelle. 

Alors rendez-vous à la semaine prochaine.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

« Bonsoir, votre mission, si toutefois vous l’acceptez, a pour objectif de retrouver les documents dérobés à la présidente de la Malachie.
Cette dernière a été, au cours d’une soirée chez elle, enivrée ou plus exactement droguée. Et à son réveil, son coffre était ouvert et des documents de la plus haute importance avaient disparu. Évidement la présidente n’a aucun souvenir, un oubli total de la soirée comme si  sa mémoire avait été effacée. Nous soupçonnons Viktor Nekhrovich d’être à l’origine du vol. Un contrat court sur lui et il est vital pour sa survie qu’il puisse respecter cette commande : livrer les documents à l’ennemi mortel de la Malachie.
Vous avez toute liberté pour choisir deux de vos coéquipiers. Vous devrez par contre respecter deux contraintes : engager à vos côtés   Anna-Maria Kalenda. C’est une  voleuse professionnelle de grand talent, elle vous sera très utile. Vous avez 24 heures pour la recruter et me retrouver à Moscou pour recevoir vos instructions. Ceci est la première condition.  La seconde est de n’avoir aucune aventure avec mademoiselle Kalenda, je vous sais assez en verve sur la chose.  Or je vous rappelle cette règle première : pas de sexe en mission.
Comme toujours, si vous ou l’un des membres de votre unité était pris ou tué, l’agence niera avoir connaissance de vos activités. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes. »

 

S45 07/11 : une contrainte élégante

Mots contraints : Eau vive, scrupule, llumine-alcôve, succulent, rustique, coloration, vétyver, élégance.

 

Les oulimots de Kali : 

Sans aucun scrupule, je recouvrirai ton corps de racines de vétyver,  l’aspergerai d’eau vive et observerai la coloration rouge sang qui, depuis ton cou jusqu’à ta queue, rejoindra ma bouche en un met succulent.      

         — Est-ce que tu as pensé à acheter le pain, chérie ?

Je crierai j’hurlerai je te mettrai au défi. Bats-toi, relève-toi, soulève-toi, élève-moi. 

         — Si tu ne l’as pas pris, tu prendras une baguette mais rustique, plutôt !

Je lâcherai la chienne. Elle te forcera à voir ce qui l’illumine, au fond, tout au fond de l’alcôve où elle repose, presque morte du pain-pain quotidien.

         — Chérie ? Tu m’as entendu pour la baguette ? Rustique, hein ! 

J’espère que tu auras alors l’élégance de manier cette baguette pour que, peut-être, nous reprenions vie sous ses coups. Pour que mon cul se souvienne qu’il vit.

         — Chérie ? Tu veux des sous ?

Mais je vais peut-être m’éteindre avant.

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Les oulimots de Pidgy :

Je vais t’aimer…

Leste comme une eau vive, tu illumines notre alcôve d’amoureux de ton élégance gracieuse. Un bref scrupule m’envahit, moi, le rustre, le rustique comme tu dis en riant, en pensant aux désordres que je vais te faire subir. Désordres, plutôt des ordres muets que tu vas me faire parvenir de tes gémissements, de tes gestes, de tes caresses, de tes impudeurs…

Succulent va être ce repas des fruits de nos amours. Pour Moi. Pour Toi. Je vois déjà la rougeur de tes joues après nos corps à corps ! Tendre coloration qui dit quelles forces ont été déployées, quelles vigueurs ont été mises en oeuvre, quelles étreintes ont vu le jour !

Allongés, serrés l’un contre l’autre, les yeux fermés nous saurons, dans les fragrances mêlées de Vétyver et de Guerlain, combien ces étreintes nous ont emmenés loin d’ici, dans ces pays inconnus que seules visitent les amours intemporelles.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Bruneline :

Je l’aimais pour son port élancé, sa grande structure qui se déployait avec élégance au dessus de moi quand je pique niquais de succulents mets à ses pieds au bord de l’eau vive. Mais un jour foudroyé, il s’effondra. Ne pouvant me résoudre à le perdre à tout jamais, je passais outre mes scrupules et mis tout mon art et ma patience à le découper en longues planches, à lui appliquer la coloration adéquate et à l’assembler en un meuble plus vivant que rustique. Depuis, il illumine mon alcôve de sa présence chaleureuse et de son odeur étonnante de vetivier, je le caresse chaque jour au passage et je prend chaque petit déjeuner…à ses pieds.

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Les oulimots de Docile :

Elle m’avait donné rendez-vous dans ce petit chalet de montagne aux portes et aux fenêtres d’une jolie coloration rouge basque. L’intérieur était rustique et joliment décoré.

Je l’attendais là, comme elle me l’avait demandé, à l’extérieur, assis sur une pierre, perdu dans mes pensées, regardant l’eau vive d’un torrent descendre dans la vallée.

Elle arrivera. Nous parlerons de choses et d’autres, je lui offrirai un parfum aux essences de vétiver. Nous allons nous confier l’un à l’autre nous enivrant de paroles en savourant ce succulent vin de Savoie. Et, tout doucement, je m’abandonnerai. Je m’abandonnerai à elle et, sans honte et sans scrupules, je lui serai soumis. L’espace d’un soir, je serai à elle. Je serai sa poupée. Et peut- être aurais-je le bonheur de partager son lit. Ou alors me fera-t-elle dormir dans cette petite alcôve près de sa couche. Mais peu importe. Elle sera là, tout près de moi. Et je serai un homme soumis et heureux. Elle illumine ma vie.

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Les oulimots de Zebalts : 

Si ce soir là il se confond tout à fait parmi les citadins venus peupler le cabaret, Betixa devine que derrière son élégance des grands jours se cache un être bien plus véritable. À peine s’est-il approché qu’elle sent son authenticité. Une nature ardente, timidement grimée. Comme un soupçon de vétyver de Java mêlé à d’autres fragrances qui chercheraient à masquer un puissant et rustique parfum de terre. La danseuse lit dans l’expression de ses gestes la force de paysages entiers. Cet accoutrement de boulevardier n’a de raison que de déguiser le fabuleux en banal. 

L’homme l’intrigue. Betixa l’invite donc à boire en sa compagnie et, fine buveuse,  décide du vin. Les premières impressions qu’elle se fait de l’inconnu la poussent à choisir un Gigondas. Une robe sombre, brillante de ses rubis de nuit, un nez promettant des cerises mûres et délicatement poivrées. Alors qu’ils portent leurs verres aux lèvres, elle s’imagine déguster celui qu’elle écoute. Un succulent bouquet d’arômes flatte ses papilles, des fruits profonds empruntant à la terre des notes presque fumées.  Il lui raconte les raisons de son voyage mais elle sait qu’il ment. La coloration grave de sa voix raconte une tout autre histoire. Peu importe. Elle décèle en lui une vérité qui vibre, qui résonne et la fait presque trembler. 

Bientôt ils ne se parlent plus qu’avec les yeux. La prenant par la main, son regard s’illumine. Betixa le suit dans une alcôve au fond du cabaret et, sans plus attendre, lui offre sa bouche. Le désir court en elle comme de l’eau vive. Tout est si inné. La danseuse ne se laisse que très rarement mener mais  l’attraction de ses doigts sur sa peau finit par balayer ses derniers scrupules. Elle décide alors d’offrir à l’inconnu, qu’elle jurerai être vigneron dans le Vaucluse, le goût obsédant de son fruit défendu.

Le blog de Zebalts

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Les oulimots de Faffwah :

Aqua Viva. Eau vive en italien. C’était le parfum qu’il avait choisi pour la rencontrer, comptant sur le vétyver pour l’aider à la séduire. Sans se faire trop d’illusions. Il se savait de ceux dont on devient ami plus qu’amant.

Cela avait fonctionné au delà de ses espérance.

Un sourire l’avait illuminée quand, déposant un chaste baiser sur sa joue, elle avait senti l’attention. Elle l’avait alors félicité pour son élégance olfactive et lui avait carrément avoué que ça la changeait bigrement des eaux un peu rustiques utilisées habituellement par ses rencards. Et elle avait fait glisser ses lèvres dans son cou. Presque imperceptiblement.

Il en avait été touché. A l’âme et puis au corps quand il avait senti ses orteils se presser contre son entrejambe. Et la coloration qu’avait alors pris son visage ne l’avait pas quitté tout au long d’un repas qui, tout succulent qu’il ait pu être, était passé au second plan tant elle l’avait captivé.

Il savait qu’il y avait des alcôves au sous-sol. Et le pied, qui n’avait pas quitté la bosse qui déformait son pantalon, était un bel encouragement pour la suite. Mais ils savaient tous deux qu’il ne pouvait pas lui offrir plus qu’un second rôle pour le moment. Ce qui lui faisait nourrir quelques scrupules. Il n’osait pas aller plus loin.

C’était finalement elle qui, gardant l’initiative, lui avait proposé de descendre boire un verre. Ses dernières défenses étaient alors tombées.

Ce qui s’était ensuite passé n’était que le début de sa nouvelle vie. Elle lui avait montré une nouvelle voie. Il s’y était reconnu. Et il avait décidé de s’y perdre pour mieux se retrouver.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots dAlexandre :

Être créateur de parfums à Grasse, ce n’est pas un métier mais un plaisir sans cesse renouvelé.
Je suis un « nez », comme on le dit dans la profession. « Eau vive », c’est moi qui l’ai créée, avec cet arôme de vetyver qui rend cette eau de toilette unique. Secret d’Alcôve, c’est encore moi, j’ai mêlé la senteur d’un cacao rustique avec celle de la vanille et des extraits d’’aloé vera, cette plante succulente.
Dans le secret de mon laboratoire, j’associe les fragrances et je vends mes créations au plus offrant. Oui je suis un mercenaire sans scrupule mais en retour j’illumine le chiffre d’affaires  des grandes maisons qui joueront autant sur le mystère de la composition que sur l’élégance du flacon. Ajoutez à cela une campagne de publicité où apparait une superbe femme à la coloration blond platine et le tour est joué. Mon parfum devient un cadeau de Noël incontournable, tintent les tiroirs-caisses des marchands et moi je me régale des royalties.
Quand je vous disais que mon métier n’était que plaisir !

S44 31/10 : une contrainte à l’heure

Mots contraints : Heure, bleue, souci, oubli, cratère, cesse, côtoie, exister, éternité.

Les oulimots de Zebalt :

Cet oiseau de malheur, que la queue bleue accable, n’a pour unique souci que ses sous si précieux.

Sa cour est uniquement peuplée de leurres. Des êtres sans chaleur n’admirant que le piètre reflet de leur pâleur. Alors quand il s’agit de louanger la pie, la plus noble de ses prétendantes est toujours à l’heure.

Mais cette impie qu’il côtoie, un jour, lui ôtera la vie.

C’est bien là ce qui m’excite : que cet égoïste volatile cesse enfin d’exister. Qu’il passe l’éternité dans des vapeurs d’éther. Qu’il tombe dans l’oubli, dans l’enfer des songes obliques.

Qu’il pourrisse sans fin au fond d’un grand cratère avec pour unique distraction que de se remémorer la saveur qu’a la terre.

Le blog de Zebalts

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Les oulimots de Julie Plume :
À l’heure de l’oubli,
Quand l’Aube soucis
Côtoie le gris
Sonne le glas
De nos corps las,
Cessent les fracas
Cratères délétères
D’éternité amère
D’une extase adultère.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Ma sorcière bien aimée,

Ces quelques mots pour t’exprimer les sentiments jaillissant du cœur de mon cœur telle la lave du cratère du volcan. Tantôt ils s’écoulent au dehors dans un flot continu, tantôt ils explosent dans un feu d’artifice scintillant de mille feux. Feu ardent allumé d’un coup de baguette magique, qui depuis que je te connais n’a cessé de brûler.

Douceur des moments, où assis l’un prêt de l’autre, nous dégustons les philtres d’amour et de tendresse que tu as préparés.

Complicité à l’heure bleue, tandis que tu m’emportes à travers mers et cieux pour me faire parcourir un monde sans cesse recréé par tes soins. Les étoiles s’allument en un instant dans mes yeux.

Oubli des soucis et douleurs quand tu déposes en moi le baume vert espoir de tes mots doux. Ils diffusent force et courage qui permettront de surmonter bien des tempêtes.

Lorsque la saison blanche vient nous saisir de la morsure de son froid glacial, c’est toi qui dans une danse folle, digne des plus grandes nuits de Walpurgis, nous entraîne vers les sommets du Blocksberg. Tourbillon des sens, ensorcellement de nos corps se contorsionnant au rythme de nos reins. Le temps cesse d’exister et semble se figer dans un avant-goût d’éternité. Tu me fais boire au plus merveilleux des calices. Sacrilège sulfureux, des plus délicieux, au parfum exaltant du péché commis sans un soupçon de mauvaise conscience. Magie qui naît sous tes doigts, de ta langue et de tes lèvres, faisant resurgir un printemps se dressant fièrement sous nos yeux qui éclatent de rire dans un silence tonitruant.

Rose rose qui s’épanouit dans une féerie gémissante de plaisir, venant rejoindre celle rouge que je te tends afin que tu en cristallises les pétales. Un à un tu viens les glisser entre tes lèvres. Douceur suave et sucrée de l’amour partagé et sublimé.

Enchante-moi sans fin ma sorcière de l’amour !

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de John Doe :

Tu commences par y aller une fois.

Pour voir.

Happy hour,

Heure bleue.

À siroter un verre, puis deux.

Cet instant t’offre un oubli éphémère,

Une éternité temporaire,

Paradoxale.

Mais salvatrice, crois-tu.

Plus de souci, plus d’angoisse.

C’est tout ce que tu demandais : que cela cesse.

Le lendemain, le réveil lourd,

Le cratère s’ouvre à nouveau,

Et l’abîme côtoie la peur et le dégoût.

Un peu plus.

Et un jour, décider :

Trouver le moyen de vaincre cette addiction.

Pour exister.

Pleinement.

Le blog de John Doe

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Les oulimots de Lucie :

Depuis ce qui semble une éternité, mes pensées cheminent, précautionneusement, comme au bord d’un cratère.

Sans cesse, je tergiverse : céder à l’oubli ? Il est séduisant, certes, mais côtoie d’un peu trop près le déni.

Soudain, dans cette humeur bleue, une petite explosion d’orange : c’est une fleur de calendula, aussi connue, douce ironie, sous le nom de souci.

Mais pour l’heure, c’est un espoir qui ne demande qu’à exister.

Le blog de Lucie

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Les oulimots de Faffwah :

Des hommes courtois mais virils et qui n’ont de cesse de venir et revenir en elle depuis des heures. Tout en respectant son désir de n’être prise que par derrière. Au point qu’elle sent son cul être devenu un cratère bouillonnant de leur lave.

Elle n’est pas dans l’oubli d’elle-même pourtant. C’est au contraire grâce à ces multiples amants qui s’abandonnent en elle qu’elle se sent exister plus intensément. Et, en se donnant à eux plutôt qu’ils ne la possèdent, elle côtoie le divin.

Cela fait une éternité qu’elle n’a pas été si heureuse. A-t-elle d’ailleurs jamais été la reine de la soirée comme c’est le cas en ce moment ? Cela n’a pas tellement d’importance après tout. Elle profite du présent qu’ils lui offrent. Ça lui suffit pour le moment.

Et elle n’aura même pas le souci de cacher les marques bleues de leurs assauts quand elle rentrera chez elle. Son homme est au courant de ce qu’elle faisait et les soignera de toute sa tendresse.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Bruneline :

Quand ? Quand reviendra l’heure ?

L’heure où pour 24h on vit 100 ans ? Où les oublis fades tombent dans les soucis fleuris, où le cratère au milieu des côtes se comble, où le bleu de l’âme cesse d’exister, vire à l’arc en ciel, où ma réalité côtoie, fragile équilibriste, ton éternité.

Ô quand reviendras-tu ? »

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que l’heure du rendez-vous, avec cette femme que je côtoie sur le réseau social depuis cet été approche, je ne me fais plus de soucis à propos de notre rencontre. Elle est là devant moi. Juste un cratère, dû aux travaux dans la rue, à contourner. Je m’approche et l’embrasse pour la première fois. Nos lèvres ne cessent de rester collées l’une à l’autre. Puis je me plonge dans ses yeux d’un bleu profond, à la fois excité et anxieux de ce moment. Mais ce baiser a existé et restera dans ma mémoire pour l’éternité.

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots d’Alexandre

A l’heure bleue de ce soir d’été, cesse de penser à elle.
Son ombre côtoie désormais les invités d’ Hadès.
Accepte qu’elle tombe dans l’oubli.
Viens plutôt goûter ce vin que les dieux ont béni dans ce cratère sacré
Et verse une libation à Zeus qui te permet encore d’exister.
Bois, bois encore, à toi l’éternité d’une ivresse joyeuse
Dionysos t’aidera à chasser tes pensées et écartera tes soucis.

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Les oulimots de Popins :

ประเทศไทย 2562

Que serait ma vie sans les voyages ?

Un enchaînement d’obligations et de routine ? Une vie rythmée heure par heure par des « choses » à faire : travail, ménage, courses, devoirs, repas, dodo.

Des journées sans cesse renouvelées ? Un jour sans fin.

Un cratère ennuyeux, un magma de marasme, une éruption d’ennui.

N’allez pas croire que ma vie quotidienne soit triste ou sans intérêt. J’ai juste besoin de la pimenter avec des bouffées d’air, des apprentissages nouveaux, des découvertes et des rencontres. De la rendre plus lumineuse.

Le voyage c’est l’école de la vie et de la joie. L’université de l’humilité, l’agrégation de la sagesse.

Oh, certains me diront que tout le monde ne peut s’offrir ces bouffées de vie.

Je leur répondrai qu’il s’agit surtout de choix et de priorités. Libre à chacun de dépenser son argent en technologie, fringues et autres objets superflus.

Moi je m’offre l’essentiel, des parenthèse et des découvertes. Des rencontres et de l’ouverture.

Me balader dans des rues polluées et emplies de Tuk-Tuk et savourer d’autant plus au retour l’endroit que j’ai choisi pour vivre.

Je me confronte à d’autre façons de vivre, à d’autres cultures.

Je côtoie parfois la misère, je rencontre souvent des sourires.

J’oublie temporairement mes soucis en me baignant dans des eaux chaudes et bleues, translucides. Pour la première fois, j’ai emmené mes enfants dans mon périple et ils grandissent avec moi.

Sans ces moments de vie, gravés en moi pour l’éternité, je n’aurais pas la sensation d’exister mais juste celle de vivre, voire parfois de survivre dans un monde de fous.

Je n’ai donc qu’un souhait à formuler : prenez votre sac à dos et parcourez le monde. Rencontrez, voyez, vivez, vibrez, aimez.

Le blog de Popins

S43 24/10 : une contrainte qui garde le cap

Mots contraints : Cap, été, paris, bières, Lorient, voiture, sauna, merveilleux, briquet.

Les oulimots autocontraints de Ludoludic :

Alors qu’elle descendait du train en provenance de Paris, je fut tout de suite ébloui par son charme. Elle avait une jupe écossaise, des bas résilles et des baskets. Un mélange qui lui correspondait tellement. Nous sortîmes de la gare de Lorient. Il faisait un peu froid pour le milieu de l’été. Alors Nous allâmes à la voiture. Elle sortit son briquet pour allumer une clope le temps du trajet puis nous mîmes le cap vers mon appartement …

A peine arrivé chez moi je ne pus pas m’empêcher d’admirer son merveilleux sourire, et je ne résistai pas à l’embrasser de nouveau. Nous nous installâmes sur le canapé pour boire une bière. Mais on ne put pas résister très longtemps à l’envie de se découvrir. Nos mains se baladaient sur nos corps et nos vêtements volèrent en un rien de temps. Je la soulevai, elle passa ses jambe autour de ma taille et nous nous jetâmes sur le lit. La chaleur de nos corps montait, il faisait plus chaud que dans un sauna. Ma bouche se promenait sur son corps, pour arriver sur son sexe et ce fut au tour de la langue de jouer….

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots de Mel :

Fin des paris, des projets esquissés mais vite abandonnés, il l’attend à une terrasse de Lorient, entouré de touristes en nage éclusant leurs bières. La sienne dégouline sur la table en métal chauffé par le soleil de l’été caniculaire. Du doigt, il prélève un peu de mousse et la fait rouler délicatement sur le bout de la langue. Il tente d’imaginer une dernière fois le goût qu’elle peut avoir. Suave, sapide, assurément. Dans moins d’une heure il connaîtra sa saveur.

« Cap ou pas cap », ces mots le hantent quelques secondes, il n’aime pas les ultimatums mais elle sait le désarmer, désamorcer ses insécurités. Il fait rouler le briquet dans sa main imaginant son clitoris, ses tétons qui durciront sous ses caresses. Sa queue se tend. Les mots, les photographies échangés, le son de sa voix, de son souffle s’invitent dans son esprit. Il tente de se donner contenance mais la vision de son cul, de son regard qui l’incite à entrer en elle sans ménagement, persiste.

Dans sa voiture devenue sauna sous les coups du soleil, attendent les joujoux merveilleux qu’elle a exigés pour qu’il la contraigne. Liée, bâillonnée, à sa disposition, elle veut être sienne, chienne. La nouveauté l’excite mais creuse dans son ventre une légère appréhension. Saura-t-il la satisfaire?

Elle apparaît, sourit, et chasse ses angoisses.

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Les Oulimots de Zebalts : 

Maintenir le cap tout l’été était l’un de ses paris. Vivre la fête, embrasser les excès, tutoyer la déraison et rien ne s’interdire. Au risque d’en perdre la tête. 

C’est à Lorient qu’il fallait à présent retourner. Cette ville qui lui avait tant joué de tour. Ce vaste port où s’étaient si souvent échoués ses états d’âme.

Après deux nuits enfumées au fond des rades, entre quelques danses improvisées et de nombreuses réjouissances arrosées de bières, son corps et son  esprit étaient à la merci du plus moindre des hasards. Ce fut l’une de ses dernières rencontres qui finit par l’accompagner sur le chemin du retour. La route était longue tant chacun tanguait d’un bout à l’autre des nombreuses rues. 

À l’arrière de sa voiture, que la chaleur d’un début de mois d’août faisait passer pour un sauna, leurs propre vapeurs d’alcool sembla enfin les assommer. Le temps n’existait plus. Tout flottait. La lumière, les sons de tambours au loin. 

Tout était confus dans un mélange aussi déroutant que merveilleux. Était-ce en rêve que l’autre se collait tout contre son corps ? L’ambiguïté grandissait à mesure que son bassin s’approchait du sien. À sa grande surprise, cela lui plaisait. Peut-être était-ce la fatigue, ou bien des envies trop longtemps ravalées ou tout simplement l’esprit de Lorient. Ses fesses répondirent alors à ses timides à coups par quelques ondulations, l’invitant à se rapprocher. Bientôt des doigt intrus fouillaient ses poches au plus près de son corps, comme pour chercher des clés ou un briquet. Les gestes tremblants trahissaient un désir longtemps réprimé, comme une impatience maladroite. Ses mains inconnues l’explorait nerveusement, prenant possession de toute son enveloppe charnelle, voulant la consommer, la dévorer… 

Le soleil était maintenant haut dans le ciel mais les brumes de la veille étaient loin d’être dissipées. Était-ce un rêve où la réalité ? Nul ne le saurait jamais.

Le blog de Zebalts

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Les oulimots de Pidgy :

Les Lorientaises

C’est l’été !

En voiture Simone !

Cap vers Lorient et la civilisation ! Les bonnes bières bretonnes nous attendent ! Combien allons-nous en boire ? Les paris sont ouverts !

Il fait un temps merveilleux mais il n’y a pas de clim’ dans cette voiture. On se croirait dans un sauna ! Ouvre donc ta vitre mignon que l’on profite du bon air iodé breton !

Huummm ! Ça sent de plus en plus la moule ! Nous arrivons bientôt ! A nous les Lorientaises ! Elles n’auront pas besoin de briquet pour nous allumer !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Bruneline :

« Pas Paris » m’as-tu dit…

Alors, cet été, la rencontre improbable a lieu au bord de la mer. J’aurais aimé Lorient où l’océan est encore merveilleux et sauvage mais, pour des raisons pratiques, ce sera la Méditerranée apaisée. Tu viens me chercher en voiture, j’aime ces longues minutes partagées en silence, sans gène qui aident à passer le cap des retrouvailles, toi qui conduit concentré, moi qui caresse ta cuisse. Il fait une chaleur à mourir dans cet habitacle, un vrai sauna. Je te demande donc de t’arrêter un instant, juste le temps de me débarrasser de ces habits étouffants. Tu me regardes faire, une lueur trouble dans le regard. Je parle sans m’arrêter des bières que nous irons boire pour nous rafraîchir au bout du chemin sans doute…

Quand un briquet s’échappe de ma poche et tombe au sol.

Soudain tout s’enflamme.

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Les oulimots de De La Vega :

Que j’aime ces histoires de Cap et d’été. Ces histoires que l’on raconte sur le coin d’un bar en sirotant des bières automnales, nostalgique d’un été pourtant bien trop long et bien trop chaud.

Ces histoires qui font traîner les oreilles gourmandes et indiscrètes pour en déguster le merveilleux. Dans la bouche du timide, elles seront chuchotées… Dans celle du tribun passionné, elles auront vite impliqué l’ensemble du bar. Le couple timide, un groupe de motards barbus, la réunion d’anciens du lycée, la bande de d’amis d’enfance, tous s’avanceront autour de l’orateur pour n’en rater aucune miette. De clameurs en paris, tout le monde sera happé par le délicieux flot d’images servi sur un lit de mots bien choisis. A la faveur d’une pause cigarette, s’échangeant le seul briquet disponible, femmes, hommes et ados ne tariront pas de pronostics. « Qu’adviendra-t-il de ce couple coincé dans un sauna de Lorient ? » Une voiture démarrant en trombe, verra notre Cicéron s’évaporer, abandonnant son public à une histoire sans fin – leur laissant pour seul privilège, celui de pouvoir l’imaginer.

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Les oulimots de Faffwah :

— Moi, pas cap de m’enfiler ce mètre de bières ? En cinq minutes ? Les paris sont ouverts ! Et vous allez cracher au bassinet, je vous le dis !

Il y a une dizaine de pintes sur le comptoir. Ça pourrait paraître énorme mais je n’ai aucun doute quant au fait que je vais réussir. Je me sais solide buveur et, dans le sauna qu’est devenue l’arrière-salle du bar pendant cette période de canicule, la perspective de me désaltérer à l’œil tout en épatant la galerie m’apparaît comme quelque chose de merveilleux. Sans compter que je ne suis plus à ça près. Je fanfaronne depuis la fin de l’après-midi entre déclarations à l’emporte pièce et ballons de rosé et Je suis déjà un peu fait. Mais je n’ai pas l’intention de quitter ma place au centre de toutes les attentions.

En moins de temps qu’il ne m’en était imparti, les verres sont vides. Je lève les bras au ciel et, un sourire victorieux aux lèvres, je rafle les mises avant de filer sur le parking. Il me faut aller assouvir à la ville ce trop plein d’excitation que m’ont procurée une journée de matage à la plage et, réciproquement, d’avoir été le point de convergence de tous les regards durant l’apéro. Dans ce club dont on m’a tant parlé. Et je vais le faire en compagnie de Valérie, ma conquête du soir, qui m’éclaire avec son briquet tandis que j’essaie d’ouvrir ma portière en titubant.

Je démarre. Valérie pose sa main sur ma cuisse. Je commence à bander. Elle le sent et se met à caresser ma queue à travers le tissu de mon pantalon. Nous allons passer un bon moment, je le sais. J’accélère, pressé d’arriver à destination. Puis jusqu’au bout avec elle. Je pense déjà à tout ce que nous allons faire, toutes ces caresses, ces ébats que, l’espace d’un regard, nous nous sommes promis quand je l’ai abordée. Elle me plaît tellement. Et, après mon exploit de ce soir, il ne fait aucun doute qu’elle a vu le bonhomme que je suis.

L’air du soir me fouette le visage à travers la vitre ouverte. Je me sens invincible. Tout à ma rêverie, je ferme les yeux un instant.

Tout a été très vite après. Trop. Et ce sont les cris de Valérie qui me ramènent à la réalité alors que je viens de m’endormir et de mettre la voiture dans le fossé.

Nous ne sommes jamais arrivés à Lorient.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de P_apanoel

Il était so briquet, 

tout feu, tout flammes.

Un jour d’été dans le sauna.

 

Passage lent du cap,

Les bières du festival

Se videront à Lorient.

 

Merveilleux, ces paris

Nous font perdre la voiture.

Rentrons à pied.

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Les oulimots d’Alexandre :

Tu as voulu voir Lorient et bien c’est réussi ! Toi qui rêvais de boire des bières avec des matelots, on se retrouve en panne sèche sur l’autoroute, la voiture sur la bande d’urgence.  Ah ça pour parler, tu es fort ! Tu me disais : Ne t’inquiète pas, même quand la jauge d’essence indique zéro il reste au moins 50 km d’autonomie. Quelle bêtise, zéro, mets-toi ça dans ta petite tête,  cela veut dire que qu’il ne reste même pas de quoi remplir mon briquet.
Alors tes discours « Cap sur la Bretagne, l’été c’est merveilleux et cent fois mieux que Paris qui est un véritable sauna en cette saison », tu peux te les garder car qui pour l’instant cuit sous le soleil  ? C’est moi !  Dépêche-toi donc  de partir chercher de l’essence ou un dépanneur, je m’en moque. Par contre, je te préviens, c’est la dernière fois que je voyage avec toi !

S42 17/10 : Une contrainte à la bergamote

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Mots contraints : Penon, éclore, nacré, bergamote, frénétique, vilebrequin, peur, occlusion, volutes.

Les oulimots autocontraints de De La Vega :

J’ai vu éclore la vie et fleurir la pensée, sous toutes ses formes,

J’ai couru sur des volutes de fumées, sans jamais trébucher.

J’ai dansé avec des chimères nacrées, sans jamais perdre haleine.

Puis, dans des coquillages au parfum de bergamote,

J’aurais pu  mourir de plaisir.

J’ai caressé des nébuleuses, joué avec des comètes et dessiné des étoiles,

J’ai observé des trous noirs frôler l’occlusion, avides de recommencement.

J’ai senti un vent frénétique lever un frisson de doute.

Puis, les penons de l’espoir tournant, et montrant le chemin,

J’ai entendu la peur renoncer face à l’amour ; vilebrequin de la vie !

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Les oulimots de Lucie : 

Les draps de satin dessinent des volutes nacrées autour du corps de son amante. 

Il la regarde, et sent éclore un désir qui, il le sait, deviendra frénétique au fil de leurs jeux, comme démultiplié par un vilebrequin sensuel, arbre moteur de leur plaisir. 

Il l’effleure d’une caresse légère, elle frémit tel un penon le long de la voile quand le vent se lève. 

Il noue doucement un bandeau pour parfaire l’occlusion de ses yeux, humant au passage le parfum de bergamote de ses cheveux. 

Elle respire calmement, sans peur ; offerte et confiante, elle attend.

Le blog de Lucie

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Les oulimots de Zebalts :

La belle avait pourtant senti éclore en elle l’amour pour cette bête. Quelque chose de vrai, de profond, un sentiment presque immortel. Elle croyait voir en ses yeux nacrés le reflet de la bonté, la couleur du respect. Elle était convaincue d’être à la hauteur de son clair-obscur. 

Car la bête avait sa part sombre. Même si elle faisait part de délicatesse aux premières lueurs, lui préparant des tisanes de bergamote, lui apportant au lit des croissants au beurre… Elle pouvait être féroce une fois la nuit tombée. 

Et cette dualité excitait la belle. Elle se complaisait dans sa douceur le jour et s’abandonnait à ses étreintes frénétiques la nuit. Elle s’accrochait alors à son ivresse, montant les chevaux de ses désirs et s’offrant tout à lui.

Mais arriva le jour où le charme de la bête s’envola. Il ne lui restait plus que sa violence lourde. La belle le laissait encore venir à elle mais rien que de l’embrasser, la beauté se figurait être la proie. Insignifiante, naïve et dévolue à sa bêtise. La bête, devenue créature, la déshabillait mais elle ne frissonnait plus.  Elle sursautait presque de se sentir effleurée. Se laissant malgré tout pénétrer, la belle se rendit compte que son membre n’était plus qu’un vilebrequin la perforant. Cette bête n’était plus qu’un vil requin la dévorant. Une dernière fois la bête vint en elle. Mais les volutes du plaisirs s’étaient à jamais évaporées. Le miroir était brisé. 

Aux yeux de la belle, il était devenu plus bête que sauvage. Il n’était pas bon, juste un peu con. Très con. 

Trop con. 

Ce naze était plus désagréable qu’une douleur anale, plus dérangement qu’un redressement fiscal, plus insupportable qu’une occlusion intestinale… 

La peur s’engouffrait bientôt au plus profond de la créature. Si cette dernière avait maintes fois eu l’impression d’être la girouette sentimentale de la belle, elle se sentait à présent comme un simple penon au cœur de l’ouragan. 

La reine, la belle, la belle reine, n’en voulait plus. La bête n’était donc plus.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

Cette nuit j’aurais aimé faire éclore mes rêves.

Mais non; j’ai eu peur.

Figurez vous que je me suis retrouvée spectatrice d’un voyage auquel je n’étais pas invitée … je vous raconte.

Elle était sur le quai, elle avait balancé un vélo à la mer. Elle regardait ses doigts nacrés avec lesquels elle avait évincé cette jeune appelée. Elle avait revêtu son uniforme, il sentait la bergamote. 

Les volutes de fumée commençaient à sortir de la cheminée. C’était le moment où jamais, elle ne pouvait plus reculer.

Elle devrait reconnaître le penon et les phénomènes d’occlusion atmosphérique, monter sur les mâts, surveiller les vilebrequins.

Mais surtout atteindre ce rythme de vie frénétique sans se dévoiler.

Elle monta à bord; le lieutenant vérifia son identité ; elle ne faillit pas.

Le plus dur démarrait maintenant

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Les oulimots de Faffwah :

— N’aie pas peur, tu verras, ça ne te fera que du bien 

Mais le sourire énigmatique qu’elle m’avait adressé à travers les volutes de son thé à la bergamote semblait dire tout le contraire. 

Pourtant je n’avais pas pu résister à ma curiosité. Et je me retrouvais à présent sur son lit, à plat ventre, mes fesses, offertes, surélevée par un coussin placé sous mon ventre. 

Elle m’avait demandé, en préambule de cette entrevue, l’occlusion de mon anus par un plug. J’en avais trouvé un, orné d’une pierre aux reflets nacrés, que je lui présentais maintenant en cambrant la croupe.

Elle m’avait remercié de cette délicate attention tout en s’amusant à le faire sortir puis de nouveau entrer en mois, me dilatant progressivement. . Et puis était venu le temps de passer aux choses sérieuses. Elle m’avait lié les poignets à la tête de lit à l’aide de prenons, ce qui m’interdisait désormais toute fuite. Et j’avais vu arriver dans ses mains une vis sans fin aux dimensions plus que généreuses. C’était donc avec ça qu’elle comptait faire éclore mon œillet. J’étais à la fois effrayé et impatient. Intrigué aussi par la façon dont allait manipuler cet étrange phallus de plastique.

Je n’avais pas osé le lui demander. Et puis elle m’avait bandé les yeux avant d’opérer. De sorte que je ne le sais toujours pas. Mais je me souviendrai longtemps de cette sensation d’être inexorablement vissé puis dévissé. Rien de frénétique cependant. Juste cette lancinante régularité que seul un vilebrequin peut apporter. 

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Loetilibellule :

Les yeux perdus dans la contemplation de penons flottant au vent de ce magnifique gréement, je me mis à rêver de ce voyage extraordinaire.

Je me rêvais au bord d’une caravelle sur la route des Indes… Corsaire avec bandeau dans ma chevelure d’or, je courais sur le pont et hissais la grand’voile… 

Voyager au gré de mes envies. 

Vivre comme si demain était le dernier jour, sans peur même avec à l’horizon le pavillon des pirates.

Cependant Rêver reste un luxe qui ne nous est plus permis quand on devient adulte…. Je reviens doucement de mon excursion imaginaire où flottait ce doux parfum de bergamote et de cannelle.

Et fais face à mes obligations….

Je dois me dépêcher…. Courir après le temps, pour voler 5 minutes de câlins à mes amours.

La vie aujourd’hui n’est clairement pas celle dont je rêvais à 15 ans…. Le seul lien avec mon rêve et la réalité est le doux parfums des épices 

Cuisinier dans un restaurant, ma vie est rythmée par la danse frénétique des serveurs… j’aime voir sur les visages éclore les sensations d’une de mes créations. La cuisine c’est comme une peinture c’est un assemblage de couleurs de textures…une alchimie de textures

Occupée à nacrer les Saint Jacques, je réfléchissais tout en les dressant en volutes à l’accord parfait. J’imaginais un vin frais et sec, blanc de préférence pour les accompagner. Pas de surprise certes mais un plaisir assuré.

On m’accusera surement d’occlusion des choix de mes clients mais qui est le mieux placé que le créateur du plat ?

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Les oulimots de Pidgy :

Radio libre

Guitou, l’animateur : Bienvenue les zamis, votre émission de rencontre à l’ancienne va commencer. Nous allons faire éclore de belles histoires de cu… D’amour en direque ! Simone, du monde au standard ? 

Simone : Pas vraiment Guitou. Juste un pour le moment !

Guitou : Passe le moi. Alors qui es-tu toi au bout du fil et de la radio ? Parle n’aie pas peur ! Balance ta demande et ton pseudo ! Je te rappelle que pour des soucis juridiques et par précaution seuls les pseudos sont tolérés ici ! Vas-y balance la sauce !

Auditeur : Voilà, c’est Vilebrequin frénétique. Vilebrequin parce que je cherche une meuf et frénétique parce que toussa…

Guitou : Bienvenue VB, tu permets que je t’appelle VB ? C’est plus radiophonique et ça fait un peu comme vibrobasseur ! Humour ! Alors tu cherches quoi ?

VB : Ben pas grand chose. Juste une meuf ! Ça fait quelques mois que je fais ceinture alors je suis près à tout. Plutôt à toute d’ailleurs. Oui, plutôt ça.

Guitou : Tu n’as rien de plus précis à demander ? 

VB : Ben non. Je veux juste bais…

Guitou : Ok VB, ne bouge pas ! Simone ça bouge au standard ?

Simone : Pas des masses mais je peux te passer une auditrice.

Guitou : Ok, envoie la meuf. Allo ma belle, qui es-tu ? Présente toi !

Auditrice : Salut Guitou. Je suis Bergamote nacrée, rapport que je bois du thé et que je me vernis les ongles. 

Guitou : Bien le pseudo BN. Dis moi petit biscuit. Humour ! Comment tu te décrirais-tu toi ? Comment tu es bonne ?

BN : Je ne suis pas femme de ménage, nanmého ? Pourquoi pas aide ménagère ? Je suis normale. Ma taille est adéquate, mes pieds touchent terre. J’ai les yeux de la même couleur. Avec des volutes dedans quand il y a des nuages dans un ciel bleu. Comment ils disent à la télé ? Une bombasse ! Oui, c’est ça une con… Bombasse !

Guitou : Ok BN mais question sexe tu en es où ? Parce que je ne te cache pas VB c’est un mordefaim. Combien d’hommes as-tu déjà usé ?

BN : Ca compte un curé ? Parce qu’avec lui, ça doit faire un. Mais il y a longtemps ! Il y a occlusion depuis !

Guitou : Tu veux dire prescription sans doute ?

BN : Oui, c’est ça ! Je savais que c’était un mot en “ion” mais je l’avais pas sur le bout de la langue. Contrairement au curé !

Guitou : Oui, évitons les détails torrides. Bombasse avec juste un curé quand tu étais très jeune, je ne suis pas sûr que ton expérience soit bien grande. Si ça se trouve tu es vierge. On verra ce que VB en pensera.

BN : Je ne suis pas vierge mais balance ! C’est important le signe ?

Guitou : Pas pour ce que VB envisage. VB as tu une question à poser à BN ?

VB : Oui Guitou ! BN est-ce tu fais-tu de la voile et est-ce que si je te dis comment est le penon tu saurais-tu me répondre et puis surtout est-ce que tu aimes l’amour en mer ?

BN : VB, je comprends tes allusions. Oui je suis à voile et à vapeur grand fou ! Je veux être ta chose, enfin pas comme dans les 4 Fantastiques, ta chose quoi. Je te fais juste remarquer qu’on ne dit pas “penon” mais “penoz” pour dire “comment”. La bretonne ne tombe pas dans le piège. Enfin pour l’amour en mer, je connais par coeur la croisière s’amuse, je suis prête à tout !

Guitou : Et bien VB, ça te va comme réponse ?

VB : Tout à fait Guitou ! Je crois que nous sommes fait pour nous entendre BN et moi. Mettez nous vite en rapport, en rapports, ça urge !

Guitou : Très bien VB et BN nous allons vous transmettre vos coordonnées ! Soyez heureux ensemble ! A bientôt les zamis ! Simone, envoie moi deux aspirines ! J’ai un mal de crâne tout d’un coup !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que devant moi je la vois éclore, elle pose sa main et,avec son tatouage en forme de volute, m’indique la direction tel un penon. Je dirige alors ma bouche vers son petit coquillage orné d’un petit piercing nacré. A peine ma bouche s’y pose et que la langue passe dessus que je n’ai plus aucune occlusion et ma langue peut enfin pénétrer son antre.

Ma langue effectue le même mouvement qu’un vilebrequin et, à chacun de mes à-coups, son corps vibre. Et plus j’accélère plus les mouvement de son corps deviennent frénétiques. Après ses spasmes et ses gémissements je sens couler un liquide au léger goût de bergamote. Je remonte alors pour lui donner un baiser et lui dis : « alors la peur de l’orage dehors c’est estompée? ». Sa réponse ne se fait pas attendre et elle me chuchote au creux de l’oreille : « pas complètement, mais peut-être qu’en me prenant virilement…».

Je ne me fais pas prier et me mets a l’œuvre.

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots de P_apanoel : 

Le regard tourné vers le haut, depuis son poste dans le cockpit, le skipper fixe obstinément les penons, dans son obsession de les coller au tissu immaculé.

La seule peur qui le traverse est celle de ne pas conserver le réglage idéal, d’éviter la torsion dans le blanc immaculé des voiles, ne pas laisser des volutes déformer le filet d’air qui doit s’écouler parfaitement.

Il ne veut que rester dans le fragment d’éternité du bateau incliné sur le vent, couché exactement ce qu’il faut sur l’eau pour optimiser l’effort de l’air sur la voile.

Il est cocasse, cet homme qui pour atteindre la stase désirée, joue régulièrement de la manivelle de winch, enchaîne un mouvement frénétique, aussi rapide que le vilebrequin d’un bolide en compétition, et un ajustement au millimètre de la tension de l’écoute, pour voir enfin éclore sous ses yeux la configuration parfaite de l’aile mise en forme par l’air qui la tend, soulignée par les deux brins colorés qui monopolisent sa vision.

Depuis la côte, dans les vapeurs de bergamote qui s’élèvent de la tasse , deux doigts aux ongles nacrés font paisiblement tourner la cuillère.

On peut  voir distinctement depuis ce jardin qui surplombe la mer l’occlusion qui va dissiper toute la flottille occupée à régater sur le plan d’eau.

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Les oulimots de Bruneline :

Assise sur cette marquise, toujours alitée, je regarde les inventions toujours renouvelées de mon chat pour me faire découvrir le monde depuis mon fauteuil.

C’est lui qui m’amène en Lorraine en apportant à coups de pattes une bergamote nacrée dans mon salon, qui pousse du museau, frénétique, un morceau de penon qui me fait rêver à l’océan, qui m’apporte très fier du garage un vilebrequin si lourd pour sa petite carcasse…si je ne tremblais de peur qu’il avale un de ses projets et meure d’une occlusion, je laisserai sans retenue mon sourire éclore à chaque nouveau voyage proposé par son imagination féline fertile.

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Les oulimots d’Alexandre :

— Si vous aviez entendu les claquements, je crois que j’ai eu la peur de ma vie. Mon cœur s’est mis à battre de manière frénétique je me suis arrêtée sur le côté et c’est seulement à la seconde cigarette que je me suis apaisée, regardant les volutes de fumée s’envoler dans le ciel.
— Ne cherchez pas ma petite dame, le vilebrequin est mort.
— Vous en êtes certain ?
— Sûr et certain, aussi vrai que les bonbons à la bergamote sont une spécialité de la ville de Nancy.
— D’accord, mais ce ne sont pas des bonbons qui me permettront de me déplacer, j’ai des boutons nacrés à livrer. Vous comprenez, j’ai créé ma petite entreprise avec des aides publiques, elle est, comme qui dirait, sous couveuse, et si je ne peux pas honorer les commandes, je crains de devoir mettre la clef sous la porte et je ne verrai pas mon entreprise éclore. Déjà, lorsque j’ai dû m’arrêter  après avoir fait une occlusion intestinale, j’ai mis plus de six mois à retrouver ma clientèle.
— Ne pleurez pas, je vous propose un véhicule de courtoisie le temps de vous trouver une pièce d’occasion. Ne soyez pas surprise par son aspect je l’ai rachetée à la société Benneteau, vous verrez, la carrosserie est décorée de dessins de penons multicolores.
— Oh merci, et en plus vous me donnez des idées de création de nouveaux boutons.
— Vous remercierez quand je vous aurai envoyé la facture.

 

S41 10/10 : Une contrainte pas si enfantine que ça

 

Contrainte : Miyazaki, lapin, pimpon, brique, couleur, doudou, 20h35, console, 169€

 

Les oulimots autocontraints de Camille Sorel :

— Je ne suis pas inquiet du tout.

Pimpon semblait sûr de lui. En revanche, moi… Il faut dire que c’est seulement mon second casse et que le premier m’a certes rapporté une brique, mais aussi un an à l’ombre.

— Eh bin Doudou, ne fais pas cette tête.

Il en a de bonnes, lui. J’ai mal au bide. Et Doudou, il flippe, comme moi. Reprenons. À 20h35 pétantes, on fonce, on pète tout et vingt minutes plus tard on est sur la route et à nous la belle vie. Si ça foire pas, je serai au Japon pour toujours demain soir.

—Hé, Miyazaki, t’as pensé aux masques ?

— Yamazaki, andouille. Putain, on se connaît depuis vingt piges. Ils sont posés là.

— Des lapins ? T’es con ou quoi ?

— C’était ça ou la gueule à Trump, et ça, je peux pas.

— On est des voleurs, conno. On fait pas une campagne. Par contre on est censés faire peur.

— Un lapin armé d’une kalash ça te fait pas flipper ?

— Ah ça. C’est plus surprenant qu’un Trump armé. Mais ça fait con.

— On va parler longtemps de goûts et de couleurs ?

— Bon maintenant ta gueule, j’ai un message de ma petite chérie à 169€ la passe, j’me casse et dans une heure elle me console de ta connerie.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Pidgy :
On ne badine pas avec la livreuse de pizza !

20h35.

Nu.

Enfoui dans un plaid, pelotonné sur mon canapé, j’ai le regard rivé à ma console. La séance va commencer.

Je vais me faire peur !

Heureusement, j’ai pour me protéger, serré contre moi, mon lapin couleur brique. Il s’appelle Pimpon. Je le sais. Il m’a dit lui-même son nom. Avec ce doudou protecteur, je ne crains rien !

Enfin presque rien…

D’ici quelques minutes ma pizza Miyazaki va m’être livrée. Pizza spéciale à base de riz, nid d’hirondelle et de sushis. Particulière et chère ! 169€ !

Pas pour les ingrédients, oh non, mais parce qu’elle fait l’objet d’un rituel spécial de la livreuse !

Après une séance plus ou moins douloureuse à base de chaînes et de cordes, elle m’emmaillote suspendu dans le salon et me donne la becquée avec dextérité en employant des baguettes en guise de couverts. Elle me mène à la baguette si je puis dire.

Bien sûr elle assaisonne chaque morceau d’une liqueur intime de son cru, étant entièrement nue elle aussi !

Gare à moi si je venais à manger salement et à faire une tache sur le tapis. Sa badine, maniée avec vigueur, viendrait signifier avec vigueur que cela ne se fait pas !

J’en frémis d’avance !

20h37 ! On sonne ! C’est Elle !

File vite te cacher Pimpon ! Je ne veux pas que tu vois ça !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de John Doe :

20h35, je suis devant la télé. 

C’est le trou cathodique, cette tranche horaire décérébrée où, quelle que soit la chaîne, tu as droit à un tunnel de pubs.

Je coupe le son mais je regarde néanmoins la mire. Comme hypnotisé. 

Et les publicités se mélangent : un lapin sur piles qui console une voiture qui parle. Laquelle se transforme en doudou géant.

L’image perd sa couleur et passe au noir et blanc. Un homme nu plonge dans un bol de chocolat chaud. Puis le technicien, en combinaison rouge, remplace le pare-brise pour seulement 169€ (100 au-dessus du tête-à-queue) et le brique en chantant : « Tireli pimpon sur le chihuahua, faut que ça brille ! »

« Mon amour, tu ronfles… » me murmure Hell à l’oreille.

Je me suis encore endormi comme une merde.

« Y a un Miyazaki sur Arte, ça te dit ? »

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Les oulimots de Bruneline :

Je voulais que tu me vois comme une héroïne de Miyasaki, pure et n’ayant peur de rien, aventurière, forte et tu persistais à m’appeler « mon lapin » , à vouloir me coucher tous les soirs à 20h35, un bisou, un doudou et au lit…j’en avais assez!

J’ai pris toutes mes économies, et décidé de les dépenser pour que tu me vois enfin, femme et désirable.

169 euros de culottes aux couleurs les plus improbables, pas de soutien gorge, je n’en porte jamais et je veux te jeter ma féminité aux yeux…

Je rentre dans la chambre où tu lis paisible, vêtue seulement d’une culotte rouge brique en criant pimpon à tue tête, certaine de mettre le feu à tes envies. Je trébuche dans le pas de la porte, fini ma course tête la première dans une commode.

Enfin! je suis dans tes bras, dans ton lit…dommage que ce soit parce que tu me consoles.

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Les oulimots de De La Vega :

20h35. Je commence déjà à ressentir l’effet des antibiotiques…

En revanche, je ne présageais pas que cela arrive si tôt. A dire vrai, je ne m’attendais pas non plus à tomber sur Helena dans ce petit restaurant de banlieue. Il semble que les éléments se soient tous ligués contre, ou avec moi…

Cela étant, un rouleau compresseur euphorique – vague intérieure sucrée irradiant le cœur, le corps et l’esprit et ne laissant qu’un sourire figé sur son passage – était à l’œuvre. Les couleurs devenaient plus vives, acidulées, phosphorescentes. Assise à notre table robotisée, Helena ne tardait pas à se changer en un énorme Lapin-Panda. Ce gros doudou à la posture hospitalière ne parlait pas, il émettait simplement çà et là de petits cris et semblait appeler de ses vœux mes plus chaleureux câlins (que j’avais de plus en plus de peine à contenir). Il n’était pas triste mais il fallait que je le console.

Dans le fond du restaurant, les joints de maçonnerie dessinaient, entre les briques, une luxuriante forêt de lianes bleues qui dansaient et progressaient au fil de nos échanges. La discussion était passionnée et chacun des miaulements de mon doudou me remplissait d’un bonheur incommensurable.

Epris l’un de l’autre, nous partîmes avec hâte. Je réglai la note en coquillages (qui après enquête s’est avérée être un peu salée : 169€) et, nous jetant dans le premier camion de pompiers disponible, je fis preuve de la plus grande démonstration d’affection qui n’ait jamais été donnée. Le chant d’un pimpon affectueux nous accompagnant toute la nuit.

10h31, le réveil est un peu plus difficile que d’habitude, l’esprit est embrumé ; probables restes de cette angine carabinée que je m’évertue à traiter avec cet antibiotique générique : Le Miyazaki et ses effets secondaires reconnus.

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Les oulimots de Hell :

On s’est rencontrés sur les ruines de familles composées, déjà un peu dissoutes. 

Nos enfant rêvaient chacun aux images de Miyazaki, et nous nous sommes retrouvés sur un ton de magie. 

Mon fils a tenté d’emporter ses doudous dans notre lit et a émis (et le fait encore à sa façon) le regret de ne plus scruter avec sa mère exclusive les pimpons des voitures de police sous les fenêtre. Les tiens ont claqué à mon nez des portes endolories d’un effondrement quotidien pour lequel je resterai la meilleure coupable.

Tu as résisté, comme tu sais faire, et as forgé un couple en dehors de ces considérations parentales.

Un couple d’envies, de soupirs et d’avenir, nos enfants, mes lapins, étant bien présents dans leurs vies que nous avons ensemble contribué à leur confier, avec leurs histoires et nos contraintes, mais vivants, chacun d’eux, finalement.

Les couleurs d’un ciel nouveau nous ont effleurés. Puis séduits. 

Brique après brique, nous avons construit la forteresse qui nous conforte aujourd’hui.

20h35 le vendredi, l’heure du champagne, que tu as partagé en d’autres heures avec autrui.

Je reprends doucement le goût de ces bulles, qui ne furent qu’à moi, un temps, et qui me pèsent un peu, encore, je l’avoue. Mais de moins en moins à mesure que tu les oublies.

J’en suis à guetter les consoles pour l’entrée chez ta mère, 169€ c’est encore un peu trop pour une maison dans laquelle elle ne viendra plus. 

Mais pourquoi pas après tout, cela pourrait bien être chez nous.

Un jour. Plus tard.

Quand nous aurons vieilli.

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Les oulimots de Faffwah :

— Doudou, viens voir, là, dans la vitrine. C’est super mimi. 

— Pfff, encore un truc à une brique que je ne te pourrai jamais t’offrir de toute façon.

— Mais non, ça ne coûte que 169€. Et tu vas aimer, j’en suis persuadée. Regarde donc ! 

— Vite fait alors. La séance commence à 20h35 et  je ne voudrais pas la rater. 

— Ça ne te prendra qu’un instant. Et si tu n’aimes pas, alors tant pis. Mais mon petit doigt me dit que…

— C’est bien pour te faire plaisir…  

(Regarde la vitrine)

— Mais c’est …  Wahou ! Changement de programme ! Il faut absolument que je te voie là dedans ! Miyazaki attendra. Un dîner au Pimpon en sortant ?

—Pas que. Il faudra que je te console de ton film raté. Et il faudra étrenner la tenue. Tu vas en voir de toutes les couleurs mon lapin…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre

Je crois bien qu’elle m’a posé un lapin. Il est déjà 20h35 et la séance commençait à 20H00.
J’avais déjà eu du mal à la convaincre de venir voir le château ambulant.
Que voulez-vous,  j’adore ces films japonais d’animation, c’est quand même autre chose que les films de kung fu où l’on voit des athlètes casser des briques à main nue. Entre la poésie de Miyazaki et les exploits de Bruce Lee il n’y a pas photo. Je collectionne même les objets de cet univers féerique. J’ai été jusqu’à dépenser 169 € pour acheter une figurine numérotée représentant Princesse Mononoké, elle trône maintenant à coté de ma console de jeux.
Et la voilà qu’elle m’appelle au téléphone se lançant dans des explications abracabantesques, l’étudiante appelée pour garder son petit bout de chou n’arrivait pas, ensuite impossible de retrouver le doudou indispensable pour la nuit, pourtant d’une couleur vive facile à repérer et pour couronner le tout, l’étudiante se blesse méchamment à la main avec un couteau au point de devoir appeler le SAMU. D’ailleurs me dit-elle, tu dois entendre le pimpon de l’ambulance qui s’éloigne.
Et de conclure par ces mots : « Je crois que ce n’est pas mon jour de chance, je reste chez moi. Et je préfère que tu ne passes pas me voir. Je semble vraiment porter la poisse. A bientôt. Bises »

Bon il ne me reste plus qu’à aller tenir compagnie à Princesse Mononoké.

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S40 03/10 : Une contrainte qui ratatouille

Contrainte : potimarron, poireau, courgette, aubergine, poivron, tomate, salade, choux, carotte.

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Tout sauf de la cuisine.

Les oulimots autocontraints de Dans l’œil du cyclone :

Halloween approchait à grands pas et elle ne savait toujours pas ce qu’elle allait faire pour l’occasion.

Pourtant chaque année c’était vers elle que les regards se tournaient. Elle avait jusque là toujours su trouver la touche d’originalité qui faisait toute la différence.

Il faut dire qu’elle se surpassait à chaque fois! Et la mise en scène de l’an passé avait particulièrement marqué les esprits! Imaginez un jardin potager avec là des salades carnivores, ici des poivrons vampires, au fond des carottes-vers-de-terre géantes sortant leurs têtes au moindre mouvement des passants et des pieds de courgettes tentaculaires essayant de les attraper. Ou encore des plants de tomates chanteuses, accompagnées par des poireaux punk et des aubergines junkies. Mais le clou du spectacle, car on pouvait appeler ça un spectacle, était la naissance, toutes les heures, de 19h à 01h, de bébés zombies dans des choux sortant de terre et des roses sanglantes.

Mais cette année, rien ne lui venait…

Bien sûr il y aura, comme à chaque fois, le chaudron rempli de sa soupe de potimarron qu’elle distribuera aux sans-abri de la ville mais à part ça c’était le vide absolu…

Enfin presque… elle avait bien une idée, une envie, mais elle n’était pas encore prête à l’assumer!

Il faut dire que la mise en scène d’un club libertin d’outre-tombe n’était pas le genre de spectacle politiquement correct dans une si petite ville!

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Les oulimots de Ludoludic :

Tu es assise face à moi et je te présente un à un ce qui va être utilisé au cours de notre soirée, je sors en premier un chou qui reste encore à effeuiller. Comme toi, ce que je ne manquerais pas de te faire. Puis c’est une tomate bien mûre qui doit être bien juteuse. S’enchaînent alors un poireau, un potimarron, un poivron, une carotte, une courgette, une aubergine et une salade. Avec un regard perdu tu me dis :

« tu veux qu’on prépare un plat végétarien avec tout ça ? »

avec un sourire en coin je t’explique le petit jeu que nous allons faire:

« Tu vas commencer par te déshabiller. Puis tu mettras ce masque sur tes yeux et t’allongeras. Je vais passer sur ta peau chacun de ces aliments et tu devras les découvrir. Mais ça ne seras pas si simple car il se peut que tu n’aies qu’un petit élément pour découvrir de quoi il s’agit. Et pour chaque erreur un gage te seras prodigué après le jeu… »

Tu suis donc les ordres et te met en position. Je décide de commencer par la tomate, je croque un bout et avec ma bouche je viens le passer sur le bas de ton ventre.

– C’est juteux, je pense à une tomate

– C’est bien au suivant

J’attrape le choux et je prends une feuille, je caresse ton entrecuisse et je sens des frissons te parcourir le corps.

Je sens ton hésitation dans ta réponse mais elle est juste.

Une fois le tour des aliments effectué, je fais le compte et tu n’as donné qu’une mauvaise réponse, il est donc temps de réfléchir à un gage. J’avais déjà tout prévu à ce niveau là. Je te fait mettre debout, te pencher en avant et j’attache tes poignet à tes chevilles. Tes fesses me sont offerte set j’attrape l’élément qui est à l’origine de tout ça : la courgette. Je la passe sur tes fesses pendant que de ma langue je lèche ta fente offerte, tu devines ce qui va suivre et bombes encore plus tes fesses…

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots de De La Vega :

Déjà deux heures que je poireautais dans cette auberge « IN » du vieux Dijon ; « le poivron déliquescent ». J’hésitais encore entre le plat du jour, un appétissant gratin de courgettes et potimarrons, et reprendre un verre de cette bière blonde fortement alcoolisée.

Mes errements prirent fin, lorsque le tintement de la cloche sonna l’entrée d’un groupe de jeunes femmes dont les rires et le teint tomate ne laissaient aucun doute sur leur état d’ébriété.

Si au premier regard elles avaient l’air choux, j’dois dire que j’me suis bien fait carotte avec leurs salades. Et malgré mon sacro-saint « jamais le premier soir », mon réveil dénudé, courbatu mais sans souvenirs ne laisse que peu de doute sur la façon dont j’ai été utilisé la nuit dernière. Regrettable néanmoins que seul mon épiderme s’en souvienne…

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Les oulimots de Faffwah :

Me voilà devant cette épicerie de nuit alors qu’elle m’attend confortablement dans le club. Nous nous poivrons la gueule depuis le début de la soirée et je dois vraiment être dans les choux pour avoir avalé ce qu’elle m’a raconté. Qu’elle était capable de faire des choses salaces avec un potimarron. Je suis persuadé que ce sont des salades. Mais elle me l’a susurré avec tant de vice que j’en ai rougi comme une tomate et que je n’ai pas pu résister à la tentation de le vérifier.

Alors j’attends qu’on me serve Je suis garé sur un bateau et je serre les fesses à l’idée qu’une aubergine ne passe me coller une prune.

Et ce serait le pompon si cette courgette acceptait les avances d’un gus pendant que je fais le poireau dehors.

Je reviens bredouille alors ? Mais vite ? Ou alors je prends le risque qu’on me carotte ma place ?

Je hais décidément les dilemmes, surtout quand ils surviennent à une heure si avancée de la nuit.

Le blog de Faffwah