30/11 : Une contrainte zen

Contrainte :

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Les oulimots auto-contraints de Camille Sorel :

Le lendemain matin j’ouvrais un regard neuf sur le château. Je n’avais pas rêvé, nous avions bien passé quelques heures ensemble. En partant tu m’as dit « dors encore, il est tôt » et nue dans les parfums de nos caresses, j’ai posé la tête sur l’oreiller qui avait encore ton odeur.

Au réveil, je rassemble mes souvenirs.

Tout revient à l’envers. Tes mains qui tiennent les miennes, et s’éloignent, glissent. La pointe de mes doigts sur la pointe de tes doigts, et puis plus rien.
Je pense « C’est fini », je l’accepte. Même, je souris à te voir enfiler des chaussettes jaunes.

Je me suis éloignée de toi pour dormir, mais je te sens tout près. Ton cauchemar me réveille, je te prends dans mes bras. Tu gémis, j’entends « non ! », tu jettes tes bras en l’air comme si tu te battais. D’ailleurs tu es furieux. Je caresse ton visage, je te parle doucement, murmurant ton prénom, et « chut », et puis « ça va ».

Tu es sur le dos et je chevauche tes hanches. Je m’empale sur toi, nos yeux ne se quittent pas.

Comment suis-je arrivée en travers de ce lit, sous la tapisserie d’époque ? Tu écartes mes cuisses, accroupi sur le parquet, tu lèches mon sexe, et je crie. Tu enfonces ta langue, tu me prends avec elle, et moi, je tiens ta tête, la serre contre moi, pour te garder plus fort.

Nous sommes sur le tapis, encore intimidés, debout l’un face à l’autre. Dehors, il fait nuit noire. J’ai tiré les rideaux devant l’étrange vase. Comme un danseur tu me guides de tes mains, me fais tourner sur moi. Lentement, tu fais descendre dans mon dos la fermeture de ma robe, qui tombe à mes pieds.

En quittant le château, seule, je considère ce vase, et le prends en photo.
Les images de la chambres sont toutes supprimées, et j’ai gardé le vase. Parfois, on fait des choses absurdes.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

De la lumière, une belle luminosité. Je pourrais donc, et peut-être devrais-je décrire, voire commenter longuement la plante verte en pleine lumière et le vase sur la gauche dans la pénombre ou, pour le moins, dans l’angle obscurci par la pleine lumière. Mais cela vous le voyez tout aussi bien que moi, alors que pourrais-je, que devrais-je écrire ?

Ne pouvant me contenter de vous exposer ici mes difficultés à écrire, il ne me reste qu’à évoquer ce que m’inspirent ce cadre et le désir que j’ai d’elle dans cette belle lumière, l’envie de son corps et de son abandon là, intensément, furieusement.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Après des semaines de patience et de persévérance, il avait enfin obtenu d’entrer dans son boudoir. Ne restait plus qu’à franchir l’ultime porte. Et, en attendant qu’elle ne lui ouvre, il balayait les lieux du regard sans cesser de se répéter mentalement tous les scénarii qu’il avait imaginés pour le moment où il accéderait à sa couche. Il se voyait tantôt soumis, tantôt conquérant. Tendre ou fougueux. Pourtant il savait qu’aucun d’entre eux ne tiendrait sitôt qu’elle serait dans ses bras. Et qu’il lui faudrait improviser. Alors il fixait ce fichu vase pour essayer de faire le vide. En vain.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

En général, j’aime les vases.

En général, j’aime les vases. Et je n’ai pas de préférence. Ils ont tous une identité et pour certains, j’essaye de les dévoiler, de les imaginer.

Ce matin, au cimetière, je tiens un vase que l’on nomme : urne. Et là, j’aime moins. Non pas par le contenant que du contenu, que des larmes retenues par effet de pudeur, ou de honte qu’un homme puisse pleurer en public même dans ce moment de détresse vivante.

Mon ami poète a voulu passer par les flammes et se refuser aux asticots… Il repose face à la Loire…

Quelques semaines plus tard, j’ai osé faire un duplicata. La pseudo urne, est devant moi. Je la regarde. On se regarde. Je suis debout … tout comme elle.

Il est matin. Le jour défi par sa lumière le salon presque vide si ce n’est l’urne, presque imposante. Je prends une chaise. Je m’assois. L’urne semble comprendre ma position attentiste …

Confrontation, duel, lutte, joute … je sais maintenant pourquoi j’ai voulu un double de cette urne. C’est celle que j’attendais. Cette aura que je ressens en moi comme un appel vers une réponse …

Le chapelet des heures compte son ennui et mon attention augmente et la nuit branche sa lumière noire.

Et mystérieusement un follet, par l’interstice du couvercle, apparaît, là, sous mes yeux entre peur et fascination, je me recule et manque de me renverser en arrière.

Il tourne autour de moi à petite vitesse et je ne sais quelle attitude prendre. J’ai cette envie de communiquer, de parler … mais rien ne vient dans ma bouche.

Et sa rotation s’accroît de minutes en secondes. J’ai l’impression, à présent, qu’il me fixe comme un phare maritime ou un cyclope irradié par un phénomène nucléaire inconnue…

Je suis en train de délirer, quand, ce feu follet, s’immobilise. Nous nous faisons face. Je tends la main, non pour m’en emparer, mais pour le toucher … quand d’un effet inattendu, il se sépare en deux et pénètre brutalement mes yeux.

Je m’entends encore hurler de douleur …

A présent, je suis capable de dire l’avenir sur une année et sur tous les sujets.

Je suis enfermé dans un lieu tenu secret et personne pour m’adresser la parole. Je n’ai aucun moyen d’information, de communication vers l’extérieur.

Je sais que je vais devenir fou, complètement submergé par ce don de voyance qui me détruit. D’ailleurs mes cellules neuronales se multiplient chaque jour avec un coefficient de dix …

Je ne souhaite à personne de savoir à quels lieu, date, heure et comment il va mourir …

Ces quelques mots que j’emploie à écrire resteront sans aucun doute ignorés du monde, mais qu’importe ils sont gravés sous le lit en fer qui un jour se retrouvera dans un vide-grenier …

— Alors, qu’est-ce que vous en pensez ?
— Rien … un hurluberlu en manque d’imagination a écrit cela ….
— Pourtant …
— Pourtant, quoi ? Tout cela, pour moi, c’est du charabia d’un fou … allez, j’embarque cette ferraille pour recyclage …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Autant de personnes qui regardent une image, autant d’interprétations.

Si je vous dis que ce qui me frappe le plus, c’est la composition de cette photographie dominée  par les lignes verticales, depuis l’opposition sombre-lumineux jusqu’à l’alignement parallèle du vase, du rideau et de la plante. Cette verticalité est tempérée par quelques lignes horizontales depuis le radiateur jusqu’à l’encadrement de la porte-fenêtre. Et pourtant le tout ne donne pas un sentiment de raideur mais au contraire de douceur paisible par le jeu des couleurs et ce, malgré la lumière crue inondant la moitié de la pièce.

Très bien, me direz-vous mais monsieur Bellegarde, vous êtes passé à côté de ce qui est essentiel, ce vase imposant, posé à l’angle de la pièce comme si de rien n’était, est en fait un joyau de l’art chinois dont le prix est inestimable. Reste à savoir qui en est l’heureux propriétaire : un particulier ou une institution culturelle. Ce qui permettrait de savoir si la photographie a été prise dans un hôtel particulier ou dans un musée. D’autres me feront remarquer combien la plante verte est épanouie. Située à juste raison devant une source de lumière, elle s’élance vers le ciel avec grâce et harmonie. Certains même pourront m’en donner le nom.

En retour j’attirerai leur regard sur le tableau, à moitié caché à gauche. L’avez-vous regardé ? Cela semble être une marine qui fait la part belle à une côte rocheuse. Et au pied de la fenêtre, à gauche, avez-vous vu la serpillière pliée. A-t-elle été laissée là comme  simple précaution lors de l’arrosage de cette belle plante ou à la suite d’un orage violent comme le Sud méditerranéen en connait à l’automne ? Nul ne le sait.

Enfin, et vous reconnaitrez là que j’ai l’esprit bien mal tourné, je ne peux pas m’empêcher, en regardant ce qui surmonte le haut du vase chinois, de penser à un objet bien précis que certains ici utilisent pour des jeux autres que culturels.

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29/11 : Une contrainte pénétrante

Contrainte : clics, must, con, harnais, vaginale, silicone, masculin, sphincter

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Les oulimots auto-contraints de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Le neuvième mot.

Elle avait découvert le terme en lisant un tweet, curieuse de nature, elle avait tout naturellement cherché sa signification sur le net. Étrangement, les images qu’elle trouva provoquèrent en elle une chaleur dans le bas ventre accompagnée d’une humidité abondante au niveau de son con.

Dès lors, elle manifesta un vif intérêt pour cette pratique et se documenta sérieusement pour bien la pratiquer.

En quelques clics, elle reçu tout le nécessaire, le must to have recommandé sur les forums : un harnais de hanche compatible avec la plupart des godes et deux exemplaires de sexes masculin en silicone ( un long et fin, un autre plus large mais tout aussi long) avec une partie vaginale, il n’y avait pas de raison que seul le sphincter de son futur partenaire soit le seul à en profiter.

Elle était prête, il ne lui restait plus qu’à trouver l’homme qui accepterait de lui prêter son cul.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Quelques clics, depuis qu’il a les yeux bandés il ne peut qu’entendre et il lui semble que les sons sont plus clairs. Puis sa voix, tu vas voir, lui susurre-t-elle dans le creux de l’oreille, ça va être le must, mieux que tout ce que tu as pu connaître, et il faudrait être con pour ne pas goûter à ce plaisir. Mais quel dommage, ajoute-t-elle dans un sourire, que tu ne puisses pas voir ce superbe harnais de cuir, trop joli pour une banale utilisation vaginale, avec ce magnifique pénis en silicone.
Quel plaisir ce fut, oubliant les rôles conventionnels, masculin versus féminin, de sentir son sphincter se dilater, prélude à une somptueuse jouissance.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

Princesse diablesse

Au bout de quelques clics, il l’avait repérée derrière sa cam, liane blonde qui maquillait sa solitude en exhibant ses charmes pour quelques plaisirs virtuels. Il avait été attiré par ses formes sensuelles habillées d’une lingerie rouge la plus transparente, dévoilement sans pudeur de ses seins opulents, la taille enserrée la plupart du temps par des perles noires qui retombaient sur son con, soyeux et discipliné,et toujours mis à nu. Princesse de ses fantasmes.

Ce soir-là, elle avait donné rendez-vous à ses followers pour une session spéciale. Il la vit agenouillée sur son lit, un harnais d’où un pénis en silicone se dressait entre ses mains manucurées en rouge intense. Il était clair que ce soir-là, elle ne leur offrirait pas uniquement la pénétration vaginale de ses doigts et de son gode préféré. Un frisson le parcourut. Il aurait aimé se trouver là entre ses mains,et entre ses hanches sous son pouvoir ensorcelant, livré totalement à ses désirs les plus impétueux. De la bouche au sphincter, sans nul doute le show serait un must!

Show must go on !

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Faffwah :

Il s’était enfin décidé à sauter le pas, encouragé par une de ses correspondantes qui évoquait la pratique plus qu’à demi mots lors de leurs nombreuses conversations. Et il n’avait eu besoin que de quelques clics pour trouver son bonheur. Internet était une vraie caverne d’Ali Baba. Il y en avait de toutes tailles, toutes formes, avec harnais ou bien avec insertion vaginale. Bref les articles ne manquaient pas et il n’avait que l’embarras du choix. Il se posa toutefois la question quant à la qualité du silicone. C’est con mais il se savait le sphincter fragile et il ne voulait surtout pas s’abimer la santé avec un produit dont l’innocuité pour les tissus n’aurait pas été mesurée. Il portait une attention toute particulière à ce paramètre et c’est pour cela qu’il avait ouvert un onglet supplémentaire sur son navigateur, qu’il avait dédié aux différents tests. Ses lectures l’amenèrent rapidement à se positionner sur un shake bouncer qui avait l’air de se présenter comme un must tant féminin que masculin dans le domaine du fait de ses caractéristiques. Le jouet fut donc ajouté au panier et commandé illco. Cette envie lui trottait dans la tête depuis si longtemps. Avec cet achat elle commençait à devenir réelle. Il avait désormais l’outil. La complice s’était déjà manifestée. Ne restait plus qu’à trouver l’opportunité. Et la saisir. Il sourit de ce jeu de mots implicite. Il avait hâte.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Il vaut mieux se découvrir de suite que se regretter plus tard

— Vous avez dit quoi ?
— J’ai parlé ?
— Oui, je ne suis pas sourde.
— Et qu’ai-je dis ?
— Un drôle de mot.
— Drôle de mot ? Et vous n’avez pas ri ?
— Non, parce que je ne l’ai pas compris.
— Ah ?
— Alors ? … vous ne redites pas ce fameux mot ?
— Non, c’est un mot … fantôme !
— Un mot fantôme ? Vous vous moquez de moi …
— Non, non. Prenez l’exemple de clics dans le silence de la nuit noire d’une chambre …
— Et alors, je ne vois pas le rapport.
— C’est pareil, sauf qu’il existe des mots fantômes.
— Ce n’est pas le must pour une conversation, pour une première rencontre, vous ne croyez pas ?
— Vous n’avez pas d’humour ?
— Si, mais c’est humour à froid, je ne le comprends pas.
— C’est con, vous ne trouvez pas ?
— Non.
— Ah ? Et vous connaissez l’histoire du harnais vaginal ?
— Euh … non !
— Moi non plus…
— Et ça vous fait rire … franchement, je ne pensais pas ..
— …
— Je crois que nous n’avons pas grand chose à nous dire.
— Vous faites erreur … les opposés s’attirent …
— Vous m’en faites un beau satyre.
— ça tire … à toute va … j’aime votre naturel …
— Et pourtant j’ai du silicone sur moi …
— Vous voyez vous avez de l’humour et de l’autodérision … je vous aime déjà.
— Pas d’affolement, vous avez de ce masculin qui m’annonce de l’urticaire à votre encontre.
— Détendez-vous le sphincter
— N’en dites pas plus … vous confirmez mes propos …
— Je ne confirme rien … de cet état naturel j’accepte aussi le vôtre …
— Il est de bon ton la première fois de se tenir …
— Et bien, moi, je ne tiens pas en laisse mon discours … cela évite les ambiguïtés.
— Vous avez peut-être raison … mais je suis encore trop prude …
— Non … vous êtes la femme que je recherche.
— Et moi, vous n’êtes pas l’homme …
— Ne jugez pas à la hâte … il vaut mieux se découvrir de suite que se regretter plus tard …
— Vous avez peut-être … raison …
— La raison n’a rien à voir … c’est avant tout l’intelligence du coeur qui fait acte de foi …
— Possible.
— Embrassez-moi.
— …
— Vous hésitez … alors prenez ma main, sortons de cet endroit et allons marcher … en ce froid Noël …
— Seriez-vous … mon cadeau inattendu ?
— C’est votre horoscope qui vous a dit ça ?
— Oui, j’avoue.
— Il n’a peut-être pas tort … ah, vous souriez … vous êtes magnifique …
— Flatteur …
— Non, sincère …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Je vous ai raconté comment à la suite d’un défi lancé par Laure celle-ci m’avait embroché munie d’un superbe dildo rose.
Ce n’était ni la première fois, ni la dernière fois mais soyez rassuré sur mon sort. D’une part, sentir un sexe fusse-t-il de silicone forcer son sphincter est un plaisir que je recommande à tout représentant du sexe masculin. Cela provoque une érection puissante surtout si elle s’accompagne de caresses de la part de votre partenaire. Je vous laisse imaginer l’effet final.
D’autre part j’aime inverser les rôles et combler Laure de plaisir, elle qui se définit comme vaginale et rien d’autre. Voyez comment. Imaginez une sorte de portique pour une balancelle, mettez à la place un large harnais sur lequel Laure peut s’asseoir, les bras maintenus en l’air par un jeu d’attaches métalliques.Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, maintenir les jambes écartées en hauteur.
Le jeu commence aux premiers clics quand les poignets sont emprisonnés et que Laure est livrée à mon bon plaisir.
Selon mon humeur je lui pose un bandeau sur les yeux pour mettre en alerte ses autres sens ou au contraire ses yeux pétillants me guident dans sa quête de jouissance. Parfois je lui impose le port d’un bâillon-boule prétextant qu’elle est une femelle en chaleur bien trop bruyante. Le must -en tout cas pour moi- est la pose sur ses seins de petites pinces métalliques reliées par une chainette, mettant en valeur par contraste ses auréoles brunes. Le port en lui-même des pinces n’est pas le plus dur, c’est lorsqu’on exerce une traction sur la chainette que la douleur s’amplifie. Ainsi installée Laure devient une poupée de chair avec laquelle je joue selon mes envies et la montée de son propre désir.
Un soir je lécherai avidement son con empli progressivement de cyprine, m’arrêtant à la limite d’un orgasme dévastateur avant de darder son sexe de coups de butoirs au rythme du balancement imposé.
Une autre fois ou dans la foulée j’investirai son cul qui aura été précédemment marqué par trois coups de baguette sous prétexte de fautes plus ou moins fictives. Parfois j’utilise un vibromasseur qui laisse Laure pantelante après trois orgasmes successifs.
Place à l’imagination vous dis-je et je sais très bien que Laure, après ces délicieux tourments, me rendra la monnaie de ma pièce.

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28/11 : Une contrainte diabolique

Contrainte : Duel, Distance, Domination, Détermination, Deviner, Défi, Dildo, Diable, Décidément

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :
Sont-ils ce qu’on appelle “Switch” ? En tout cas il n’y a aucune détermination quant aux rôles que chacun tient au sein de leur relation. Et c’est bien le diable si on parvient à savoir lequel des deux exerce sa domination sur l’autre. Même leurs dildos peuvent avoir un usage duel. Et je vous mets au défi de deviner lequel d’entre eux peut retirer le plus de plaisir à leur usage.
Il faut bien un bémol à l’histoire, la distance qui les sépare raréfie considérablement les occasions qu’ils ont de jouer. Décidément, on peut dire que le monde est mal fait.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Gérald :

Maîtresse

Elle était partie en voyage, loin, très loin dans ce beau pays d’Asie, le Vietnam, mais ce n’était pas la distance qui les séparait qui allait l’empêcher d’exercer sa domination .

Sa détermination à bien le dresser était plus forte que jamais, elle lui avait donné l’ordre de se mettre un dildo dans l’anus tous les soir pendant toute la durée de son voyage avec le défi de le garder jusqu’au moment où elle lui enverrait un SMS lui autorisant à le retirer.

Elle lui réservait d’autres petits jeux croustillants à son retour, à lui de deviner lesquels.

Décidément, elle aimait beaucoup ce nouveau soumis, et ce serait bien le diable si elle n’arrivait pas à en faire sa petite chienne soumise, sa petite salope. Elle aimait trop ce rapport de force entre Dominante et soumis, d’autant plus qu’elle était sûre de gagner le duel.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Diable, défi dément, définir durable domination, détermination du désirable dido, devoir décidément deviner, duel dantesque dans distance divine.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

Duo de délices

Quel défi avait-il encore imaginé dans sa détermination à lui faire goûter l’esprit de la domination?

Pour combler la distance, il lui avait offert moult accessoires divers et variés, qu’il dirigeait de main de maître en dictant chaque geste à suivre, sans en faire ni trop ni moins. Toujours garder la juste mesure pour ne pas lui déplaire et accéder à un plaisir solitaire partagé.

Comment diable aurait-elle pu deviner que le dildo introduit par ses mains serait substitué par un vit inconnu, alors qu’ils s’étaient retrouvés dans son appartement parisien?

Décidément, vous êtes plein de surprises, pensa-t-elle en subissant les assauts vigoureux de cet inconnu qu’il lui avait offert pour fêter ses 26 mois de soumission.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Sur la route du Canada

Sur la route 80, en direction de Dildo, avec détermination, il venait d’engager ce duel avec la route et la distance entre elle et lui se rapprochait à chaque kilomètres parcouru. Il bouillait en lui une domination implacable de cette route qui le menait au Canada ! La péninsule d’Avalon lui servait de défi. Et il allait le remporter ! Même le diable ne pourrait l’empêcher de rejoindre celle qui l’attend là-bas !
Sa famille, ses amis avaient essayé de le dissuader de partir vers l’inconnu. Vers cette relation virtuelle qui, pour eux, laissait deviner un destin semé de questions.
Mais, décidément, Charly a l’esprit aventureux et puis, il est amoureux !
Il part rejoindre celle qui l’attend là-bas !
Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Déjà dix duels disputés avec détermination, déjà dix défaites, donc dix défis : différents dards devaient déflorer son derrière : doigts, dildo, décimètre… Diable! Daniel se délectait de deviner de doux divertissements dictés par sa domina. Deux dimanches de délais demeuraient. Décidément, dans sa découverte de la domination, Daniel détestait la distance!

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Les oulimots de Iotop :

Et que Dieu s’arrache les poils de barbe s’il veut mon âme

Le duel est prévu demain. Un duel à mort !

On est déjà demain … il est 4h20 … je ne dors plus… je suis devenue en quelques heures une montagne qui déneige à grands coups d’avalanches…en un mot : je fonds à vu d’œil si ce n’est aux yeux des autres …

Je suis possessive, excessive, passionnelle et ma domination est destructive … je vais sûrement le payer de ma vie…

J’ai la détermination à vivre … la femme qui sera en face de moi pour 08h00 à la même certitude.

Nous sommes au XXI ème siècle, qu’importe les lois des hommes … qu’importe le regard de la société … le mot : honneur, a la valeur qu’on lui donne … aujourd’hui, ce mot n’a plus aucune résonance … j’ai été bafouée en mon honneur, j’ai réclamé réparation avec une condamnation comme une épée de Damoclès … mais le petit comité qui tient de témoins, de médecin, d’armurier resteront muets et la future dépouille sera arrangée de son mauvais coup et le certificat de décès le sera pareillement …

Vous pouvez le deviner, j’ai comme le trac … cette angoisse qui s’enroule dans le creux de mon ventre et je bois de l’eau, de l’eau comme si j’allais me liquéfier pour échapper à la balle possiblement blessante mais certainement mortelle par contrat de ce duel.

Quel défi si je m’en sors au moins indemne au pire blessée …

Il est 06h48 … ma compagne qui a été injustement pris à partie dans ce conflit est près de moi, amoureusement présente et courageuse et presque détendue si a demi-mot ne me propose pas un jeu avec un dildo pour me détendre …

Je ne ferai pas de dernière lettre d’adieu. Que le diable m’emporte et que Dieu s’arrache les poils de barbe s’il veut mon âme. D’ailleurs, je me demande qu’elle est le nom de sa femme, à Dieu…

La voiture m’attend et les miens s’impatientent. Il est 07h15.

07h35. La fraîcheur de la clairière s’épanche en une brume bien épaisse.

Toute le monde est là. Je suis calme. Les armes nous sont présentées.

07h58. Dos à dos. Trente pas. Feu.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Le défi était de taille. Mais je devinais dans son regard la détermination inébranlable dont elle faisait force. Ce duel était le sien, et en aucun cas elle ne laisserait s’installer le moindre espoir de domination de ma part. En gagnante assurée, elle me laissa le choix de la première arme.

Quand je lui présentais deux pinces en métal, un rire moqueur s’échappa. Elle m’opposa une élégante mais raide cravache en cuir. Et alors que j’espérais la faire frémir avec ma large ceinture en cuir, elle leva les yeux au plafond. En échange, elle m’imposa une paire de menottes froides et ajustées. Je crois bien que je réussis à la faire rougir avec le jouet au brillant bleu. Mais ce fut maigre compensation car elle m’acheva dès qu’elle lubrifia son dildo XXL.

Décidément, elle était le Diable tant elle tenait la distance. Mais sans le moindre doute, je lui léguais mon âme.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Laure est une femme diabolique. Vous connaissez déjà sa détermination, aucun obstacle ne lui résiste. Et le soir où elle a le diable au corps, il ne faut pas être grand clerc pour deviner que la nuit sera torride.
Cette-fois, elle a imaginé un défi, chacun dans un fauteuil face à face, à une distance suffisante pour pouvoir seulement se regarder. Une seule règle pour un duel un peu particulier : se masturber et le premier qui jouit a gagné et aura le droit de disposer de l’autre comme il l’entend.
Facile, me dis-je, j’ai des années d’expérience dans le paluchage et le simple fait de voir Laure en tenue d’Eve me fait bander.
Et bien je vous laisse deviner qui a gagné. Ce fut… Laure aux doigts agiles qui mania ensuite avec dextérité un dildo tout rose pour combler mon fondement.

Décidément la domination ça ne se commande pas !

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27/11 : Une contrainte supprimée

Contrainte : jouissance, organisé, maître, passant, suppression, loisirs, gouverneur, pantalon, frivolité

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Les oulimots auto-contraints de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Il est des loisirs que l’on pourrait penser tournés vers la frivolité alors qu’en réalité, c’est l’humilité qu’ils nous enseignent. L’équitation, comme la pratique de la domination en font partie. En effet, s’il est vrai que l’apparence doit être soignée : veste cintrée et pantalon d’un blanc immaculé pour les uns, robes avantageuses et chemises (souvent immaculée elles-aussi) pour les autres, il faut être organisé, prévoyant, à l’écoute et respectueux. Et si certaines structures offrent, au premier passant venu, la possibilité de s’essayer à ces activités, il n’en est pas moins vrai que n’est pas maître qui croit. Nous sommes cavaliers ou dominants grâce au cheval qui se laisse monter ou à la personne qui se laisse soumettre. Et, sous nos airs de gouverneurs, il n’y a rien que l’on redoute plus que la rébellion de notre conquête. Car celle-ci conduirait à la suppression de notre superbe.

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Jouissance bien organisée commence par soi-même. Suppression des frivolités des chairs, des loisirs légers et solitaires. Simple fantômes passant pour des plaisirs extatiques.  Le maître gouverneur n’est de loin pas que dans le pantalon.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Je dois vous l’avouer, depuis quelque temps, une question me turlupine. Je vous en fais donc part : dans les rapports de domination soumission, pourquoi donc certain·e·s s’acharnent-elles·ils à prétendre que dans ce cadre-là l’on ne peut atteindre la jouissance qu’en suivant un cheminement standard ? Faudrait-il donc que tout soit organisé par le maître et qu’il soit impossible que l’on diverge, même si une envie subite nous saisit ? Soit dit en passant, je suis un peu las que l’on me débite sans cesse que la suppression de toute initiative est l’étendard derrière lequel il est impératif que tout un chacun converge. Je pense au contraire qu’il faut laisser à chacun tous loisirs de prendre des initiatives. Et même si d’aucuns en déduisent que je ne suis plus digne de graviter dans leur orbite, je refuse de déléguer à quelque gouverneur sorti l’on ne sait d’où le soin de décider comment et avec qui je peux baisser mon pantalon. Je suis assez démerdard pour choisir comment et avec quel niveau de frivolité je dois jouir.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Rendez vous impromptu.

La jouissance était au rendez-vous pour les chanceux qui étaient là, dans ce parc de loisirs.
En passant, Lucas vit qu’un spectacle était organisé et débutait.
Il décida d’aller y jeter un coup d’œil..
Lui qui était un Maître en conférence, chef d’un état, avait peu de temps à consacrer à la frivolité . Mais ce week-end, le gouverneur avait donné à tous la permission d’aller se reposer, après la suppression des obligations de ces dernier mois, riches en travail, même de nuit !
Le voilà donc, vêtu d’un pantalon et veste de jogging qui assistait aux festivités !
Il avait vu une pièce de théâtre, un orchestre de rock… Lucas, pour une fois, était détendu et après tout , il avait bien le droit, même si c’était lui
Le gouverneur de cet état…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Impression déplaisante de ne plus être gouverneur de ma destinée.

La jouissance telle la douleur sont voisines de palier. Parfois, elles s’échangent.

Aujourd’hui, je me suis organisé une petite soirée avec ma partenaire du moment. Je suis passé maître, il faut le dire, de soirée à deux jusqu’au petit matin frileux d’un au revoir ou d’un adieu d’un mot, d’un bisou, d’une langue savoureuse, d’un regard …

Je l’attends en passant en boucle un morceau de Hans Zimmer dans mon petit salon aux lumières tamisées d’un souhait de son entrée imminente ma brune comme de l’ébénier aux yeux en ciseaux au visage distant et affranchi au maintien d’une Miss France et d’une voix à la Faithfull …

J’entame ma patience, et la suppression de mon sourire vient de signer mon humeur… J’entame ma lie … et je m’empare d’un livre égaré sur mon chemin de ronde avec cette impatience qui me ronge et mes muscles cardiaques s’étirent et se contractent aux mouvements d’un métronome déréglé …

Mes bougies s’étiolent font la grimace et ma table d’invitée me laisse songeur sur la suite … Je pose la question du devenir de ce loisir de séducteur car je n’ai d’autres loisirs que de charmer les femmes serpents …

A cette attente j’ai l’impression déplaisante de ne plus être gouverneur de ma destinée si ce n’est de cette heure de retard qui me nargue … et cette colère sourde qui s’épanche dans mes veines comme un poison froid qui fait son office au contrat signé de m’autodétruire

Pas de signes de vie de ma brune fatale … je grogne comme un damné, je rage comme un enfer … je m’apprête à devenir terrible avant que le raisonnement frappe à ma porte … j’ouvre …

— Qu’est-ce ?
— Je suis votre voisine de palier et …
— Et ?
— Vous ne portez pas de …
— De ?
 Pantalon ?

Effectivement, je ne portais pas de pantalon … (je suis chez moi, je fais ce que je veux).

— Et c’est pour cela que vous venez sonner à ma porte en ce début de nuit ?
— Euh … non, non … pas du tout … mais …
— Cela vous fait rire ? Pas moi !
— …
— Reprenez-vous !
— Non, mais parce que vous avez laissé vos phares de voiture allumées dans le parking et comme je viens de rentrer … je me suis dis …
— … qu’il fallait prévenir votre voisin …
— Voilà, voilà … et je ne veux pas vous déranger plus longtemps …
— J’appelle cela, madame, de la frivolité et de votre part cela ne m’étonne pas …
— Mais enfin, je voulais vous rendre service…
— Qu’importe … reprenez votre empathie sous le bras et bonsoir …

La porte claquée, j’avais résolu d’un coup ma mauvaise humeur et j’entamais, enfin, une soirée de solitude en toute quiétude …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Faffwah :

Il prétendait être passé maître dans l’art de retirer son pantalon en toute occasion et en tout lieu. Alors, quand il eut l’occasion d’un nouveau challenge, son excitation monta de quelques degrés. Sa complice lui avait tendu un carton d’invitation à la garden party du Gouverneur de la Banque de France en lui susurrant un “chiche ?” plein de frivolité au creux de l’oreille. Et il n’avait pas pu résister à la tentation. Il avait donc tout organisé pour être prêt le jour J. Cela allait de la suppression de la ceinture, remplacée par un élastique, à la couture de boutons pressions dissimulés le long des jambes, en passant par des poignées dans les poches lui permettant une manipulation plus aisée du vêtement. Hélas, la réception fut annulée pour cause de manifestations et il n’eut pas le loisir d’y mettre en pratique les stratagèmes qu’il avait imaginés. Il ne perdit toutefois rien au change car, impressionnée par son inventivité, sa maîtresse voulut absolument essayer tous les dispositifs. Ils partirent donc arpenter les rues de Paris pour de multiples ébats dont l’intensité des jouissances fut accrue par leur furtivité. Et, absolument ravis de cette expérience, ils décidèrent que cette curieuse pièce deviendrait le dénominateur commun de toutes leurs rencontres à venir.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

Quelle jouissance ! Se retrouver dans un hôtel cinq étoiles où tout le personnel, le petit doigt sur la couture du pantalon, répond au moindre de vos désirs. Venez, je vous emmène à Macaraibo dans l’ancienne résidence du gouverneur rénovée de fond en comble. Lit double Queen size, salle de bain en marbre, rien n’a semblé trop beau pour aménager les chambres  et assurer la réputation du lieu. Le moindre objet de décoration a été pensé, par exemple les embrasses pour tenir les double-rideaux ont été créées spécialement. Elle se composent d’une cordelière torsadée en fil de satin brillant et de fins passants dans le même matériau.

Tout est organisé pour vous faciliter la vie. Vous avez peur de vous ennuyer ? La liste des loisirs proposés est infinie, que vous décidiez  de rester à l’intérieur de l’hôtel ou de profiter de la plage. Vous souhaitez découvrir le pays ? Le maître de ces lieux se fera un plaisir  de vous trouver un guide et un chauffeur pour la journée.

Frivolité que tout cela, allez-vous me dire. Je le reconnais bien volontiers. mais l’on ne vit qu’une fois, foi d’Alexandre ! Et quand je suis tombé sur cette offre proposée par un site de voyages dégriffés, je me suis à rêver au séjour paradisiaque que j’allais vivre.
Ni une, ni deux, je clique sur « Réserver ce séjour », prêt à dégainer ma carte bleue et à ce moment-là surgit un bandeau « Suppression »  accompagné des précisions suivantes : « Nous sommes au regret de vous annoncer que cette offre n’est plus accessible, plus aucune chambre n’est disponible ».
Qu’est-ce que c’est que cette arnaque ?!!

 

26/11 : Une fausse suivante contrainte

Contrainte : Ah friponne, tu triches ma flamme, tu t’esquives
– extrait de « La Fausse Suivante  » de Marivaux

les Noces de Figaro

Les oulimots daphnesques auto-contraints de la Ligne Douce :

Ah, laisse tes mains sur mes hanches, je ne me sens pas outragée, mais si tu louches vers mon décolleté, des soufflets tu recevras en avalanche 

-Friponne, tu joues avec mon désir, sois ma Reine de cœur, je frémis de bonheur et je brûle de te conquérir

– Tu Triches par tes paroles qui me laissent sur le carreau, tu me rends folle, toi l’as du pipeau

– Ma flamme m’emporte vers des lieux délicieux, vos atours me rendent audacieux, je vous élèverai vers les sept cieux …

– … Tu t’esquives, tu dissimules ton jeu pour mieux disparaître, voleur sans scrupules, je t’envoie paître !

(Scène fictionnelle entre les 2 personnages du tableau Le Tricheur à l’as de carreau, de Georges de La Tour ou comment la tromperie se retourne contre ses auteurs)

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Iotop :

Vous éjaculâtes, autrefois, entre belles cuisses

— “Ah friponne, tu triches ma flamme, tu t’esquives”(1), et pourtant tu te cramponnes à ma bourse. Audacieuse, le fouet aura raison et tes pleurs le goût amer du regret.
— Je vous vomis Mon Seigneur. Ma faute est la vôtre et votre punition est un calvaire bien doux. En osant, j’ai prouvé votre imperfection.
— Idiote.
— Possédée, oui.
— Le bûcher se fera plaisir de te lécher les chairs et tes moelles nourriront les Enfers.
— Vous vous égarez, Mon Seigneur, suis possédée de cette pauvreté que vous engrossez par vos pouilleuses manières …
— A langue bien pendue, le cou parfois rompu.
— Qu’importe, si demain je suis du gibet avant midi, ce soir j’aurais jouissance autre que votre queue …
— Misérable catin, punaise des bas fonds, tu te repentiras de tes mots à la gouverne de ton venin tu en crèveras.
— Vous êtes trop bon, Mon Seigneur, mais si vous éjaculâtes, autrefois, entre belles cuisses pourvues de bonne chair, vous faites présentement ce déshonneur à vos pairs …
— Te tairas-tu ou faut-il que j’embroche de part en part ton sein, ton outrecuidance ?
— Trop tard, Mon Seigneur, vous êtes de votre colère bien pâle que le suaire vous envie.
— Comment ? Que dois-je comprendre vermine ?
— Vos yeux rouges, vos lèvres bleues, votre teint blanc, vos propos noirs … Mon Seigneur, votre agonie vous dit Bon Jour …
— Raclure, rebut, vérole …
— Mon Seigneur sait parler aux femmes … et de toutes, je viens vous rendre leurs monnaies de vos pièces de plusieurs décennies non point de débauche, de canaillerie ou même d’inconduite, non point mais bien de tortionnaire …
— Que m’arrive-t-il ? Je ne tiens plus sur mon céans …
— Vous fîtes le royal, Mon Seigneur … à cette mort qui vous embrasse goulûment vous devenez un paria de l’Enfer, une triste fin et ô combien les tourments de mes congénères vont déposer sur votre âme leurs aiguillons …
— Tu m’as empoisonné …
— Mon Seigneur est perspicace.
— Est-il trop tard ?
— Il l’est.
— Tu me laisses sans confession, ignoble créature.
— Méritez-vous les derniers sacrements ?
— Pitié.
— Je vous laisse mourir, Mon Seigneur, au coeur de cette solitude froide de votre lit… si souvent chaud par défaut d’aimer…
— Un remède… vite …
— Mourez, Mon Seigneur, au lieu de geindre.
— Je ne peux m’y résoudre.
— Vous avez tort. Qu’il doit être bon de se donner à la Mort … ne peut plus souffrir … je vous envie presque, Mon Seigneur …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Faffwah :

Adorable hétaïre faisant reluire illico Popaul oralement, Nadège niquait Éric. Tellement unis, totalement raccord, Ils coquinaient heureux et sensuels. Mais alors, faisant leurs affaires malgré Mireille et Thierry, uniquement témoins, eux, sans quéquette utilisée, ils voulaient ébaudir Sylvie.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La vilaine.

Ah Friponne que tu es, petite polissonne !
Tu triches quand j’ai le dos tourné !
Pas bien ça, pas bien !
Que cherches tu donc ?
A tuer ma flamme pour toi ?
Ne pars pas ! Viens ici, écoutes ce que j’ai à te dire !
Ne t’esquives pas ainsi vilaine chatoune !
Aucune pitié pour mon dos !
Qui va ramasser toutes ces céréales au miel ?
Ah tu t’en vas traîner à présent hein ?
Friponne reviens donc ici sale minette !

Allez donc lui parler quand elle est en chaleur.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Je caresse, tu frémis
Je te pique, t’adoucis
Je t’attrape, tu t’enfuis.

Je te bise, bouche ouverte
Je te bige, peau offerte
Je te baise, tu désertes.

Je t’saisis, dis encore
Je te griffe, veux plus fort
Je te mords, et tu sors.

Je rougis, ta Peau Douce
Je rugis, tu t’trémousses
Je poursuis, tu repousses.

Ah friponne, tu triches ma flamme, tu t’esquives.
Ah sauvage, tu attises ma flamme, tu m’enivres.

Les mots doux, en p’tits bouts
Les mots crus, sans tabou
Puis je t’aime, et c’est tout.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ah friponne, là tu me fais ton cinéma

Tu triches en jouant de moi, j’en suis marri

Ma flamme ravivée pour toi belle diva

Tu t’esquives, ma source de plaisirs royaux

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des mots et désirs :

La bougie à la main il s’exclame :

– Ah friponne ! Mais vas-tu cesser ?

La femme, un sourire malicieux au coin des lèvres, le défie :

– Empêche-moi si tu le peux.

En disant cela elle met sa bouche comme pour lancer un baiser dans les airs.

– Foutre Dieu ! Encore ! Mais tu triches ! Vois, elle durcit déjà !

Hurle-t-il en rage.

– Ce qui nest pas pour me déplaire. Tu sais que je ne l’aime pas autant lorsqu’elle est molle.

Dit-elle avec un petit air gourmand.

Agacé l’homme veut se saisir de la main de la femme mais elle la cache dans son dos.

– Tu t’esquives ? C’en est assez.

Mais il a à peine terminé sa phrase qu’il entend le bruit d’un souffle.

– Tu éteins ma flamme maintenant ?! Laisser mourir le feu de ma mèche ne te suffit plus ! J’abandonne. Je range mon matériel. Tu n’auras qu’à te débrouiller seule. Ne te plains pas si ton plaisir n’en sera que moindre.

Dépité il rassemble la bougie, la mèche, la cire à cacheter, le sceau, la plume et le papier et les dépose dans le secrétaire qu’il referme soigneusement à clef.

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots d’Alexandre :

« Ah friponne, tu triches ma flamme, tu t’esquives », voilà une citation qui me rappelle combien je suais à grosses gouttes en cours de français quand doctement la professeure nous faisait noter que Marivaux jouait sur les figures de style en plaçant dans la bouche de Trivelin, le valet du Chevalier,  figures littéraires et mots communs. C’était, disait-elle, une façon de se moquer des gens du peuple tout juste bons à singer la noblesse.
J’avoue que j’étais bien plus fasciné dans ce faux triangle amoureux par cette femme qui, déguisée en homme, était capable de tromper tout le monde et de se faire aimer sous une fausse apparence. Je vous recommande d’ailleurs l’adaptation cinématographique de Benoit Jacquot. Sandrine Kiberlain et Isabelle Huppert y sont superbes aux côtés de Mathieu Amalric et de Pierre Arditi.
Entre ce cours de français et la sortie de ce film, l’ado boutonneux que j’étais avait eu le temps de rechercher d’autres figures androgynes et de fantasmer dessus. C’est grave docteur ?

Continuez, continuez monsieur Bellegarde, pour l’instant, je suis ici pour vous écouter.

 

25/11 : Une contrainte crucifiée

Contrainte :

20181125 oulimots

Photographie de Delphine Cencig

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Elle est en croix, et ce n’est pas une croix de Saint-André.

Elle est en croix, elle est nue, et ce n’est pas un jeu érotique.

Elle est en croix, il est à genoux, en adoration devant elle, et ce n’est pas un jeu sadomaso.

Elle est en croix et de ce fait est un merveilleux blasphème.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

C’était plus que du désir. De l’adoration.

Alors il s’était agenouillé, fasciné

Dans un premier temps entre ses cuisses ouvertes

Il aimait de sa langue l’avoir découverte

Cette fleur qu’il ne voulait pas voir s’étioler

Ce cunnilingus qui confinait au divin

Dont personne ne voulait connaître la fin

N’était nullement un péché. Alors pourquoi

S’être rendu prisonnier d’absconses idées ?

Ce siècle soi-disant spirituel vaut-il

De bannir le beau sous des prétextes futiles ?

Toujours est-il qu’il fut décidé adéquat

Lui en voulant, C’est con, de s’être dévoilée

De la punir de s’être ainsi abandonnée.

Mais à présent il pleure sa crucifixion.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Où l’on découvre des ossements d’une prénommée Géjus

Où l’on découvre des ossements d’une prénommée Géjus et d’un papyrus signé Mérie Mé Delène.

La découverte faite par un inventeur nommé Ines Péré, portugais de son état, grand voyageur sur bateau de location royale, au détour d’un cimetière très ancien perdue de vue depuis au moins trois mille millénaires sur l’échelle du couvreur du Temps qui n’était pas très copain avec l’horloger nommé par défaut Atome Lémique … resta inconnue jusqu’au moment le moins attendu …

D’un pic à bec plat de paléontologue averti et d’un tamis de mailles rétrécies par le temps d’un lavage adéquate, Ines débroussailla l’extérieur gauche, de l’angle droit, en partant de la droite du cimetière cité plus haut en contre bas de la petite ville nommée Bette Lém…

Un caveau d’une belle envergure aux dédales sculptés s’ouvrit à ses pas et ses yeux médusés à la lueur d’une torche en miel de marque l’Abeil, importateur de luminaire de père en fils depuis les temps les plus reculés que même l’univers n’a plus la mémoire de ce temps …

Bref, nous pourrions à loisir détailler toute l’aventure de l’homme qui, avait, de ses efforts constants, réguliers, à la barbe de toute une intelligentsia et même d’une académie toute souffreteuses de découvertes capitales aux lettres de manipulations pour se faire mousser,et gagner son rang et sa fortune … Ines rapporta des restes d’un repas et des ossements dont la provenance était toute certaine avec en guise de preuve irréfutable ce papyrus qui donnait toutes les clefs de la vérité faite Verbe et qui apportait enfin une consistance toute nouvelle sur le fameux et néanmoins suaire de la croix sans la bannière il faut le reconnaître humblement et aussi du dernier accompagnement du martyr dont la fameuse lance n’a jamais été retrouvée après bien des décennies de recherches antérieures et intérieures par les différents corps concernés de l’administration publique et privée …

Quand, devant une assemblée constituée, il conclut avec ce sourire des innocents : “Géjus était une femme et Mérie Mé Delène un homme”. Révélation en coups de tonnerre qui lui fit descendre quatre à quatre les marches vers les souterrains de la torture du guili-guili, de la plume infernale et pire encore, le supplice de la roue édentée …

Ainsi, après bien des cris de résignation, il capitula devant ses tortionnaires.

Morale : »Honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus ».

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

A Christiane

J’étais sans demeure
Et Vous êtes venue
Soumettre mon cœur
Avec un baiser

En vous, je crois
Au plus profond de mon âme,
A vous mon amour
Infini je confie

Devant vous  je proclame  ma foi
forte et sans limites
Au travers de mes prières
Mon obédience je vous livre.

Car je sais que
La jouissance viendra
Et elle aura votre corps
Victorieux pour l’éternité

 

24/11 : Une barbacontrainte

Contrainte : pâtisserie, cinéma, sextoys, barbapapa, film, harnais, chocolat, pellicule, lubrifiant.

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Les oulimots auto-contraints de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Elle rêvait qu’il la baise sur le plan de travail, il ne lui parlait que de pâtisserie. Elle mourait d’envie de lui montrer le harnais qui sublimait sa poitrine, il lui expliquait comment tempérer le chocolat. Elle s’imaginait se servir de lui comme sextoy, il voulait lui montrer sa machine à barbapapa. Décidément, à chaque fois qu’elle était en sa présence, Lucie projetait sur son écran de cinéma intérieur le film de toutes ses envies. Et cette pellicule ci ne manquait pas de lubrifiant !

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ah friponne, viendras-tu avec moi à la pâtisserie ? Mais tu triches et fais ton cinéma jouant avec tes sextoys, ainsi tu attises ma flamme puis tu t’esquives pour aller quérir une barbapapa.

Ah friponne, tu me promets de me montrer ce film dans lequel tu n’es vêtue que de ton harnais, mais encore tu triches et m’offres un chocolat chaud pour éteindre ma flamme sans me laisser accéder à cette pellicule. Et lorsque fou de désir je te propose de t’enculer allègrement, malgré le lubrifiant, tu t’esquives.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Nous en avions déjà discuté en plaisantant. D’introduire un objectif dans nos ébats. Et je ne l’avais jamais prise au sérieux jusque là . Mais, ce soir, ce n’était pas du cinéma quand elle m’annonça son intention d’immortaliser sur pellicule la séance qui allait venir. Elle avait d’ailleurs tout préparé : une caméra  était fixée sur son trépied à côté du lit et son harnais était à présent paré d’un sextoy dont l’épaisseur n’avait rien à envier à celle d’un rouleau à pâtisserie. J’étais un peu effrayé par la taille de l’engin. Bon sang ! Me croyait-elle la malléabilité d’un Barbapapa ? Heureusement qu’elle n’avait pas lésiné sur le lubrifiant dont un énorme bidon trônait sur la table de chevet. Parce que j’allais le sentir passer celui-là. Et je crois qu’elle comptait là dessus pour ses débuts de vidéaste. Des larmes et de la sueur, elle en aurait sûrement. Il fallait donc que je me prépare au mieux pour être à la hauteur de ses attentes. Alors je procédai à quelques assouplissements avec un plug. Une fois cela fait, je m’allongeai sur le dos, les jambes largement repliées sur ma poitrine, un coussin pour surélever mes fesses. J’étais en place. Prêt. Le film allait pouvoir commencer. Elle fut ferme mais douce et tout se passa très bien. Mon anus ne fut pas ménagé mais je pris à cette dilatation un plaisir certain, dont les cris résonnent encore à mes oreilles. Il y eut toutefois un bémol à ce bonheur, quelques temps plus tard, quand je vis la vidéo sur un célèbre tube porno. Son succès était incontestable, mais J’étais partagé entre fierté du résultat et colère. Non pas qu’elle l’ait publiée, je l’espérais secrètement. Mais j’aurais préféré être mis préalablement au courant du fait que mon cul allait servir à faire des milliers de vues et de clics sur sa chaîne sans que je sois crédité pour la performance. Bref, elle allait avoir les honneurs et moi la médaille en chocolat.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Rien ne sert de bien manger si une pâtisserie digne de ce nom ne se présente pas en belle tenue devant vos yeux pour définir une part importante de votre repas. Alors, certains puristes diront, je fais mon cinéma pour de la sucrerie, de la confiserie … je dis : non, non ! Je dis même plus, comme en amour, un sextoy est la cerise sur le gâteau … ou le clitoris … on appréciera au moment opportun de l’utilité de cet ustensile …

Bref, je ne vais pas étaler de la crème pâtissière sur ce propos de la pâtisserie quoi qu’il est plus important que la série des barbapapa même si le dérivé de ce nom vient bien d’une confiserie … et l’on pense s’égarer quand on reprend au vol le discours comme un film qui d’une autre scène à une autre n’a pas de lien à première vue (avec ou sans lunettes) on tient le harnais du thème qui va nous mener directement au point central qui paraît anodin mais essentiel : le chocolat

Un dessert au chocolat c’est, pour moi, le must … imaginez, là, devant vous, des profiteroles au chocolat … la jouissance est aux bords des lèvres, joie du regard, où l’on trouve mille usages de nos sens et l’usufruit à portée de bouche, la débauche goulûment indomptable pourrait faire flamber une pellicule de film Super 8 mais heureusement, tout cela reste dans la sphère de l’intime, du réservé, du particulier, de la confidence même …

J’avoue qu’il me manque du lubrifiant avec ce sextoy …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Ah les cinémas porno qui vous proposaient sur grand écran des scènes torrides  même si la pellicule était un peu rayée ! C’était toute une époque avec les films tournés en 70 mm. Je me souviens du corps divin d’une actrice dont les seins étaient nappés de chocolat, je peux vous dire que les hommes qui l’entouraient avaient vite fait de la lécher avant de passer à un autre plat de résistance.
Je parle d’un temps que la génération 2.0 n’a jamais connu, vous savez celui des Barbapapa.  Aujourd’hui place aux écrans nomades. Disparue l’émotion de soulever un rideau pour entrer dans un sex-shop qui  vous offrait l’accès à des cabines privées pour assister à un peep-show ! Aujourd’hui vous achetez chez Amazon sextoys, lubrifiant ou harnais, le tout livré par transporteur. Le porno est devenu un objet de consommation comme un autre.
Franchement où est le plaisir ?
C’est comme si vous me laissiez le choix entre acheter un gâteau industriel et une pâtisserie signée du meilleur ouvrier de France.

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23/11 : Une contrainte vide

Contrainte : Mot, absence, idée, vide, fin, texte, infini, livre, amour

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Le livre infini d’Albertine Meunier

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

La contrainte du jour nous amènerait-elle à nous demander comment on peut prétendre écrire un seul mot alors que l’on a une totale absence d’idée, ou pour reprendre une formulation plus classique, à traiter la lancinante question de la page blanche ? Question lancinante certes mais quelque peu modifiée par les évolutions technologiques, en effet si l’on imagine bien le poète, maudit bien sûr, dans sa mansarde, une plume à la main penché sur son écritoire devant une feuille vierge, ou un écrivain cigarette au coin de la bouche glissant dans sa Remington une feuille toute aussi vide que son imagination, comment se traduit le vertige de la page blanche devant un écran d’ordinateur ? Il est peut-être utile de préciser qu’une Remington est une machine à écrire. Donc lorsque je suis devant mon écran, la notion de page blanche a-t-elle encore un sens ? La page, format A4 n’existe plus, le document affiché à l’écran semble n’avoir pas de fin, et même s’il est vierge de tout texte, il est entouré d’un nombre quasiment infini de symboles, éléments d’information ou autres. Certes, me direz-vous à juste titre, cela ne rend nullement plus facile l’écriture que ce soit celle d’un billet ou d’un livre, et seul l’amour infini pour les mots me permettra de me sortir une fois encore des contraintes imposées ce jour.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Je n’ai pas de mot pour exprimer le vide qui s’empare de moi quand tu disparais des écrans. Ton absence n’est que virtuelle, c’est vrai. Mais elle me touche. Tu n’as pas idée, je pense, de la place que tu prends dans mon esprit. Alors j’attends ton retour. Et ma patience est infinie. Est-ce de l’amour ? C’est possible. Mais te posséder n’est pas une fin en soi. Nous sommes libres. Et c’est cette liberté que j’aime également

Écrire ce texte m’a soulagé. Le liras-tu ? Je n’en ai absolument aucune idée. Mais il fallait que je me livre. C’est chose faite.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Un beau matin de Novembre

Son amour l’a quittée
Un beau matin, elle a trouvé sur sa table, une feuille avec juste un mot, plutôt un texte, vide d’émotion. Il venait de refermer le livre de leur histoire qui, pour elle, devait se parer d’infini.
Quelle idée l’avait brusquement mené à cette décision ?
Jamais elle ne le saurait ! Désormais, seule l’absence de lui serait sa compagne de vie.
Ce beau matin de novembre,
il s’est tiré une balle en pleine tête avec son fusil de chasse.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Ton origine du monde est bien plus beau 

… et le mot en trois lettres porte toute sa consistance, seule, et son triptyque nous renvoie à la genèse d’un univers aux multiples assonances …

Son absence est insupportable par effet de sa respiration idéale et de son harmonie défiant le chaos et l’idée de sa disparition s’est renier la pensée de son existence…

Le vide lui-même ne peut se concevoir dans son élan d’architecte de début et de fin par son histoire dont le texte est déjà écrit par l’Oracle et de l’infini possible qui existe en sa chair de régénération que par ces trois lettres dont le Livre 

— Tu viens mon amour, il est barbant ce guide … ton origine du monde est bien plus beau …
— Et je n’attends que ton prochain coup de pinceau … bien en vit …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Et même si les mots sont vides, ton image met fin à l’absence d’idées et livre un texte d’Amour infini. 

💋

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Ariane

Sur le livre que je t’avais offert
tu m’as écrit ce mot « c’est fini »
et tu es partie.
Où ? Je n’en ai aucune idée.

Que me reste-t-il de toi ?
une absence et ce court texte
Drôle de dédicace pour combler
un vide infini

Il me reste à enfouir ce livre
le brûler peut-être
un autodafé
pour saluer la fin de notre amour

 

22/11 : Un souvenir de contrainte

Contrainte :

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Les oulimots auto-contraints de Put The brain Down

20 mai 1945

Par où commencer ?
Suis-je aussi surprise que vous ? Êtes-vous aussi bouleversé que moi ?

Lorsque je suis entrée dans cet appartement de la rue Clairaut, lorsqu’Andréa m’a conduite dans son salon et que je vous ai vu, j’ai bien vite compris que ce 17 mai serait un jour particulier. Comment, cependant, imaginer ne serait-ce qu’un soupçon de ce que nous avons vécu ?

Me voici emportée autant par une allégresse folle que par une culpabilité pesante. Car, enfin, qu’avons-nous fait ?
Si j’en avais l’opportunité, je ne changerais rien, pas un mot, pas un geste. Je revois ce film et je n’en voudrais rien changer.

Je ris malgré tout encore un peu de cette jeune fille à peine jeune femme de presque 18 ans qui se dirigeait naïvement vers cet appartement sans savoir qu’elle passait brusquement de la chrysalide au papillon. J’ignorais alors que ma métamorphose n’était pas que vestimentaire. Il y avait quelque chose, dans cette tenue de jeune femme que je découvrais.
Je portais cette sensation de changement dans ces bas de soie, remplaçant pour la première fois mes chaussettes de jeune fille, dans cette ensemble beige aux garnitures rouges, dans ces chaussures et ces gants assortis.

Je ris, je suis ébouriffée et atterrée tout à la fois par cette tempête qui nous a propulsé du 17 au 18 mai.
Comment sommes-nous passés de la rue Clairaut à cette chambre ? Que nous a-t-il fallu pour oser en refermer la porte sur nous ?

J’ose croire qu’il n’est rien ici d’anodin pour vous, et que ces mots murmurés étaient aussi sincères qu’ils étaient doux à mes oreilles et qu’étaient doux votre contact et vos baisers.
Je me suis encore amusée de notre si parfaite (j’espère) histoire de gants oubliés au café qu’il nous fallait aller rechercher. C’est cependant tremblante que je me suis éveillée, certaine que personne ne pouvait avoir été dupé. Et puis la pensée de ces moments m’est revenue, alors je me suis à nouveau laissée emporter.

J’ai maintenant besoin de savoir : j’ai bien compris que notre différence d’âge ne vous permet pas d’attendre longtemps que je puisse vous retrouver, aussi j’espère que vous pourrez attendre juste un tout petit peu. M’attendrez-vous donc ? Viendrez-vous me retrouver ? Viendrez-vous, le jour venu, rencontrer mes parents ?

C’est fiévreuse, émerveillée, stupéfaite, contrite que je termine bien vite cette lettre au risque d’y renoncer, porteuse qu’elle est d’une question si cruciale pour moi désormais. Il me faut désormais attendre cette réponse.

En souvenir des deux jours passés ensemble
… je vous attendrai

Régine

Mais surtout, déchirez cette lettre aussitôt

Le site de Put The Brain down

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Un souvenir d’un temps ancien, d’un temps que certain·e·s n’ont pas connu, d’un temps sans téléphone portable, sans internet, un temps où lorsque l’on voulait écrire on prenait une feuille de papier et un stylo, bille ou plume, selon les goûts. Un souvenir d’un week-end de folies, de sexe et de désirs passé avec une belle au cul chaud et à l’imagination débridée. Un souvenir d’un moment magique de pur bonheur, de pure jouissance où nous explorâmes nos folies, nos désirs inavoués jusque-là. Un souvenir d’un moment après lequel elle écrivit un si joli message annonçant déjà de nouveaux moments de pure folie. Un message que nous déchirâmes après l’avoir lu. Mais je me rends compte soudain que j’ai oublié de préciser un détail, la belle ne me vouvoyait nullement, nous étions plusieurs destinataires, ce week-end n’était pas un jeu en tête-à-tête.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il rentrait chez lui après un bref mais fort agréable séjour dans la capitale. Arrivé à son véhicule, il porta la main à sa poche à la recherche de ses clés. Sous la pulpe de ses doigts, un morceau de papier. Il n’y était pas la veille lui sembla-t-il. Mais, du fait de quelques excès, il lui manquait plus que des bribes dans ses souvenirs. Alors, curieux, il le porta à ses yeux. Le message était édifiant. Et plutôt flatteur. Mais pas question qu’il parvienne à la connaissance de son épouse. Alors il s’exécuta.

Mais qui donc pouvait être Régine ?

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Chère Régine

Chère Régine,

Je retiens dans ma mémoire fébrile et incertaine, nos “deux jours passés ensemble”. C’est vrai, nous avons égayé nos pauvres vies, main dans la main, toi gauchère et moi droitier, à rester prostrés, dans la chambre d’hôtel, debout, devant un lit inconnu, aux draps froids de Lune et aux oreillers dépossédés de toutes empreintes …

Nous étions fiévreux de nous connaître en un corps à corps au possible envoûtement de nos âmes, à l’amour qui tendait sa toile, à nos sexes possédés de connaître enfin des aventures aux confins de l’indomptable comportement humain qui devient bestial …

Les fantasmes nous ont habillés des plus belles parures et nos hontes avaient d’un coup disparu enfermées à double tour dans le placard des indésirables …

Et puis de la première journée à la première nuit pas un mot pour nous révéler, provoquer, troubler, divulguer ou avouer notre passion mutuelle … nous étions en symbiose tout simplement…

Et au matin du deuxième jour nous avons caressé l’idée de continuer en un accord tacite et fort pour nous procurer autant de jouissance à tenir nos promesses de nous aimer encore et encore après la dernière bougie de nos envies … jusqu’à tard, le petit jour pointait comme une aiguille dans nos yeux éreintés …

Vos mots : « je vous attendrai » dans votre tendre lettre me laisse espérer d’autres jours heureux en attendant que je respire de nouveau votre parfum d’amour sincère et fier …

Je suis votre dévoué serviteur et animal de compagnie…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Régine écrivait  « ….je vous attendrai  » le cœur serré. Durant le week-end passé ensemble il lui avait annoncé qu’elle ne le verrait plus. Il avait accepté une mutation de l’autre côté de l’Atlantique et leur histoire allait s’arrêter là.

Pourtant le samedi tout avait bien commencé. Régine était arrivée la première dans le gîte loué pour l’occasion. Pour l’accueillir elle avait choisi de ne mettre que les dessous rouge et noir qu’il lui avait offerts et maintenant elle l’attendait à genoux, au milieu de la pièce, le regard baissé, les mains dans le dos. Elle frissonnait en cette journée d’automne malgré le feu intérieur qui lui brûlait le ventre. Son arrivée fut le signe de la délivrance et les retrouvailles se déroulèrent dans les larmes et la jouissance. Régine conserverait longtemps en mémoire les larmes de joie et d’émotion quand il la tenait dans ses bras et l’embrassait après avoir dessiné sur sa peau des stries écarlates appelées à disparaitre. La nuit avait été aussi à la hauteur de ses espérances, son corps comblé de plaisir.

Et le dimanche ce bonheur vola en éclat en une phrase.  » Nous ne pourrons plus nous voir ». Régine eut le sentiment de basculer dans un cauchemar. Celle qui chérissait un maître bienveillant, brutalement ne devait plus rien attendre de lui.

Il partit de bonne heure en début d’après-midi. Régine n’avait pas le courage de préparer ses affaires. Il lui fallait extérioriser sa douleur. Alors sur le cahier d’écolier qui ne la quittait jamais depuis qu’il lui avait demandé de tenir son journal, Régine se dessina prise au piège, aveuglée et enserrée dans des cordes au pied d’un homme immense. Elle s’en voulait d’avoir été manipulée par lui, elle s’en voulait de l’aimer encore.

La dédicace fut à la fois rageuse et cérémonieuse « En souvenir de ses deux jours passés ensemble…. je vous attendrai ». Puis elle se ravisa : à quoi bon, se dit-elle, c’est à moi d’apprivoiser ma douleur, je n’ai rien à faire de sa pitié et elle ajouta « Mais surtout déchirez cette lettre aussitôt ».

Après tout je suis libre.

21/11 : Un gage de contrainte

Contrainte : gage, sciences, série, technologie, art, cinéma, littérature, jeux-vidéos, médecine.

Corinne Reignier (8)

Les oulimots auto-contraints de Dans L’Oeil Du Cyclone :

— Bienvenue dans  notre nouvelle émission ! Qui gagne gage ! Le seul jeu où celui qui répond correctement au plus grand nombre de questions aura le droit de donner un gage coquin au perdant ! Et on applaudit bien fort nos deux candidats !

(Applaudissements)

— Bienvenue Gaëtan ! Pouvez vous vous présenter ?

Le jeune homme, grand, sec, le poils gras comme les verres de ses lunettes,  semble rougir et répond d’une voix timide et hésitante :

— Bonjour, je m’appelle Gaëtan, j’ai 26 ans, je suis étudiant en lettres modernes, je suis fan de Shakira et de tricot.

— Ha ha ha ! Fascinant ! Fascinant ! Au tour de votre concurrente, bonjour Nadia, à vous de vous présenter !

La jeune femme, petite, mince, un petit air de bimbo, répond d’une voix nasillarde :

— Bonjour, moi c’est Nadia, j’ai aussi 26 ans, je suis en recherche d’emploi dans le secrétariat, mais je compte pas faire ça toute ma vie, je voudrais bien percer dans le showbiz !

(Éclats de rire dans le public)

— Ha ha ha ! Fascinant ! Fascinant ! Et quels sont vos loisirs belle Nadia ?

— J’adore regarder la télé !

— Oooh, fascinant ! Fascinant ! Bien ! Et si nous commencions? Le hasard a décidé que c’était Nadia qui allait choisir en premier le thème de la première des 6 séries de 3 questions !

(Faux roulement de tambours)

— Alors, Nadia, regardons ensemble les 3 premiers thèmes proposés !
1/ Littérature! Hum, un thème pour Gaëtan ça !
2/ Médecine!
3/ Technologie!
Et bien, quel choix difficile! Nadia, vous avez 10 secondes pour vous décider!

— Ah mais non mais non mais non mais non ! Ça va pas du tout ! Je vous ai dit que je regardais beaucoup la télévision! Pourquoi que vous me donnez pas des thèmes comme « série télé » ou « cinéma » ou « showbiz » ? Hein ? Vous le faîtes exprès ! J’en suis sûre ! Bande de pervers ! Tout ça pour que l’intello de service gagne et demande à voir mes boobs  Et comme par hasard, à la prochaine série de thème, il y aura « sciences », « art », « géographie » voir même « jeux-vidéos » ? Je suis sûre que c’est même pas vrai qu’il tricote le naze ! Je parie qu’il joue à la console pour mater les culs et les seins de Lara machin ! Puisque c’est comme ça, je joue plus ! Et toc ! Il est nul votre jeu en plus ! De toutes façons, même pas en rêve j’ai envie de donner un gage coquin à ce cornichon ! J’me casse !

(silence assourdissant)

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Cette écriture contrainte est, l’on doit le reconnaître, un jeu délicieux, mais l’on doit tout aussi reconnaître que parfois la contrainte semble être plus un gage qu’une incitation à écrire. Une grande aptitude en diverses sciences serait sans aucun doute indispensable pour arriver à écrire un billet avec une série de mots aussi improbable. La technologie ne serait pas pour cela d’une grande utilité, ce serait plutôt un art sans se faire pour autant son cinéma. Cette production ne sera jamais cependant une grande littérature, tout juste quelques écrits digne de jeux-vidéos, pour remédier à cela il faudrait plus que de grands efforts une médecine efficace.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Les 5 frères

Jean maîtrisait l’art du cinéma,
Pierre excellait en sciences et technologie,
Paul avait tous les diplômes en médecine,
Jacques était un as des jeux vidéos et informatique !
Jared connaissait tout en littérature et lois !
Tout ce beau monde était les 5 frères d’une famille !
Un clan dirigé d’une main de maître par le père Louis !
Ils étaient connus pour être des voleurs en série, de haute gamme !
Jamais ,ils n’avait été pris, arrêtés non plus ! Ils poussaient même le vice jusqu’à laisser une carte de visite sur les lieux de leurs méfaits !
Mais tout à une fin et, pour avoir mis en gage un médaillon, ils furent tous conviés à dormir en prison…
L’ ADN ne ment jamais…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Faffwah :

Il partageait son existence entre les séries et les jeux vidéos. Alors, autant dire qu’il avait une vie sociale proche du néant. Pourtant il avait réussi à créer une certaine intimité avec une jeune fille. Par avatars interposés je vous le concède. Ils jouaient les mêmes quêtes et avaient commencé par discuter tactique sur le chat de leur serveur préféré. Puis s’étaient retrouvés à échanger sur une application de messagerie. Ce n’était pas de la grande littérature certes, mais ils s’y retrouvaient. Et, la technologie aidant, l’envie leur était venue de rendre réel ce qu’ils vivaient sur la Toile. Mais se posèrent alors les questions du où, comment quand. Ils n’étaient ni l’un ni l’autre experts dans l’art de poser des rencards alors cela prit quelques temps. Mais ils finirent par tomber d’accord sur un cybercafé pas trop loin d’une station de métro. Ca restait un environnement familier pour eux, gage à leurs yeux d’une plus grande sérénité dans leur rencontre. Et une porte de sortie si les choses tournaient mal.

Le jour J arriva. Ils eurent du mal à se retrouver. Il la connaissait comme une amazone brune aux courbes exagérées, elle était blonde, menue et androgyne. Quant à lui, il n’était pas le puissant viking qu’elle fréquentait au cours de leurs parties. Il était petit, chauve et un peu rondouillard. Bref, aucun des deux n’était à l’image des fantasmes de l’autre. Pourtant, ce qui se passa lorsque leurs regards se croisèrent n’était pas un coup de foudre de cinéma. Et le baiser qu’ils échangèrent, alors que Sergent Garcia chantait  Medecine Man dans les enceintes, était réel, sincère et passionné. Un timide : “ Chez toi ou chez moi ? ” Puis ils quittèrent rapidement les lieux, avides de se donner de l’intimité, de se découvrir plus avant.

Leur histoire dure maintenant depuis des années et, alors qu’ils vivaient reclus chacun de leur côté, ils multiplient désormais les rencontres, ensemble ou séparément. Le secret de ce changement et de leur épanouissement ? Il continue d’être l’objet des plus profondes interrogations de ceux qui les connaissaient dans leur vie d’avant. Car rien ne les y prédisposait. Et, quand on leur pose la question, ils répondent en riant que l’amour n’est pas une science exacte.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

J’ai dû pratiquer un gage idiot

J’ai dû pratiquer un gage idiot lors d’un pari tout aussi bête devant des amis stupides dans un accoutrement aberrant en compagnie d’un âne avec mon air de benêt …

Bref, j’étais dans une situation que même les sciences actuelles n’ont pas leur mot à dire… et même dans la meilleure série loufoque … c’est dire …

Quoi qu’il en soit la technologie d’aujourd’hui a enregistré ce moment mémorable … de l’art pour certains et pour d’autre c’est du mauvais cinéma …

Ma compagne du moment en a fait un commentaire d’une littérature inconvenante, affirmant que les jeux vidéos allaient avoir une nouvelle mascotte …

De fait, après quelques centaines de milliers de vus, je suis allé prendre ma médecine, c’est-à-dire, me purger le fondement de toute cette histoire pour enfin quitter définitivement ma partenaire qui squattait ma vie dans son insalubrité et revivre dans une autre dimension … du jeu de la vie …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

C’était la première séance

Nous étions allés au cinéma. Comme ça, en pleine après midi. Une première pour nous deux. Nous n’avions jamais vraiment pris le temps d’un temps dans ces salles noires. Nous ne nous étions jamais posés pour un moment de calme dans les tourbillons de nos trop rares rencontres. Et puis l’occasion de repartager un souvenir de grande littérature finit de nous convaincre d’offrir deux de nos précieuses heures au septième art.

Dans la presque-dernière rangée, gage de tranquillité, nous trouvions nos places, épaule contre épaule, main contre main, genou contre… (En fait non, ta jambe croisait la mienne). Et cette série de contacts, ces légers frottements de peaux douces mirent en branle quelques mécanismes que les sciences cardiaques, dermatologiques, neurologiques, psychiatriques ne sauront jamais expliquer. Nous découvrions une médecine des frissons, celle qui savait guérir de la grisaille et dont les mécanismes étaient, par définition, une alchimie mystérieuse.

Ce moment fut intense, à bien des égards. Et pourtant la salle que nous avions choisie était des plus modestes. Pas d’immersion en réalité virtuelle, pas d’équipements sensoriels ou de casques de jeux-vidéos, nulle technologie 4D-UltraSensation ou de sons supra-englobants.

Uniquement toi, moi, en réalité de proximité avec nos souvenirs et nos rêves. Car il n’y a pas d’option alternative à toi pour ces sensations-là.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Grand débat hier soir entre Laure et moi : Faut-il laisser Léonard passer des heures sur des jeux vidéos ?
La discussion tourna vite le dos à un argumentaire d’ordre pédagogique, même si au début Laure se plaça sur le terrain de la médecine,   ayant lu récemment que les jeunes étaient atteints de myopie pour avoir passé trop de temps devant leurs consoles de jeu.
– Laure est toujours très sensible aux preuves que peuvent apporter les sciences.
La veille querelle des Anciens et des Modernes renaissait : à l’heure de la technologie faut-il tourner le dos aux nouvelles formes de création numérique ou faut-il considérer qu’un chef d’œuvre de la littérature ou du cinéma est le seul gage pour accéder à la culture ?
Je faisais remarquer à Laure qu’à sa façon elle appréciait de regarder des séries durant toute une soirée et que l’art numérique a autant sa place dans les musées qu’un tableau impressionniste, gage du bon goût aujourd’hui et décrié hier.
Bref au -delà de ces considérations , je militais pour laisser Léonard tranquille dans sa chambre, ce qui me laissait plus de temps pour apprécier la compagnie de Laure.
Que voulez-vous, on a tous ses faiblesses.