Oulimots 2022S34 : attention à la contrainte !

Mots contraints : Esprit, défection, cher, lettre, attention, personne, délivrer, moitié, réflexion.

Les oulimots d’Elisa Stark :

Cher Esprit,

Je vous écris cette lettre afin d’attirer l’attention sur ma propre personne. Je n’arrive pas à me délivrer de vous, seule votre défection me permettrait de retrouver ma réflexion. 

Votre Moitié.

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Les oulimots de Dick :

Il n’y met pas forcément de mauvais esprit mais cette nouvelle défection va lui coûter cher. Faute d’obéir à la lettre à mes consignes, il va devoir faire attention à ses fesses lorsqu’il se présentera de nouveau en personne devant moi car, s’il faut le délivrer de ses mauvaises habitudes, je ne ferai pas les choses à moitié et ne me contenterai pas de quelques réflexions pour lui faire savoir que je suis très mécontente de son comportement. Je ne sais pas encore avec quoi je vais lui imprimer cela dans la peau mais j’ai commencé à fourbir mes armes.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Pour me délivrer de tout ce qui pèse sur mon cœur, il m’est venu à l’esprit de lui écrire une lettre. Quelque chose de très profond. Personnellement, le rencontrer en personne et faire face à la musique, j’en suis incapable. 

Néanmoins, je ne me sens nullement coupable d’une telle défection de ma part. Je n’ai jamais eu de courage, de toute manière. Ou peut-être une moitié de courage… conjuguée avec une moitié de couardise! 

J’entame dès à présent ma réflexion. Attention… 

Cher papa

J’ai su que tu avais vendu la Maserati hier soir. La Maserati que je voulais tant essayer, mais que tu me défendais de conduire… 30 ans, papa. 30 ans que je garde ce poids en moi. Tu ne m’en veux pas j’espère. 

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Les oulimots de S WebberLove :

C’est par l’esprit 

qu’elle m’a touché

D’une simple lettre délivrée

Elle a fixé mon attention

Nourri ma réflexion

Nulle autre personne

ne m’est aussi chère

Elle est ma moitié

pour l’éternité

Et même sa défection

ne peut rompre mon don

Mon affection. 

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Cher Henri, je suis partie, pour longtemps je crois, loin c’est sûr ! Personne ne me trouvera, j’y veillerai. Considère ce soudain revirement comme définitif. J’ai fait ça pour me délivrer de mes démons et m’empêcher de devenir à moitié folle. Tu le sais, je suis sous l’emprise d’esprits sombres, néfastes, démoniaques. Ne considère pas mon départ comme une défection, mais comme une attention particulière pour toi. Je me sauve et t’épargnerai ainsi mes frasques. À la réflexion, cette lettre tu pourras la brûler. Ne la montre pas aux enfants, je t’en supplie. Cher Henri, oh mon Henri

Le blog de Carole Bessiere 

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Les oulimots de Gérald :

A notre dernier rendez-vous, elle n’est pas venue. Cette défection m’a fait très mal au cœur. Je pensais qu’elle avait plus d’attention pour moi, que je lui était cher.

Réflexion faite, je ne sais pas, si je vais aller la revoir. Certes, je pense à elle, jour et nuit, et jamais personne ne m’a autant occupé l’esprit.          Mais, j’ai besoin de me délivrer de son emprise, de tirer un trait.

Je ne sais pas si je dois lui dire en face, ou lui écrire une lettre. Je suis à moitié partagé entre les deux choix.

Mais, une chose est sûre, je ne l’oublierai jamais.

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Les oulimots de Bella Dona :

Attention, ceci est une lettre pour personne, pour tout ceux qui me sont chers, pas aux mauvais esprits qui m’ont fait défection

Ceci délivre mon âme d’une réflexion trop intense, enfin, à moitié.

Oulimots 2022S33 : de la graine de contrainte

Mots contraints : Main, graine, gel, rencontre, flûte, rose, atteindre, continu, lotus.

Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Errant dans les rues de cette ville inconnue aux rues emplies de gel, j’entendis au loin une flûte jouée de main de maître et à la sonorité familière.

Je partis à sa rencontre, dans un état hypnotique continu, avide d’atteindre ce virtuose qui semblait être une vraie graine de champion ! 

Il était là,  assis en lotus.

Je le reconnaissais : lors de notre dernière rencontre, c’était moi qui avais joué de sa flûte rose.

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Les oulimots de Dick :

Depuis qu’Elle a mis la main sur moi, la graine de la dépression ne germe plus dans mon esprit. Comment s’y est-Elle pris ? Eh bien il Lui a suffi de glisser sa main ointe de gel en moi dès notre première rencontre. Il Lui a suffi d’un regard pour comprendre qu’il ne fallait pas me jouer de la flûte ni m’offrir des roses mais bel et bien se montrer entreprenante pour atteindre son but. Nous entretenons depuis une correspondance en continu quand nous ne pouvons pas nous voir et j’envisage de me faire tatouer une fleur de lotus sur l’épaule pour montrer à quel point j’ai atteint la paix intérieur avec Elle. 

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Les oulimots de Bella Dona :

Semer les graines en Ukraine, actuellement un défi difficile à relever.

Non, il n’y a pas eu de gel , les champs ont été  ensemencés, les mains ont travaillé.

Et puis, un 24 février, la foudre est tombée, Poutine est arrivé, sans tambour ni trompette ni flûte .

La rencontre de deux mondes, une dictature contre une démocratie.

Violences,

Meurtres,

Crimes de guerre, rien ne sera épargné.

Des attaques, des bombardements en continu .

Fin de l’humanitude, rien n’atteint le tyran.

Les Ukrainiens se battent, rêvent de paix, de zénitude, de fleurs, de bouquets de roses , de voyages en Orient, de trônes en fleurs de lotus, la fleur sacrée, symbole de paix et de repos pour l’épanouissement de l’âme.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

De ma main, j’ai jeté des graines. Les premiers gels étant terminés, les pousses ont grandis droites comme des flûtes. Le rose est arrivé au fur à mesure de l’éclosion de la fleur pour atteindre une teinte inattendue. Elles ont migré vers la mare pour devenir de jolis lotus que j’aime admirer chaque jour qui passe.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

J’ai fait une rencontre plutôt curieuse.

Un musicien qui m’a promis de changer le temps et m’offrir le ciel. Je ne le croyais pas. Tout cela me paraissait impossible. 

C’était l’hiver, le gel avait emprisonné le lac.

L’homme a pris ma main et tout s’est transformé. Le paysage était magique. Les lotus ont envahi le lac rapidement. Il a posé une graine dans la terre et a commencé à jouer de la flûte en continu.

J’étais si impressionnée que les mots ne sortaient pas de ma bouche.

La graine a éclos et une rose est sortie de terre. Elle semblait vouloir atteindre le ciel.

Elle grimpait tel un arbre jusqu’aux nuages. Ses épines formaient un escalier. Je suis montée vers les nuages. Tout était beau depuis là-haut. Il a posé un baiser sur mes lèvres et j’ai cueilli la rose rouge avant de disparaître en gouttelettes d’eau. Il pleuvait ce jour-là un peu de moi. J’étais bien alors que chez moi on pleurait ma mort. 

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Les oulimots de Patrice Saucier :

La rencontre tant souhaitée aura lieu en septembre. Quelque part dans un boisé, je lui offrirai, non pas une flûte de champagne, mais un bock d’IPA. Pour elle, c’est mieux qu’une rose. Nous sommes des randonneurs, pas des coureurs de 5 à 7.

Le raffinement est une graine qui n’a su fleurir dans notre cœur. 

Ensuite, main dans la main, nous pourrons atteindre le sommet du mont Tremblant. L’alcool consommé, la veille météorologique de gel au sol diffusé, le soir descendu sur tout le paysage, nous nous déshabillerons et nous nous aimerons en continu, de préférence dans la position du lotus.

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Oulimots 2022S32 : une contrainte par roulement

Mots contraints : Roulement, aide, baba, vraiment, merci, attendre, dimension, profond, désir.

Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Votre profond désir de réussite me laisse baba. Le moindre roulement de tambour vous émoustille et vous aide à viser la quatrième dimension sans attendre. Merci,vraiment merci de cet enthousiasme.

Une admiratrice.

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Les oulimots d’Herbe Rouge :

Je m’emmerdais. Attendre ici pendant des heures d’avoir enfin le droit de passer dans l’autre dimension, c’était d’un chiant à mourir. Alors oui, j’avais besoin de leur aide, oui, vraiment, je leur disais merci. Mais merde, que c’était long et chiant. 

Tout ça à cause d’une histoire de roulement. C’est qu’on ne pouvait pas être trop nombreux en même temps de l’autre côté, bien entendu. 

Mais quand même, entre celui qui voulait absolument explorer au plus profond de son âme et celle qui voulait expérimenter le désir sous toutes ses formes, ils ne pourraient pas instaurer un genre de priorité, quelque chose ? 

Genre, moi, j’avais absolument besoin d’aller goûter au baba au rhum, c’était tout de même bien plus important. Alors je devrais être prioritaire non ?

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Les oulimots de SH Kovski :

Il y a un roulement de tambour, au lointain, derrière les collines. La guerre gronde. J’entends comme des appels à l’aide, des râles d’agonies solitaires, les morts en suspens, qu’une tombe même ne viendra jamais abriter. Et je reste pétrifié.

Notre Capitaine sonne la charge. Je ne sais pas si c’est le rhum qu’il a bu avec les officiers, s’il s’enivre pour occulter la mort promise. Il sonne la charge, il est saoul, il empeste. J’en suis baba. Il me donne envie de vomir. Je cours à mon tour, vraiment. Pour le fuir lui. Pour avancer l’heure de ma mort.

Je me souviens de la foule au départ de la gare. J’entends les Merci ! Merci pour la patrie !

La patrie, j’en rejoins le sein libre, six pieds sous terre, sans attendre, à la guerre comme à la guerre.

La vie n’a de valeur qu’à la dimension du cercueil que l’on vous offre au grand soir. Même là, je manque de place. Ma famille ne pleure qu’une caisse de sapin vide. Mon corps n’a jamais été retrouvé, et j’éprouve comme un profond désir de hanter ceux qui vénèrent la guerre.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Ce baba au rhum m’a donné un profond désir d’en déguster un autre. Sans l’aide de personne je suis revenu dans la pâtisserie d’un des grands pâtissiers que j’admire régulièrement à la télévision. Après cette première dégustation j’ai l’impression qu’un roulement à bille s’est mis en route dans mon corps pour me diriger directement vers ce lieu de gourmandise sans attendre une minute de plus.  Vraiment, merci chef pour m’avoir procuré autant de plaisir gustatif.

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Les oulimots de Dick :

Le performer arriva sur la scène, précédé de roulements de tambour et nous présenta un godemiché hors normes : 

  • Oyez oyez braves gens ! Avec l’aide de mon assistante préférée, Ursula ici présente, je vais me prendre cet énorme jouet dans le baba.

Le public manifesta sa surprise comme un seul homme :

  • Vraiment ? 
  • Oui et merci d’avance d’attendre avant d’applaudir que le tour soit fini. Les dimensions de l’objet, que je vais faire pénétrer bien profond dans mon cul, nécessitent une grande concentration.

Je me hasardai à une question :

  • Et de désir aussi, non ?
  • J’ai la chance de vivre de ma passion. 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

J’étais un autre homme du style « baba cool » avant de tomber sur elle. Vraiment un drôle d’énergumène, un dragueur professionnel. 

J’écumais la plage avec un « roulement de mécaniques » avant de retourner à mon bar. Pas de quoi être fier.

Et ce jour-là, je suis rentré dans une autre dimension. Elle m’est apparue, tel un ange, me demandant de l’aide.

Des hommes la poursuivaient. J’ai regardé son visage et j’ai fondu. Je lui ai dit d’attendre derrière le bar dans le local de réserves.

Je l’ai cachée et je suis allé la chercher en fin de journée. Elle n’a pas cessé de me dire « merci » et j’ai eu un profond désir de l’embrasser avant qu’elle ne disparaisse.

Sauf qu’après mon service, les gars m’ont attrapé et m’ont fait passer l’envie de l’avoir aidée. Ils voulaient savoir où elle se trouvait et je ne le savais pas. Ils étaient décidés à me faire parler.

Ils m’ont fait avaler mes dents et m’ont laissé sur le carreau, les côtes cassées après s’être rendu compte que je ne savais rien.

Aujourd’hui, le dragueur professionnel a disparu !

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Les oulimots de Bella Dona :

Départ en vacances,

Désir profond de paix, de repos, de zénitude.

Destination inconnue, baba cool avec notre van vintage.

Juste changer de dimension, direction l’autoroute.

Soudain

crac, crac, crac, un bruit  sourd.

Bizarre le van toussote, se cabre, les roues bloquent puis s’arrêtent.

Direction l’aire d’autoroute.

Aucun de nous ne sait bricoler.

SOS à l’aide au garage le plus proche.

Vraiment, par chance, le dépanneur ne se fait pas attendre le verdict aussi :

Deux roulements à bille ont rendu l’âme.

Finalement nous pourrons récupérer le van le lendemain.

Il ne reste plus qu’à dire merci et à demain.

En route pour visiter la ville la plus proche.

Soudain le temps n’a plus d’importance,

nous sommes en vacances,

attendons la nuit et que le ciel se fiance

avec les étoiles

en silence.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Attention… roulement de tambour… C’est du rôti de porc. 

Oui, je possède ce don pour deviner aisément les odeurs de cuisson qui émanent de ton four. Je détecte également des traces de baba au rhum dans l’air ambiant. Décidément, tu veux vraiment me gâter !

Sans attendre, j’ai envie de prendre place à ta table et d’espérer, du plus profond de mon âme, que ce rôti sera aussi satisfaisant que le désir que j’ai pour toi !  

Après le repas, je me détendrai, j’entrerai dans une nouvelle dimension de repos et je baiserai. Avec qui ? Toi, bien sûr ! Merci pour la confiance… Tu seras alors mon digestif libidineux, mon verre de grappa que je dégusterai doucement, bien entendu avec ta permission. 

Sinon, on bouffe et je ne demanderai rien d’autre que d’entendre tes récits de voyage et tes préférences entre Nathalie Sarraute et Hélène Bessette. 

Que Lilith me vienne en aide pour que le scénario le plus fauve se produise !

Oulimots 2022S31 : une contrainte pas si facile

Mots contraints : Riche, attendre, pièce, mots, facile, cachette, émotion, sort, assez

Les oulimots d’un apophtegme jaculatoire :

Pour que les mots apportent de l’émotion, c’est assez facile : il suffit d’écrire et d’attendre que le succès fasse sortir les pièces de leur cachette et donc de devenir riche. Mais ce n’est pas toujours le cas… Coquin de sort !

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Les oulimots de JeSuisFol :

Si cette liste de mots est facile, alors il faut s’attendre à ce que je sorte de ma cachette, envahie d’émotions diverses et assez riche, pour assembler les pièces des @Oulimots ! »

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Les oulimots de Bella Dona :

Pas de mots tarabiscotés

Ni de mots fléchés

Qui sortiraient de leur cachette 

Ce serait trop facile

Ayons assez d’inspiration pour calmer nos émotions .

Cette expérience est très riche, 

Elle se compose d’un puzzle de neufs mots

A intégrer pièce par pièce

Chaque lettre

Chaque mot

Attend son sort

Pourtant 

Il ne s’agit pas d’un scrabble

Mais d’un oulimot réalisable

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Les oulimots de M :

Je ne vais pas l’attendre toute l’après-midi. J’en ai assez. Il n’a pas osé sortir de sa cachette. Peut-être que je lui procure trop d’émotions quand je l’enferme dans la pièce de jeu. Il n’est pas riche de ses mots  quand il me voit,  je crois qu’il est assez impressionné. Si ça continue je vais faire semblant de lui jeter un sort, cela sera facile tant il vénère sa Maîtresse.

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Les oulimots de Dick :

Le ton utilisé sur le billet qu’elle m’a envoyé sonnait comme la promesse d’une soirée riche en émotions alors j’ai accepté son invitation.

Et me voilà dans une pièce plongée dans le noir, à attendre depuis un temps qui me paraît infini qu’elle décide de ce qu’elle va faire de moi. Je commence à en avoir assez lorsque, sans dire le moindre mot, un homme sanglé dans un drôle d’uniforme me sort de ma cachette et me mène jusqu’à elle. 

  • Il est facile de céder à ses pulsions mais il l’est moins de vivre la frustration. Voilà ta première leçon, tu peux repartir.

Tout s’éclaire. 

  • Qu’il en soit ainsi Madame.

Le blog de Dick

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Je suis riche de mes émotions. Je ne veux plus attendre pour dire tous ces mots qui sont comme enfermés dans une pièce. C’est pourtant facile de les faire sortir de leur cachette, de les jeter tel un sort à l’ouïe de tous, maintenant que j’écris je n’en ai jamais assez pour tout exprimer.

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Les oulimots de Barbe Noire :

Assis là dans le noir à méditer sur son sort…

Dans cette pièce où la lumière était presque inexistante…

Cette pièce qui lui offre le calme dont il a besoin…. Fuir les fantômes du passé… oublier les démons du présent … 

Il se terre dans cette cachette comme un enfant qui fuit ses émotions … il cherche les mots … les mots qui apaiseront les maux de son cœur … 

Pas facile d’admettre que la seule chose qui lui permette de se sentir riche, c’est uniquement son amour …

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Les oulimots de Caroline/Petiteplage66 :

Il sort de la pièce. La rencontre fut riche en émotions. Finalement, les mots étaient assez faciles à trouver. Maintenant il lui faut attendre sa décision. Mais, il ne pourra plus agir en cachette, les autres ne comprendraient pas.

La page de Petiteplage66 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je suis riche, seule et sans famille depuis deux ans. Il m’est facile de donner une pièce, façon de parler, plutôt un billet, à des personnes démunies, mais il est plus difficile pour moi de trouver l’amour désintéressé. 

Mais un jour, il y eut cet homme intrigant. Il était assis contre le mur et j’ai vu ses yeux clairs et son sourire séduisant sous son chapeau de paille. Il a relevé la tête et m’a regardée.  Je ne sais pas pourquoi, mais il m’attirait comme un aimant.

Je l’ai suivi jusqu’à sa cachette, son repère de nuit. Je sais, c’est assez culotté, mais je devais lui parler sans attendre, loin de la foule de la rue.

Alors, il m’a conté son histoire. Il a tout perdu, le mauvais sort s’est jeté sur lui. 

Soudain, ses mots, d’une douceur extrême, ont vibré sous l’émotion. Ses yeux ont versé de petites larmes ne pouvant plus cacher cette vie amère qui l’avait foudroyé.

J’ai senti cette attraction réciproque. Je lui ai dit de venir chez moi sans hésitation. Je lui ai rendu sa dignité et maintenant c’est avec moi qu’il vit et je suis sûre que mon cœur a choisi le bon.

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Les oulimots de Gérald :

S’il le faut, je passerai ma vie à l’attendre. Jamais, je ne lui ferai part de mon émotion. Je lui écrirai des mots doux, des mots d’amour. Je serai assez fort pour l’aimer envers et contre tout.

Je sais, rien n’est facile, surtout d’aimer dans son sens le plus noble, le plus riche. Je lui jouerai la pièce de théâtre de l’amant qui sort de sa cachette et viens à ses pieds lui déclarer son amour.

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Attendre ? Mais quoi, au juste ? Certainement pas d’être riche ! 

Déjà trois jours que je rumine des projets de grandeur, inspiré par le décor luxuriant de la pièce où je me suis enfermé pour réfléchir. Ma cachette est la chambre d’un manoir en Gironde mais personne ne doit le savoir, car je fuis le monde réel. Je fuis mes problèmes. Je fuis des percepteurs. C’est le moyen le plus facile que j’ai trouvé jusqu’à maintenant. 

Des idées prodigieuses surgissent. C’est écrit « best-seller » dans le ciel et il pleuvra beaucoup de sous sur moi ! Mes mots procureront beaucoup de bien aux nombreux lecteurs qui auront adopté mon style, mes histoires.

C’est toujours facile de rêver… Le rêve est mon phare dans la nuit. Il me guide, s’assure que je ne frappe pas trop d’écueils, projette chaque émotion dans mon crâne, comme un projectionniste de cinéma qui change de bobine pour chaque représentation. Mon sort est de rêver, et non de vivre.

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