2K20S31 : une contrainte au musée

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Dessin de James, également connu sous les pseudonymes James Ottoprod et lol!. Il signe d’autres livres sous son vrai nom : Laurent Percelay

Les oulimots de Fran :

Les censeurs pensaient avoir gagné en faisant admettre au plus grand nombre que le nu devait être banni des musées. Frileux, les conservateurs avaient donc procédé au rhabillage des œuvres de leurs collections. 

C’était sans compter sur une bande de joyeux drilles qui, en guise de pied de nez, avaient investi collectivement tous ces lieux de culture pour s’y déshabiller et offrir à l’opinion une vision inversée de ce que nous avions connu jusqu’à il y a peu. Leur nombre faisait leur impunité et les gardiens dépassés n’avaient pu que compter les culs. 

L’affaire avait fait grand bruit dans presse et les lignes avaient recommencé à bouger. Le temps du grand bond en arrière était venu. 

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette : 

Musée du dé à coudre, musée du peigne, de la râpe à fromage, des collectionneurs de diptères… L’horreur des vacances populaires, où il semble de bon ton de donner un semblant de culture aux enfants et petits-enfants. 

Là,  une pancarte à l’entrée dirait « musée de la Bienséance,  au temps où les hommes et les femmes s’habillaient »

Prière d’entrer dévêtu. 

Une Vénus sortant de l’Inde cacherait sa nudité superbe devant des horreurs se pavanant à poil et se croyant libres. Des enfants vulgaires hurleraient devant un type portant une cravate… »maman, maman ! Le m’sieur il voulait se pendre ! « . Et devant un plagiste, en maillot, sans poutre apparente… »Papa, papa t’as vu, le mec il a même pas de bite ! « 

Et toi, graine de crétin, tu l’as au milieu du front… Pauvre décérébré.

La laideur serait partout…dans ces pitoyables nudités, ce laisser-aller de mauvais aloi.

Loin du Jardin des Délices. Bonjour  le Jugement Dernier… Merci Bosch 

Fuyons la laideur, même si le beau est parfois bizarre. 

Pas de vacances…juste un jardin, la douceur des chambres fraîches, les dîners entre amis, les peaux légèrement bronzées qui se laissent entrevoir…du vin pétillant,  de la musique, des cafés en terrasse,  en bonne compagnie. 

Juillettistes,  aoûtiens,  éloignez vous de moi…et les aoûtats aussi.

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Et si l’on vivait nus, totalement nus, si la nudité étant la norme elle ne troublait ni ne choquait personne, mais que bien au contraire le fait de cacher sa nudité était soit choquant soit source de troubles.

Serait-ce là une invitation à disserter sur la construction sociale des codes, des normes ? Mais dans ce cas, vous ne serez nullement étonnés si pour disserter sur la construction sociale des normes et des codes concernant la sexualité, je préférais évoquer d’autres normes, d’autres codes. Je préférerais évoquer les places respectives des bisexualités féminine et masculine, la question du consentement et autres sujets, mais ce n’est pas l’objet de ce texte écrit sous contrainte, contrainte pour laquelle, dois-je le préciser, je suis totalement, pleinement et continuellement consentant.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Qui a dit que l’art est à l’image de l’homme ? Non mais regardez-moi ces peintures et ces statues ! Vous appelez cela des chefs-d’œuvre vous ? Dire que j’ai payé pour venir les voir. Oui je sais, je pouvais très bien rester chez moi mais il fallait bien que je juge par moi-même. On en avait assez parlé de cette exposition dans les médias.

Vous allez me dire que, depuis que l’art est l’Art, les génies créateurs n’ont pas cessé de multiplier les provocations. Pensez, ajouterez-vous, à Picasso et à sa façon de montrer un visage comme en trois dimensions ou bien à Franz Marc et son cheval bleu. Mais avouez là que c’est un véritable scandale. Quand je pense que certains ont emmené leurs enfants à cette exposition, j’espère qu’ils leur expliquent que tous ces artistes étaient des névrosés, incapables de se réconcilier avec leur propre corps. Chacun sait que vivre nu apporte sérénité et bien-être. Pourquoi masquer son corps alors que nous avons tous nos défauts physiques ? Acceptons-nous tel que nous sommes au lieu de représenter une beauté imaginaire ! Tout le monde vous le dira, c’est lorsqu’on se met nu face aux autres que l’on gagne confiance en soi et que l’on accepte l’autre tel qu’il est. C’est depuis que l’homme vit nu en société que les guerres ont cessé.

Non vraiment je ne suis pas intolérant, tous mes amis vous le diront, je suis même plutôt ouvert à la nouveauté mais là de toutes ces œuvres j’en ferai bien un feu de joie !

2K20S30 : une contrainte introspective

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Photographie de Saul Leiter :  Jean Pearson, vers 1948.

Les oulimots d’Eliette :

J’accouche de moi-même…

L’introspection systématique me fade, aujourd’hui. Regarder à l’intérieur de soi à 72 ans… Mon miroir psy me renvoie l’image d’une fille bien, qui avance, qui ne pleure pas sur elle.

6 années d’analyse, un merveilleux voyage… Le seul qui vaille la peine.

Aujourd’hui j’étudie les autres, leur donne des petites clés pour déverrouiller, avancer, vider les sacs à dos… Alléger…

Le mien est déposé depuis longtemps, j’avance légère vers l’échafaud.

Je suis l’allongée au propre et au figuré d’un psychanalyste psychiatre transgressif. Transfert réussi pour moi… Transgression joyeuse pour lui !

J’inspecte son corps et son âme avec plaisir… Hmmm quel pied !

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Elle tient son visage entre ses mains, elle le regarde et elle s’interroge, et elle doute. L’on pourrait penser qu’elle doute de la sincérité de son attachement, de son amour, qu’elle se demande si elle a pris la bonne décision, fait le bon choix. L’on pourrait voir ainsi une interrogation digne des héroïnes des plus beaux récits romantiques. L’on pourrait, mais si elle se tient le visage entre les mains, si elle le regarde, si elle s’interroge en le regardant, si elle se demande si elle a fait le bon choix c’est pour une autre raison plus terre à terre. C’est leur première rencontre après de longs échanges, ils se sont raconté toutes leurs envies, folies, délires. Elle sait qu’il veut son cul et elle adore cela, être enculée. Mais elle le regarde, son visage entre ses mains, elle regarde sa queue et se demande tout simplement si elle va pouvoir prendre une telle queue dans son cul.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Fran :

Le visage entre ses mains, elle réfléchissait. Qu’avait-il bien pu se passer pour que cet homme qui avait toute sa confiance et son affection devienne le sombre con qu’elle cherchait désormais à faire disparaître de sa vie par tous les moyens ? Il avait dû se passer quelque chose qui lui échappait encore. Ou alors c’était juste le vernis de civilisation qu’il portait qui avait fini par se fissurer, laissant apparaître au grand jour les malfaçons. Elle avait pourtant un radar pour les mecs toxiques. Alors comment celui-ci avait-il pu lui échapper ? Et si tout n’avait été qu’un horrible concours de circonstances ? Il lui fallait chasser ces idées de sa tête. Elle ne connaîtrait sans doute jamais la réponse et, de toute façon, le mal était fait, sans rémission possible.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Merde…. Comment vais-je pouvoir faire…. ?

Il fallait que cela m’arrive aujourd’hui. Je l’entends déjà m’engueuler…  « Tu n’es pas plus douée que ta mère, c’est dire ! Ah à vous deux, vous faites une belle équipe de bras cassés… Mais qu’est-ce que j’ai fait pour en avoir deux comme ça. Si encore j’avais eu un garçon mais non, pas de chance une gonzesse ! Et en plus tu ne sais même pas cuisiner. Comment veux-tu trouver un mari si tu fais brûler la viande ? Combien de fois t’ai-je dit de faire cuire à feu vif mon steak pas plus d’une minute. Tu sais bien que j’apprécie la viande saignante et pas une semelle déjà noircie ! Tu vas voir comment je vais te remettre les idées en place, à coup de torgnoles ! ».

Oh ce n’est pas le jour… Ce n’est pas ma faute si j’ai laissé la viande trop longtemps dans la poêle, j’étais trop occupée à répondre aux textos de David. David c’est mon amoureux, il est fou de mes petits seins, il n’arrête pas de les sucer ou de les mordiller. Et quand il ne joue pas avec, il les photographie. Ensuite il m’envoie les photos avec des commentaires pour m’exciter. Et que voulez-vous, moi je fonds ou plutôt je coule quand je les reçois, j’oublie tout et je ne peux pas m’empêcher d’aller me caresser aux toilettes en pensant à notre prochaine rencontre dans la grange.  Si mon père gueule, c’est à sa figure que je lui envoie sa viande, cramée ou pas cramée !

2KS29 : une contrainte dans la grisaille

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Photographie de Don McCullin, Early Morning, West Hartlepool, County Durham, 1963

Les oulimots d’un joueur Parisien :

C’est l’automne, la journée se termine, le ciel est bas, gris de nuages, gris des fumées des cheminées d’usine qui crachent sans cesse. Le temps est froid et humide, il est fatigué, la journée fut longue et monotone. Il marche lentement les épaules baissées. Il rentre chez lui, personne ne l’attend, l’appartement sera vide et froid, froid de l’absence d’Elle. Il se couchera tôt et demain se lèvera tôt, le ciel sera encore gris de nuages et des fumées. Mais demain ce ne sera pas pour aller travailler, demain Elle arrive, demain il l’attendra à l’aéroport, et Elle apparaîtra, souriante, séduisante dans une petite robe noire. Il pense à Elle, il sourit, il a envie d’Elle et la journée de demain sera une journée de désirs, de jeux, de plaisirs. Le ciel est gris et il sourit…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Fran :

Des cheminées qui crachent sans cesse une âcre fumée qui me fait pleurer les yeux et me pique la gorge. Des usines à perte de vue quand ce ne sont pas des terrils ou des hangars. Et puis ce temps gris qui nous tombe dessus et m’oppresse. Ça n’a pas l’air de l’affecter outre mesure, lui. En même temps c’est lui qui a voulu venir ici pour son premier voyage de retraité. Comme s’il lui fallait une dernière dose d’industrie pour passer le cap. Et moi qui l’ai suivi, quelle gourde ! Mais je l’ai prévenu. Dès que nous rentrons d’ici nous filons dans un all inclusive au soleil. Et si pour oublier ces paysages je dois me taper le maître nageur ou le barman, voire les deux en même temps, il n’aura rien à dire. Juste le droit de regarder. Il a eu ses souvenirs, je veux les miens. Chacun ses vices.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette :

Mon Dieu, que cette photo me parle ! Exactement à l’image de mes états d’âme…

Noirs, fangeux, fumeux, boueux… Pas drôles du tout… Pas vacanciers, mais représentatifs à l’instant T.

Pas du tout glamour, pas du tout romantique, et la sueur ouvrière ne m’inspire pas l’érotisme non plus… Cosette, Nana et les usines m’ennuient…

Comment un mec a-t-il pu induire des idées aussi peu joyeuses, alors que l’optimisme et la résilience sont ma cup of tea journalière ? Il semblerait pourtant qu’à l’horizon pointe une lumière..

Impression de camps de concentration… Horreur…

Non, juste un mauvais rêve , je me réveille dans mes draps de Jardin Anglais… Tu es là… Toi ou un autre…

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce matin-là, il s’habilla rapidement dans le froid et se mit en marche, les poings serrés dans les poches. Il pouvait sentir le métal froid de la crosse du revolver. Cette fois-ci il n’hésiterait pas, il devait faire disparaître cette crapule. Au loin les cheminées crachaient comme à l’accoutumée d’épaisses fumées, indifférentes au drame qui allait se nouer.

Il parlait tout seul « Quel salaud, piétiner ainsi mon honneur… ah il allait voir ce qu’il en coûtait de coucher avec ma femme. Il va connaître le même sort qu’elle, trois balles et direction l’enfer. Il fera moins le fier lorsque je lui tirerai à bout portant. Il pourra toujours me supplier, je ne suis pas du genre à me dégonfler. Je suis certain que ma femme était de mèche quand il m’a fait boire plus qu’à l’accoutumée. Pendant que je cuvais, il s’est envoyé en l’air avec elle, c’est certain. A mon tour de prendre mon pied en te butant mon salaud. »

Il avançait à grandes enjambées et arriva rapidement devant le bureau de l’ingénieur. Retirant machinalement sa casquette, il frappa à la porte et attendit que la secrétaire lui dise d’entrer.

« Où est l’ingénieur, j’ai à lui parler », demanda-t-il d’un ton bourru.

« Ah mais vous n’êtes pas au courant ? Il s’est tué cette nuit dans un accident de voiture, un homme si gentil ! »

Il resta là, les bras ballants, ne sachant plus quoi dire, ne voyant plus que sa femme ensanglantée qui le suppliait de l’épargner, lui jurant sur sa tête qu’elle n’avait rien fait de mal.

Il sortit précipitamment du bureau et courut vers le haut bâtiment abritant le haut-fourneau. Arrivé à l’intérieur il se jeta, avant que l’on ne puisse l’arrêter, dans la lave en fusion. De l’homme, il ne resta rien. L’odeur de chair grillée plana longtemps.

2K20S28 : une contrainte en selle

Le Sport favori de l'homme- Man's Favorite Sport-Howard Hawks

Photogramme du film Le Sport favori de l’homme– d’Howard Hawks.

Les oulimots d’Eliette :

L’image est belle, la chanson de Montand un petit chef-d’oeuvre…mais le vélo, la bicyclette, ne m’aiment pas plus que je les aime.

La draisienne m’eût été un calvaire. Connaissez vous le calvaire que nous vivons à la campagne? Essayez donc de doubler un groupe de véloteurs! Parcours du combattant! Roues dans roues, ils s’étalent, vous bloquent…

Voyez les arriver sur la place du village…admirez la tenue élégante, du moule -moule et du moule-bite…ils marchent comme des vieillards tant ils souffrent du cul…

Il y a, ne le savent ils pas des façons plus agréablement paradoxales de souffrir du séant.

Ils parlent fort, boivent des boissons soi-disant énergétiques dans des gourdes!

Mauvais pour la prostate, pour le dos…

Parlez moi plutôt de tenir la taille d’un amateur de Vespa

En Amazone, jupe au vent…un peu de beauté ne nuit pas.

Souvenir horrible de coups de soleil lors du passage du Tour de France au col Izoard!

Souvenir ému cependant de mon cousin et de la pince à linge qui maintenait un bout de carton sur le rayon de son vélo…première impression de moteur! Le charme des crevaisons et des rustines…

J’habite aujourd’hui tout près de l’usine Rustin …

Définitivement , je préfère la marche à pied, aucun plaisir à poser mon délicat popotin sur cet inconfortable engin, la selle fût elle crée par Hermès et façonnée par Noras.

Je ne vais pas me faire d’amis..

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Les oulimots de Fran :

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

Elle file Muriel, il n’est pas prêt de la rattraper. Faudrait-il encore qu’il se réveille, ce lourdaud. C’était un coup de génie que de cacher cette motocyclette près du château et de filer ensuite, habillée comme une jeune vacancière en cette fin de journée d’été.
D’accord il avait fallu sortir le grand jeu, lui faire croire qu’elle était une fille timide tombée sous son charme, semblant hésiter avant d’accepter d’aller chez lui.
Le pauvre, il ne savait pas que cela faisait plusieurs semaines qu’elle avait repéré les lieux et noté ses habitudes comme celles du personnel. Elle en avait conclu que le plus simple était d’attendre d’être seule avec lui.

L’inauguration à la mairie d’une exposition du cercle des peintres locaux fut l’occasion de l’approcher, lui le notable, cet homme sûr de son ascendance sur les femmes. Il n’avait pas mis longtemps à la remarquer dans sa robe à pois qui laissait deviner des petits seins fermes. Un regard, des sourires échangés et tous les deux se mirent à deviser autour d’un verre, ignorant ceux qui les entouraient. Flairant la chair fraîche, il ne mit pas longtemps à lui proposer de prolonger la discussion au château, lui promettant de lui faire découvrir sa demeure tenue par sa famille depuis deux siècles et chargée d’histoire. Elle accepta avec joie et monta dans le coupé en minaudant, s’excusant presque de s’imposer ainsi. Lui, il la regardait avec un sourire carnassier, pensant déjà au plaisir d’honorer ce corps de liane si excitant.
Mais le premier à s’endormir comme une masse, ce fut lui. Le whisky qu’il avait proposé de partager sans succès lui avait été fatal ; le temps qu’il prépare une boisson plus légère pour son invitée, Muriel tout sourire avait versé un somnifère dans son verre.
Ensuite ce fut un jeu d’enfants d’ouvrir le coffre et de dérober les bagues serties de diamants qu’il serait facile de refourguer.
Bon réveil mon prince !

2K20S27 : une contrainte qui ne manque pas de saveur

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Mots contraints : Savoureux, balance, fermé, hommage, envie, talentueuse, cadeau, dureté, lourd

Les oulimots d’Eliette :

La balance est cruelle…Mon derrière est plus lourd de 2 kilos! Certes, le corps inspecté devant la glace n’a jamais affiché une dureté exceptionnelle,  plutôt une douceur et des rondeurs à l’italienne , mais là,  tout de même,  j’ai l’impression de ne pas être un cadeau.

Ma seule envie : lui rendre hommage,  que nous passions un moment savoureux…bien que je ne sois pas très talentueuse. 

Rien n’est fermé,  surtout pas mon corps…ni mon cœur d’ailleurs !

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Les oulimots de Fran :

Tu es talentueuse et tu sais bien jouer 

Du moindre de tes charmes. J’aime en particulier 

Ton cul qui se balance et donne des envies

Au plus sage des hommes. Alors lorsque tu l’offres

À ma bouche et mes mains c’est le plus beau cadeau 

Que l’on puisse me faire. Il est si savoureux. 

Et puis tu n’es fermée à aucune hypothèse. 

Aucun de mes désirs n’est excessif pour toi. 

J’y pense en ce moment. Mon sexe se fait lourd

Et d’une dureté que tu apprécierais. 

Alors je me caresse et lorsque je jouirai 

Ce sera en hommage à toi ma bien aimée 

Le blog de Fran

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Les oulimots de Gérald :

En Cage

Ma talentueuse Maîtresse m’a offert en cadeau une jolie petite cage. En hommage à ma docilité me dit-elle avec humour. Cage que je devrai porter en permanence.

Une fois qu’elle me l’a posée et après l’avoir fermée, elle s’est empressé de prendre la clé pour la mettre en pendentif à son cou.                                                                                         «

— Gare à toi, si tu essaie de l’enlever

La dureté de ses propos ne me laisse guère le choix, et, même si je trouve cela un peu lourd et que l’envie de la retirer me tente, je sais que c’est hors de question et que je risque une sévère punition.

— Tu vas passer de savoureux moments ma petite poupée. Je vais prendre beaucoup de plaisir à voir tes petites fesses qui se balancent quand la cage fera son effet.

Je fais un pas de plus dans la soumission et je suis le plus heureux des hommes.

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Les oulimots d’Alexandre :

Avec l’été, l’envie est passée. Mon cœur s’est de nouveau fermé, il est redevenu comme une pierre à la dureté équivalente à celle du diamant.

Comme dit Brel, la vie ne fait pas de cadeaux. Pourtant tout avait si bien commencé. Moi d’habitude qui suit si lourd dans mes relations – et pas seulement -et empêtré

dans mes complexes, j’avais enfin connu le bonheur d’être regardé par une créature radieuse et même talentueuse qui faisait fi de savoir combien de quintaux étaient inscrits

sur la balance. Vous ne pouvez pas savoir combien cet hommage à une normalité me redonnait goût à la vie. J’en ai partagé des moments savoureux avec elle. C’était un pur bonheur. Hélas elle a disparu du jour au lendemain.

C’est bien la dernière fois que je prends un chien.