S26 27/06 :

Contrainte :

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Les oulimots auto contraints de Airelle :

« Regarde ! Arrête toi !!!! On dirait moi a son age !!! ». Là arrêtée au feu qui me mène à la gare, je regarde, émerveillée, cette femme. Elle se fiche éperdument des regards moqueurs sous son apparat de femme sûre d’elle. Et peu importent les regards, elle aime son manteau et son chapeau en peau de zob.  Rien ne la déstabilise. Ni vos rires, ni vos jugements. Elle passe, traverse et sourit à ceux qui lui sourient. Et jette des sorts à ceux qui la jugent. Oh non, pas de vilains sorts. Juste ceux qui font ouvrir les yeux sur une existence vide et sans intérêt. Elle a connu des grandeurs, des déchirures et des malheurs. Mais rien ne lui a fait peur. À peine couler des larmes, mais qui ont sitôt séché avant qu’elle ne retourne croquer la vie à pleine dent. Elle respire l’abondance de ces femmes qui n’ont cure de ce que pensent les conventionneux.

Elle remplit sa coupe de breuvages aux mille saveurs. Elle n’a cure des regards et des langues acerbes. Elle n’a cure de vos bons conseils qui vous étriquent jusqu’à la moelle. De vos cordage qui vous mutilent le souffle. Elle respire et sa voix porte haut et fort son orgueil perché.

Je la regarde, je l’envie un peu et baisse les yeux en écoutant rire les gens.

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Les oulimots de Faffwah :

Il lui a donné rendez-vous à la terrasse de ce café.  Ils prendront un verre puis il l’emmènera loin de son petit monde sans histoires. Alors elle s’est parée de ses plus beaux atours. Parce qu’elle est tombée sous son charme. Sa plume d’abord. Il écrit si bien. Et la photo qu’elle a reçue lui montre que, pour ne rien gâcher, il est joli garçon. Elle en est tombée amoureuse. Inconditionnellement.

Ça fait quarante ans qu’elle est là. Tous les jours. A la même place. Tout a changé autour d’elle. Sauf elle. Il lui a promis qu’il viendrait. Elle l’attendra.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Rebelle Mutine

J’ai froid.

Intérieurement je suis frigorifiée..

C’est l’été mais rien ne me réchauffe ; pas même mon manteau de fourrure.

Assise à cette terrasse, emmitouflée comme en hiver, j’attends…

J’attends que mon portable émette ce petit « bip » qui fera détonner mon coeur….

Je reste à l’affût, les yeux rivés sur mon portable…

Assise à cette terrasse, emmitouflée comme en hiver, mon portable reste définitivement muet.

Je commande un cocktail, en espérant entendre ce « bip » jusqu’à la dernière minute.

Cette dernière minute arrive dans un silence total et j’enferme mon cœur à double tour dans ma valise.

Je pars, blessée mais légère.

Légère de ce cœur blessé que j’abandonne dans cette valise, sur cette terrasse.

Les démineurs se chargeront de le faire détonner et je serai spectatrice imperturbable de ce spectacle.

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Les oulimots de Didier Morel :

Cette matinée de février elle devait envoyer un SMS. Le réseau ne  passait pas chez elle et le seul endroit était la civette bar. Assise sur la terrasse couverte, elle avait une jupe de coton à carreaux molletonnée blanc et brun qui devait être portée au siècle dernier. Et un manteau de peau fourré ainsi qu’un bonnet de fourrure de phoque brun. Il faisait un froid de canard ce matin là. Devant son téléphone elle répondait à son amie (Anne Marie Chantal). Une histoire incroyable avec son animal de compagnie qui avait mordu la voisine. Tequila. C’était le nom du Chihuahua originaire du Mexique tzigane. Il n’avait peur de rien, une vraie teigne.

La voisine avait juste voulu, comme tout les matins, caresser l’animal. Le SMS fut bref, quelque ligne. Puis elle prit son verre de blanc.

De retour chez elle, Tequila lui fit la fête comme d’habitude comme si de rien n’était…

Elle dut prendre une décision pour une belle punition.

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Les oulimots de Ragnarr :

Assise là, elle ne voulait pas bousculer sa vie…

Lui aimait l’observer, assise à cette terrasse, sereine et détendue, dans une atmosphère et des souvenirs d’une grande sensualité qui lui collaient à la peau en dépit d’un accoutrement un peu singulier. 

Il était touché par la force de ses écrits empreints d’une culture qui n’était pas sans le charmer. Il la connaissait peu mais elle lui avait fait partager des mots qui lui parlaient violemment en tant qu’homme, avec ses interrogations présentes. Ça l’avait d’ailleurs poussé à lui écrire, par analogie avec ses propres expériences présentes et passées.

Il lui enviait sa liberté et ce moment de plénitude. Il aurait adoré le vivre à ses côtés. Cependant, il ne devait probablement pas en être ainsi. L’avenir, lui proposerait sûrement d’autres opportunités de faire connaissance. Car il doit bien l’avouer, à son grand regret, elle restait encore aujourd’hui pour lui, bien …Mystérieuse.

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S25 20/06 : Une contrainte en dédicace

Contrainte : croque-monsieur, bibliothèque, secousse, réception, videur, partage, dédicace, radio, lien

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Kelly Maker

Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Je n’avais pas fait le lien, à réception de ton message me proposant de nous rencontrer, entre la façon que tu as de te qualifier de croque-monsieur et cette facilité que tu as de mettre les hommes sous ta coupe.

Ce qui aurait pourtant dû me mettre la puce à l’oreille c’est ce besoin quasi irrépressible que j’avais, depuis que j’avais fait ta connaissance, de te faire dédicace de certains de mes mots au fil de messages sybillins. Comme celui de garnir les rayonnages de ma bibliothèque de tes ouvrages favoris dont tu faisais l’article sur la Toile. Mais je préférais mettre ça sur le compte de notre passion commune pour les belles lettres. Ça m’a finalement sauté aux yeux quand nous nous sommes vus. Ou plutôt au creux des reins, comme une secousse électrique. Tu appelles au partage des sens avec un tel naturel qu’on ne peut que s’abandonner à cette douce autorité que tu dégages. Et ce n’est pas le videur du club dans lequel tu m’as emmené pour que nous fassions plus ample connaissance qui dira le contraire, lui que tu as immédiatement changé de Cerbère en agneau au premier regard. Au point que, après qu’il avait chuchoté dans sa radio, un inoubliable accueil VIP nous avait été réservé.

Tu m’avais prévenu du fait que tu étais particulière. Je mesure maintenant à quel point. Tu es une sorte de déesse et je suis fier que tu acceptes de poser ton regard sur moi.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Julie Plume :

La bibliothèque est depuis longtemps un lieu
Où des dames curieuses jouent à croque-monsieur :
Un partage de critiques à propos d’un bouquin
Au fait vous venez à la dédicace ? Et voilà le lien !
Monsieur vous invite dans sa jolie auto
A parler musique en écoutant la radio
Il jubile la route buissonnière Madame à la main douce
De secousses en secousses
Le voici Galant Vert .

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Les oulimots de Marivaux :

Et hop je me faufile dans la bibliothèque
Esquivant le videur de la réception
Trop occupé à régler sa radio
L’homme est là, il m’attend
Plongé dans une revue quelconque
Je m’avance silencieuse dans son dos
Et l’immobilise soudainement
Utilisant l’embrase des rideaux comme lien
Autour de son cou,
Je serre à l’étrangler
Autour de son sexe,
Je caresse avec les griffes
Il bande comme un diable
Son sexe aussi rouge que sa figure
L’ultime secousse enfin
Qu’il partage avec moi
En répandant sa dédicace
Sur la moquette profonde de l’hôtel.
Je le laisse s’effondrer dans sa bauge
Et je m’enfuis, rassasiée,
J’adore les croque-monsieur
Pour un déjeuner sur le pouce

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Camille Sorel :

« J’ai un Mickey Mouse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse ! »

Toi et moi adorons écrire des poèmes de cul. On singe plus Corneille que l’immense Gainsbarre (qui est inimitable). Nous nous sommes connus sur des alexandrins et depuis chaque texte entre nous fait l’objet d’un partage. Les mots comme premier lien et l’amitié qui scelle, nous voilà aujourd’hui complices de plus d’un tour.

Te souviens-tu du jour où nous voulions trouver un fameux manuscrit orné d’obscénités ? Nous voilà toi et moi à la bibliothèque, innocents provinciaux dans la Grande Capitale. Qui de nous deux blêmit à la vue d’un videur armé d’un détecteur ? Qui dû serrer les fesses sur son joli Rosebud quand l’autre se tordait ? Ce que nous avons ri !

Et ce pauvre serveur livrant nos croque-monsieur en room-service de nuit ? La tête qu’il a fait en voyant les jouets !

Et cette réception chic où nous nous sommes pointés sous-vêtements échangés ?

Qui sait ? Peut-être qu’un jour une radio des hanches, la tienne ou la mienne, révèlera un anneau au centre… de gravité.

La seule limite aux jeux est le profond respect qui nous lie toi et moi. Je connais tes envies, tu sais où va mon coeur. J’aime comme tu te dresses si l’on me traite mal. J’ai besoin de t’entendre si tu vis des défis. On se dédicace des livres, ce n’est que le début. Tu sais quoi ? Je te connais si bien que je sais les deux lettres qui te font sursauter à la ligne précédente. On est un con, un complice !

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Cyrculinaire :

Le vendredi, c’était le jour de la bibliothèque. Je m’y réfugiais en attendant mon TER, ce lien ferroviaire fragile qui me ramenait chez moi.

Le personnel à la réception me connaissait bien désormais et nous avions en partage deux passions. Celle des livres, évidemment, et une autre bien plus inattendue : celle du croque-monsieur ! C’est ainsi que nous en étions venu à échanger nos recettes. Et puis, un beau jour, j’avais proposé de saisir le temps de la pause-déjeuner pour préparer quelques-uns de ces en-cas délicieux. Cette idée avait immédiatement plu et nous avions organisé dans un petit local de la bibliothèque des sessions gourmandes. Enfin tout ça… c’était avant…

La bibliothèque avait été « modernisée » dans le cadre d’une démarche « innovante ». Fini l’accueil humain trop cher et bienvenue aux robots ! La seule personne restante était un vigile, qui tenait plutôt lieu de videur tant sa mine était renfrognée et ses manières discourtoises. Et s’en avait été fini de nos déjeuners clandestins.

C’était là une énième secousse de la déshumanisation qu’on appelait le Progrès.

Alors, avec mes anciens amis de la bibliothèque, nous étions entrés comme en résistance. D’ailleurs, c’est grâce à la radio que nous communiquions désormais, nous donnant rendez-vous par dédicace pour partager croque-monsieur et impressions de lectures dans tel ou tel endroit cocasse !

Le blog de Cyrculinaire

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Les oulimots de Cello Muse :

L’appareil à croquemonsieurs est en panne. Il fallait que cela m’arrive aujourd’hui, le jour où je les ai tous conviés à souper. Quelques secousses n’y changeront rien. Il a rendu l’âme et la mienne s’en est allée avec. « Pense au videur, pense au videur ! » me répétais-je comme pour conjurer le sort, plissant les yeux et enjoignant les mains comme une sainte en pleine prière espérant un miracle. Mais rien n’y fit. Les croquemonsieurs, c’est mort pour ce soir ! Éclat de rire.

Cette situation est ubuesque, si Richard me voyait, il ne manquerait pas de se railler de moi avant de m’embrasser et me prendre sur le plan de la réception. Il déteste quand j’invoque mes amants à chaque contrariété qui me dépasse mais j’aime particulièrement le provoquer. Il dégaine alors instantanément son air jaloux mais taquin. C’est entre nous, un jeu fort plaisant. Il y a des fois où j’abuse et invente quelques désagréments, juste pour le défier et l’inviter à ce partage du sexe fulgurant, sans préliminaires, juste parce que nos esprits sont en symbiose et que notre lien est très sensuel ! Bien sûr il n’y a pas que cela. J’aime sa vivacité d’esprit, sa pertinence, j’admire son intelligence et je suis littéralement éblouie par l’homme de lettres qu’il est. Je l’ai rencontré lors d’une dédicace à la bibliothèque. Nous avons longuement échangé sur sa poésie qui me transcende. Il se dégage de ses poèmes une telle justesse de vie, j’étais inconditionnellement sa première fan. Je l’ai alors cherché sur Facebook, j’ai osé le demander en ami, puis une discussion en amenant une autre, nous avons très vite perçu que le désir était en exergue entre nous. Depuis, quand nous nous voyons, tous les quinze jours le week-end, c’est l’amour fou, l’amour déraison, celui qui palpite et irradie la vie d’un bonheur serein. Que j’aime cet homme ! Qu’est-ce que je me sens belle, désirable et femme auprès de lui !

« Ne manquez pas l’affaire du jour ! Un appareil à croquemonsieurs vous est offert si vous achetez la nouvelle plancha Seb ! Darty tous les jours à vos côtés… » ondoye la radio entre mes pensées sur une musique entêtante qui me ramène à mes moutons.

Vite, je prends mon sac et je file !

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de Sonkei San :

Sarah m’a appelé.
Elle a acheté un nouvel appareil à croque-monsieurs !

Le sien était tombé en panne. La situation m’a beaucoup fait rire. Je l’ai imaginé rougir derrière son écran de téléphone. Elle est si belle quand elle est gênée.

Je nous revois lors de notre première rencontre. L’odeur de vieux livres et la cacophonie de cette bibliothèque. Une foule s’était amassée à l’entrée pour me rencontrer. Je n’ai jamais compris cette ferveur autour de mon oeuvre. Mais le fait est que les videurs de l’entrée ont du me maudir ce jour-là.

Je me souviens avoir parcouru le groupe devant moi. Une tête rousse se dégageait nettement du reste. J’avais hâte de découvrir cette femme. Après de longues minutes à patienter, elle se présenta enfin à moi. Elle avait un large sourire qui illuminait son visage. Le mélange de taches de rousseur et de ses joues rosies par l’intimidation ont tout de suite créé un lien fort dans mon coeur. Sarah… C’est le nom qu’elle m’a donné pour ma dédicace. Depuis, il résonne dans mon âme.

Quel ne fut pas mon bonheur de sentir cette secousse caractéristique sur mon téléphone lorsqu’elle s’est enfin décidée à m’envoyer cette demande. Mon coeur palpitait à la réception de son premier message. Depuis, je ne compte plus les heures que nous avons passé, nuit et jour, à discuter. Je crois qu’elle a compris que je la désirais. J’ai vite senti que c’était réciproque. Nous nous sommes vus un premier soir chez elle. Un instant hors du temps. La luxure se conjugue au présent, l’amour au futur. Un doux moment de partage et de mélange des corps. Après cette soirée, nos rendez-vous bi-mensuels sont les seuls moments qui comptent à mon cœur et pas “queue”. Je l’aime tant cette femme! Une ôde à la beauté, au désir et à la féminité !

« Ne manquez pas l’affaire du jour ! Un appareil à croque-monsieurs vous est offert si vous achetez la nouvelle plancha Seb ! Darty tous les jours à vos côtés… » ondoye la radio entre mes pensées sur une musique entêtante qui me ramène à mes moutons.

Éclat de rire…

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Les oulimots de Dans l’oeil du Cyclone :

En 1 tweet et dans l’ordre

Elle mangeait un croque-monsieur avant d’aller à la bibliothèque quand elle ressenti une secousse. Arrivée à la réception de son hôtel, elle vit le videur négocier un partage d’informations pour obtenir la dédicace de son animateur radio préféré. Aucun lien avec la secousse donc.

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Les oulimots de De La Vega :

À ces auteurs qui donnent le vertige sans majuscule, ceux qui font rêver.
À ces auteurs, pour qui, chaque mot est un partage, une dédicace de la vie à la vie, un lien invisible.
À toi qui couche les mots avec douceur ou fièvre, plutôt que de les monter en épingle. Je peux sentir tes caresses calligraphiées, la pointe de chaque lettre qui griffe mon esprit d’un désir haletant. A toi dont chaque phrase est une secousse.
À toi, qui trouve refuge dans les bibliothèques et qui les préfèrent écrits que parlés.
À ceux dont les mots sont un remède contre l’ennui, une ode à la joie, une réception sans videur.
À toi dont les textes sont des mélodies pour l’aveugle ou des parfums pour le sourd. Vibrants témoins, mots qui donnent rendez-vous…
À toi, qui t’effeuille, lettre à lettre, dévoilant comme une radio de tes pensées les plus intimes.
À ceux qui « contrepètent », « ironèment » ou ironisent, à toi qui joue ou compose ; qui poli, sème ou croque-Monsieur.
Et puis à toi aussi tiens ! dont les silences rappellent comment tes mots sonnent, combien ils manquent.
À ceux qui chérissent les mots comme à ceux qui les craignent… et puis, très chaleureusement, à vous les oulimots.

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Les oulimots Daphnesque de La Ligne Douce :

Après le tremblement de terre

Un gros fracas résonna dans la maison. Mais que se passe t-il donc ? eut-elle à peine le temps de penser avant qu’une secousse, énorme et impressionnante, ne la parcoure tout le long de son être. Les bibelots tremblèrent sur les rayons de la bibliothèque.

La Terre s’était révoltée, le séisme de magnitude 4.9 avait réussi à faire naître cette angoissante sensation de ne pas maîtriser les éléments certes, mais aussi de n’être rien contre la force de la nature. En même temps, faire corps avec le vrombissement souterrain lui avait donné cette impression de participer à une sorte de grande fusion. La Terre avait bougé, il fallait qu’elle le fasse aussi.

Elle avala un croque-monsieur à la va-vite, et sortit pour attraper le train de 13h37 qui l’emmènerait à la réception annoncée à la radio depuis quinze jours comme un leitmotiv lancinant. Dire qu’elle ne s’était pas préparée à ce moment ! Peu importe, la vie solitaire l’avait conduite à une vie de sommeil, il fallait oser, se réveiller pour goûter la force du jour et le mystère de la nuit sans peur, sans crainte et sans remords.

Le videur la toisa de la tête aux pieds, mais la lueur de son regard la rassura. Elle ne devait pas trop paraître « provinciale » au milieu de cette assemblée parisienne et étrangère. Poussée par l’adrénaline, elle épousa l’atmosphère chaleureuse et insouciante avec une telle facilité qu’elle accepta le partage de son cocktail avec l’un des invités. Celui-ci la félicita sur son foulard léger aussi bleu que le curaçao versé dans leur verre. Il commença à jouer avec, allant resserrer l’étreinte autour de son cou gracile. Elle ferma les yeux, et sentit la bouche de l’autre se refermer sur la sienne dans un baiser avide et affamé.  Lien irrationnel mais évident. La soirée bascula dans un feu d’artifices de rire, de frottements, de chuchotements, de caresses  et de cris plus ou moins étouffés… Elle se réveilla le lendemain, hagarde, repue dans une grande suite donnant sur les toits de Paris.

Un trou noir avait fait place à l’euphorie. Paradoxalement, aucune crainte. Un sentiment de plénitude l’emplissait, surtout quand son regard vit la couverture d’un livre posé à terre, au pied de la bibliothèque.  » Après le tremblement de terre ». Elle sourit à cette dédicace du hasard.

Le blog de La Ligne Douce

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Les oulimots de LudoLudic :

Haïku de dédicaces

Devant le videur
Évitant les secousses
Je dédicace

La radio à fond mangeant
Mon croque-monsieur
La réception est bonne

Partage entre amis
À la bibliothèque
Un Lien indéfectible

Le blog de LudoLudic

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Les oulimots de Ragnarr :

Sa fascination des jeux télécommandés datait de l’enfance… Mais aujourd’hui, il mettait cette technologie au service du rapprochement des âmes afin de surmonter les obstacles liés à la distance.

Ainsi, leur lien devenait permanent, il pouvait prendre à distance le contrôle de son corps dans le partage de son intimité, peu importe le lieu où il était dans le monde !

L’idée était toujours de la surprendre au moment où elle s’y attendrait le moins…  Là où elle serait la plus contrainte pour s’exprimer, comme dans le silence d’une bibliothèque ou lors d’une réception mondaine.

Quand venait le signal radio qui déclenchait en elle une implacable secousse, que les vibrations sourdraient au plus profond de son ventre, elle ne savait plus si elle devait serrer les jambes pour contenir la vague qui montait ou les écarter pour en freiner la propagation.

Lui, comme une dédicace, n’oubliait jamais d’ accompagner sa jouissance par quelques murmures sournois au creux de son oreille lui interdisant toujours de se libérer de l’emprise de ce jouet félon… car, ce joujou, qu’il avait entre les mains, c’est elle qui le lui avait offert.

J’espère que ces oulimots vous ont plu… La prochaine fois je vous raconterai l’histoire sans prétention mais néanmoins palpitante du videur du « Croque-monsieur », la célèbre boîte gay du centre ville de Nantes que tous les cinéphiles connaissent bien !

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Les oulimots d’Alexandre  :

– Et pour Madame qu’est-ce que ce sera ?
– Un mojito s’il vous plait, mais j’ai aussi une petite faim.
– Je peux vous proposer une planche de tapas ou plus simplement un croque monsieur.
– Va pour les tapas, c’est plus pratique pour le partage.
– Et pour Monsieur ?
– Une bière blanche
– Je peux vous conseiller « La « grisette blonde ». Vous ne serez pas déçu,  elle a été très bien notée à la suite d’un test à l’aveugle qu’avait organisé la radio belge « Maximum ».
– Très bien, mais vous faites attention en l’apportant.
– Soyez tranquille Monsieur il n’ y aura aucune secousse et la mousse sera onctueuse.
– Alors ta soirée avec ta dernière rencontre sur Tinder, comment cela s’est passé ?
– Ne m’en parle pas. D’abord il a fallu passer l’étape du videur.  Apparemment nous devions avoir des têtes qui lui ne revenaient pas. Bref, après avoir parlementé, il a accepté de nous laisser entrer. Sur place, moi qui pensais connaître une réception digne d’une reine, monsieur  s’est contenté de m’offrir un citron Perrier au prétexte que l’alcool était frelaté. et je devais le croire sur parole ! Si encore, il m’avait invité à danser tout de suite,  non d’abord il m’a fait part des tous les livres qu’il avait lus, me précisant même qu’il les rangeait dans sa bibliothèque par ordre alphabétique. Il s’est même vanté
d’avoir une dédicace de tous les auteurs du livre Osez 20 histoires de sexe au soleil. J’ai vérifié après, le bouquin n’était même pas encore sorti.  Ce fut bien le seul moment croustillant de la soirée, car en plus il dansait comme un pied. Je me suis dépêchée de couper tout lien avec lui.
Tu ne connais pas une autre application que Tinder ?

S24 13/06 : Une esquisse de contrainte

Contrainte : dessin, des seins, crayon, léger, ébauche, débauche, esquisse, kiss

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Les oulimots de Ssslll2 :

Dessiner une esquisse
Prendre le crayon
Dessiner une ébauche
Un trait léger
Imaginer, rêver
Dessiner des courbes
Des arbres tels des seins
Une débauche de nature
Et imaginer des lieux où s’embrasser.

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Les oulimots de Louarn Breizh :

Isa,

Ce n’est pas le cœur léger que je prends le crayon. Ceci est la dernière lettre qui te sera destinée. J’imagine déjà le sourire qui s’esquisse sur tes lèvres à la lecture de mes premiers mots, convaincue que ceci n’est qu’une ébauche de rupture et que je reviendrai bien vite en rampant à tes pieds.
Tu te trompes Isa. Je ne te fais pas un dessin, tu m’as fait mal, vraiment mal et je ne veux plus être ton jouet. Notre liaison fut courte et intense. Tu as eu le temps de me séduire, de me vampiriser, de me corrompre et de m’entrainer dans la débauche avant de me trahir et de me ridiculiser dans ces lieux d’infamie où tu étais comme une reine au milieu de ta cour.
Maintenant, j’ai surmonté ma peine et réalisé la personne que tu étais. J’ai été faible, je le sais. Je sais aussi que, hélas, une nouvelle victime, marquée par la solitude et en demande de sensualité et de caresses, à tomber dans tes filets. Je ne peux retenir un ultime kiss sur la pointe de tes seins.
On ne se refait pas !!!!

B.

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Les oulimots de Cello Muse :

Pochade

Léger trait de crayon,
Odeur du bois en pâmoison
Devant l’ébauche des seins
Dont l’esquisse me frise
En débauches et désirs arythmiques,
Décalcomanie.

Léger trait de cire,
Rêve de toi en circonvolutions
Courbes et ocres emmêlées
Un dessin pour imaginer
Ce french kiss qui me grise,
Tressautement.

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de Sonkei San :

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Crayon en main je suis devant Elle. Je reste coi en voyant des seins parfaitement galbés. Mes premiers traits dévoilent une ébauche de pureté. À mesure que le dessin avance, les détails de sa peau blanche apparaissent. Une esquisse de téton pointe, un désir léger l’anime. Le croquis terminé, je le lui montre : « Give me a kiss » me dit-elle. Je m’exécute avec grand plaisir et embrasse l’objet de mon estampe à pleine bouche. J’aurais tant aimé peindre la débauche de cet instant amoureux.

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Les oulimots de Marie Goround :

Pratiquer du bout des doigts le dessin
Chercher les bords et les ombres de l’esquisse.
Un temps caressant le cou et des seins
Les cheveux sombrent dans un special kiss.

Ce jeu suivant ne requiert nul crayon.
Il va suffire d’une bouche pour une autre,
Où rythmant et augmentant la pression,
Une langue danse sans une autre,

Goutant les nymphes sachant toujours nager,
Soulevant ce qui est plus qu’une ébauche,
Plongeant où l’on n’attend rien de léger,
Invitant impatiemment la débauche.

De si loin, percevoir alors ce qui vient
Et se dire : ce plaisir-là est le sien.

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Les oulimots de Hamac-Deus Lézard :

« Mais qu’il est beau! » pense-t-elle tout haut,
« Hello l’artiste, j’aime tes dessins,
Esquisse-moi, mon bel hidalgo,
et débauche-moi jusqu’à demain! »

« Quoi, tu veux des seins ? En voici !
Ton crayon, faut-il le tailler ? »
Et d’un geste léger et précis,
Sûre d’elle – de se dépoitrailler.

« Rien ne peut donc te perturber ?
Ton ébauche, laisse-la de côté !
Je rêve de te voir me croquer,
Mais Gosh, pas sur un chevalet !

 » Il lève sur elle des yeux anglais :
« Kiss me, je pas tout comprendais ».

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Les oulimots d’Eshi :

Sur le dessin de ton corps je promène mes mains, je promène mes seins. L’ébauche de ton sourire enfoui dans les oreillers est la promesse de ma future débauche que je vois comme une esquisse dans les méandres de ton esprit. Je te veux, tu le sais, tu restes là, allongé sur le ventre. Tu bouges, tu dors encore un peu. J’ai un peu honte de vouloir réveiller ton désir alors que tu as surtout besoin de dormir. Mais je n’y résiste pas. Je veux profiter de ta présence, bientôt d’autres mains auront la chance de te caresser, je serais bientôt partie. Tu te retournes et tu me retournes d’un seul geste. Ton sourire a laissé place à ton regard carnassier qui me donne un léger frisson, je suis à ta merci. Tu me prends, tu me dévores, tu me fais tienne. Je me consume entre tes bras, j’écarte les jambes et serre ton désir chaud dans mon corps.

J’ouvre les yeux. C’était encore un rêve de toi. Mes doigts vont rejoindre l’humidité entre mes jambes et caresser ma chatte gonflée d’envie. Je souris, je me lève, attache rapidement mes cheveux avec un crayon qui traîne. Je fredonne Kiss sous la douche I was made for lovin’ you baby, you were made for lovin’ me en me disant que bientôt mon rêve redeviendra réalité I can’t get enough of you babe there’s something that drives me mad et que tu pourras de nouveau me faire subir tous les délices dont tu as le secret. Bientôt.

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Les oulimots de Faffwah :

Tu me plais, c’est un fait indéniable. Et j’ai la prétention de me dire que c’est réciproque. J’ai souvent tendance à m’emmêler les crayons dès qu’il s’agit de séduction mais la débauche d’énergie épistolaire qui nous lie ne ment pas.

Alors inutile de te faire un dessin sur ce qui adviendrait si nous devions nous retrouver dans l’intimité. Mais une chambre serait un peu facile ne trouves-tu pas ? Alors pourquoi ne serions-nous pas nus dans la forêt ? Ce pourrait être un beau retour à la nature ? Mais, je pense, quand même nettement plus figuratif que ne l’a peint Fernand Léger.

J’ai envie de te revoir quoi qu’il en soit et ébauche tout un tas de stratagèmes pour y parvenir. Dont je te fais part. En espérant que l’un d’entre eux fonctionne. Et quand en réponse tu m’envoies des seins les plus beaux à mes yeux, c’est à dire les tiens, je fais plus qu’esquisser un sourire, c’est une vraie révolution dans mon esprit.

« I was made for loving you » chantait Kiss. Et je crois que ça nous va très bien.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Des mots inspirants.
Mais j’ai pas le temps pour en faire un texte à débauche comme j’aime.
Peut être un dessin ?
Et partir d’un crayon pour tenter un trait léger et grivois.
Une esquisse coquine ?
De mon ébauche jaillirait des seins gorgés de désir
Mais j’ai pas le temps !
Où sont mes Seinslfies ?

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Point besoin de vous faire un dessin pour vous présenter son dessein, il aimait le corps féminin, à en laisser son pantalon déceint glisser sur ses chevilles, et particulièrement jouer et jouir des seins d’une belle, il aimait en savourer la douceur suave telle celle du miel digne d’essaims de grand renom, plaisir divin qui damnerait bien des saints. Point besoin non plus d’un crayon pour réaliser un tracé léger de quelques oiseaux, tels les geais de l’Egée, ou un début d’ébauche d’une débauche un jour d’embauche. Mais ainsi vous n’aurez qu’une esquisse, même pas exquise, et je m’esquive en vous embrassant. Kiss !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de De La Vega :

« Au crayon à dessein, j’écris l’ébauche d’un jour léger,
Sur l’étoile à dessin, j’esquisse ton nom à l’encre marine. »

L’ancre passe-t-elle ? Lui demandais-je.

Objectivement, non… Elle voulait autre chose, elle en voulait plus.
Finies aquarelles marines et volontés étoilées, elle voulait de la baise, de la débauche, de la sueur et du chaud, du cul et des seins… du vulgaire en dessert, pour ceux qui savent l’aimer sans gloutonnerie, égoïsme ou vanité ! Du sale pour choyer le beau, du bon à en faire mal !

Colorations phospho-acidulées de la Chimie naissante ? Toujours est-il que, de ce moment, je ne garde en mémoire que cet air qui m’excite autant qu’il me hante : « I Was made for lovin’ you ». Chanson de ce groupe américain dont le nom m’échappe, lui aussi. 😉

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Les oulimots de Ragnarr :

Sous mes traits, l’ébauche de la courbe de ses reins, se prolongeant dans l’esquisse du galbe des seins.

Débauche de réalisme creusant au crayon une ombre que je tiens, subodorant, son léger trouble devant mon dessin.

Signer enfin, la sensualité de l’instant, unique, d’un kiss sur la main, faisant de l’artiste, l’amant de ses plaisirs artistiques.

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que tu esquisses un sourire dès lors que tu me vois prendre mon crayon. J’ai déjà en tête le dessin final. Mon coup de crayon se fait léger, comme mes caresses. Je fais juste une ébauche. D’abord tes hanches, puis je remonte j’aime dessiner des seins et j’aime dessiner les tiens. Une fois l’esquisse terminée j’attrape le fusain et une débauche de coups sur la toile, tel de petit kiss, ces petits baisers que je porte sur ton corps. Voilà c’est fini je tourne la toile pour te montrer le résultat mais je disais que je n’arriverai jamais à te faire aussi belle que je te vois.

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Les oulimots de DomVauvert :

L’esquisse des seins

 

Ah, des seins

Dessin sur tes seins

Trait de crayon léger, l’ébauche des seins d’abord

Puis esquisse de tes seins

Aréoles claires, Kiss

Débauche de tes seins !

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Les oulimots de Didier Morel :

Je rentrais en France d’un séjour formidable en Russie. Musée, galerie d’art, cathédrale. Monument historique… c’était grandiose.

J’étais logé chez l’habitante, une artiste peintre. Irina une femme de 30 ans Bi vraiment très belle où elle m’a fait connaître st Petersbourg. Des soirées en clubs où elle avait l’habitude de passer des nuit… Des sublimes rencontres des soirées débauche, des femmes russes accueillantes, esquisses … où nous avons partagé des nuits inoubliables à trois à quatre.

Dans son salon un pupitre d’un dessin ébauche en crayon fusain noir des seins nus parfaitement dessiné d’une femme. J’ai vraiment une admiration pour son travail d’artiste peintre.

Après deux semaines inoubliables elle m’a raccompagné à l’avion où nous avons échangé plusieurs Kiss … Une coutume chez les femmes russes. Entre temps elle avait terminé son tableau et m’en a fait cadeau. Je ne pouvais le mettre dans la soute trop fragile je l’ai gardé avec moi.

Une fois installé dans l’avion place B15 côté hublot, il était déjà 22h passé….

Une belle femme se mis à côté de moi et nous commençons à échanger et à plaisanter, à rire, des anecdotes de mon séjours avec Irina.. je lui ai montré son dessin d’une femme entièrement nue se caressant.. sans faire attention je pose ma main sur sa jambe. Là elle me regarde avec un sourire.. elle met une couverture sur nous, ma main si légère se glisse entre ces cuisses où elle écarte et puis dans un culot mes doigts se font un passage, lui caressent en douceur son clito, ces Lèvres s’ouvrent elle prend plaisir elle mouille très vite. Elle, de son côté, déboutonne mon pantalon prend mon sexe déjà bien tendu commence à me masturber des longs va et vient… souvent mouillant en léchant sa main pour lubrifier mon sexe pendant un long moment.

L’hôtesse de l’air nous a surpris mais elle nous a seulement échangé un petit sourire d’encouragement.. Nous arrivons jusqu’à l’orgasme où elle s’est glissée sous la couverture pour lécher chaque goutte d’une crème blanche et lèche mes cuisses de sperme.. termine d’un bisous sur mon gland. J’avais encore ma main entre Ces cuisses mes doigts goûlinent d’une cyprine. Elle prend ma main pour me faire goûter délicieusement amèr mais agréable.

Hôtesse qui avait vu tout la scène nous apporte deux petites bouteilles d’eau et des serviettes en papier, avec toujours ce joli sourire et quelques mots en russe. (Vous m’avez fait jouir..) On sait regardé on a souri … il était temps d’attacher nos ceintures. Puis nous sommes arrivés.. nous avons échangé nos téléphones et adresses. Egalement avec l’hôtesse de l’air. Nous nous sommes dit en revoir.

Quel beau vol, quel séjour inoubliable.. tous les trois nous nous sommes revus sur Nice à plusieurs reprises..

à suivre Donc Dans une prochaine histoire des Oulimots…

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Les oulimots d’Alexandre  :

– Tu crois que cela va marcher si je m’inscris sur KissKissBankBank ?
– Oui, je t’assure, tu peaufines ton projet, attention pas une ébauche, ni une esquisse, non vraiment ce que tu comptes réaliser avec l’argent  réuni. A toi de rédiger un texte convaincant mais pas larmoyant ni d’un ton léger, c’est du sérieux ton affaire ! Pense aussi à une illustration qui attire l’œil, enfin les mots clefs pour permettre une indexation et le tour est joué.
– Quelle débauche d’énergie, tu sais pourtant que je n’aime pas me vendre.
– Mais je ne demande pas de te transformer en cam girl et te dénuder pour attirer le client, même si, je l’avoue, ta poitrine est magnifique.  Inutile de faire le test du crayon !
– Quel test du crayon ?
– Oh ne me dis pas que tu n’a jamais entendu parler de ce test infaillible !  Attends, je te fais un dessin. Passe-moi un stylo, une feuille de papier … Je trace une sorte d’oméga, on dira que c’est une poitrine, et j’ajoute  un trait horizontal figurant le crayon sous un des seins, juste au point de jonction avec le buste. Tu vois ?  Tu essaieras si tu veux, si le crayon ne tombe pas,  inutile de postuler pour le Crazy Horse !
– Mais je ne veux pas participer à une revue, je voudrais simplement réunir les fonds nécessaires à mon projet.
– Justement sans financement participatif c’est impossible, aucun banquier ne te prêtera de l’argent, quoique… si tu vas le voir avec un décolleté  plongeant…
– Tu as fini de faire une fixation sur ma poitrine !  Tu ferais mieux de vérifier si ta braguette n’est pas ouverte.
– Oups !

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S23 6/06 : La liberté d’une contrainte

Contrainte : Savon, badge, flûte, Ibis, canal, Crimée, littérature, liberté, Polaroïd

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Les oulimots autocontraints de Camille Sorel :

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« Liberté chérie ! »

C’est son cri. Elle belle et libre.

Elle en fait un mantra, sein nu et poing levé.

Oksana a grandi en Crimée ou pas loin. On connaît d’elle son visage d’une beauté éclatante, cheveux couronnés de fleurs. Pourquoi ne racontons-nous pas que, férue de religion et de littérature, elle voulait entrer au couvent à l’âge de dix ans ? Elle en fut dissuadée mais resta une artiste. Toute sa vie elle cria « Flûte ! » – peut-être moins poliment utilisa-t-elle des mots plus percutants – « religion, politique doivent être bousculées ! ». Elle passa au savon les icônes orthodoxes, dévoilant l’anatomie du Christ et gardant la feuille d’or. Elle ne cessa de dire que les performances politiques de femmes au poing levés étaient un canal artistique sublime.

Et que retenons-nous ? De la peinture sur sein, comme un badge épinglé. Un Polaroid saisissant d’un regard sauvageon sur une beauté fragile.

Comme l’Ibis représente Thot, Oksana, tu es l’image même de la liberté.

Merci.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de De La Vega :

C’est un peu comme ce badge floqué à l’effigie d’un vieux groupe de rock ou ce Polaroid sépia retrouvé dans une cave ou un grenier. Le souvenir de l’instant nous a échappé, mais la preuve est là. Nous y étions. Dès lors, l’imaginaire, canal d’émotions, se charge de meubler les circonstances perdues ; air de flûte enchanteur, rencontres qui transcendent ou parfum iodé d’une fin d’été.

J’avais l’intime conviction de t’avoir connue… mais condamné chaque seconde à faire le deuil de la précédente en espérant le meilleur de la suivante, je t’avais perdue.

Mon cœur-Crimée s’était rendu, sans résistance, à une amère, à une sournoise trotteuse, à une horloge !

Oh Course folle, lave tes regrets au savon d’espoir ! L’ibis finit toujours par s’envoler ! Et l’abondante littérature n’y peut rien changer, lorsqu’en ton nom on meurt, on rêve ou on s’affranchit, c’est le monde qui s’agrandit. Pour toi, Liberté.

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Les oulimots de Eshi :

Tu avais prévu de la revoir, elle qu’on avait rencontré à Cris et Chuchotements. Une dame, une femme très comme il faut qui sentait bon le savon et la vie bien rangée… jusqu’à ce qu’elle se déchaîne. Tu m’as proposé de me joindre à vous, je t’ai passé le badge de mon hôtel. J’avais tellement hâte de toi, tellement hâte d’elle que j’ai décalé mes rendez-vous pour profiter de cet après-midi avec vous. Je me suis hâtée dans les rues où les rires des clients attablés aux cafés et un air de flûte m’ont accompagné. Je vous ai trouvé devant la chambre de l’Ibis, elle était adossée au mur, tu la tenais par la taille en l’embrassant. Mon envie de vous a été décuplée par cette scène ravissante. La porte s’est refermée derrière nous. Tu nous as découvert, elle en corset blanc, moi en porte jarretelle noir, elle en cheveux courts, moi en cheveux longs, mêlant nos corps nos couleurs et nos parfums en s’embrassant, avides l’une de l’autre. Les dentelles et le satin sublimés par tes mains, elle et moi, toi et elle, toi et moi. Nous. Des images me reviennent, comme des polaroids. Elle sur ta bouche pendant que je me délecte de ton sexe. Toi qui la fais jouir sur moi. Toi qui la prend pendant que je la caresse. Toi qui jouis en moi. Des images chaudes, des images vibrantes. Des images qui restent. Cet après-midi il n’est pas vraiment question de soumission. Elle nous découvre libertins. Elle me découvre telle que je suis réellement. Soumise à la liberté avant tout.

elle se repose dans mes bras pendant que tu prends ta douche. Vous partez me laissant seule avec mes souvenirs si intenses que je ressens le besoin de me masturber en y repensant. Aucune littérature ne suffirait à décrire mes sentiments à ce moment-là. Besoin d’une douche, besoin de marcher un peu, peut-être le long du canal vers le métro Crimée pour évacuer tout ça. Reprendre pied dans ma vie. Sourire. Continuer à avancer.

Le blog de Eshi

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Les oulimots de Faffwah :

J’avais appris par le canal de mon cercle d’amis écrivains qu’un festival de littérature érotique devait se tenir durant l’été. Les organisateurs avaient envisagé quelque chose de grandiose dans la mesure où il était carrément prévu de réunir les plus grands acteurs du genre afin d’en déterminer les nouvelles frontières. Le choix de Yalta leur avait donc semblé tout à fait naturel pour cette convention. Et, contrairement à ce qu’on pouvait croire, les séjours en Crimée s’étaient démocratisés avec l’arrivée de grandes chaînes hôtelières et des compagnies aériennes low cost. Alors, sans prévenir quiconque, j’avais pris la liberté de réserver mon avion et ma chambre car je ne voulais rater ça pour rien au monde. Avoir le badge attestant de ma présence ici et mon Polaroid au pied des marches du palais qui devait accueillir l’événement n’avait pas de prix. Sans compter la chance de pouvoir apercevoir, en baladant sur les rives de la Mer Noire, les derniers ibis falcinelle que notre civilisation démente était en train de faire disparaître comme tant d’autres espèces. Le voyage allait être bien, j’y ferais sûrement de bien belles rencontres. Et puis flûte si je me faisais passer un savon en revenant. Je n’avais qu’une vie.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ssslll2 Chut un Pétale :

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Les oulimots de Didier Morel :

Hôtel ibis lyonnais un dimanche matin..

L’odeur du savon d’un matin de draps froissés.

D’un corps nu, Crimée de personnes, d’un début d’après-midi au bout de la nuit. Au sauna où, dans l’ivresse, un groupe d’amis libertins, rigolaient, se faisaient de sensuelles caresses et  baisaient.

Flûtes de champagne, préservatifs, badges de consigne, fraises, fruits exotiques, sucreries. multitude de photos Polaroids étalés sur le sol, clichés de postures très sensuelles.

Ce donjon à barreaux où nous nous donnons du plaisir pour le sexe .

Au Matin, langue caressant extrêmement du canal  l’intérieur Des cuisses, sentir les vibrations du corps, se délecter du nectar et s’enivrer, vibrer et faire vibrer, moment de liberté. La rendre soumise, sentir ses mains se poser sur ma tête mais garder le contrôle de sa jouissance, sentir son corps se tendre et exploser. Puis, de suite, la pénétrer lentement, accélérer la cadence. Jouir encore.Redécouvrir venus et s’enivrer de mon foutre et de sa mouille…la sentir s’abandonner encore une fois.

Délicieusement sentir ses lèvres m’engloutir intégralement,  sentir des petits va et vient.

Durcissant une fois de plus, serrant délicatement mes couilles, malaxant, m’excitant davantage. Mes mains sur ces seins généreux les caressent délicatement, fermement. Tout en me glissant une fois de plus entre la littérature d’un vagin bien ouvert et ma langue sur ses lèvres gonflées d’une douce caresse apaisante, mélange de désirs épanouis, engloutis. Le clitoris durcit longuement, partant à la jouissance, gémissement de l’un de l’autre.

Puis le calme plat. Seuls de légers halètements flottaient dans l’air. Nous étions lessivés. Nous nous sommes allongées et avons somnolé pendant plusieurs heures. Avant de  reprendre nos routes respectives, chacun de son côté….

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Les oulimots de Cello Muse :

« L’ibis sacré, ce grand échassier remuait du popotin avec ce vent de liberté venu du fin fond du Tatar de Crimée ». Il y avait dans la littérature slave beaucoup d’ironie et un grand sens du sarcasme. Je me plongeais aisément dans les descriptifs de ce canal jonché de roseaux dans lequel la moindre essence de savon ferait un carnage sur la flore et la faune. Soudain je lève les yeux et me perd dans mes pensées. La nature est effervescente de mille vies insoupçonnées, toutes aussi essentielles et à préserver. Je me replonge dans mon livre, mes yeux accrochent alors mon ancien badge d’écolo déchaînée qui me sert de marque page. En voyant la tête défraîchie d’adolescente passionnée agrafée dessus, je me dis qu’il serait peut-être à nouveau temps de ressortir mon vieux Polaroid pour refaire quelques photos douces et suggestives. Paul aime bien être surpris à son retour de voyage d’affaires. J’adore lui dévoiler mes intentions en laissant traîner à côté du vide poche, un ou deux clichés qui ne font aucun doute sur l’affleurement de mon désir pour lui. Cela présage indubitablement entre nous des moments fort plaisants. Il y a une semaine maintenant que nous ne nous sommes pas vus, cela fera une belle surprise et j’ai très envie de lui. Je pose mon livre, file vers la commode, prends l’appareil et regarde le nombre de photographies encore disponible. « Flûte ! Il n’en reste qu’une ! Je n’ai pas intérêt à me louper ! » pensais-je…

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de Ragnarr :

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On souffre parfois de cette infirmité de ne pas savoir mettre des mots sur ce qu’on voit ou ce qu’on sent. Sans Polaroid, difficile de décrire, une spirale, un savon, une flûte et,plus encore, une notion comme la liberté.

Ce serait la condition de celui où celle qui n’est pas soumis à la puissance contraignante d’autrui, de celui où celle qui n’appartient pas à un maître… Mais, en Crimée comme ailleurs, on sait qu’il est des soumis et des soumises libres de l’être.

Heureusement, pour pallier ces difficultés, il reste la littérature qui, seule, rend la vie bien réelle et permet de communiquer sans avoir besoin de porter un badge sur la poitrine. Nous l’avons tous vécu, la vie peut être irréelle dans sa réalité. Nombre de nos sensations sont incommunicables, sauf si nous en faisons de la littérature.

Les ouligens sont d’ailleurs de grands littérateurs car ils parlent comme ils sentent et non pas d’après les conventions ou les idées reçues de son voisin. Récemment, un tweet, à propos de l’image qui illustre mon propos précisait que c’était une pointe d’amour…

Ce sont ces phrases, totalement littéraires, et simples néanmoins qui alimentent le canal de notre poésie… À condition d’y être sensible évidemment et ne pas être semblable à l’ibis qui comme le dit un proverbe égyptien est svelte et propre mais simple d’esprit !

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que j’arrive devant l’immeuble rue Crimée je tape le code d’entrée. J’arrive de la porte avec l’autocollant d’un ibis dessus, puis je rentre dans l’appartement que j’ai loué pour l’occasion. Cela m’apporte un sentiment de liberté d’être dans un endroit neutre. Sur la table se trouvent les serviettes, le savon et le badge d’entrée de l’immeuble. Je fait un tour de l’appartement et le propriétaire à l’air d’aimer la littérature. Une grande bibliothèque trône contre le mur du salon avec quelques objets de collection en vitrine, dont une flûte traversière et un tableau du canal de Suez.

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots de Sonkei San :

Paris – 22 Novembre 1982

20h.
Je me sentais seul.

Mon boulot dans la police ne me permettait pas de faire de nouvelles rencontres.
Après cette sombre affaire de viol, j’avais besoin de me vider la tête.
Le long du Canal Saint Martin, l’esprit peut divaguer et se laisser aller.
Ça et là des groupes de badauds s’entassent autour des joueurs de guitare, de trompette ou de flûte. Il sent bon un air de liberté.
Mon vieil appareil photo à la main, je me balade.

21h.
J’ai envie de compagnie.

Au détour d’une ruelle, je croise cette femme. Dans la vingtaine, blonde, haut perchée sur ses talons de douze centimètres, sa jupe trop courte dévoile ses jambes galbées.
Je lui demande quels sont ses tarifs. Elle me répond avec son accent à couper au couteau que pour 200 francs elle passe la nuit avec moi.
Je sors la liasse de billets de mon blouson en cuir, je la lui tends et elle me prend par la main.

21h15
« Viens, il y a un hôtel juste derrière » me dit-elle.

Sur la devanture de l’établissement était écrit « Ibis » en lettres blanches.
Nous rentrons. Je vois l’hôtesse d’accueil qui lui lance : « Comme d’habitude? ». Ma charmante blonde lui fait un simple signe de la tête. Elle sort la clé de son sac et ouvre la porte.
Le parfum qui se dégage de ce moment  est enivrant.

21h45
Je m’assieds sur le lit.

Je ne veux pas lui faire peur. Je range mon badge bien au fond de ma poche.
Elle retire son blouson et je devine au travers de son pull les courbes de ses seins. Elle a dû voir mon regard envieux car elle se met à rire. Mon dieu, quel sourire…
Je lui parle, cherche à connaître son histoire, un peu, aussi, pour nous détendre.
Elle me raconte qu’elle est étudiante, passionnée par la littérature française et qu’elle a fui sa Crimée natale pour venir s’installer à Paris et être au cœur des livres qu’elle aime lire. Elle me parle de Molière, de Marivaux, je ne l’écoute plus je suis déjà ailleurs …

22h30
Je suis sous le charme.

Elle me déshabille et entreprend de faire de même. Le flash de mon Polaroid capture cet instant volé. Elle s’arrête et  sourit. La courbure de ses seins épouse parfaitement ses fesses rebondies. Puis elle grimpe sur moi et nous baisons, un désir charnel nous anime tous les deux.

00h30
J’ai joui.

Sans demander son reste, ma belle orientale se lève et rejoint la salle de bain. J’entends l’eau couler. J’imagine aisément ce fluide glisser le long de son corps, moi qui l’ai parcouru de mes doigts pendant notre ébat. Je me risque à jeter un œil par la porte entrouverte. Le spectacle qui m’attend est époustouflant. La buée chaude montant au plafond crée une vision irréelle de ses mains pleines de savon dessinant ses formes.

00h45
Le flash de mon Polaroid fuse une nouvelle fois.

Instant volé plein de sensualité…

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Les oulimots de Dom Vauvert :

L’ami diurne.

Thot le bel oiseau aux ailes si blanches et au cœur si noir, si noir, se posa doucement, Ibis lunaire, aux berges du canal.

Cet ancien lieu abandonné des hommes frémissait à nouveau de rires et d’exclamations en cet après-midi déclinant, lueurs de néons sur les flaques d’eau vitreuses aux reflets tremblotants.

La liberté de l’oiseau tant promise s’arrêta ce jour là.

Ah littérature chérie, mots savamment ajustés, dont les dieux se ravissaient aussi, le grand livre s’est refermé à jamais sur les dernières pages!

Cubes savonneux et sérigraphiés, épars parmi nous, Polaroids témoins de nos formes arrondies, de nos joies éphémères, restez le témoins de nos joies envolées !

Ces badges en nos creux de mains ne nous identifiaient nominalement, mais ils étaient plutôt notre signe de reconnaissance, ainsi que de nos affinités communes, les miens furent sacrifiés sur l’autel de la douleur.

Gloire à vous joyeuse compagnes et compagnons.

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Les oulimots d’Alexandre  :

Bon sang, où est le savon ? Je n’arrive pas à nettoyer les traces.

Flûte cela ne part pas, bordel moi qui pensais avoir commis le crime parfait !

Appâter une donzelle esseulée dans un hôtel Ibis après avoir volé un badge d’entrée de service, rien de plus simple. Lui expliquer que je travaille dans l’import-export de caviar et d’œufs de Crimée en agitant ostensiblement une carte de visite écrite en français et en cyrillique, c’était lui laisser croire que j’étais Crésus. Lui faire comprendre que j’avais quelque liberté ce soir et que nous pourrions faire davantage connaissance autour d’un verre dans un endroit plus tranquille fut tout aussi facile.

La belle me proposa de monter dans sa chambre pour profiter du mini-bar. Vous auriez vu la scène, un couple dans la pénombre, derrière eux une baie vitrée  donnant sur le canal, lui vantant sa beauté en des termes crus, elle rougissante, à croire qu’elle n’avait jamais lu de littérature érotique.

Ma foi, elle était fort mignonne un fois dénudée. Je lui avais promis qu’elle connaîtrait
un orgasme fabuleux, une petite-mort revue et corrigée par mes soins. J’ai tenu ma promesse mais voilà la garce s’est débattue et j’ai dû la trucider  de bien vilaine façon.
Allons, frottons avec énergie, j’ai juste le temps d’effacer les preuves de mon passage avant de faire une photo avec mon petit Polaroid.
J’aime bien garder un souvenir.

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Les oulimots de Popins :

Le ciment, ce fléau (private joke)

Des Polaroids de bons moments avec toi, dans ma tête, dans mon cœur, j’en ai plein. De voyages, de confidences, de nuits d’ivresse, de fous rires.

J’avais dix ans quand j’ai gagné le badge de “Grande sœur d’une sœur” et je me souviens du jour de ta naissance comme si c’était hier.

Dans le plat pays, près du canal, dans les dunes, sur le bitume, je t’ai vu grandir.

A Rome, je t’ai retrouvée femme et je te remercie d’avoir provoqué ces retrouvailles.

Tu es unique pour moi. Mon amie avec des liens du sang. Une sœur pourrait-on me répliquer. Mais on n’est pas toujours amie avec sa sœur. Et une amie, peut-être plus qu’à la famille, on peut tout lui dire.

Avec toi, je suis moi.

Oh bien sûr, tu me passes parfois des savons quand j’ai crimé ou fait n’importe quoi. Et moi je te réponds des grossièretés qu’un “flûte” en littérature n’arriverait pas à imager. C’est ça l’amour aussi. Surtout. Se dire les choses.

Après tant de villes et de pays visités sac au dos – jamais d’hôtels ibis ou de clubs All in- à la roots, au contact des gens- avec toi, ma compagne de baroudage, je veux te dire que je suis heureuse de ce nouveau voyage intérieur pour toi.

Fière et joyeuse de t’accompagner dans cette transformation en mère. Juste à tes côtés si tu as des questions à poser, des joies à partager, des doutes à dissiper.

Toi seule sait ce qui est bon pour toi, pour vous. Vis ta grossesse en toute liberté !
Je t’aime ma sœur. 

Le blog de Popins