Oulimots 2021S52 : l’harmonie de la contrainte

Mots contraints : Puissant, infirmerie, randonnée, chasser,  comme, aigle, doux, harmonie, tourner

Les oulimots d’Elisa Stark :

Comme un aigle, je suis en train de chasser. Je cherche ma proie pour passer un bon réveillon. Je vais d’abord lui tourner autour en étant doux pour ne pas l’effrayer. Pour moi c’est une promenade de santé, pas une randonnée difficile. Je suis un dragueur impénitent mais je cherche à trouver l’harmonie avec celle qui me servira pour la nuit. Je ne veux pas être oppressant au risque de l’envoyer à l’infirmerie, euh, chez le médecin pour dépression après notre rencontre. Je suis un amant terriblement puissant. Je ne lésine pas pour faire jouir mes partenaires.

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Les oulimots d’Ian_nale :

John sauta par delà le rocher, d’un bond puissant. Dix jours s’étaient écoulés depuis le début de la randonnée, dix jours où l’harmonie avec ses amis marcheurs avait tourné à la chasse à l’homme. 

Adossé au roc qu’il venait de passer, il jeta un œil à sa blessure. La lame n’avait touché aucun organe vital, heureusement, mais le saignement persistait. L’infirmerie de la colonie de vacances était encore lointaine cependant. 

— John ! hurla une voix. Il ne sert à rien de te cacher ! Laisse nous t’offrir l’harmonie ! Ne nous oblige pas à te chasser ! Choisis nous ! Tout est si doux avec nous !  

La voix de Seth laissa John silencieux. Il ignorait ce qui était arrivé à ses amis, mais il savait que tout avait changé depuis la découverte de l’objet. Cela remontait à plusieurs jours désormais. La chose avait semblé métallique comme un vulgaire disque de métal. La végétation tout autour s’affichait morte. John avait vu ses amis tourner autour de l’objet, le tripoter. Lui n’avait pas éprouvé la curiosité de ses amis. Il avait levé les yeux au ciel alors qu’un aigle faisait bruisser ses ailes dans un cri strident. Quand il avait enfin daigné s’intéresser à la découverte, il s’était confronté aux regards vides de ses amis. Il avait bien tenté de les affronter, eux et leur inertie soudaine, mais le couteau dans son abdomen l’incita rapidement à fuir. Survivre et comprendre ce qu’il se passait, c’était son unique objectif désormais.

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Les oulimots de Dick :

Lorsque j’ai sorti le rouleau d’élasto de mon sac, j’ai lu dans son regard qu’elle me voyait comme le tout-puisant, celui qui allait lui permettre de tenir jusqu’à l’infirmerie. Il ne me restait plus qu’à être doux en lui faisant son strapping et j’aurais fini de gagner sa confiance. Je me suis donc appliqué et mon œil d’aigle n’a pas manqué de remarquer que les mouvements de sa poitrine devenaient plus amples et plus lents.

J’ai fini de chasser mes derniers scrupules de mon esprit quand elle a tourné son visage vers moi pour louer l’harmonie de mes gestes de soins en battant des cils et en se léchant les lèvres. Il nous restait encore une heure de marche et nous allions les faire tant bien que mal mais cette randonnée venait de prendre une bien sensuelle tournure. 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Cet aigle est extraordinaire, il est divin. Il me suit, car il est mon animal totem. Je le vois tourner haut dans le ciel, puissant et doux à la fois. Il n’est pas en train de chasser, il est juste là pour m’épauler dans mon dernier voyage.

Je suis au milieu de la montagne. Je fais une longue randonnée. Je me sens puissante comme lui et pleine de douceur comme ce que je perçois dans son regard. Je suis en totale harmonie avec la nature. Il est né, une sorte d’amitié entre lui et moi, une complicité. Il me montre le chemin à suivre. Je suis malade et cette marche n’est pas réelle, elle est projetée sur les murs et le plafond. Je suis à l’infirmerie du centre pour faire ma dernière injection. Celle qui va m’envoyer hors du monde des vivants.

En même temps que je meurs, je vois mon animal totem tournoyer autour de moi. Il plonge de plus en plus bas. Je peux presque le toucher. Je crois qu’il se rapproche. Il est sur le point de se poser sur le bras que je lui tends. Il a perdu une plume noire, douce comme du duvet. Je la tiens fortement entre mes doigts.  À cet instant, mon aigle disparaît et mes yeux se ferment à tout jamais.

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Les oulimots de Ssaara :

Depuis cette équipée au col de l’aigle, faite avec son équipe lors de ce week-end d’intégration, il se sentait puissant comme jamais ça ne lui était arrivé. 

Lui qui appréhendait de finir à l’infirmerie lors de ce défi avait su chasser de son esprit la pulsion qui lui disait de tourner les talons et de retrouver le doux cocon de sa chambre d’hôtel, mieux encore dans l’harmonie moelleuse du SPA. 

Au lieu de cela, il s’était surpassé et avait même battu d’une grande longueur l’insupportable Simon, le charmeur de ces dames, le sportif accompli, le collègue sans failles qui avait perdu de sa superbe en traînant la patte et chouinant dans ses luxueuses mais trop neuves Scarpa.

Depuis sa vie au bureau avait changé du tout au tout et même sa femme semblait lui lancer des regards admiratifs.

Finalement c’était bon le succès.

Les oulimots de Gérald :

J’aime ma petite vie tranquille. Vivre en harmonie avec la nature, faire ma randonnée tous les matins  dans ma montagne. Regarder les chamois gambader dans les rochers, voir un aigle au vol majestueux tenant dans ses serres puissantes un petit rongeur.

Mais, depuis que je l’ai vue, en allant à l’infirmerie pour mon test anti covid, je ne suis plus le même. Elle m’a envoûté, elle me fait tourner la tête avec son regard autoritaire, ses beaux yeux bleus. Et depuis elle m’a dit qu’elle aimait bien les hommes doux et docile comme moi, je ne rêve plus que d’une chose, lui être soumis. Eh oui, chassez le naturel, il revient au galop.

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Les oulimots de P_apanoel :

Il est puissant, ce souffle aux parfums variés qui vient de l’infirmerie.

Un nez délicat peut sans peine discerner le baume camphré dont les participants à la randonnée s’étaient oint avec application avant de glisser dans le ravin et la joie, sans pour autant chasser les fragrances légères mais prometteuses posées au creux du cou de l’infirmière qui tourne comme dans une libellule affairée dans la pièce.

L’infirmière-chef passe régulièrement la tête par l’embrasure de la porte, au fil de sa tournée, son sourire intérieur marquant son appréciation du contrôle maintenu sur la situation.

Son doux œil d’aigle note l’évolution du flot de patients, remis sur pied les uns après les autres et claudiquant en toute harmonie dans le couloir, avant de tourner au coin vers la porte de sortie au verre dépoli donnant sur le gouffre.

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Après la randonnée tragique, à l’infirmerie, l’air du soir me parut doux, diffusant une harmonie inhabituelle. L’image de l’aigle puissant en train de tourner au dessus du lieu de l’accident comme pour assurer sa chasse ou chercher quelque chose, m’habitait. J’y ai vu l’âme libre de notre camarade cherchant un compagnon d’envol. Une autre âme en partance, peut-être. Il renonça, s’éloignant. L’aigle n’est pas un charognard. Est-il un passeur d’âme ?

Oulimots 2021S51 : une contrainte d’enfer

Mots contraints : Trop, enfer, sensation, lumière, perdre, attente, loin, douceur,  variation. 

Les oulimots de Caroline/petiteplage66:

Était-il trop tard? Dans l’enfer où il se trouvait, éprouver une sensation amicale et reposante pourrait signifier la lumière au bout du tunnel. Mais allait-il perdre définitivement la raison dans cette attente? Non loin de lui, assise à une petite table, cette femme inconnue et sa douceur lui apparurent comme une variation inattendue à son terrible ordinaire. L’espoir était encore permis !

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Les oulimots de Dick :

Il sait parfaitement jouer de la variation entre douceur et rudesse et cela me fait aller très loin. Je ne sais pas comment il s’y prend mais j’ai autant de plaisir dans l’attente que dans la réalisation, ce qui ne m’était jamais arrivé avec ses prédécesseurs. Ces derniers, excessivement brouillons, ont fini par me perdre et, à la lumière de ce que je connais à présent, j’ai la sensation de m’être égarée à leur fréquentation. L’enfer est pavé de bonnes intentions paraît-il. On ne peut pas dire qu’ils en manquaient. L’imagination leur faisait hélas par trop défaut. Mais avec #lui j’explore à chaque fois de nouvelles contrées dans le monde du plaisir.

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Les oulimots d’Ada :

Trop souvent, on traverse des enfers avec cette sensation de poursuivre une lumière  qui se dérobe sans se perdre toutefois, mais qui, en attente, au loin, semble avoir perdu en intensité ce qu’elle a gagné en douceur par cette variation de l’éclat qui est la lueur. 

Le blog d’Ada 

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Les oulimots de Noa :

Mon père, je viens me confesser.

J’étais terrorisée à l’idée de rester bloquée dans la salle d’attente de ma vie. Alors, il y a quelques mois, j’ai tout plaqué. Mari, enfants, boulot. J’ai écouté mes envies, en faisant fi de toute limite, de toute morale.

Vous me diriez que je suis allée trop loin, je vous répondrais « pas assez ». Tous les péchés, je les ai tentés pourtant. Luxure, gourmandise et orgueil sont mes préférés.

Étonnamment, aucune sensation de remords n’est venue me hanter. Il n’y a pas eu la moindre variation dans ma détermination.

J’aurais pu m’y perdre, je m’y suis trouvée.

Je dois vous avouer, mon père, je ne suis pas croyante. Mais s’il y a un enfer, je cherche désespérément sa porte. Je n’ai pas choisi votre paroisse par hasard vous savez. Je vous veux, ici et maintenant. Je vois dans votre regard, à travers cette grille, que vous en crevez d’envie. Laissez-vous donc aller à la douceur du vice. La lumière est de mon côté.

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Les oulimots de NynfO2 :

Vu l’état d’enfer dans lequel je me trouve avec le covid, n’ayez pas trop d’attentes quant à ma rédaction.

J’ai la sensation que la lumière et le bruit m’agressent qu’elle qu’en soit la variation et de perdre toute mon énergie au loin.

Confinés, on ne peut même pas s’offrir quelques douceurs…

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je me suis retrouvée loin de chez moi. Je ne savais pas que je suivais le diable jusqu’en enfer. Je suis attachée à un lit et je sais que je vais perdre la vie. Je n’ai plus d’attente, plus d’espoir.

Je suis trop loin de la civilisation pour que quelqu’un vienne me chercher.

Il entre dans la pièce et joue avec la variation de la lumière. Il s’amuse pour me faire peur, tantôt dans le noir, tantôt dans la lumière.

Il finit par mettre une lumière tamisée. Il s’approche de moi et me bande les yeux. Mon cœur s’emballe. Je suis terrifiée. Il retire mes vêtements avec une douceur absolue et j’ai cette sensation désagréable que je ne peux pas expliquer. Ma bouche s’assèche et je n’arrive plus à déglutir. Ma peau se hérisse.

Je l’entends simplement attraper un couteau, car il frotte la lame sur du métal. La douleur me fait hurler, mais personne ne m’entend. Ma vie est terminée. Je ferai partie des victimes de son tableau de chasse.

Oulimots 2021S50 : une contrainte d’aujourd’hui

Mots contraints : sécurité, aujourd’hui, jouer, graine, gratter, tien, question, spirale, sombre. 

Les oulimots de Dick :

Cela va sans doute vous paraître étrange mais, même si c’est de la graine de voyou, je me sens en sécurité avec ce garçon. Vous me direz sans doute qu’il fait peur avec sa mine sombre, mais il suffit de gratter le vernis racaille pour tomber sur un cœur d’or.

Tenez, pas plus tard qu’aujourd’hui, il a arraché une page de son carnet à spirale pour me donner à lire un petit texte de sa composition. Il n’était bien sûr pas question de poésie lyrique mais il faut lui reconnaître un certain talent pour jouer avec les mots. 

On ne fait pas rimer « Bébé, si tu le veux, mon gang sera le tien » avec « Nous c’est la Champion’s League, on joue pas le maintien » par hasard. 

Bref, tel qu’il est il me fait de l’effet et je l’aime.

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Les oulimots de NynfO2:

Hommage à notre Graine de Championne

Tu as commencé à jouer avec les différents accessoires de la grs il y a plus de 10 ans déjà ! 

Tu as toujours excellé dans la spirale du ruban, peu importe sa couleur, sombre ou clair, il s’en dégage toujours un éclat tourbillonnant. 

Lorsque tu t’élances avec ton cerceau, il se forme autour de toi comme un halo protecteur. Tu dis toi-même t’y sentir en sécurité. 

Nulle autre que toi ne sait si bien frictionner et gratter les cordes sans laisser de marque, ni sur ta peau, ni sur le tapis. 

Pas question d’oublier les massues qui jonglent entre tes mains et tes pieds avec une telle aisance. 

Entre tes mains, chaque instrument devient tien, vous formez un tout, indissociable.  

Il est donc indéniable que tu mérites aujourd’hui le titre honorifique de gymnaste d’or de ta catégorie.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Se sentir en sécurité, aujourd’hui comme hier et comme demain, est un élément fondamental pour jouer à des jeux sulfureux et jouissifs Cela est certes une évidence, mais ce qui va sans dire va souvent mieux en le disant, comme disait Lao-Tseu, à moins que ce ne soit Roger plus connu sous le pseudonyme de Gégé, grand philosophe, bistrotier de son état et quelque peu mauvaise graine selon certains, mais surtout grand fournisseur de poil à gratter spirituel, même si parfois il ne distingue guère le tien du mien, et non moins spécialiste en question amenant des réponses plongeant en spirale dans un sombre maelstrom.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je ne suis plus en sécurité aujourd’hui. Jouer à ce jeu était dangereux. Tu voulais de mon amour et moi du tien, mais nous avons oublié l’essentiel, tu es une sorcière et moi un chevalier. À force de gratter l’inquisition nous a démasqués. Nous sommes tombés dans leur spirale infernale.

Le roi m’a retiré le titre de chevalier. Mon procès a été très court et l’inquisition m’a traité de mauvaise graine avant de me condamner.

J’ai très peur, car je sais qu’avant de me brûler avec toi, elle va me passer à la question et je ne sais pas si je vais survivre à ça. À quoi bon d’ailleurs me défendre, elle obtiendra ce qu’elle veut et personne ne pourra m’aider. Je passe dans ce couloir sombre qui me mène à mon bourreau. J’ai donné ce mot à mon frère d’armes. Tu peux avoir confiance en lui. Je sais que tu souffres et que tu pleures, alors je voulais te dire que je t’aime du fond du cœur. Nous nous retrouverons sur le bûcher et nous mourrons ensemble.

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Les oulimots d’un Garçon Fragile :

Aujourd’hui, j’ai la flemme d’être inventif. Pas question de tomber dans une sombre spirale et de jouer la sécurité ? Je ne vais pas me gratter ! Et tant pis, si mon texte ressemble un peu trop au tien, qu’il est cousu de fil blanc, c’est simplement que nos idées ont germées de la même graine.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Je vais jouer la sécurité aujourd’hui. Je ne suis pas une graine de voyou mais j’essaye toujours de gratter ce que je peux. Si je peux te prendre ce qui est tien c’est bien, j’aime savoir qui je vole, c’est juste une question de filouterie. Heureusement je ne suis pas encore tombé dans la sombre spirale du banditisme.

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Les oulimots de Gérald :

Mon grand père le répétait sans cesse : les gens prennent rarement la peine de gratter la surface des choses pour trouver la vérité intérieure

Mon grand-père, c’était mon dieu, mon héros. Dès que j’étais avec lui, je me sentais en sécurité.Je voulais le prendre comme modèle, en prendre de la graine. Il me disait toujours : « si tu veux être le meilleur, il faut y mettre du tien. Aujourd’hui, cette phrase prend toute sa valeur. Je vais lui faire honneur. Plus question de défaites, de jours sombres, je vais sortir de cette spirale infernale. Je vais jouer et je vais gagner.

Oulimots 2021S49 : cette contrainte, c’est de la balle bébé.

Mots contraints : Augmentation, déni, balle, biscuit, dionysiaque, chienne, maniaque, étude, fantaisie.

Les oulimots d’un Garçon Fragile :

Voilà, le déni n’est plus possible, la dernière étude du GIEC l’annonce clairement : « La planète est foutue ! ». L’augmentation des températures a atteint son point de non-retour et le jour du dépassement de la Terre se produit désormais en mars ; les climatologues remercient d’ailleurs, non sans une certaine fantaisie dans le propos, les ultra-riches qui dépouillent les ressources afin de se construire une navette spatiale au lieu d’affecter leur pactole au bien commun.

Le compte à rebours pour l’extinction finale étant lancé, Pierre, maniaque par nature, a commencé à préparer son départ. Hors de question pour lui d’affronter une chienne de vie faite d’errance, de hordes sauvages, ou autres saloperies humaines comme peuvent en décrire moult fictions survivalistes.

Véritable enfant de la balle, ayant une existence nomade constamment en tournée, il se targuait dans le milieu de connaître les meilleures caves et les femmes à la plus petite vertu du pays. Il s’était décidé à poser sa caravane dans un champ, parmi les meules de paille, non loin du lieu de travail de sa vénus des carrefours préférée. Puisqu’il fallait partir, autant le faire avec splendeur, il s’était armé des crus les plus inouïs qu’il pourrait s’ouvrir, tout en trempant son biscuit.

La belle de jour, croyant qu’il dormait du sommeil du juste, quitta l’abri mobile sans oser le déranger. Pierre était simplement mort comme il l’avait planifié, citoyen d’un monde en feu dans une orgie dionysiaque.

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

C’est un déni de justice ! Tout est en cours d’augmentation, y compris la chicane. Les avocats sont hors de prix, renvoyant la balle aux notaires, aux études inabordables. Tout ça c’est de la fantaisie, des idées pour vieux maniaques! Je ne m’embarque pas dans cette affaire sans biscuit. Mon livre est un ouvrage dionysiaque et tout ce qui y figure relève de la mythologie antique et pas de la pornographie, bandes d’ignares !

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Refuser de constater l’augmentation significative de son pénis aurait constitué un véritable déni. Il était clair que son intention à court terme n’était pas de jouer à la balle, ni de grignoter quelque biscuit en dégustant une tasse de thé. Dans une ambiance dionysiaque, il ne rêvait que de baiser en tous sens cette chienne lubrique, de réaliser avec elle une maniaque étude de ses plus folles fantaisies.

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Les oulimots de Dick :

À mes yeux, les résultats que j’avais obtenus dans mon entreprise auraient pu me valoir une augmentation. Hélas, ma patronne, cette chienne maniaque, vivait dans le déni dès qu’il fallait parler finances et j’étais reparti de mon entretien avec peau de balle. Elle avait même osé prétendre que je m’étais embarqué sans biscuits dans ma dernière étude et que cette fantaisie m’avait coûté le fruit de ma requête. 

Tant pis pour elle. Si elle n’avait pas compris que l’innovation était une construction collective et dionysiaque, j’allais faire profiter de mes talents à quelqu’un d’autre. Les recruteurs se bousculaient au portillon. 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Je n’ai aucune idée de quoi faire de cette augmentation de travail que j’ai. Je suis dans le déni complet de la façon dont je l’ai obtenue. C’est la rançon du succès m’a t-on dit. Pour me faire aider au quotidien, j’ai mis la balle dans le camp de mon fils. C’est comme si je lui avais donné un biscuit. Il aurait sûrement préféré quelque chose de plus dyonisiaque mais ce n’était pas raisonnable, même s’il est majeur. Il est en garde de ma petite chienne, je préférerai qu’il ait les idées claires. Je suis un peu maniaque quand il s’agit de s’occuper d’elle. J’ai fait des études de vétérinaire, ce n’était pas par fantaisie, je sais ce qu’il faut faire pour elle.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je participe à une étude qui va déterminer jusqu’où les gens sont capables d’aller. Le départ est sur un jeu vidéo. 

Le 1er niveau est très banal, de la fantaisie. Avec une balle, on explose des coffres surveillés par des dragons et on gagne un biscuit d’or. Au bout d’un certain nombre de biscuits gagnés, on change de niveau. Rien de difficile. Et bien sûr, notre gain subit une augmentation.

Au deuxième niveau, on est poursuivis par un maniaque, prêt à nous tuer et bien sûr, il faut être plus rusée que lui et s’en débarrasser.

Ce jeu est fou. Le niveau 3 ne se passe pas face à l’écran, mais dans la réalité. On peut s’arrêter là ou continuer.

Les règles sont totalement disjonctées. Cela devient dangereux et pourtant, je suis dans le déni. Je ne veux pas voir la réalité et je continue à fermer les yeux. Je ne veux pas y croire. Le jeu devient dionysiaque. 

Je me suis rendue à l’adresse indiquée. Là, on m’a tendu un papier. Je dois devenir une femme dominatrice soumettant un autre joueur à des jeux d’amour spéciaux. Je ne me reconnais pas. Je suis devenue une chienne avec ce pauvre garçon, le tourmentant à un point que mon gain a explosé tous les records. Au bout, je n’ai rien gagné, à part une place importante dans l’étude et une remise en cause de moi-même.

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Les oulimots de NymphO2

L’augmentation des articles sur le bien-être envahissant désormais notre quotidien, j’ai récemment lu cette étude à propos de la connexion avec la nature.

Je suis sceptique, voire dans le déni de toutes ces idéologies bio-vertes. 

A la fin de la lecture, des adresses sont proposées afin de « se déconnecter du quotidien pour se reconnecter avec soi-même » 

Quoi ? Quelqu’un m’aurait débranchée à l’insu de mon plein gré !

Moi qui suis tellement maniaque, toujours vigilante à ce que mes câbles soient bien branchés et rangés. 

Désolée pour cette fantaisie, je n’ai pas pu m’empêcher de saisir la balle au bond 🙂 

Bref, demain j’irai au « Dionysiaque » piétiner le raisin pour le transformer en vin. Ensuite, au « Biscuit » marcher nus pieds dans un champ de blé. 

Cela ne durera qu’une journée, ensuite je retournerai à ma chienne de vie écrire mes écocritiques.

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Les oulimots d’Ada 

La dépoétisation du monde est en augmentation, je ne dirai pas le contraire, je ne tomberai pas dans un tel déni, pas plus que je ne tenterai de renvoyer la balle, à qui ? Je croquais de telles méditations comme on croque un biscuit ; plus personne ne sait ce qu’est l’exaltation dionysiaque du monde ; chienne de vie, continuais-je de me lamenter, maniaque que je suis des études étranges, déjà lâchés tous les freins de ma fantaisie.

Le blog d’Ada

Oulimots 2021S48 : une contrainte clé.

Mots contraints : Irréel, oublier, naturel, croyant, neige, réglage,  voisin, clé,  seigneur

Les oulimots de Marie Bulsa :

Ce matin- là, j’avais encore oublié ma clé. Seigneur, que je suis tête en l’air ! J’ai sonné chez mon voisin qui me gardait toujours un jeu, car j’ai cette satanée habitude de tout oublier. Un jour j’oublierai ma tête. C’est grave, je vous assure ! c’était un mercredi, il faisait beau, le soleil était présent. J’étais sacrément en retard.

J’ai frappé à sa porte, croyant qu’il allait répondre, mais non ! il était probablement en train de faire le réglage des phares de sa voiture. Alors, j’ai fait le tour pour accéder à son garage. Il m’a vue et est venu m’ouvrir. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il était si naturel, torse nu avec un pantalon de sport taille basse. J’ai fixé du regard sa musculature et il s’en est rendu compte. À cet instant, je me suis mise à rougir tandis que quelqu’un m’appelait au téléphone pour me dire que j’étais virée.

Nous étions début novembre et c’était l’été de Saint-Martin. Il faisait doux. J’étais en tailleur d’été et je ne sais pas pourquoi juste à ce moment-là, le ciel est devenu gris, la température a chuté fortement et la neige est tombée. C’était irréel et magique. Il m’a vite tirée par le bras vers l’intérieur du garage et je me suis trouvée tout contre lui, coincée entre ses bras. J’ai senti un mélange d’odeur d’huile de vidange et de parfum suave. Mon tailleur était taché de graisse, mais peu m’importait, il m’a embrassé comme personne ne l’a jamais fait. Depuis, je suis devenue sa femme.

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Les oulimots de Dick :

De la neige sur mon écran. Elle a quelque chose d’irréel à notre époque tout numérique. Ce doit être un problème de réglage et je demande à mon voisin. Il est informaticien et doit avoir la clé du problème.

  • Seigneur ! Mais qu’avez vous trafiqué ? 
  • J’ai lancé une recherche de chaînes, croyant bien faire. 
  • Le signal vient de la box, il faut juste rester sur la source HDMI
  • Je ne sais pas quoi faire pour vous remercier, dites moi. Puis-je vous offrir quoi que ce soit ? 
  • Je dois repartir là, désolé. Et c’est tout naturel de s’entraider, non ? 

Je reste donc sur ma faim. Mais je ne vais pas oublier de le récompenser comme il se doit la prochaine fois qu’il viendra. Et je sais déjà quelle panne je vais inventer. 

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Il m’est très naturel de fermer ma porte et d’oublier la clé à l’intérieur! Je suis tellement étourdi. 

Zut ! mon voisin, les pieds dans la neige, se régale de ma mésaventure. Seigneur ! Il mérite le pire. Dans l’irréel, je lui infligerais bien le supplice des pieds écrasés, avec le réglage maximum !

Mais nous ne sommes plus au moyen âge et je suis croyant, je ne lui ferai pas de mal. Mais il va falloir qu’il se bouge un peu pour m’aider, ce minus. 

Enfin, il va chercher la petite boîte dans laquelle nous lui confions nos clés, en cas. Et il se tient à carreau, parce que nous avons les siennes dans une autre petite boîte.

Merci voisin. A charge de revanche, n’est ce pas ?

Je l’aurai, un jour, je l’aurai !!!

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cela semblait irréel. Un moment que je n’étais pas prêt d’oublier. Mon voisin croyant être un grand seigneur était venu me prévenir. J’avais du mal avec toute cette lumière et mes lunettes à verres fumées ajustaient le bon réglage pour mes yeux. Tout était naturel, la neige avait recouvert la ville de son manteau blanc. Je pris mes clés, mes bottes et une écharpe et je descendis dans la rue prendre part à une bataille de boules de neige géante.

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Les oulimots de NymfO2 :

Elle se promenait avec légèreté dans ce décor pur, son cœur et son âme s’allégeaient à chaque pas. 

La plénitude des lieux lui fit oublier ses tourments et elle respira à pleins poumons ; le souvenir est voisin du remord, comme disait si bien Hugo. 

Ses sens s’éveillaient : le bruit du craquement de la neige sous ses pieds, l’odeur des pins, la douceur des flocons sur son visage, offrant une eau fraîche à sa bouche. 

Elle arriva à cette route et la magie de l’irréel disparut ; la civilisation la rattrapait. 

Son cerveau opéra un réglage naturel pour la ramener à la réalité. 

Elle s’assit, réfléchit : elle n’en voulait plus. 

Elle avait marché des heures croyant être en perdition mais à cet instant elle comprit qu’elle ne s’était jamais sentie aussi vivante. 

Elle déposa ses effets personnels et inutiles en ces lieux, sous un petit amas de neige, auprès d’un bouleau. 

Lorsque ses clés et son portefeuilles furent retrouvés, nul ne douta que l’altitude l’avait menée dans les vignes du seigneur.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ce spectacle semblait irréel et il savait qu’il ne pourrait jamais l’oublier tant cela semblait peu naturel. Croyant voir les dents acérées d’un hippopotame crever la toile pour dévorer une poire couverte de neige pendant qu’un zèbre hirsute tente d’ajuster le réglage de la mobylette du voisin en vociférant  » Une clé de huit, pas un clé de dix, seigneur ce phacochère ce comprend rien ! »

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Les oulimots de Gérald :

Je ne suis pas vraiment croyant, mais, j’implore le seigneur pour que je puisse la revoir un jour.

Je pense toujours autant à elle. Pour moi, elle détient la clé du bonheur. Comment l’oublier, son naturel, sa joie de vivre, tout est merveilleux chez elle, cela en est presque irréel.

Je sais que les premières neiges sont tombées dans sa vallée, et je sais que celui qui a la chance d’être son voisin va l’aider à déneiger l’accès à sa maison et préparer sa voiture avec quelques réglages pour affronter l’hiver.

Le bonheur est dans la montagne.