S13 28/03 : Une contrainte vaudoue

Contrainte : Anaphores, alexandrins, requête, pénates, prothèse, aphone, vaudou,apnée, arpents

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Les oulimots de Essence :

Diomède le sage
Diomède de Thrace
Traîne sa prothèse
Sur ses arpents d’Argos
Rendu aphone
Dans l’apnée
De ses alexandrins
Adresse
Dans un rituel vaudou
La requête
De rejoindre ses pénates
Pour nourrir ses juments
Nourrir ses juments

Anaphores

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Les oulimots de Marivaux :

Le mandrin d’Alexandre, drin drin drin
Arpente le con d’Anna, fort fort fort
A plat sur ses pénates, clac claque

Doux comme un veau, doux doux doux
Il tête, et traite et requête
Les mamelles de la donzelle, zèle zèle.

Trop fort trop doux trop bon
Elle, appât, aphone, apnée,
Protège d’aise l’impro de son prolo
Et de sa belle prothèse trop trop trop

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Camille Sorel :

Cher absent nécessaire

Je vais faire l’effort d’écrire simplement. (Tu sais que je suis coincée en alexandrins dès que j’approche un clavier.) Les mois s’écoulent et le silence m’étouffe. C’est un sacré problème, un problème d’apnée. Je m’explique : plongés en dangereuses eaux qui manquaient nous noyer à chaque traversée, nous avons cessé de respirer. Les premières secondes, ouf, nous voilà sauvés ! Et puis, une certaine gêne. D’abord pour dire les choses : c’est tout physiologique, quand on ne respire pas, on est de fait, aphone.

Ainsi, dents serrées, j’ai employé ma hargne à banderiller chaque souvenir cinglé. Avec une foi vaudou je plantais dans ton nom une épingle sur chaque douleur. Il fallait que je sente, que je comprenne, accepte.

Ensuite j’ai arraché de moi ce qui me liait à toi. Mais il y avait un trou, je cherchais une prothèse. L’air me manquait un peu mais je ne me noyais pas, c’était bien l’essentiel.

Un jour j’ai hoqueté et rompu le contrat : tout près de ta pénate, je suis venue gratter pour te dire « salut, je n’oublie pas ». De nous deux le plus fort, tu as claqué la porte. Je t’en ai bien su gré, qu’espérai-je alors ?

J’ai envie d’oxygène, je regarde tout autour et ne cesse d’évoquer les arpents de nos terres maintenant en jachère. Et j’aime la prairie ! C’est libre, frais, divers et invite à la joie.

Tu me diras, alors : « Viens au fait. As-tu une requête ? »

Juste respirer un peu : je commence à bleuir.

Après on plongera, on s’oubliera encore, et comme une anaphore, je croirai que je te hais.

From Stockholm with love

C.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Faffwah :

Faire des vers, chez certains, est un exercice qui les met en apnée. Au point de les rendre aphones ou, pour le moins, muets du stylo. Comme si ce dernier devenait une bien encombrante prothèse.

Et il y a ceux, comme toi, pour qui litotes et anaphores coulent de source. Tu es en poésie comme dans tes pénates et les alexandrins sont les arpents de ton jardin secret.

Alors je te le dis ici. Cela m’envoûte bien plus sûrement que n’importe quel sort vaudou. Et je te fais cette requête : n’aie de cesse d’écrire et nourris-nous encore de tes mots.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Domino :

Sur ma peau en apnée, tu te poses en alexandrins  
Sur mes arpents en calligrammes, tu suces les mots adultérins
Tu découvres mes pénates et lances des requêtes de coquins
Tu déballes ta prothèse-gourdin, écris le vaudou cabotin
Sur mon corps aphone soumis à tes inlassables refrains
Tu répètes à l’infini les anaphores au rythme de nos sizains

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ludoludic :

D’anaphores en alexandrins,
Votre requête se fait en vain.
En séance vaudou
Cet apnée me rend fou
Grace à ma prothèse
Je parcours 2 arpents
Malgré le soutien de pénates
Je suis aphone à mes dépends

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Les oulimots de Airelle :

Nul besoin d’anaphores ou d’alexandrins pour me séduire. Ta requête restera vaine si tes intentions ne sont pas sincères. Que ce soit pour un moment ou pour du plus long, je ne suis pas la prothèse qui comblera ton vide.

Si tu es authentique, même aphone je le sentirai.

Ni incantations, ni Vaudou n’en viendront à bout. Je ne voudrais te répondre.

Que tu sois vexé ou blessé peu importe les arpents jusque chez toi, je reste dans mes pénates. Je ne bougerai pas.

Si je croule sous les désirs, que je me retrouve en apnée à m’étouffer, sans sincérité tu ne m’approcheras pas.

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Les oulimots de Ragnarr :

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A peine rentrés dans nos pénates, elle m’effeuille avec délice. Rien ne lui résiste. Bientôt, à son tour, la voila nue devant moi. « J’ai faim ! » Elle passe sa joue contre ma queue, m’attire vers sa bouche et lèche mon gland avec envie et application comme les anaphores dynamisent en rythme les alexandrins.

Sa cambrure expose une croupe luisante et à mon tour j’en goûte la saveur. De son bouton de nacre jusqu’à son petit trou, ma langue avide de son cul explore chaque arpents de son intimité. Soupirs de plaisir, mais impérative requête ! « se servir sans limites ! »  Un lourd parfum de sexe emporte nos sens et enflamme nos désirs.

Aphone, elle étouffe maintenant de ce gland, enfoncé jusqu’à la garde. En apnée, entre deux va-et-vient, elle n’est plus qu’une bouche à baiser, une prothèse de jouissance qui subit, avec abnégation, mes derniers assauts qui s’achèvent dans un râle vaudou et libérateur lorsque la décharge de foutre explose et remplit sa bouche gourmande d’un goût de victoire éclairant un regard reconnaissant.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Contraintes du jour, anaphores pour nos mots,

Contraintes, en alexandrins rimer les mots,

Contraintes dures, requête, cesser ces maux,

Contraintes, loin de nos pénates et hameaux,

Contraintes, pas de prothèse pour le plumeau,

Contraintes, aphone, chanter pianissimo,

Contraintes, pas de vaudou sous les rameaux,

Contraintes, en apnée rimer fortissimo,

Contraintes, évoquer quelques arpents à Meaux.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Alexandrins et Anaphores, pour contrer la Mort

L’âme -savant mélange pour moi de pensées, d’émotions, de traits de caractère- l’essence même de qui nous sommes finalement, l’âme a une mémoire.
L’âme, mon âme, se souvient parfaitement de l’année dernière et aujourd’hui mon cœur est en berne, ma gorge est serrée, mes larmes au bord des cils.
J’étais tranquille, j’étais peinard dans mes pénates me préparant de quoi me sustenter avant d’aller veiller sur des âmes en peine.
L’âme, mon âme a été terrassée en coup de fil.
L’âme, Ton âme, s’est donnée la mort- requête de ton être de mettre fin à ta souffrance.

La mort, Ta mort, m’a d’abord sidérée.
La mort, Ta mort, tout de suite je l’ai écrite, je l’ai dite, je l’ai hurlée, à qui comptait, juste pour tenter de réaliser, de sortir de la torpeur. Mais finalement en vain. J’étais clivée. C’était une information impossible à intégrer.
La mort, Ta mort m’a laissée en apnée, aphone, décérébrée, meurtrie.

L’Amour, la Vie, le Temps ont fait leur oeuvre.
L’Amour m’a soutenue,
La Vie m’a comblée,
Le Temps a atténué ma détresse.
L’Amour, la Vie, le Temps pour survivre à la mort.
L’Amour, la Vie, le Temps pour faire renaître l’âme, Mon âme. Pour reprendre la partition de ma vie et vivre en musique.

La musique de la joie, des rires mais aussi des pleurs.
La musique des voyages, des rencontres, des découvertes qui rythme mes jours, mes nuits, ma vie.
La musique comme prothèse quand on ne trouve pas les mots.
La musique comme un rituel vaudou pour chasser le mal.
La musique pour donner de la couleur aux jours gris.
La musique pour accélérer le tempo quand les heures sont celles d’un arpent.

Une année écoulée mais tu es toujours là,
Une année est passée, je pense encore à toi.
Une année traversée, la première sans toi.

Je t’aime, et tu vis, tu ris tout au fond de moi.
Je t’aime, et je ne t’oublierai pas.

Je t’aime.

Le blog de Popins

S12 21/03 : Un cerbère de contrainte

Contrainte : Ange, Cerbère, Dragon, Farfadet, Gobelin, Korrigan, Manticore, Nécromancien, Phénix

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Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Magie et viennoiseries !


“Va et ne reviens pas sans savoir !”

Voilà ce que le Grand Nécromancien m’a dit il y a des mois en me congédiant. Il est comme ça le boss ! Il te demande un truc dont tu ignores tout !

“Ne reviens pas sans savoir !”

Tu parles d’une injonction ! Sans savoir quoi  ?

Je sais qu’il cherche quelque chose mais quoi ? Et puis c’est quoi cette manie de vouloir se faire appeler le Destructeur du Monde ? On va aller où une fois que le monde sera détruit ? Nous ne sommes pas des Phénix que je sache ! Nous ne risquons pas de renaître de nos cendres !

J’avoue que je suis au bout de ma vie après tout ce temps passé. Je vais rentrer sans savoir. C’est comme ça !

Pourtant je m’en suis donné du mal !

Comme il est nécromancien, j’ai essayé de tirer les vers du nez des morts. Difficile vu qu’ils n’ont plus de nez mais impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire. Par contre j’avais oublié une formalité : pour voir les morts, il faut passer la porte des Enfers et là il y a Cerbère. Cet oubli m’a coûté le fond de mon pantalon, m’a permis de battre le record du monde de course à pied mais je n’ai pas pu entrer dans les Enfers. Ma quête commençait mal !

Qu’à cela ne tienne, je me suis mis à la recherche des créatures adeptes des énigmes, farfadets, gobelins ou autres korrigans ! Résultat, ils m’ont dépouillé de mes biens les plus précieux en me laissant aussi ignorant qu’avant de les avoir rencontrés ! N’approchez jamais de ces escrocs ! Ils vous font miroiter le meilleur ou la réalisation de vos souhaits tout en vous faisant les poches ! Pénibles ces quêtes idiotes !

“Sans savoir !”. Il en a de bonnes pépère !

En désespoir de cause je me suis même surpris à m’adresser à Dieu et tous ses Saints ! Il devait être de bonne humeur puisqu’il m’a dépêché un Ange pour voir de quoi il s’agissait. Il a dû m’envoyer le simplet du Paradis parce qu’il a été incapable de me donner un quelconque indice. Par contre il voulait absolument que je m’assoie sur ses genoux pour me raconter des histoires. “Tu ressembles tellement à un enfant de chœur !” qu’il me répétait sans cesse. “Tu as déjà vu un homme tout nu ?” Aimait-il à me demander. Je comprends mieux ce qui se passe dans certains cultes. Je l’ai vite expédié et renvoyé dans son monde. Pas question que je mette un doigt dans l’occulte !

Pour me calmer, j’ai occis deux, trois dragons et manticores sur ma route. Je crois bien qu’il n’en reste plus d’ailleurs vu mon énervement et mon besoin de passer mes nerfs.  

Maintenant j’en ai assez !

C’est pourquoi je suis de retour !

Tant pis si il me met à l’amende ! Ça ne sera pas pire que maintenant !

Allez courage !

“Hola, Grand Destructeur du Monde, je suis de retour.

— As-tu la Réponse ? Est-ce que tu sais ?

— Pour savoir, il aurait fallu que je sache quoi savoir ! Du coup, je reviens sans savoir !

—  Idiot bête ! Je ne suis pas secondé dans ma tâche diabolique ! Comment vais-je détruire ce monde si je ne sais pas prononcer correctement tous les mots de la formule de destruction finale ! D’autant plus que l’on n’a droit qu’à un essai pour ça ! Ce n’est pas compliqué pourtant !

— Mais quels mots il fallait savoir alors ? Pourquoi ne me l’avez vous pas dit ?

— Imbécile ! Si je t’ai envoyé à sa recherche c’est que je ne savais pas lequel c’était ! Et puis il fallait que tu le trouves seul pour bien lui donner une puissance absolue !

— Lequel c’était ? Il y avait un choix à faire ?

— Bien sûr ! Dans la formule il faut dire soit chocolatine, soit petit pain au chocolat ! Ta mission c’était de me dire lequel des deux est le plus puissant !

— N’importe quoi ! C’est la même chose !”

A peine ai-je prononcé cette phrase que le Grand Nécromancien disparaît en un éclair et dans un bruit de tonnerre en hurlant “Caramba ! Je suis détruit par la magie de la viennoiserie ! Je me doutais que c’était un sortilège très puissant !” (Le Grand Nécromancien parlait très vite!)

Voilà pourquoi le monde a échappé à la destruction mais continue de se déchirer pour savoir si on dit chocolatine ou petit pain au chocolat.

Personne ne sait que tant que cette question ne sera pas tranchée le monde continuera d’exister. Comme quoi la vie tient à peu de choses !

Kenavo les bouseux, je pars à la recherche du Graal.

Ça sera plus facile !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Bruneline :

Elle était un Ange. Depuis sa naissance, toute impureté disparaissait à son contact. Protégée dans les premiers temps de son enfance contre le monde par un féroce cerbère, elle l’avait rendu en quelques années doux et caressant comme un chien de manchon.

Elle avait fait son entrée dans le monde enchanté, charmant sans difficulté aucune, farfadet, gobelins et korrigans qui exécutaient pour elle tours de magies et danses sans fin. Elle avait appris la grâce et la malice à leur contact puis croisé la route des plus terribles des créatures : Manticore et Dragon. La première, charmée finit chat ronronnant à ses pieds, le second,pour elle, de désir fut dévoré. Cédant à sa passion, Elle y forgea sa puissance sans perdre sa pureté et obtint le cœur du seigneur des flammes, qui détruisit pour Elle tous les semeurs de morts, guerriers et nécromanciens. Puis elle décida de se pencher sur les mondes telle un phénix…

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Les oulimots de Ludoludic :

Nous étions sur le champ de bataille et il ne restait plus que mon ange de la colère Akroma. Elle avait terrassé un nécromancien. Face à elle ne se trouvaient plus que des Gobelins et des farfadets que le magicien face à moi avait invoqué. Mon cerbère avait péri au tour précédent sous leurs assauts. Et mon dragon tardait à venir.

A son tour un korrigan fut invoqué par mon adversaire. J’étais en mauvaise posture, c’est alors que mon phénix arriva à mes côtés. Je décidai de faire une colère des dieux et il ne resta bientôt sur le champ de bataille que l’oiseau de feu. C’était au tour du magicien face à moi. Il ne put qu’invoquer un manticore que ma créature n’hésita pas à l’envoyer au cimetière dès que ce fut possible. L’issue du combat étant connue, mon adversaire abdiqua.

Nous nous serrâmes la main, La partie était terminée.

C’est Magic.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Confession aux renards

Mes chers amis, ce soir est un moment spécial,
Le phénix m’a convoqué au tribunal…
Oui vous avez bien entendu,
La boule au ventre je m’y suis rendue,
Avec le cerbère d’un côté,
Et l’ange de l’autre, le phénix trônait.
Un jugement au milieu de la forêt
Les gobelins et les korrigans en tant que jurés.
Qu’avais-je donc fait ?
Oh Ça va les farfadets…
Pas la peine de m’attacher.
En fait, j’avais juste battu le dragon,
A une partie de petit bouchon,
Outrage à tout son héritage de nécromancien,
Battu par une femme, pauvre vaurien
Oh j’ai ri aux larmes, encore et encore
Punie à servir un charmant manticore,
Il pourra ainsi abuser de mon corps.

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Les oulimots de Marivaux :

Je l’ai longtemps cherchée
Parmi les Farfadets et  Korrigans
Et même jusque chez les Gobelins,
Mais ni la gentille folie des uns
Ni les facéties scabreuses des autres
Et encore moins les tours cruels et avares des diablotins
Ne me purent me la ramener
  
Des légendes et des cauchemars
Me conduisirent alors du côté des enfers
Et j’ai dû offrir mon âme en pâture
A des cerbères habillés de cuir
J’ai brûlé ma cervelle dans la bouche de dragons
Aux écailles d’acier
Et j’ai été transpercé  par le dard empoisonné
D’un mystérieux Manticore.
Pour autant mes souffrances ne me l’ont pas ramenée
Ces nécromanciens restaient vagues et confus
  
Agonisant de désespoir
Je fus recueilli par un pauvre oiseau
Au plumage vieilli et au ramage rauque
Réfractaire à son aide
Protégeant mes blessures
Je résistais longtemps
Mais la patience de son regard
L’infinie bonté de ses mots merveilleux
La douceur savante de ses caresses
Ont finalement réduit en cendres mes yeux éplorés
  
Et c’est alors
Qu’enfin
J’ai vu l’Ange qui me ressuscitait
Phénix aux ailes immaculées
J’ai reconnu son chant envoûtant
Elle était devant moi
Mon étoile

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Maouamia :

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©️Loisel

Anges ou dragons, je ne connais que leurs noms,
Quelques bribes d’histoires, quelques mots violés,
Qu’un Nécromancien m’ avait pourtant soufflés…
Alors que dans mon doute j’t’imaginais moins con.

Le Gobelin dans son bain s’est bien foutu de moi
Avant d’emménager dans l’ombre du Gwen A Du,
Et même après, fort aise, Phénix il est revenu
Jouir Encore Sur son Fil, à l’insu de Maoua.

Le mensonge c’est connu ne souffre pas le temps,
Ton Cerbère à merdé et refoule du gosier.
Fais toi limer les dents, range ta queue, ton épée,
Sois encore Manticore, je serai Korrigan.

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Les oulimots de Faffwah :

Féerique

Te rappelles-tu notre première rencontre ?

C’était dans le treizième arrondissement, pas loin de la manufacture des Gobelins. Il faisait chaud et tu portais un haut sans manches qui dévoilait le manticore que tu t’es fait tatouer sur l’épaule. Et c’est le contraste entre cette terrifiante bête et le sourire d’ange que tu m’avais adressé en me croisant qui m’avait frappé. Il valait, à mes yeux, le risque que je me fasse dévorer. Alors je t’avais proposé un verre. Tu avais accepté et nous nous étions attablés à une terrasse. Tu avais demandé une Korrigane et je n’avais pas été en reste en demandant s’ils avaient de la Phénix en limonade. L’originalité de nos demandes, bien que nous ayant attiré l’antipathie d’un personnel plus accoutumé à servir de la Heineken et du Coca cola, avait d’emblée établi une certaine connivence entre nous. Laquelle s’était renforcée par la découverte de notre passion commune pour Diablo. Tu m’avais bluffé en me décrivant les statistiques de ton nécromancien, je t’avais fait part de mon regret que l’on ne se puisse pas jouer un farfadet alors que cette espèce, au vu de ses caractéristiques, avait mes yeux un intérêt certain dans un jeu d’aventures. Mais peu importait et je m’étais plu à imaginer les quêtes que nous pourrions mener ensemble. Mais pas que. Je ne te quittais pas des yeux et, puisque nous avions commencé à parler jeux et aventures, commençais à nourrir toute une fantasmagorie coquine que nous pourrions explorer ensemble. Et que tu avais entretenue quand je t’en avais fait part, en me disant que le Cerbère qui gardait ta couche, loin d’être un dragon, était plutôt conciliant.

Tu avais dû partir ce jour là. Mais, depuis, nous nous sommes retrouvés à bien des occasions. Et c’est une féerie sans cesse renouvelée.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots du Fils D’Elsa :

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© Elsa

Aphasie ponctuelle – mon quotidien

Mon fils m’a apporté une liste de mots et m’a demandé un truc, mais j’ai oublié quoi.

On a été mariés longtemps, mais il est parti trop tôt. Quelle idée de s’installer aussi loin et de vendre cette raison !

Je vais aller voir mes amis et on verra ce qu’on verra ; je ne vais pas me laisser emmerder sans rien taire !

Je crois bien qu’on avait mangé une pizza au korrigan, cette herbe si fine qu’on en ange une entière sans même y prêter un lampion…

Et oui, j’ai toujours adoré Phénix le chat, quand il dévore un gardon… Dégradons !

Après mon accident d’hier, on a montré que je n’avais quasiment plus de manticore. Je buvais tout au gobelin, à cette époque, de peur de casser les verts.

Je deviens maladroite et je me cogne ; une fois, je me suis penchée au-dessus du farfadet et j’ai manqué de tomber de haut.

Faut pas croire !

Et sur le quai, aussi : quand j’habitais Paris je prenais souvent ce nécromancien ; les rames de seconde classe étaient vertes et celles de première étaient rouges au milieu. Avec les sièges en pois, et un barouf de tous les diables.

Et pendant le voyage on écoutait toujours la même cassette, dans la voiture surchauffée, une cerbère mouillée sur la tête…

Dave Brubeck Quart de Tête !

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Les oulimots d’Un Joueur Parisien :

Étrange d’être ange dit le cerbère qui sert bière au dragon dans des draps gonflés ainsi qu’au farfadet du far fade et, quand le gobelin gobe l’un des œufs du korrigan dont le corps est grand, le manticore ment encore alors que le nécromancien naît trop ancien lorsque le phénix fait ni X ni Centrale.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ragnarr :

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Nos cauchemars se perdent, entre Gobelins, Farfadet, Korrigan et autres Manticores … Imaginaire assassin qui ne suffit plus à nourrir nos besoins d’âme et à réparer nos gueules cassées d’ange cassé.

Nous avons besoin d’être EN FEU pour nous sentir libre et de retrouver le parfum des cordes, où la froidure du Nécromancien contraste avec le feu du cerbère, qui se consume dans la lyre et les chants d’Eurydice. Comme lui nous préférons l’intensité à la longévité et sacrifier rituellement nos vies amoureuses sur l’autel du feu éternel pour, comme le phénix, renaître en passant par le feu destructeur d’un dragon !

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Les oulimots de Popins :

Petite mort

Dans ton lit, sur la table, sous un arbre, tu te mues en Farfadet qui fouille et trifouille mon intimité.
Dans mon cul, entre mes seins, au creux de ma gorge, ton sexe -fier comme un dragon, puissant comme un Gobelin- va et vient. Je suis aux anges.
Et déjà j’aperçois le Cerbère. Pourtant, si la mort me guette, c’est la voie du paradis qui s’ouvre à moi.
Le plaisir me transforme en Manticore : mes dents te croquent, ma salive luit sur ta queue, mes ongles lacèrent ta peau.
Korrigan de mes sens, tu es généreux et mystérieux.
Enfin, l’orgasme m’emporte vers les cieux.
Nécromancien, d’une voix douce tu restes en contact avec mon être, emportée momentanément par delà le Styx.
Entre tes bras, sous tes baisers, contre ton coeur, le Phénix reprend vie.
Pour mieux s’enflammer de nouveau.

Le blog de Popins

S11 14/03 :Vide ton sac !

Contrainte : Vide ton sac !

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Les oulimots de Faffwah :

Vide ton sac !

Il faut libérer ta parole !

Pose ici, tout en vrac,

Même si ça t’affole.

Il ne faut pas avoir le trac,

Regarde, même moi je m’y colle.

Plus rien ne doit être opaque.

Oui, je suis abstinent d’alcool,

Alors adieu vin ou cognac.

Tu me diras : ce n’est pas drôle

De ne plus être dyonisiaque.

Je te répondrai que les bricoles

Que j’écris tout à trac

Et qui parlent de gaudriole

Sont le plus bel aphrodisiaque.

Et, quand mes pensées décollent,

C’est mieux que de fumer du crack.

Alors apporte ton obole,

Deviens toi aussi un maniaque

De l’expression de ta parole,

Tu verras, c’est paradisiaque !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Fellacia : 

Elle a vidé son sac , fiévreuse et impatiente. Au sens propre comme au figuré.

Après s’être fait part de leurs griefs respectifs qui polluaient leur relation depuis quelques temps ,le désir s’était fait violent.

Il fallait sceller ces retrouvailles par une saillie endiablée, passionnée. De ces saillies qui vous laissent pantois, le souffle court, la peau luisante de sueur, le con dégoulinant, le cheveu ébouriffé, comblés et apaisés.

Mais hors de question d’oublier la prudence. OÙ DONC ÉTAIENT CACHES CES MAUDITS PRÉSERVATIFS ?

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Les oulimots de Ragnarr :

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Sous ta paume, la chaleur est douce. Sous ma peau, elles roulent, l’une contre l’autre. Au cœur de ta main le sac pèse. Dans mes  yeux, un sourire. Dans ton regard, une question.

Le muscle se raidit, se dresse. Les doigts, devenus fourreau, montent, descendent, s’ouvrent et se referment.  Le membre enserré palpite doucement. Dans les yeux, le trouble. Dans le regard, le consentement.

Va et vient entêtant. Ma colonne se dilate à vouloir exploser puis pleure sa première larme. Ton délicieux et tendre coup de langue. Dans ton regard, la reconnaissance. Dans mes yeux,  la faiblesse

Il est temps. vide ton sac !

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Les oulimots de Airelle :

Je n’ai pas osé vous en faire part plus tôt. Vous auriez été obligés de m’accompagner dans mon insomnie

Mais je voudrais vous laisser jouer avec ma peau et me goûter chacun votre tour pendant que je serais occupée à vous à embrasser goulûment.

Mes mains glisseraient partout sur vos corps, saisissant vos virilité de ma bouche et de mes mains.L’un viendrait entre mes lèvres, l’autre entre mes doigts et vice et versa.

L’un darderait sa langue dans ma féminité et l’autre explorerait mes seins.

Puis j’entourerais de ma féminité la virilité de l’un et celle de l’autre. Et je vous laisserais jouer de vos inspirations sur ma peau qui vous accueillerait, vous recevrait.

Je nous sens mélangés dans le doux. Tout à l’un, tout à l’autre. De baisers tendres et sauvages. Vous m’inspirez les garçons. Beaucoup. Hâte de me glisser entre vous. Hâte d’être inondée de vous, de vos abandon. Hâte d’être portée par vous.

Il faut le prendre comme ça vient mais dans la liberté la plus totale. Juste laisser faire. Mais ne nous empêchons pas d’exulter ailleurs. Je ne supporterais pas qu’il n’existe pas cet ailleurs. Et si nous le préférons alors soyons libre. Mais si nous devons revenir, alors revenons. J’ai besoin de cette liberté. Celle de vous aimer et de vous inclure dans mon cercle d’amour. Mais vous n’êtes pas seuls…

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Les oulimots de Ludoludic :

J’aime la vie,

Vouloir te caresser

Initier tes baisers 

Désirer ton corps

Emporter si fort

Titiller tes seins

Onduler entre tes reins

Nourrir tes envies

Susurrer des mots interdits

Affirmer ton plaisir

Contempler ton sourire.

J’aime ma vie…

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Les oulimots de Maouamia :

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Lettre à la Déesse.

Je ne vois pas bien ce que mon homme, mon ancre, a trouvé de bon en toi. Je cherche pourtant, je voudrais comprendre, je voudrais savoir. Même si cela m’effraie. Cela me blesse. Cela me rompt.

Comment il a pu répondre à tes attentions, malgré moi, à cause de moi, comment il a souhaité t’envelopper de ses bras, mes bras, parfois.

Alors je creuse, je regarde… mais je te trouve pathétique, prévisible, peu profonde, à défaut de meilleur adjectif, creuse et molle, malgré les soies fines.

Tu te répands devant le monde de tes tracasseries intimes. Finalement tu l’as poussé à faire de même. Il s’est prêté au jeu, il en avait besoin, s’est retrouvé berné, ridicule à souhait, dans des mises scène éhontées, sans le voir. Son ego a pris le dessus.

Gagné ! Je le trouve un peu moins profond. Comme toi.

J’ai sorti de lui, bien malgré moi, la midinette egocentrée dont vous avez tou.te.s profité. Même s’il s’en défend, avec panache, et tente d’assumer sur votre dos et vos fesses ces démangeaisons de virilité. Qu’il me dit que j’étais quand même là. Dans cette cour de récré.

Il faut que je l’écoute. Que je l’entende. Quand il me parle de nous alors. Parce que je l’aime. Depuis bien avant. Et pour bien après. Quand il me parle de vous toutes, si spéciales, si différentes. Car tu n’étais pas plus unique que moi.

Ridicule je suis, d’avoir peur de ce qui a été, ou n’a pas été vraiment, de celles qui ont été, seulement un moment, finalement.

Ridicule tu es, à te revendiquer de transparence quand tu exposes au monde tes pleins et tes vides, avant même de les proposer à ton foyer.

Ridicules nous sommes, à nous battre pour une image, un avatar, disparu de son propre aveu depuis longtemps. Le temps est assassin…. tout ça.

Il ne te maudit même pas, malgré mes piques incessantes. Malgré mes nuits sur le canapé parce qu’on est trop nombreuses dans le lit à ses côtés.

Il ne te renie pas. N’a aucun regret, aucun remords, et te voue en silence un souvenir bienveillant.

J’en ai la nausée. De tous ces moments cumulés.

Sois ravie. Tu m’as plombée.

Mais nous nous relevons. Nous nous relèverons.

Il est à moi.

Tu ne l’auras pas.

Tu n’existes pas, tu n’existes plus, tu n’as jamais existé.

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Les oulimots de De La Vega :

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Les oulimots de Camille Sorel :

Quel foutoir !

Un esclave délicieux qui porte ma culotte

Un Maître qui me hante autant que je le fuis

Une nuit au château où je me sens souillon

Un amour platonique et toujours occupé

Deux fistons adorés qui volent ma liberté

Des chats. Une maison sans chats n’est pas bien habitée.

Des avis divergents sur ma santé mentale

Une meilleure amie qui ne trahit jamais

Un jardin qui débute comme une meilleure vie

Le soleil qui revient avec ma joie de vivre

Et la mer qui me manque, sans sa force je faiblis

Un collier délaissé : qu’en faire, maintenant ?

Des cordes odorantes qui m’inspirent toujours

Mes amis à distance, réellement aimés

Un ex petit ami qui me prend pour sa pute

L’estime que je gagne, je sais la mériter

Et devenir adulte quand mes cheveux blanchissent.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Vide ton sac, quelle injonction ! Faudrait-il encore remplir ledit sac sans se faire prendre la main dans le sac risquant de finir dans un cul de basse-fosse, mais l’on pourrait aussi le remplir lors de la prochaine mise à sac. Supposons donc ce point résolu, l’affaire est dans le sac direz-vous, à condition toutefois d’éviter les culs-de-sac et aussi, avouons-le, d’éviter de faire de cette contrainte un sac de nœuds. Un peu fouillis ce contenu de sac, j’en conviens, mais si je vous dis, après avoir évoqué des nœuds, qu’il s’agit là d’un premier jet, foutre dieu, vous allez penser que c’est mon scrotum que j’ai vidé suite à l’injonction de notre charmante amie…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Eshi :

Ce sac rouge en cuir, recèle bien des secrets… comme tous les sacs de femmes, sûrement… d’abord les choses pratiques, celles auxquelles on s’attend. Un téléphone, un portefeuille. Une crème pour les mains et des mouchoirs. Rangés dans une petite poche, un rouge à lèvre. Des cartes de visite aussi. Elle est donc coquette et elle travaille. Une autre poche… des bas de rechange… et un plug. Elle n’est donc pas que coquette. Et là, au fond? Une culotte en dentelle qu’il lui a demandé d’enlever l’autre jour au bureau. Elle l’avait rangé précipitamment dans cette poche pour mieux l’oublier. Le plug, elle devait l’avoir sur elle. Pour qu’il puisse le lui mettre quand il le souhaitait. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait aux toilettes du bar, l’autre soir, pour l’observer rougir pour d’autres raisons que celles qui pétillaient dans son verre. Ce sac et ses malices n’étaient jamais entièrement vidés… telles des matriochkas, le téléphone et le portefeuille se remplissaient de secrets qui eux-mêmes en contenaient d’autres. La carte de fidélité de ce célèbre sex shop côtoyait ce billet de métro pour une destination qui ne correspondait pas à son emploi de temps. Les confidences de ses amies étaient dans son téléphone à côté de l’album où ses photos les plus indécentes côtoyaient ses souvenirs de vacance.
Elle ne pourrait jamais vraiment vider son sac. Il avait trop de facettes, donc à quoi bon ?

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Les oulimots de Dans L’Oeil Du Cyclone :

#SubMoiFort

– À toi qui n’as jamais lu la lettre que je t’ai envoyée pour t’expliquer ma version de l’histoire, qui t’es arrêtée à « je te déteste » alors que 2 lignes plus tard il y avait un « je t’aime » : sache qu’un jour j’arriverai à l’indifférence. Mais, pour le moment, je n’ai pas fait le deuil de notre relation.

– À toi qui as téléphoné à mon mari pour que je supprime devant lui tous mes moyens de contact avec la personne ci-dessus : je sais que tu l’as fait pour la protéger elle. Mais je ne digère pas d’avoir été ainsi infantilisée.

– À toi qui m’as dit « t’inquiète, je ne ferais jamais ça  » et qui l’a fait malgré tout une semaine plus tard : sache que j’ai compris pourquoi tu l’as fait. Et toi, as-tu compris pourquoi j’avais réagi si violemment ?

– À toi qui t’es intéressée à mon mari, qui t’es accrochée malgré les barrières qu’il a posées : je te remercie pour le bien que tu lui as fait et celui que tu fais à notre couple. Merci de ta bienveillance.

– À toi qui t’intéresses autant à mon mari qu’à moi, qui nous apportes un soutien supplémentaire ainsi que beaucoup de bien-être : merci pour tout ! Et présente nous vite ta femme!

– À toi qui me fais avancer à une vitesse grand V dans la gestion de mes angoisses : merci d’exister, merci pour ta patience infinie.

– À vous, mes autres amiX et mes futurs amiX : merci aussi pour tout ce que vous m’apportez. Votre écoute, votre bienveillance, vos conseils. Grâce à vous je me sens mieux dans ma peau !

–  À vous tous : vous êtes ma vie. Parfois chouette, parfois moche. Elle doit  continuer. Alors j’avance.

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Les oulimots d’Essence : 

Je fouille
Ce vrac
Si f’utile
Clés, mobile, musique
Je tripatouille
Papiers, stylo-bille, lipstick
Je secoue
L’énigme est posée
Un casse-tête
Je vide ce bric-à-brac à paillettes
Où est passé mon hamac?
Cet abri
Au-dessus du lac
Où je me réfugie

Mon havre,
Mon sac

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S10 7/03 : Une forteresse de contrainte

Contrainte : pourfendre, forteresse, estourbir, fourbir, besogner, lance, destrier, investir, assaut

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Photographie de KeeperOfHeartz

Les oulimots auto-contraints de Des Mots et désirs :

Place (dite) forte

J’avais décidé de ranger ma plume, de monter les murs de ma forteresse si haut qu’il ne serait plus possible d’y pénétrer. Remplir les douves à ras bord, lever le pont-levis, dresser les pieux tout autour : l’image de la forêt du château de la belle au bois dormant. Seuls les plus téméraires et les plus persévérants arriveraient peut-être à le prendre d’assaut, sans espoir de succès. Seulement voilà, quelle que soit l’épaisseur des murs, le nombre de barrières dressées, la force des défenses, il y a toujours un point faible. La petite faille qui, emplie d’eau, fera éclater le roc le plus dur lors du gel. Ma faiblesse et, paradoxalement, ma force, c’est cette sauvageonne apparue un jour à l’orée de la forêt que je croyais impénétrable. Là où d’autres avaient tenté de se frayer un chemin de taille et d’estoc, de pourfendre, elle n’avait fait qu’emplir les lieux de son chant, de sa voix douce et mélodieuse. Lorsqu’elle approcha du pont-levis, quelle ne fut pas ma stupeur de le voir se baisser seul ! Je tirais sur la chaîne de toute ma force, tentais de la bloquer de mille façons, mais la belle était aussi une sage. Elle savait que résister ne servait à rien, mais qu’au contraire il fallait se laisser aller et utiliser à ses propres fins la force de ce qui s’oppose pour en multiplier la puissance. Elle me tendit donc les chaînes, l’huile, le bandeau et autres moyens de défense que j’avais préparés et me demanda de la lier avec les unes, de l’oindre avec l’autre et de lui bander les yeux avec le dernier. Je décrirai plus loin quelques autres objets que j’avais fourbis et parsemés ici et là et qu’elle me suggéra, d’un petit coup d’œil malicieux, d’utiliser sur elle. Aucune crainte chez elle que je ne cherche à l’estourbir ou à lui faire le moindre mal. Je l’attachais donc après avoir pris soin de la déshabiller pour lui faire sentir la morsure du froid. J’avais bien pris soin de la mettre dans une position impudique qui m’offrait, sans voile aucun, ses charmes à la vue. À mon grand étonnement elle n’émit aucune plainte. Bien au contraire, elle gémissait de temps à autre, de plaisir visiblement. Agacé je prenais une lance et lui introduisais le manche entre les lèvres se trouvant entre ses cuisses. La garce était trempée et le bâton immédiatement luisant de cyprine. Elle poussa un cri de plaisir. C’en était trop ! Une boule de bois maintenue par deux courroies de cuir vint lui fermer la bouche. Rapidement sa salive se mit à couler. Le liquide se répandit rapidement sur sa poitrine opulente : nouveaux gémissements de la belle. Je relâchais deux pinces métalliques glacées qui mordirent puissamment les tétons durcis de la belle : cri de surprise et de douleur se transformant en soupir de plaisir. C’est là qu’elle me fit comprendre de détacher le bâillon. Curieux de savoir ce qu’elle avait à dire je m’exécutais et ôtais également le bandeau sur ses yeux en lui enjoignant de parler. Elle murmura dans un souffle tremblant de désir :  » Investis-moi, fais-moi tienne, besogne-moi sur l’heure! Puis je ferai de toi mon destrier et m’empalant sur toi te monterai sauvagement. « 

Je succombais donc et les murs des forteresses tremblèrent avant de s’écrouler.

Le blog de Des Mots et désirs

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Les oulimots de Dans l’œil du cyclone :

« C’est l’histoire d’une princesse dans sa forteresse, qui rêvait de se faire enlever par un beau prince charmant venu la chercher sur son fidèle destrier »

Une histoire des plus banales me direz-vous et vous auriez raison!
Il est si difficile, de nos jours, d’être original en racontant des fables où les chevaliers sont envoyés pourfendre des dragons avec leur lances, où des armées montent à l’assaut des châteaux pour simplement estourbir des mécréants retenant en otage le propriétaire des lieux.

Mais voyez-vous, quand on s’est fait refourguer des mots désuets ou connotés romans chevaleresques, il est ardu de se laisser investir par un autre pulsion…
À moins que…

« C’est l’histoire d’une princesse dans sa forteresse, qui rêvait de se faire besogner le con par un beau prince charmant et fourbir le cul par son fidèle destrier. »…

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Les Oulimots de Ragnarr :

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Hussard

Pourfendre la nuit, derrière elle, se glisser. Foubir ses armes, d’une main affectueuse, flatter sa cambrure, caressant la douceur de sa peau pour atteindre enfin la croupe convoitée et, tel le cavalier, chevaucher son fidèle destrier.

Dans le secret d’une forteresse,  roide en son armure, la lance en arrêt, pendre son corps d’assaut. Doucement s’investir entre ses jambes et besogner avec toujours plus de force, dans des rugissements mâles, la femelle,  objet de son plaisir à presque l’estourbir.

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Les oulimots de Camille Sorel :

C’est décidé, je me lance.

Marre d’être prisonnière volontaire dans ma forteresse familiale  : je prends un train pour destrier et je pars m’amuser. Je décide que j’ai le droit de vous rencontrer tous, les zinzins  que j’aime lire. A l’assaut, j’arrive !

Toi, si belle et si libre, estourbie si tu le veux, et vivante pour deux, je serai tellement heureuse de te claquer des bises.

Toi, que je connais si peu, investie pour les autres, furieusement sexy et aimée, je le sais : que je serai contente de voir tes yeux sourire !

Toi, adorable, douce et droite : tu sais ce que tu veux et tu es une chance pour ceux qui t’ont croisée, eh eh, aucun doute, on va bien rigoler.

Il y aura aussi un mystérieux chevalier qui semble en douceur pourfendre une armure blonde.

Un écrivain parfait qui ne besogne pas : sa rythmique est innée, et l’homme ne triche pas. Il est encore plus doux qu’il ne laisse transparaître !

Et je fourbis mes rires pour découvrir un adorable hôte. Saluer bien bas le plus élégant de tous les voyageurs et d’autres êtres joyeux, qui aiment la vie, les plaisirs et les gens.

Bref, bientôt je voyage, et pour moi, casanière, c’est la Grande Aventure : je m’en réjouis déjà.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de De La Vega :

Madame,

Vous êtes une alchimiste. En le regardant, vous changez en « beau » ce qui ne l’est pas. Ainsi, par vos yeux, j’ai été un temps, quelqu’un de différent, quelqu’un d’exemplaire.

Tantôt chevauchant un grand destrier blanc en quête d’ennemis de l’amour à pourfendre, tantôt à l’assaut d’une forteresse de doutes vous retenant captive.

Ensemble, nous avons vécu mille romances et autant  d’aventures. J’en ai savouré les moindres détails ; Des heures passées à fourbir mes armes destinées à faire briller votre âme, aux combats héroïques livrés pour votre liberté. Par dessus tout, j’ai adoré estourbir le manque de reconnaissance et m’investir dans des échanges sur la beauté du monde que nous bâtirions.

Hélas Madame, vous me voudriez chevalier et je ne suis que sandalier. Le meilleur de Fès dit-on, mais pour seule lance je n’ai que ma verve. Et si le jour, je dois besogner pour subsister, je passe toutes mes nuits à échafauder des stratagèmes dans l’unique but de croiser votre chemin.

Ainsi, au hasard d’une ruelle de la médina, aujourd’hui ou demain, un de vos regards ravivera notre monde enchanté.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Ludoludic :

Je part besogner à l’assaut de cette forteresse sur mon destrier.

Bouclier levé, fourbir ma lance, la pointer droit devant.

Prêt à estourbir, pourfendre et même investir cet antre.

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Les oulimots de DomVauvert :

Le conquérant

Elle l’appelait son fougueux destrier quand, avec sa lance de chair violacée, il la prenait avec passion.

Elle fut longtemps cette forteresse imprenable, renâclant à se faire investir.
En lice, maint concurrents prétendaient au cul de la belle, vantant des assauts inoubliables.

Que n’auraient-ils promis, laissé suggérer,  pour pourfendre en des matinées radieuses la donzelle.

Mais Lucia n’était point là pour ce faire estourbir par quelque manant à l’haleine fétide, c’est elle qui choisirait l’amoureux, fourbir ses désirs était la clé de son équilibre.

Besogner n’est point la liberté !

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Les oulimots de Maouamia : 


Alors voilà. Pour savoir s’amuser et se sentir légers désormais ta lance doit se pourfendre d’un argument plastique. Élastique. Inhumain et drolatique.

Comment percevoir tes assauts étourdis par une minute de dressage devant ma forteresse… déjà compliquée à souhait, sans cela. Comment sentir le destrier derrière ta besogne menottée.

Comment supporter de te voir m’investir ainsi vêtu, moi la seule, moi l’officielle, rendue à la présence indécente de ces maîtresses que je t’ai su investir de la sorte.

Ta lance est mienne, et pourtant elle se cache, elle s’habille, elle se voit besogner à son propre plaisir sous le plastique qui me gêne et me hante tellement il est usé de déesses muettes. Pas si muettes finalement.

Et pourtant, comme une blague, c’est mon corps qui t’impose de besogner à ce point, de prêter attention à tes habitudes passées, celles là mêmes que je veux oublier.

Pas sûr de parvenir à m’estourbir dans ces conditions. Pas sûre que tu y parviennes.
Je me sens seule. Derrière le capuchon. »

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Je veux du SEXE !

Douceur de l’ombre au pied de la forteresse,
Chaleur du khamsin qui souffle sur la peau,
Calme des des eaux du Litani à nos pieds.
Nos doigts. Je te veux, Sexurité

Nos éclats de rire, fontaine de jouvence,
Des mots fourbis coulant comme le bon vin,
Des lèvres lancées jusqu’au bout des joues rougies.
Nos bouches. Je te veux, Sexurance

Des courbes sensuelles investies d’axes cambrés
Les mains à l’assaut de formes galbées.
Stimulante besogne d’une terre douce et inconnue.
Nos corps. Je te veux, Sexploration

Réticences pourfendues, intimité offerte et nue.
De destrier sauvage en volupté enivrante
[…]
Se regarder, encore estourbis par cet instant fou.
Nos esprits. Je te veux. Sextase.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Domino :

Mon preux chevalier,

D’un seul assaut, la forteresse tu pourfends,

Tu besognes, use et abuse de ta lance,

Investis sans relâche, fourbis tes armes de licence,

Galope en fier destrier à m’en estourbir les sens

Le blog de Domino

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Les oulimots de Faffwah :

Pourfendre ces à priori tellement nuls

Qui disent que c’est l’homme qui doit besogner.

Je lance l’idée, mais il faut la relayer,

Qu’il est bon que, parfois, la femme aussi encule.

Ne pas considérer qu’un mâle postérieur

Est une imprenable forteresse. Et partir

À son assaut. Cela ne va pas estourbir,

Mesdames, celui qui sera le récepteur.

 

Et fourbir le projet d’investir son amant

Peut amener dans la relation du piment.

Il faut savoir ainsi évoluer sans cesse.

 

Je monte alors sur mon blanc destrier, clamant

Que vous ne devez négliger, assurément,

De parfois aiguillonner de Monsieur les fesses.

Le blog de Faffwah

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Les Oulimots d’un Joueur Parisien :

Il se disait fasciné par la période médiévale, il ne rêvait, pour être plus précis, que de châteaux forts, de sièges et de prises d’assaut. Il racontait à qui voulait bien encore l’entendre comment il organiserait son armée devant la forteresse, pâle copie de César devant Alésia. Il racontait ses troupes en train de fourbir leurs armes. Il se voyait sur son destrier, blanc bien sûr comme sur toute image d’Épinal, brandissant sa lance, devant ses troupes galvanisées, prêtes à investir la place forte. L’instant d’après il grimpait le long des remparts, prêt à estourbir à coups de masse d’arme le premier défenseur qui se présenterait, à pourfendre le suivant, pour un peu il prendrait à lui seul la cité de Carcassonne. Mais, au fond, elle le savait bien il ne rêvait au fond que du moment où il pourrait enfin besogner quelque garce avec allégresse…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les Oulimots de Popins :

Demain c’est la journée internationale pour les droits des femmes.

C’est aussi le jour de la parution du 2ème cahier d’exercices pratiques du manuel de civilités de Pierre Louÿs  (1er semestre).
Notre joyeux collectif créatif aux horizons différents est parti à l’assaut –destrier au cul et lance à la main- des conseils du lubrique Pierre pour vous proposer :

— Des textes aux mots chauds et crus pour vous estourbir,

— Des dessins érotiques pour fourbir vos fantasmes,

— Des poèmes audacieux pour ravir votre âme,

—Des lectures de textes sensuelles pour fissurer la forteresse du quotidien.

Oui, nous avons besogné dur. Mais ne vous pourfendez pas, notre plaisir est fort !

Et c’est pleine de joie, de fierté et d’impatience que j’attends demain.

En attendant découvrez ici le premier cahier :

https://cahierdexercicespratiques.wordpress.com/les-textes-du-1er-cahier-dexercices-pratiques/ebook/