S 52 26/12 : la dernière de l’année

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Mots contraints : pénurie contrainte manque trois finir année mettre dent commencer 2020

Les oulimots de Faffwah :

Comment bien finir cette année sur Paris ? Je regagnais  ma province natale le samedi juste avant les fêtes sans grande envie et je voulais repartir avec de bons souvenirs de cette première période dans la Capitale. J’étais hélas un peu en manque d’idées et, à franchement parler, n’avais pas vraiment la tête à faire des folies. Je savais pourtant que m’amuser un peu pouvait être un bon remède à ma morosité.

 C’est alors que je me souvins d’une invitation que j’avais reçue sur un réseau social. Un goûter hebdomadaire dans un club privé dont, paraît-il, on tirait plaisir dans la contrainte, infligée ou subie. Étant de nature à recevoir plutôt qu’à donner je me dis, après un moment de réflexion, que cela pourrait être une belle occasion de me faire réchauffer le cuir et de rencontrer de nouvelles têtes. Novice autant dans la vie parisienne que dans ce milieu, l’opportunité n’était pas négligeable. Alors je pris mon courage à deux mains et contactai l’organisatrice de l’événement afin d’en connaître les modalités. Ce fut un échange bref mais courtois qui eut le mérite de me rassurer. Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain. 

Pénurie de transports oblige, je me rendis sur place à pieds. Rien d’insurmontable me direz-vous, une quarantaine de minutes de marche n’ayant jamais tué personne. Et le beau temps incitait à la promenade. 

Je finis par arriver à destination. Une lourde porte de bois que seule la plaque métallique qui l’ornait indiquait que c’était bien là que je devais me rendre.

Je sonnai. Une ravissante personne aux yeux de porcelaine me fit entrer. Agréable surprise, il y avait une tête connue dans le hall. Je me sentis immédiatement plus à l’aise. 

Il était temps de passer au vestiaire. J’avais choisi pour l’occasion de me vêtir d’un top en résille et d’un jockstrap que j’avais choisi d’agrémenter d’un petit nœud lumineux. J’avais tenu à apporter ma touche personnelle à la thématique de Noël qui m’avait été annoncée la veille. C’était aussi une façon de flécher le chemin pour qui voudrait s’occuper de mon cul. L’attention fut en tout cas appréciée par la maîtresse des lieux, tout de cuir noir vêtue, qui était arrivée entre temps. Dans la mesure où c’était ma première, j’eus droit à un léger briefing sur le déroulement de l’après-midi. C’était une attitude très prévenante que j’appréciai beaucoup. 

Il était temps d’entrer dans l’arène. Pas grand monde encore. Ce qui me laissa le temps de m’imprégner de l’atmosphère. J’y trouvai quelque chose de troublant. De bon augure pour la suite. Une ravissante mère Noël me complimenta sur ma lumineuse idée. J’engageai la conversation avec elle. J’appris ainsi qu’à son grand dam son soumis lui avait fait faux bond. L’occasion était trop belle de lui proposer respectueusement d’assurer l’intérim. Elle sourit de toutes ses dents et commença à me questionner sur ce que je pouvais lui proposer. Je lui fis part de la souplesse de mon anus. Elle s’en réjouit, étant elle-même même une férue de l’exploration de ses semblables. La question des impacts fut également posée. Je lui dis que je voulais bien tâter de son martinet et découvrir les morsures du fouet sous réserve qu’elles fussent raisonnablement dosées pour commencer.

Elle me fit donc mettre en pleine lumière, le long d’une barre de pole dance à laquelle je m’accrochai, fessier cambré. Savoir que j’étais ainsi exposé à aux regards de l’assistance décupla mon excitation, d’autant plus que j’entendais également les déclics d’un appareil photo. Ce moment là était donc immortalisé. J’en ressentis une certaine fierté et attendis les premiers coups avec stoïcisme. 

Ils vinrent assez rapidement. Je découvrais le fouet et la sensation de cuisson qu’il provoquait. Une sensation nouvelle et plus mordante que ce que j’avais déjà pu connaître et qui aurait pu m’inquiéter. Mais je finis par ‘entendre ces trois mots de ma tourmenteuse :“cela suffira ainsi ». Elle me signifiait ainsi que mon initiation à cet instrument était terminée et me rendit ma liberté. Je la remerciai de son attention à mon égard et de cette découverte 

Il me fallait me restaurer un peu afin de me remettre de mes émotions. Un Perrier au comptoir et quelques friandises feraient parfaitement l’affaire. Et j’avais un poste d’observation privilégié sur l’assistance, de plus en plus nombreuse au fur et à mesure que l’après midi avançait. 

Pas pour très longtemps. Je fus invité à reprendre ma place à la barre par une superbe blonde qui voulait jouer du martinet. Je me remis donc en position, les reins exagérément creusés. C’était là quelque chose qui m’était plus familier et j’aurais aimé que la Dame y allât un peu plus fort. Mais je ne sus pas l’exprimer. Le moment n’en fut pas moins agréable.

Et je repris mon observation. De plus bas cette fois. Simplement assis sur un pouf, ce qui m’offrait quelques contre-plongées fascinantes. Malgré ma réserve et ma méconnaissance de l’attitude idoine à adopter je passais un très bon moment. Je pris même l’initiative de déchausser une de mes interlocutrices du début d’après-midi et de lui masser les pieds. Ma modeste façon de lui montrer ma fascination pour elle.

Je serais resté là encore longtemps. Mais un coup d’œil à un poignet non loin de moi me fit prendre conscience du fait que mon temps était venu et je quittai l’établissement, non sans avoir remercié chaleureusement l’organisatrice. 

L’air frais du dehors ne suffit pas à me ramener tout de suite à la réalité. Ni ma marche de retour. Bien au contraire. Je me projetais déjà sur 2020 et mes prochaines participations. Ce premier goûter, ma quatrième expérience, n’avait fait que confirmer mon goût pour cet univers. Et je n’avais pas l’intention de m’en tenir là.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale :

Plus que 3 jours ; jours 3 de ma vie

Je suis en retard pour la dernière contrainte de l’année 

Je suis en avance pour la première contrainte de ma vie

Mon manque de temps ; mon excès de mots

Rien à me mettre sous la dent 

Tout à intégrer dans ma vie

2020 va commencer et rien n’est terminé 

2019 va finir et tout est à commencer.

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Les oulimots de Pidgy :

C’est la fin…

Finir l’année par une contrainte : est-ce bien raisonnable ? Il y a certainement bien d’autres choses à se mettre sous la dent. Ce n’est pas ce qui manque chez ma Jolie. 

Il y a au moins trois raisons pour cela : Elle, Elle et Elle ! Ça en fait un sacré paquet et il n’y a pas pénurie en la matière. 

Je ne vais pas commencer à développer tout ça : 2020 ne suffirait pas pour le faire.

Kénavo les bouzeux et Nedelec Laouen suivi de Bloavez Mad comme on dit dans les contrées de l’Ouest !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre  :

Cela s’annonce mal, aucun homard livré, du coup point de bisque à se mettre sous la dent.  Avouez que pour un réveillon de jour de l’an,  devoir rayer de la carte  ce plat succulent, c’est désespérant . Si encore j’avais pu proposer des huitres à la place, mais j’en manque tout autant. J’ai appelé au moins trois fournisseurs, ils m’ont tous donné la même réponse, pas de transport possible, pénurie d’essence qu’ils m’ont dit au téléphone.
Je fais comment alors pour finir l’année en beauté ? Bonjour la contrainte ! Ne me dites pas que je vais par devoir proposer des sandwiches pour commencer 2020 !

S51 19/12 : une contrainte à dominante immorale

 

Mots contraints : Salope, Ondine, Dominée, Ordonné, Minaret, Immoral, Soulevée, Élève , Envolée

Les oulimots d’Anaïs : 

« Alicante aux clochers mêle les minarets ». Elle y était venue pimenter les soirées d’un ancien officier d’état-major anglais qui dilapidait le magot de sa défunte épouse en orgies, dans un palais près du Monte Faro. Moi, plus prosaïquement, pour y jouer Ravel au Teatro Principal. Tu vois Victor, on était bien loin de tes Orientales.

Par un soir de relâche, pour me déprendre un peu de Gaspard de la nuit, j’acceptai l’invitation d’un bellâtre, vendeur d’automobiles italiennes et pique-assiette notoire du Gotha local, à l’accompagner chez le vieux lord. Après une heure passée à esquiver les banalités mondaines de la coterie de notables fats, d’industriels veules, de magistrats corrompus et d’élus locaux serviles, tous venus entretenir à grands renforts de Dom Pérignon le ciment immoral des relations que fédéraient leurs privilèges, quelque chose se produisit enfin.

Elle avançait, longue poupée opaline dans une cataracte rousse, qui cascadait avant d’éclabousser d’un geyser cuivré le dessous de ses reins. Sa toison la vêtait plus que le filet de soie vert anis qu’elle portait en guise de robe. Elle roula ainsi des hanches jusqu’à moi, me tendit une coupe, et d’une voix de basse qui me saisit aux reins, m’adressa un « Bonsoir. Par pitié, dites-moi que vous avez une arme fixée à votre jarretière et que vous allez m’achever avant qu’ils ne me fassent crever d’ennui. ».

J’éclatai de rire.

— J’en déduis que je vais encore survivre à cette soirée. Que dites-vous de prendre l’air sur la terrasse ?

La bouffée de fraîcheur qu’elle évoquait était déjà contenue dans sa phrase, aussi dans sa silhouette et dans sa classe. Je hochai la tête en guise d’approbation, et lui emboîtai le pas.

Elle se présenta pour ce qu’elle était :  « Une courtisane, soit l’archétype de la femme parfaite : putain, polyglotte et mélomane, incollable en grands crus comme en histoire de l’art, salope au pieu, brillante en société, bisexuelle, et tenez-vous bien : parfaitement ambidextre ! ».

J’y allai d’un nouvel éclat de rire, et vis dans ses yeux qu’elle était ravie de son effet. Je repris mon souffle un peu troublée… — Eh bien ! Tout cela dans la même femme ?

— Oh rien de sorcier là dedans, ne vous y trompez pas : il s’agit d’un art répandu. Celui de la comédie, dans lequel excelle toute bonne épouse. La difficulté ici n’étant pas tant de décrocher le rôle que de le jouer, tous les soirs et sans accroc, avec un nouveau partenaire ! ».

Elle se lança dans le récit de ses anecdotes, salaces, burlesques, et parfois glauques. Sa voix, sont ton, son jeu corporel, tout en elle était, en effet, théâtral, inattendu, séduisant. Et  drôle, et troublant. Tragique aussi. Car ils étaient là, derrière ses mots, derrière ses yeux, et l’écran de fumée de sa dérision : la solitude, le vertige et le doute…

Nous enchaînions les coupes. Je vis mon reflet dans la baie vitrée et réalisai que je l’écoutais parler avec une expression béate d’adolescente timide. Puis je me souvins que je ne m’étais pas présentée et tentai de réparer l’oubli, en doutant d’égaler son brio, quand elle vint à mon secours : 

— Ne vous donnez pas cette peine. Vous avez les mêmes traits, le même maintien, sage et ordonné, et la même lumière dans le regard que sur vos affiches. Vous avez un visage d’ange, mais vous êtes un démon. Vous avez possédé les Gnossiennes, Socrate, les Estampes et j’en passe, au point que je suis incapable de les entendre si elles ne sont pas jouées par vous. Par votre faute.

J’étais comme prise dans un phare, pétrifiée par sa déclaration. Le ton de sa voix, sa gestuelle, et chaque appui, chaque déhanché, chaque posture de son corps appartenaient à une danse, et elle était nuptiale, sans doute possible.

— Vous m’avez séduite à Milan, je vous ai poursuivie à Vienne, pour recevoir le coup de grâce à Pleyel, où je suis venue me brûler à vos notes, par deux fois. ».

 Je tentai de me défaire de son ton quasi hypnotique, mais lorsque je lâchai un « Je préfère vous prévenir : je n’aime pas les femmes ! », celui-ci sonna bizarrement à mes propres oreilles. Précipité, défensif, qui espérait-il convaincre ? Peut-être moi…

Elle se tut soudain, avança et me prit la coupe des mains. J’étais assise sur la balustrade de la terrasse, légèrement dominée par sa stature, et levais mon visage vers le sien. « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse, que vous aimiez ou pas les femmes ? Puisque vous m’aimez, moi ? ». Je m’entendis à nouveau articuler un vague « Mais enfin, je ne crois… » quand ses lèvres effleurèrent les miennes.

Ma poitrine s’est soulevée. Mue par une vibration ample, rouge, au goût de sang. Elle  irradiait depuis mon cœur, et la fendit soudain en deux… Je venais de sortir de moi-même. D’expulser là, sous le baiser imparable de cette inconnue, près de deux décennies de cécité. De renoncements inavoués. De lâcheté. De mes yeux coulaient des rivières. Mais mon ventre, lui, était chaud, mon sexe, lui, était affamé. Et mes mains, mes si précieuses mains, s’animèrent sur ce corps, pour y jouer enfin ces accords que j’avais tant cherchés, en vain.

Je n’ai jamais remis les pieds à mon hôtel. Ni dans une salle de concert. J’ai coupé mon portable. J’ai mis plus d’un mois à répondre à mon agent. À lui dire que je renonçais à tous mes engagements. Je compose et joue pour elle, désormais. Pour elle et pour nos amis, quand nous nous retrouvons, dans notre villa près de Sienne. 

Et quand elle a donné trop d’attention, trop d’écoute, trop de joie de vivre et de sexe à des inconnus aux élans tarifés, moi je lui rends un peu de tout cela. Du bout du cœur, du bout des doigts. Elle est désormais ma seule élève et… je suis aussi la sienne. Parfois, le soir, chaudes des arômes tanniques d’un Nero d’Avola, nous nous offrons, à quatre mains, une visite à Ondine. En souvenir de Gaspard, de Ravel. De ceux qui nous ont réunies, et que j’ai abandonnés là bas…

Là bas, à Alicante, où, aux dires de la presse, un soir de juin, « Une concertiste s’est envolée ! ».

https://www.youtube.com/watch?v=_VzoWr8Y2DI

Le blog d’Anaïs

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Les oulimots de De La Vega :

Un quotidien bien ordonné, fait de dîners mondains, de musiques indigestes et d’hypocrisies… Voila comment je percevais la vie de cette ondine prénommée Sabine. Rencontrée à une soirée de fin de promo de l’institut d’étude politique d’Aix-en-Provence, elle m’avait pris pour un élève, moi, l’agent d’entretien déluré, l’escroc en costume Carrefour. Peut-être voyait elle en moi un future PDG du CAC40, un ministre, mieux ! Un héritier richissime ? Au fil des discussions, entre rires, tintements de verres et musiques assourdissantes, je bottais en touche à chaque fois que ses questions se faisaient plus précises sur mes activités.

Je mis encore quelques heures à comprendre que ma condition n’avait strictement aucune importance à ses yeux . Elle s’en foutait royalement ! 

Son seul objectif était de mettre au jour le côté immoral du partenaire du soir.  Être Soulevée, insultée, dominée, sauvagement pénétrée voilà ce à quoi elle aspirait, m’avait-elle susurré en m’attirant sur le toit terrasse de l’immeuble.

Voilà comment elle pimentait sa vie bien rangée. J’aurais aimé pouvoir lui dire que c’était ma petite salope et la traiter comme telle. Mais cette condition se méritait et avant d’être ma salope, elle devait, elle aurait dû être mon amante, ma douce… brefff, elle ne sembla pas le comprendre. Les yeux perdus dans les lumières aériennes de la ville, passant de clochers à minarets, ma belle Sabine s’était envolée.

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Les oulimots de Pidgy :

Oh, mon bateau !

Capitaine de Marie-Salope, ce n’est pas une sinécure. 

Il faut que tout soit bien fait, bien ordonné sinon gare aux problèmes. Si on la charge mal, elle peut être soulevée par une vague et l’envolée, quoique belle sur les photos, finira de mauvaise façon. La navigation ne tolère aucune erreur, encore moins quand on transporte de la marchandise. 

Ne jamais relâcher son attention : un accident est si vite arrivé ! Pas question de rêver à une quelconque Ondine. De toute façon, ce ne serait pas le genre de marin qu’elle chercherait ! Rien d’immoral à cela d’ailleurs. Même les Ondines ont le droit d’avoir de l’ambition et des envies. 

Arrivée sur les lieux de travail, la drague s’élève au dessus de la barge, telle un minaret qui domine tout l’entourage, et déverse son lot de vase. Ainsi dominée, elle attend que son chargement soit terminée. 

Non, ce n’est pas passionnant, passionnant mais faut bien gagner sa croûte !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Faffwah :

La place de la ville, dominée par un imposant minaret, était déserte en ce début d’après-midi. Pas étonnant avec cette chaleur étouffante. Il n’y avait qu’une touriste comme elle pour se risquer dehors à cette heure s’était-elle dit en cherchant du regard un endroit où elle pourrait se préserver des rayons du soleil. Mais pourquoi n’était-elle pas restée jouer les ondines à la piscine de l’hôtel ? Elle aurait pu, pour se rafraîchir, profiter des parasols et des cocktails du bar entre deux plongeons

C’est alors qu’elle vit une porte s’entrouvrir et une main lui faire signe. La providence lui offrait une alternative à l’insolation qui lui était promise. Elle se hâta de franchir les quelques mètres qui la séparaient. de ce refuge inespéré.

La porte se referma sur elle et elle se sentit saisie par la relative fraîcheur qui régnait entre les murs épais. Le lieu était plongé dans la pénombre et elle ne pouvait distinguer le visage de son sauveur. Elle lui lança toutefois un timide « merci » qu’elle n’était pas sûre qu’il comprenne.

Elle se laissa un instant griser par les parfums d’orient qui flottaient dans la pièce. Il y en avait un qui la troublait tout particulièrement sans qu’elle ne pût déterminer ce que c’était. Une épice sans nul doute, mais à laquelle elle était incapable de donner un nom. Tout ce qu’ elle savait c’est qu’elle lui procurait de bien troublantes vibrations au creux de l’abdomen. L’idée que ce fût un aphrodisiaque olfactif, un de ces philtres dont parlent les contes, lui plut. C’était une belle découverte. Et l’idée d’exprimer sa gratitude à celui qui l’avait attirée ici lui traversa l’esprit. Il avait su offrir des frissons à son épiderme et une douce chaleur à son ventre. Elle ne se montrerait pas ingrate. 

C’est alors qu’elle réalisa que celui qui lui avait ouvert n’était pas seul. Une dizaine d’yeux la fixaient sans qu’elle ne pût voir à qui ils appartenaient. Par contre elle ressentait maintenant la tension sensuelle qui emplissait la pièce. Elle était au centre d’un faisceau d’ondes de désir et cela la fit frémir un peu plus. Ces hommes la voulaient et, bien qu’ils lui fussent parfaitement inconnus, l’idée qu’ils la possèdent lui apparut délicieuse . 

Alors, avant que cela ne lui fût ordonné ni même demandé, elle fit lentement glisser ses vêtements au sol. Toute pudeur envolée, elle tournait maintenant sur elle-même afin d’offrir à chacun l’intégralité de sa nudité. D’un seul mouvement les hommes s’approchèrent d’elle, formant désormais un cercle resserré autour de son corps. Elle sentait maintenant l’odeur de leurs corps et distinguait leurs sexes tendus dans sa direction. Ils allaient certainement la prendre chacun leur tour à présent. Elle le voulait. Et même en accueillir plusieurs en même temps. Et elle n’y voyait rien d’immoral. Ne se sentait pas salope. Au contraire. Elle était là, en ce pays monothéiste qui les bannissait, comme une idole païenne qu’ils allaient vénérer de leur virilité. 

Ils étaient tout contre elle maintenant, et elle se sentit soudain soulevée par d’innombrables bras pour être déposée sur ce qui allait être l’autel de leur liturgie.

Ces hommes, dont elle ignorait tout, allaient lui apprendre les amours multiples.

Elle serait une bonne élève. 

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

Brèves de comptoir;

Moi je te le dis Bernard
Toute femme est une salope, elle ne mérite que d’être dominée et doit agir selon ce qui lui est ordonné. Si je t’assure toutes des salopes ! Crois mon expérience, tiens toi éloigné de celles qui jouent à l’élève modèle en jupettes et soquettes, ce sont des aguicheuses !
Ne t’approche encore moins des belles Ondines, tu sais celles qui t’inondent de selfies pris dans leurs bains, ce sont des allumeuses.

Et ne pense pas qu’au pays des minarets, là où les femmes sont voilées, cela soit différent.  Dès leur tenue envolée, elles offrent à leurs maris une danse du ventre envoutante, je ne te raconte pas d’histoires, c’est prouvé !
Tu comprends mieux pourquoi nous voulions garder l’Algérie, il n’y avait rien d’immoral à faire sauter dans les bras quelques jeunes filles berbères.
Voilà t’y pas que la population s’est soulevée pour nous mettre à la porte. des ingrats je te dis !

 

S50 12/12 : une contrainte aux accents du sud


Pigeon, mistral, terre, dents, soleil, oiseaux, assassin, rire, pied

Les oulimots de De La Vega :
L’écho froid de ta voix résonne encore en moi,
Comme une nuit sans fin, comme un jour qui échoit.
Toi, soleil assassin devant nous faire rois,
Le mistral de tes mots n’a semé que l’effroi.

Ceux qui avaient du cœur, les oiseaux rares en cage,
Défilent, ventres creux, désenchantés mais sages.

Pigeon parmi les siens, jeté à terre, amer,
J’ai cru un temps renaître en phénix ou panthère.
Et si mes dents aiguës me font penser en guerre,
Mon cœur est, lui, mouillé et mon œil est de verre.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale :

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Les oulimots de Pidgy :

Un aller sans retour !

“Dans la Terre du Milieu, les oiseaux ont des dents. Un pigeon peut vous dévorer un pied tout en ayant un rire assassin. Ah oui, ils savent rire aussi. Vous ferez votre périple vers la montagne de feu sous un soleil de plomb. Vous serez comme dans une fournaise ardente. Vous en viendrez à souhaiter un mistral froid et sifflant mais vous n’aurez que des tornades brûlantes ! Alors, Monsieur Frodon, vous le prenez ce road-trip “Aller simple chez Sauron!”

— Ma foi Monsieur Gandalf vous me tentez ! J’ai gagné une bonne somme à l’euromillions et je peux me permettre des folies !

— Ce sera peut-être la dernière ! C’est pour cela que je vous fais une ristourne sous forme d’un avoir de 20%, à utiliser à votre retour bien sûr !

— C’est cool parce que depuis que vous avez quitté votre métier de magicien pour devenir Tour Operator on peut dire que vous avez acquis le sens des affaires ! Ça coûte la peau du cul votre voyage ! Heureusement que le mien est vaste et joufflu !

— Alors on tope là ?

— Où ça ? Sur mon cul ?

— Mais non imbécile dans nos mains !

— Ah ! Ok, ok, ok ! Je crois que cette balade va être inoubliable !

— On peut dire qu’elle entrera dans les annales Monsieur Frodon ! Dans les annales ! Et à ce que vous dites, il semble y avoir de la place !

— Oh oui ! J’ai hâte ! Sauron accroche toi, Frodon sera bientôt dans la place !”

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Maître Pigeon, sur un arbre perché,

Tenait en ses dents un fromage.

Maître Renard, par l’odeur alléché,

Lui tint à peu au soleil, Monsieur le bobo.

Avec ce joli mistral, que vous me semblez beau !

Sans rire, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage,

Vous êtes le Phénix des oiseaux de ces bois.

À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa belle voix,

Il ouvre un large bec, lâche à terre sa proie.

Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Je  n’en suis nullement un assassin, sans doute.

Le Corbeau, honteux et confus,

Jura, sur un seul pied, qu’on ne l’y prendrait plus.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Gérard :

La haut sur la montagne.

Il était d’une humeur guillerette ; comment oublier ses deux jours passés avec sa Maîtresse ? Aussi, profitant de cette belle journée sous un soleil radieux, il s’était lancé dans une randonnée à pieds de 30 kilomètres. Il aimait les défis et ce n’était pas ce mistral qui allait l’arrêter.

Il parcourait le chemin de terre, le cœur léger, sifflotant sa chanson préférée  » que la montagne est belle « , s’excusant presque auprès d’une nuée d’oiseaux qu’il venait de faire envoler d’un buisson.

Ses petites fesses, encore un peu douloureuses, lui rappelaient comment sa Maîtresse avait eu la main leste. Il avait aimé quand elle s’était mise à rire aux éclats de les voir toutes rouges. Il faut dire qu’elle a un sacré tempérament.

Au loin, la montagne se découpait dans la brume du matin avec ses pics ressemblant à des dents.

Alors qu’il peinait dans une petite côte un pigeon passa devant lui, semblant le narguer.

Même si le temps est assassin, il ne voulait, il ne pouvait oublier sa Maîtresse.

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Les oulimots de Faffwah :

Elle m’avait fait du pied sous la table à peine s’était-elle installée avec moi. Avant même de commencer à me parler. En me souriant de toutes ses dents. Elle rayonnait sous ce beau soleil de printemps

Que vouliez-vous que je fasse ? J’avais plongé et je l’avais suivie dans le recoin de cette place, à l’abri du mistral.

Et là, mots assassins, elle m’avait demandé son petit cadeau avant de continuer. Fini de rire. Et moi, pauvre pigeon, j’avais cédé.

Ce qui me restait de fierté jeté à terre, je l’avais baisée debout contre le mur.

Mon bel oiseau de paradis.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

Il partit dans dans un grand éclat de rire
– Mon pauvre vieux, tu t’es pris un coup de mistral ou quoi ? Tu ne vois pas qu’il t’a pris pour un pigeon ?
Prendre des œufs de lompe pour du caviar et allonger les biffetons, il faut vraiment que le soleil t’ait tapé sur le crâne pour foncer droit devant. Ah il est fort le gars, un peu plus et il te vendait une colombe avec des dents dorées, tu sais ce genre de croisement entre un oiseau exotique et un ornithorynque. Avec un gogo comme toi,  il a vraiment dû prendre son pied !
Oh ! Du calme, ne me regarde pas comme pas avec un regard assassin, ce n’est pas de ma faute si tu as agi comme un pied !

S49 05/12 : une contrainte imagée

Photo Neil Craver

Les oulimots autocontraints d’Alienor :

Quand la vie me malmène, je n’ai qu’une envie, celle de rejoindre mon océan.

Je déroulerai soigneusement mon chignon, qui retenait ma longue chevelure.

Elle cascadera sur mes seins et je redeviendrai sirène.

Puis, je me glisserai nue dans l’eau fraîche, mon élément.

Avec toujours, cette envie furieuse de m’y noyer.

Je m’abandonnerai à ma baignade et mes pensées sombres. Laissant courir mes pensées vers lui.

La légende dit que les sirènes appellent les marins. Pourtant, moi, je vous le confirme, ce sont les marins qui retiennent les sirènes.

Je l’entends, il m’appelle. Il faut que je remonte.

Encore une fois !

Chut, il ne faut le répéter, peu de Marins ont ce pouvoir !

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Faffwah :

Je suis tenté par elle depuis un moment. Depuis que j’ai commencé à la lire en fait. Elle est de ces relations épistolaires qui vous enrichissent et elle sait émailler ses propos de délicieuses photos de parties de son corps savamment dévoilées. Je la connais donc intimement par petit bouts. Et je trouve ce morcellement des plus charmants. Nous sommes loin d’un vulgaire étalage de chairs en mode gynécologique et j’aime ça.

Tout ça pour vous dire que mon désir pour elle va crescendo, attisé par la promesse d’une prochaine rencontre. Et que j’espère bien oser me jeter à l’eau.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

Femme fleuve tu es devenue
tout se noie dans ma tête
emporté par ton désir
je dérive
les mots résonnent en moi
perle de nacre, sacre de l’eau
l’eau est sacrilège
sortilège de l’eau

exil d’amour