2K20S9 : une contrainte chuintante

2020-02-21_12-47-371233946953600696434.jpg

Mots contraints : Chat chapitre challenge chapeau chameau châtaigne chaud chasse chiot

 

Les oulimots auto-contraints de Ssslll2 : chut un pétale

Mais que fait ce chiot au milieu de tous ces chats ? Ce petit chameau aurait-il chassé dans les parages ? Perdu, il aurait trouvé ce petit coin chaud et douillet parmi tous ces chatons.

Chapi chapeau … son challenge fut d’y rester quelques jours, pour y tourner un beau chapitre du chaperon rouge. Et ouais… il était bien dans ce chalet avec la grand mère. Il décida de repartir une fois l’ensemble des châtaignes tombées pour éviter de croiser ce vilain loup

****

Les oulimots d’Alienor : 

Le chat au chapeau relève le challenge du  » Chapitre « . Qui est de monter sur un chameau, une châtaigne chaude à la main. Afin, de lancer la chasse au chiot.

****

Les oulimots de Fran :

Il ouvrit péniblement l’œil gauche. Le droit refusant obstinément de le faire. Au loin, dans les ténèbres, un sourire lumineux semblait se dessiner par intermittences. OK, il était au Pays des Merveilles et le Chat de Cheshire veillait sur lui. Il se rendormit

Pas pour très longtemps. En fait de sourire c’était un judas qu’on ouvrait pour le surveiller et, au lieu de cartes gardes, c’étaient deux costauds qui vinrent le chercher pour l’amener dans une pièce baignée cette fois d’une lumière aveuglante. Ils n’avaient encore pas échangé le moindre mot ni posé la moindre question. Mais les châtaignes se remirent à pleuvoir. Et ces chameaux savaient s’y prendre pour faire mal.

Tout lui revint alors. Cette soirée où, l’alcool aidant, il s’était comporté comme un jeune chiot. À pisser dans tous les recoins comme pour marquer son territoire. Et surtout à vouloir systématiquement renifler le cul des dames de l’assemblée, qu’elles le veuillent ou non. Il était en chasse et il ramènerait un trophée. Quel qu’en soit le prix.

Et il était en train de le payer. Car ça n’avait visiblement pas plu au maître de maison. Un oligarque qui avait pour souci d’éviter les scandales et aux yeux duquel son jeu de chaud lapin était apparu comme déplacé, la soirée fût-elle libertine. Et à qui la reine de la soirée avait fini par demander sa tête.

Alors il avait été proprement escamoté et, de la partie fine, se retrouvait maintenant au chapitre punition de son grand livre mondain. Le challenge étant maintenant d’essayer de survivre jusqu’à que ses tourmenteurs estiment qu’il avait compris la leçon et le relâchent dans une ruelle sombre. Il avait compris qu’ils savaient qu’il n’irait se plaindre nulle part. Alors il fallait encaisser. Pour payer ses fautes.

Il se savait un certain chic pour se mettre dans des situations pas possibles.

Mais là, chapeau, il avait franchi un sacré cap.

Le blog de Fran

2K20S8 : un ballet de contrainte

 

Faun_merse

(Faune et Nymphe par Pál Szinyei Merse (1867) Magyar Nemzeti Galéria, Budapest)

Mots contraints : cydalise, dameret, egrotant, térébrante, obvie, ocnophile, paraschiste, habitudinaire, strider

 

Les oulimots de Fran :

Cydalise râlait : elle se retrouvait depuis trop longtemps avec un dameret bien falot  sur les bras en lieu et place du chèvre-pied qu’elle était en droit d’attendre pour mener le bal. Et même pas bien portant. Plutôt du genre égrotant et catarrheux et à se plaindre en permanence de douleurs térébrantes.

Il était donc obvie qu’il était temps pour elle  de passer à autre chose et de trouver un mec. Un vrai. Son côté ocnophile probablement sauf que ce qui la rassurait c’étaient des bras et un torse virils et que ça la faisait généralement strider de bonheur.

Alors, après ça, le godelureau qui l’avait séduite par ses vers et qu’elle se coltinait depuis pourrait aller se faire embaumer. Elle connaissait d’ailleurs un excellent paraschiste qui prendrait soin de lui.

Elle était loin de son coup d’essai. Elle était habitudinaire dans sa consommation de mâles. A être attirée par les âmes puis leur préférer les corps. On ne la changerait pas. Et c’était très bien ainsi.

Le blog de Fran

****

Les oulimots d’Alexandre :

Même après vingt ans de métier, Cydalise, cheffe de service au pavillon 13 de l’hôpital Elisabeth de Wisbourg, du nom de la généreuse donatrice  qui légua sa fortune à la ville, n’en revenait pas de la diversité des cas à traiter. Dans la première chambre se tenant une femme allongée  en permanence dans le noir, se plaignant de névralgies térébrantes tout en refusant tout traitement comme si demeurer égrotante était sa seule raison de vivre.
Dans la chambre suivante, heureusement insonorisée, un jeune homme passait son temps à strider ou plus exactement à pousser toutes les dix minutes de longs cris stridents. Il semblait avoir avalé un chronomètre et ne s’arrêtait que la nuit. Le jour, lorsque le  repas se prolongeait, il se mettait à crier même  entre deux bouchées. Si l’on voulait obtenir un peu de calme, il fallait lui faire avaler un somnifère.

Dans un autre chambre se tenait prostré un vieillard au regard éteint. Il ne revenait à la vie que lorsque l’on tentait de lui retirer de ses mains un bâton de pluie qu’il considérait comme l’objet le plus précieux et qu’il ne quittait jamais. Reconnu comme ocnophile par la Faculté, il n’était pas dangereux toutefois il ne pouvait pas se prendre en charge seul.
Son voisin est une homme efféminé d’une trentaine d’années, d’allure élégante. En temps normal on aurait pu le qualifier de dameret, seulement il se présentait   comme le paraschiste officiel de Ramsès II. Il n’avait pourtant jamais quitté la ville pour visiter les bords du Nil pourtant ses lectures des livres sacrés des Égyptiens l’avait rendu expert dans l’art d’extraire les viscères des cadavres destinés à être embaumés. Enfin c’est ce qu’il prétendait et personne n’avait osé lui rendre sa liberté depuis qu’il s’était entrainé sur des chats du voisinage.

Pour Cysalide, il était obvie que tous ces individus n’étaient pas dangereux, elle était même certaine de pouvoir les guérir. Elle n’aurait pas supporté de ne pas leur rendre visite chaque matin pour mieux les observer, pour mieux les disséquer.  Elle était toujours prête à assurer les gardes du week-end afin de ne pas les perdre de vue. Tout doucement, elle glissait dans sa propre folie, devenant habitudinaire, assumant le péché d’orgueil : elle seule savait les prendre en charge.

2K20S7 : une contrainte qui se protège

capote-erotisme-preservatif-trois-couleurs

Mots contraints : préservatif, capotes, condoms, Géraldine, lubrifiants, vergeture, gratin dauphinois

Les oulimots auto-contraints de Charlie : 

Le gratin dauphinois de Géraldine ne peut pas servir de lubrifiant pour enfiler un préservatif pas plus que des condoms n’aident à camoufler les vergetures du propriétaire de « Le Roi de la capote ».

Le site de Charlie

****

Les oulimots de P_apanoel : 

La voiture roulait à vive allure sur la route de l’ouest, vers la mer. 

Le vent de la course faisait voler la chevelure de Géraldine, même si la décapotable était équipée d’un filet anti-remous, pour les trajets au long cours capote baissée.

« Il marche pas ton préserve à tifs, t’es toute ébouriffée » dit Roland à la conductrice. Il est vrai qu’à l’étape gourmande, certain de ne pas conduire, il avait un peu abusé des lubrifiants du sud-ouest, le genre non certifié par Lubrisol. 

La grimace de Géraldine lui fit comprendre 

Qu’elle n’avait pas bien compris 

Qu’il était prudent de rectifier le tir

« Je veux dire, avec tes cheveux qui volettent très joliment dans le vent, j’ai l’impression que nous avons passé Condom. »

« si tu ne t’étais pas goinfré de gratin dauphinois à l’auberge, sans mentionner le fait que ça illustre de façon flagrante ta perversité en commandant ça dans un établissement du Gers, tu l’aurais vu il y a plusieurs minutes, je veux dire si tu avais accepté de cesser de me  regarder, et pas que dans les yeux »

Bonne conductrice, Géraldine était vive, et autant son compagnon de virée était agréable, autant elle n’était pas prête à le laisser glisser dans la conversation des allusions à la finesse toute paysanne, à base de préservatifs, condoms, pourquoi pas capotes et lubrifiants, tant qu’on y était. 

Mentalement, elle n’en faisait pas moins l’inventaire de son petit sac à malices, puisqu’on ne pouvait vraiment pas parler de baise en ville dans ce contexte.

Et elle se tourna en souriant vers son passager qu’elle ne voulait pas froisser

Pas question de laisser cet échange un peu frais marquer leur belle entente, comme une vergeture sur une peau délicate. 

En matière de peau et de délicatesse, elle avait d’autres projets.

****

Les oulimots d’un vieux cochon andropausé : 

Tout le gratin dauphinois allait arriver d’une minute à l’autre pour les cinquante ans de Géraldine.

S’apprêtant devant son miroir, elle était si excitée par cet évènement, que ses vergetures, qui l’avaient tracassée par le passé, n’avaient plus d’importance pour elle.

Rien n’avait été laissé au hasard, un porte manteau renforcés pour la lourde capote du general

Le consul de Grande Bretagne, vieux cochon notoire, avait reçu la missive suivante: « Andrew this time, please, do not forget your condoms ».

Par égard pour ses hôtes, mets et boissons seraient garantis sans préservatif.

Soudain, une pensée la fit blêmir: « J’ai oublié les lubrifiants ».

****

Les oulimots de DomVauvert :

Critérium Dauphinois

Cette monté de jus en moi fut du gratin, je l’avoue. L’homme, dans sa maturité maîtrisait à merveille la gestion de ces fluides, il avait pourtant bu des litres d’eau la veille au soir afin qu’elle puisse sentir au travers du préservatif les jets vigoureux lui titiller le col.

Ah, les capotes féminines il détestait, car dans ses souvenirs, Géraldine, un matin glissa sa main sous l’oreiller, en sortit cette étrange fouillis de plastique. Avec un sourire en coin, l’introduit dans sa vulve, en rabattit les côtés tout autour. Tiens me dit-elle en me tendant le flacon de lubrifiant Swiss Navy, verse-en généreusement sur ta queue, fais-la reluire, et prends moi.

Je m’exécutai promptement, mais au bout de quelques minutes son visage s’effaça pour faire place à une poupée gonflable, mon sexe intelligent avait perçu ce condom féminin comme un avatar dépersonnalisé.

Nous décidâmes de revenir à de plus simple protection masculines.

Avant, très avant, jeunes hommes nous allions en pharmacie, rougissant et confus. Bonjour Madame, je voudrais un prophyltex, (excellente marque par ailleurs),et là les questions fusaient : Lubrifiés ou non lubrifiés ? Euh lubrifiés. C’était du temps de la pilule pourtant, mais il y avait comme un plaisir viril à le dérouler sur nos glands turgescents. Nous étions des hommes devenus.

Revenons plutôt à aujourd’hui. Un fumet s’élève de la cuisine, oh, pas celui de Géraldine, hein, mais bien celui de cette bonne vieille recette hivernale, le gratin dauphinois et sa muscade entêtante. Madame regarde régulièrement la cuisson, s’accroupissant devant la porte du piano, dévoilant sa croupe habillé de rouge résille. Point de vergetures, elle n’avait sur ce corps élégant. Quand bien même elle en eut tout était à garder.

L’ Amour Toujours.

****

Les oulimots de Ludoludic :

« Tu a pensé aux condoms ?» me dit elle dans le creux de l’oreille avec son petit accent anglais. « Oui j’ai acheté des capotes et du lubrifiant ce matin ». La petite Géraldine, oui une anglaise qui s’appelle Géraldine, était allongée sur le lit ma tête entre les cuisses.  Elle avait de belles cuisses et point de vergetures, je les pris en mains et les plaçai sur mes épaules, attrapai un préservatif et l’enroulai sur ma carotte. J’allais la présenter à l’entrée de son gratin dauphinois quand tout à coup…. le réveil sonna…

Le blog de Ludoludic

****

Les oulimots de Pidgy :

Histoire indienne… 

Géraldine prépare le dîner.

Elle fait ça bien Géraldine.

Ce soir, c’est gratin Dauphinois. Je sais, ce n’est pas tellement Iroquois comme plat mais Géraldine, c’est pas non plus très Iroquois. Saleté de Français qui nous ont contaminés avec leur culture, leur agriculture et tout ce qui va avec ! Que la vérole les accable pour mille générations. 

Elle est consciencieuse Géraldine. Toute à sa tâche. Et ça y va à grands gestes de ménagère habituée au travail culinaire. Sa tunique vole et s’envole parfois laissant voir quelque vergeture, médaille laissée par une de ses nombreuses grossesses, que les divers lubrifiants dispendieux ne réussissent pas à éliminer ou à cacher. Elle a tort d’essayer d’essayer de les effacer, ça ne la rend que plus belle. 

Elle prépare le dîner Géraldine. Pour elle et moi. Et nos nombreux enfants : Préservatif poreux, Capotes en laine et Condoms percés. Saleté de Français ! Ils voulaient nous aider pour le contrôle des naissances et nous ont fourni des protections défectueuses. Et ça les faisait rire. Surtout à cause des noms de nos enfants qui, selon le tradition Iroquoise, doit indiquer quelque chose en rapport avec leur naissance. 

Saleté de Français !

Le blog de Pidgy

****

Les oulimots de Fran :

Du gratin dauphinois. Voilà ce que Géraldine lui proposait tous les vendredi soir en préambule à leur week-end. Et lui, après sa semaine à l’usine à vérifier les niveaux de lubrifiant dans les machines, le dévorait à pleines dents avant de s’avachir devant une énième rediffusion policière sur une chaîne de la TNT. C’était son repos, sa reprise d’énergie. Ils le savaient tous les deux. Car les jours qui suivaient étaient généralement beaucoup plus agités.

Dès le samedi matin, Nicolas sortait le cabriolet auquel, selon les conditions météo, il avait retiré la capote et ils quittaient leur banlieue toulousaine. Et il n’était pas rare, s’ils partaient dans le Gers, qu’ils fassent une halte à Condom. Ils y avaient quelques habitudes, notamment celle d’y acheter leurs préservatifs. C’était elle qui avait trouvé l’idée après avoir fait leur première requête sur DuckDuckGo afin de trouver un hébergement. Elle qui, en premier avait trouvé marrant que leur destination soit également un synonyme de ce qui avait toujours été leur compagnon de jeu.

Car jamais au grand jamais Géraldine n’avait ouvert ses jambes à Nicolas si la queue de ce dernier ne portait pas un capuchon. Elle était assez claire à ce sujet. Pas d’enfants entre eux. Pas forcément à cause d’éventuelles vergetures, juste parce que ce n’était pas son truc. A lui non plus, ça tombait bien. Ils ne voulaient pas de chimie non plus, ce qui excluait la pilule. Et, faisant parfois quelques extras avec des tierces personnes, mieux valait dresser une barrière prophylactique entre leurs muqueuses. Car, une fois leur stock de latex et de gel fait, la balade romantique en roadster n’avait plus lieu d’être et ils se hâtaient de gagner la chambre qu’ils avaient réservée pour y baiser à couilles rabattues, et parfois avec des camarades qu’elle aimait encapuchonner du bout des lèvres avant de faire glisser le latex le long de leur tige.

Ça avait beau être avant tout un élément de protection, ils avaient réussi à en faire une composante de leurs jeux. On n’imagine pas assez comme, bien réalisé et dans un esprit ludique, se couvrir avant d’œuvrer peut être amusant. Pensez donc à la branlette ou la pipe déroulante qui peuvent décupler les sensations au lieu de les amoindrir comme le prétendent certaines légendes urbaines. Et puis n’oubliez pas  qu’une capote ça se choisit. On ne prend pas n’importe quoi sous prétexte d’être vite couverts. Vous achetez vos chaussures sans vérifier leur pointure ni les essayer ? Eh bien le bout de ces messieurs est au moins aussi délicat que vos petons mignons. Et quelle complicité ça peut apporter d’en parler avant de les prendre sur le présentoir ou de cliquer sur le lien.

Mais je perds le fil de mon histoire. J’y reviens. Il faut bien une chute…

Et donc, une fois leurs réserves épuisées, et pas que les plastiques, ils regagnaient sagement leurs pénates le dimanche soir avant de se coucher tôt pour pouvoir attaquer une nouvelle semaine dont ils connaissaient très bien l’issue.

Jusqu’au jour où elle lui fit une salade verte sans rien d’autre dedans qu’un filet d’huile d’olive. Il comprit aussitôt le message : si elle lui faisait du léger avant le week-end c’est que son temps était passé, qu’elle n’avait plus besoin de lui. Alors, élégant, il tira sa révérence sans mot dire.

Et ils passèrent à la tartiflette, chacun de leur côté.

Le blog de Fran

****

Les oulimots de Gérald : 

Nous étions excités comme des puces ; Géraldine nous avait invités à dîner, en sa compagnie.  Au menu Gratin dauphinois.

Nous sommes tous les trois amoureux de Géraldine ; elle est si belle avec ses cheveux blonds et ses yeux d’un bleu si clair. Et, cerise sur le gâteau, elle est très portée sur la chose. Comme on dit, c’est une gourmande.

Quelle ne fut pas notre surprise, quand elle nous ouvrit sa porte. Elle était nue, totalement nue. Je ne vous dis pas dans quel état cela nous mit. Etant une adepte des courses en montagne, elle avait un corps de rêve, à faire damner un saint (que nous n’étions pas, soit dit en passant). La plus petite vergeture n’avait pas sa place.

A peine, fûmes nous entrés, qu’elle nous demanda avec un petit sourire narquois, mais fermement de nous mettre également nus ; ce que nous fîmes avec plaisir. C’est ainsi dévêtus, que nous nous allâmes sur le balcon, pour prendre l’apéritif, et parler de choses et d’autres ; surtout de choses, si vous voyez, ce que je veux dire.

Puis, nous passâmes à table ; et là, petite crise de fou rire. Géraldine avait déposé dans nos assiettes, un petit paquet cadeau, avec dessus marqué respectivement, capote, condoms, et préservatif et sur la table, à côté de la bouteille de vin, trônait un tube de lubrifiant a l’aloe vera.

Il était aisé de deviner quelle suite allait prendre cette soirée ; les cadeaux n’allaient pas rester longtemps dans leurs paquets afin de tester très rapidement l’usage auquel ils étaient destinés.

****

Les oulimots d’Alexandre :

Je ne suis jamais trouvée belle, je n’aime pas l’image que me renvoie mon miroir. Par mon prénom Géraldine, je suis censée faire preuve d’ élégance et de grâce naturelle. Si la grâce naturelle signifie bourrelets en trop et vergetures disgracieuses, alors je porte bien mon prénom. Mais que voulez-vous, j’aime la bonne chair. Pour moi, un gratin dauphinois ne se conçoit pas sans crème fraîche et une mousse au chocolat digne de ce nom doit se rapprocher de la ganache. Mon appétit féroce fait peut-être fuir, hormis quelques aventures d’un soir, les hommes ne m’ont guère accordé d’attention.

Mais avec Lui , c’est différent. Pour la première fois dans ma vie, je me sens une femme désirable. Pourtant notre rencontre n’a duré qu’un week-end. Il m’avait convaincue de venir chez Lui, de traverser une partie de la France pour Lui…

Les consignes étaient simples : une fois l’entrée de l’immeuble franchie après l’avoir appelé à l’interphone, je devais pousser la porte de son appartement restée ouverte et l’attendre, tournant le dos à l’entrée, un bandeau à la main. Il m’avait précisé : tu seras nue sous ton manteau, tu ne porteras que des bas.

Oui, je sais, vous allez me traiter de folle. Courir ainsi chez un inconnu pour me soumettre à ses désirs, c’est vraiment faire preuve d’inconscience… mais c’est moi qui l’ai voulu. Quand nous nous sommes parlés pour la première fois au téléphone, sa voix chaude m’a rassurée. J’ai accepté de lui envoyer une photographie pour qu’il me connaisse mais je n’ai rien demandé en retour, je ne voulais pas voir son visage. L’homme à qui j’allais offrir mon corps devait rester pour moi un inconnu. Seul son désir devait compter. J’ai simplement exigé qu’il utilise des préservatifs et du lubrifiant s’il avait l’intention de m’investir de tout côté. A part cela je lui appartenais. Ma demande semblait l’amuser et dans les échanges suivants précédant ma venue, il me taquina plusieurs fois m’expliquant avec le plus grand sérieux qu’il me montrerai sa collection de condoms taillés dans des membranes animales. Il semblait fort versé sur l’histoire de capotes déjà connues, me disait-il, des Égyptiens.

Je l’attendais, le ventre noué, la gorge sèche, les sens en éveil. J’ai entendu la porte se fermer doucement, Il est arrivé derrière moi et sans un mot Il m’a pris le bandeau et me l’a posé sur les yeux. J’étais désormais à Lui, comme je l’avais toujours rêvé.

« Tu es belle ainsi » me dit-Il en faisant glisser mon manteau à terre. D’un seul coup, j’eus froid, un grand frisson me traversa et dans le même temps mon ventre s’embrasa.

Je ne vous raconterai pas la suite, elle nous appartient. Peu importe les mots crus employés à mon égard, peu importe que mes fesses aient été rougies, je fus sienne.

Il m’a fait découvrir combien j’étais femme, répandant ma jouissance comme une vraie fontaine. Le matin au réveil, j’ai cru un instant que j’avais rêvé cette rencontre magique. Mais il se tenait à mes côtés et il me prit en photo allongée sur le ventre. Je me suis rendue compte à ce moment que j’avais gardé mes bas pour dormir…

A sa demande, je mis le bijou anal que j’aurais dû porter plus tôt.

Pour la première fois, je me sentais belle.

****

Les oulimots de Popins :

nobuyoshi-araki-eros-diary-01

Nobuyoshi Araki

La pin’ette 

Aaaaah Géraldine, à la fin des années 90, c’était la reine de la pin’ette.
La pin’ette  ? Mais qu’est que c’est me direz-vous.
La pin’ette c’est l’Art de dérouler avec la bouche une capote anglaise sur la bite tendue vers vous. Et Géraldine excellait dans le domaine.
Tout un savoir faire. D’abord délicatement ouvrir l’emballage du bout des doigts, les yeux plongés dans ceux du ou des messieurs. Puis saisir le carcan de latex et le faire rouler pour détecter le sens de son déploiement tout en se pinçant la lèvre avec les dents. Enfin le placer sur le gland et du bout des lèvres le dérouler sur toute la longueur de la hampe et ainsi gober la queue dressée, pour la première fois. 
Elle a en recouverte des pines la Géraldine. C’était “les années SIDA”, on avait peur, et hors de question à l’époque de fricoter sans l’armure magique. Et puis en plus ça évitait les bébés. Elle avait tout à y gagner, elle qui aimait baiser.

Elle a fini par faire des enfants avec un gars. Ce n’était pas l’homme dont elle avait rêvé mais ces idéaux elle les a mis au placard, et les préservatifs avec,  pour rentrer dans les rangs. 
Maintenant c’est la championne du gratin dauphinois. Elle épluche les patates, les aligne dans le plat, les recouvre de crème, deux-trois tours de moulin, une pincée de muscade, un peu de comté râpé et elle sert le tout, accompagné d’une salade verte sauce maison. Un délice ! Mais rien de bien glamour ni d’excitant. Les seules gratitudes qu’elle reçoit ce sont les cris de sa marmaille, les râleries de son mari et la dilatation de ses vergetures, une fois sa panse remplie.

Elle en a marre la Didine  alors elle s’évade de temps en temps avec des amants. En pleine journée, enfants à l’école et mari au bureau, elle s’offre les joies du latex. Car le SIDA est encore là, et bien d’autres maladies qu’il est hors de question de ramener à la maison. Le condom c’est le gage de Sa liberté. 

Elle redécouvre le goût huileux du lubrifiant sur son palais lorsqu’elle protège le sexe dur qu’elle désire, pin’ette un jour, pin’ette toujours. Elle mouille rien qu’en ouvrant l’emballage. Elle imagine déjà son cul démonté, c’est que ça glisse le plastique, ses seins pincées, leurs langues emmêlées. Elle se délecte du moment où il jouit en elle sans aucun risque, le plastique c’est fantastique. Elle se sent de nouveau jeune, comme à ses dix-sept ans. Et dans les bras de son amant, tandis que celui-ci débande, que la capote petit à petit libère son sexe, elle sourit en l’entendant susurrer tendrement “Géraldine, la reine de la pine, c’est net !”.

Le blog de Popins

****

Ici l’article de Charlie qui a tout lancé

La capote, la grande oubliée de l’érotisme

2K20S6 : un billard de contrainte

img_20200205_103455587875561089000036.jpg

Mots contraints : Salon, retrouvailles, queues, boules, trous, pizza, lapin, attente, gingembre

Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Je suis au fond du trou. Et pas de la manière la plus agréable. J’ai plutôt l’impression d’être le lapin Duracell auquel on a retiré ses piles. Alors, entre deux gendarmes, menottes aux poignets et dans la salle d’attente du psychiatre expert qui va décider de l’abolition ou pas de mon discernement, et donc de mon avenir, je pense à ce qui m’a amené là.

Je me dis que jamais au grand jamais je n’aurais dû me rendre à ces retrouvailles d’anciens élèves qui avaient lieu dans les salons de ce grand hôtel parisien. Non seulement je n’y ai ressenti aucune affection de la part de mes anciens congénères, mais on m’a fait bien ressentir que j’étais en queue de peloton avec mes échecs successifs.

Alors, je l’avoue, tout ça m’a mis les boules. Et peut-être qu’il y avait quelque chose dans les boissons au gingembre qu’on m’a servies. Toujours est-il que j’ai pété les plombs et que, à force de la cogner sur le sol, j’ai fait de la pizza de la tête de la dernière personne qui s’est adressée à moi avec condescendance.

Fallait pas m’inviter.

Le blog de Faffwah

****

Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale :

Imagine un salon … assez grand pour accueillir une table… grande la table pour accueillir des boules et des queues…

Quelques lapins musclés, endiablés par le gingembre présents dans leurs verres.

Quelques trous présents ça et là, posés délicatement sur le rebord de la table.

Imagine maintenant l’attente de ces trous, de ces queues.

Et là, en plein milieu de ces retrouvailles, apparaît une pizza. Et tout s’arrête !

****

Les oulimots d’Alexandre :

« Queues, boules trous…. » à ces mots, j’en vois déjà certains assaillis de pensées lubriques.

Les uns auront en tête une femme vêtue d’un corset noir et portant  un masque aux oreilles de lapin, une « bunny girl »,  qui, dans l’attente de retrouvailles torrides au lit, est allongée de manière lascive sur le canapé de cuir rouge du salon.

D’autres imagineront une beauté inaccessible jouant au billard. Après s’être saisie d’une des queues disposées dans le râtelier,  elle se prépare à faire voler en éclats les boules placées en losange et appelées à disparaître dans les trous. Il ne lui aura pas échappé les plaisanteries salaces des spectateurs qui se sont goinfrés de pizzas arrosées de bière, expliquant fort sérieusement que pour tenir le coup devant une femme aussi canon, il fallait, faute de redbull, consommer du gingembre.

Ah les hommes, tous les mêmes !