Oulimots 2022S04 : la fine fleur de la contrainte

Mots contraints : Faux, dernier, ouragan, marcher, promesse, fleur, embrasser, leçon, toujours. 

Les oulimots d’Elisa Stark :

Il a été comme un ouragan dans ma vie, me faisant retrouver le sourire. Il m’a offert des fleurs et nous nous sommes embrassés au premier rendez-vous. Il m’a fait marcher pendant des mois, me faisant miroiter la promesse d’une belle relation. Il n’avait pas de temps pour moi, il n’était que de passage de temps en temps, une demi-journée, pas plus. Il était le dernier homme pour qui je voulais baisser les armes. Pourtant tous ses mots étaient faux et j’en ai tiré une leçon, celle de toujours ne compter que sur soi et ne jamais dépendre de personne.

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Les oulimots d’Ada :

Tout semble si faux ! le dernier ouragan, l’envie de marcher, la promesse de la fleur, toi qui  ne veux plus m’embrasser, les leçons toujours éphémères d’un poème. 

Le blog d’Ada

Les oulimots de Dick :

« même l’ouragan est passé sur moi, et je m’en suis bien portée » 

J’ai embrassé récemment la profession de parodiste et voilà ma dernière production. Je suis sûr qu’elle va marcher du feu de dieu, même si je chante un peu faux, mais, rassure-toi, je te fais la promesse de ne pas prendre la grosse tête comme quand je me suis pris pour le nouveau Banksy après avoir dessiné un bouquet de fleurs sur un mur. J’ai retenu la leçon, tu sais ? Toujours est-il que cette fois je sais que c’est la bonne. Je vais le connaître mon quart d’heure de célébrité.

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Ssaara :

Cet homme avait été  un doux ouragan sur sa vie désolée.

Il y était entré d’une manière aussi incongrue qu’une fleur poussée au milieu des pavés.

Et l’amour les avait aimantés l’un vers l’autre, embrassés doucement et inéluctablement.

Sans fausse promesse de toujours, vivant chaque instant comme si c’était le dernier, leur chemin les faisait marcher ensemble jour après jour sur une voie jonchée de pierres de tendresse et d’arbustes incandescents.

C’était l’inattendue et ultime leçon de sa vie.

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Les oulimots de Youngmccaffrey :

Marcher toujours, dans la promesse de la leçon d’un dernier ouragan, comme la faux embrasse la fleur. 

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il serait faux de penser que ce sera le dernier cet ouragan qui pour l’instant se contente d’avancer, de marcher vers moi, promesse de fureur. Ceci n’est nullement une annonce météo, mais un ressenti à son approche, fleur sulfureuse qui dans quelques instants va se coller à moi pour m’embrasser, ensuite ce sera un déchaînement orgasmique, un festival d’imagination lubrique, elle pourrait donner des leçons au rédacteur du Kamasutra, elle me noiera comme toujours dans un flot de désirs, d’envies, de folies.

Le blog d’un Joueur Parisien 

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Les oulimots de Lady Annia :

J’ai longtemps cru que l’amour était comme un ouragan qui chamboulait tout sur son passage, qu’il était tel un feu de forêt qui se propageait rapidement. Je pensais que l’amour était possession et que sans papillons dans le ventre, il n’était pas vrai : je crois que j’avais tout faux.

L’amour, c’est marcher ensemble vers une même destination…

C’est se tenir la main et cela même si une dure leçon de vie se présente…

L’amour est le premier et le dernier refuge de notre âme…

C’est caresser les endroits les plus rugueux de son corps et embrasser chacune de ses cicatrices…

L’amour est une fleur qu’il faut toujours arroser pour qu’elle ne se fane pas…

C’est une belle promesse qui se trouve au fond du coeur…

Le blog de Lady Annia 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Il m’avait fait la promesse de m’offrir une vie meilleure.

Il voulait embrasser le métier de fermier. C’était soi-disant dans son sang.

Il m’appelait sa fleur. Il m’avait promis de toujours m’aimer.

Le métier devenait difficile et nos tensions étaient palpables.

Il était irritable, suspicieux, jaloux et de mauvaise foi.

Je partais marcher tous les matins dans cette contrée perdue, comme si nous étions seuls au monde pour m’évader un peu.

Notre dernière dispute avait eu lieu le jour du dernier ouragan de l’été.

J’en avais assez de ses sermons répétitifs, remplis de haine et de mensonges.

J’étais prête à partir pour toujours, mais il m’a prise la main dans le sac, avec ma valise à la main, comme si j’avais commis un crime.

Il voulait me donner une leçon. Il m’a frappée sans sommation.

Alors, j’ai saisi la faux accrochée au mur et j’ai frappé aussi fort que je pouvais.

Il est tombé. Son sang se déversait sur la paille. Je n’avais plus qu’une chose à faire. Libérer les animaux, mettre le feu à la grange et disparaître pour toujours.

Oulimots 2022S03 : une contrainte rugueuse

Mots contraints : Sensation, rugueux, festivités, médical, jeu, appeler, dehors, exil, foule. 

Les oulimots d’Ada :

Sensations nouvelles, charmes rugueux, festivités de l’âme à effet non pas médical mais néanmoins anesthésiant ; jeux qui nous appellent au dehors, vers l’exil de nous-mêmes, vers l’ivresse de la foule, ses extrêmes.

Le blog d’Ada

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Les oulimots d’une nymphe des forêts :

Pour des raisons sanitaires évidentes, les festivités hivernales devront contenir la foule dehors, tel un exil médical.

Ce jeu épuisant fera une fois de plus, ressurgir et appeler une étrange sensation d’eclusion et de malaise social.

Que de rugueux déchaînements en perspective !

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Les oulimots de Dick :

Il y a une foule de prétendants à l’exil en ses terres. Je sais pourtant que la plupart, sous des dehors rugueux, ne sont que des mous dont elle n’aura que faire. Le but du jeu est donc, au cours d’un bref entretien, de séparer le bon grain de l’ivraie afin de ne lui présenter que quelques candidats sérieux. Après debrief, il ne me restera plus qu’à appeler les élus pour les convier à nos festivités. Enfin, sous réserve qu’ils puissent nous produire un certificat médical délivré par un médecin du sport. Trop de leurs prédécesseurs ont fait des malaises en s’agitant de façon excessive pour la satisfaire et nous avons mieux à faire que de les conduire aux urgences. 

Le blog de Dick 

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Les oulimots de M :

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Il va vivre de drôles de sensations aujourd’hui. En premier lieu, j’utiliserai des ustensiles rugueux contre sa peau. Les festivités ne commenceront vraiment qu’avec le jeu médical. Je veux le faire m’appeler, me supplier d’arrêter ou de continuer devant la foule qui est en dehors de la scène. Je prévoirai son exil de mon donjon seulement s’il me déçoit durant cette séance qui doit être un spectacle devant mes pairs.

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Les oulimots de Gérald :

J’ai enfin mon certificat médical, mon sésame pour avoir l’autorisation de courir des marathons. Et notamment mon préféré, celui du beaujolais.

Et même si le parcours est difficile, sur un terrain rugueux, c’est plus un moment de festivités qu’une vraie course. Le jeu consiste à courir avec un déguisement, et tous les gens sont dehors pour t’encourager. C’est une sensation de bonheur unique de voir toute cette foule qui applaudit.

La première chose que je fais, une fois mon marathon terminé, c’est de l’appeler et de lui envoyer une photo de moi, déguisé en licorne. Celui qu’elle préfère. La vie loin d’elle est pour moi, comme un exil.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Je suis heureuse d’avoir eu ces sensations hier soir. Cela s’appelle le festival des lanternes de Blagnac. Rien de rugueux ou d’agressif, mais de la douceur et de la poésie dans les jeux de lumières. Ces festivités se passent dehors et il y avait une foule raisonnable. On y trouve différentes animations avec des scènes de nature d’une précision médicale. L’Asie est mise en avant cette année, cela m’a presque donné envie d’y  partir en exil.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Les yeux bandés, tous les sens concentrés sur cette sensation, un objet rugueux qui effleure ses fesses nues, un claquement sec succède bien vite à la caresse, marquant le début des festivités et provoquant murmures approbateurs parmi les personnes qui assistent au spectacle. Bientôt le matériel médical entrera en jeu aussi. Puis quelques mots vont appeler celles et ceux qui le souhaitent à jouer de son corps offert et abandonné. Mais aucune inquiétude n’existe dans son esprit : si d’aucuns ne respectaient pas les règles ils seraient aussitôt jetés dehors en exil. Alors que pendant ce temps, des escarpins pourront fouler son corps humilié jusqu’à la plus extrême jouissance.

Le blog d’un Joueur Parisien 

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Les oulimots de Lady Annia :

C’est bientôt mon anniversaire et je ne peux cacher cette sensation d’excitation qui me parcourt.

Pour bien débuter les festivités, j’ai décidé d’appeler mes plus proches amis pour fêter ça comme il se doit. Il y a ceux qui, comme Benjamin, aimeraient qu’on organise une fête, mais je ne suis pas très emballée car je déteste la foule. Il y a celles qui, comme Val, aimeraient plutôt qu’on aille dehors recréer un jeu de notre enfance, mais j’ai peur que les températures soient trop froides en ce moment. Et bien sûr, il y a ceux qui, comme Joachim, essaient de se rendre utiles en me proposant de commander le gâteau dans la boulangerie qui vient d’ouvrir à côté du centre médical, mais je ne suis pas sûre, car pour avoir croisé le patron, il a l’air d’avoir un caractère rugueux et pas commode.

Je crois qu’à choisir, je préférerais un exil aux Bahamas en charmante compagnie et passer mon anniversaire au bord de la plage en sirotant une margarita.

Le blog de Lady Annia 

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Oulimots 2022S02 : l’appel de la contrainte

Image San Hwu / Flickr

Mots contraints : Rose, cicatrice, appel, champion, désarmer, aspect,  sabre,  casser, roi. 

Les oulimots de Laurent Chamoux :

Comment devenir ton roi ? T’offrir une rose couleur de ciel,répondre à tous tes appels. Être ton champion, un leader capable de tout casser pour toi ? Je suis désarmé devant toi, mon aspect est celui d’un pleutre, mon sabre dont j’étais si fier n’est qu’un vulgaire jouet en plastique. 

Il ne me reste de toi qu’une cicatrice, de celle qui se referme mal, qui ne guérit pas, celle du cœur.

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Les oulimots de Ssaara :

Ça y était !

Appel du bloc pour signaler que c’était à son tour de passer sous le sabre du roi en vert.

Désarmée et docile, elle se laissait livrer au champion qui allait lui rendre un aspect qui lui convienne et éradiquer le mal.

Elle sortirait, douloureuse, endormie et mais réparée , avec au sein une cicatrice qui finirait par devenir d’un doux rose, trace du combat de plus.

A la devise « ça passe ou ça casse », à ce jour elle était encore de celles qui poursuivaient la route.

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Les oulimots de Dick :

Un bouquet de roses et une bouteille de champagne qu’il sabre. Sous bien des aspects, cela pourrait apparaître comme les actes d’un champion de la galanterie. 

Ce n’est pas le cas ici.

Il s’est juste conduit comme le roi des cons en me cachant qu’il flirtait avec une autre et essaie maintenant de mettre du baume sur la cicatrice qu’il a faite à mon amour propre.

En vain. 

Ma colère ne désarme pas. Il peut se casser où il veut et aller retrouver sa pouffiasse si ça lui chante, il a perdu ma confiance et c’est sans appel. 

Je n’étais pas contre le fait qu’il s’amuse pourtant. Ni contre un éventuel trio. Mais monsieur n’a pas voulu jouer franc jeu et cela a causé sa perte.

Le blog de Dick  

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Il était resté le roi, le champion. Il n’avait ni cassé son sabre, ni abdiqué son orgueil. Quant à désarmer sa fureur, il n’en était pas question.   Au moindre appel, il se dressait avec l’aspect terrible que lui donnait la grande cicatrice rose qui couturait son visage, l’oeil restant exorbité et la bouche tordue de rage.

Parfois, il alignait les trophées gagnés au long de sa glorieuse carrière sportive, et d’un de ces larges mouvements de lame qui l’avaient rendu célèbre, il sabrait, blessait coupes et médailles, les réduisant au chaos qu’était devenue sa vie.

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Les oulimots de Caroline / petite plage 66 :

Il était une fois, dans un pays lointain et dans res temps reculés, un roi à l’aspect effrayant. Son corps n’était qu’une cicatrice. Son épouse, la reine Rose, n’avait jamais pu désarmer le bras de son champion. Il aimait se battre, ne résistait à l’appel d’aucun combat de sabre et était connu pour son habileté à casser ses adversaires. Elle, par contre, aimait soigner les hommes et les bêtes et pratiquait sans répit les travaux d’aiguilles. Malheureusement pour lui, elle n’était pas habile, d’où son aspect repoussant.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Il était le champion et ne s’était jamais laissé désarmer. Il faisait toujours attention de manier le sabre afin que l’aspect de la cicatrice ne soit pas sans appel, cela devait être parfait. Surtout ne pas casser cette petite rose qui, greffée, ferait de lui le roi de cette discipline.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

C’était au printemps, les cerisiers étaient en fleurs. J’avais fait appel à un champion du combat au sabre. 

Lorsqu’il vit que j’étais une femme, il ne voulut pas me donner de cours. Comme si j’étais une femme fragile et qu’il ne fallait pas qu’il me blesse, mais je voulais simplement apprendre à me défendre. Je finis par le convaincre. La lame de son sabre avait l’aspect brillant d’une arme plutôt bien affûtée alors que la mienne était quelconque.

Nous nous saluâmes et au premier coup, mon sabre se tordit. Je ne voulais pas le casser, mais je crois qu’il était légèrement fendu.

Au second coup, il voulut me désarmer, mais je réussis à parer son coup. Puis il reprit le dessus. C’est là qu’il alla un peu plus fort.  Au troisième coup, je sentis la vibration sur mon avant-bras et je lâchai mon arme.

Il tenait son sabre droit, la pointe sur ma gorge. Un filet de sang s’écoulait entre mes seins. J’avançais doucement vers lui. Ne sachant plus quoi faire, il baissa subitement son arme et la posa sur le tatami.

Il semblait vouloir continuer le combat à la main. Il agrippa mon kimono, me jeta au sol et m’immobilisa avec son bras. J’étais à sa merci et soudain, il prit une inspiration. Sans doute avait-il senti mon parfum à la rose.

Mon kimono était ouvert et je n’avais que mes sous-vêtements en dentelle. Je le regardais et le laissais glisser ses mains sur mon corps.

Mes mains baissèrent son kimono pour s’aventurer sur son dos qui portait une cicatrice géante. Le vestige d’un combat du passé. Nous nous embrassâmess et nos corps s’entrelacèrent. .

Il était devenu mon roi le temps d’un printemps et c’est le plus beau souvenir dont je me souviens.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Avez-vous connu la revue Les feuillets roses. L’effeuillée rose, une revue qui, faut-il le préciser, n’a aucun rapport avec la bibliothèque de même couleur ? L’arrêt de sa publication a laissé une cicatrice indélébile dans la littérature érotique. Ne devrions-nous lancer un appel pour chercher un héros, un champion capable de désarmer toutes les oppositions afin de faire revivre cette revue sous le même aspect, un repreneur tranchant comme un sabre, prêt à tout casser, en quelque sorte un roi !

Le blog d’un Joueur Parisien :

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Les oulimots de Youngmccaffrey :

Champion de l’aspect rose cassé façon cicatrice, le sabre désarme le roi à son appel. 

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Les oulimots de Lady Annia :

J’ai une cicatrice en forme de rose dans l’âme, depuis le jour où il est parti. Pour résoudre ce problème, je voudrais que ce soit aussi facile que de faire appel à un médecin et qu’il soit champion dans l’art de réparer des choses qu’il ne peut pas tenir entre ses mains.

Je pense plutôt avoir besoin d’un roi de cœur qui saura caresser mon être tout entier, sans jamais envisager de le casser ni de l’amoindrir pour son simple plaisir. 

Son aspect n’est pas important, tant qu’il aura un regard qui pourra me désarmer, même lors des jours gris, et qui préférera avoir un sabre plutôt qu’une épée en tant qu’arme de prédilection : j’aime les hommes surprenants.

Le blog de Lady Annia

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Les oulimots de Gérald :

Depuis peu, j’ai emménagé dans la ville rose. Et, désirant m’intégrer rapidement, j’ai décidé de m’inscrire dans un club d’escrime afin de me faire des connaissances ainsi que pour pratiquer l’épée et le sabre. Mes passions qui m’ont d’ailleurs laissé quelques belles cicatrices. 

Ma première rencontre fut face au champion local, surnommé le roi du fleuret.  Si mon but, n’était pas de le désarmer, j’en n’étais incapable, je voulais lui montrer que malgré mon aspect un peu lourdaud, je pouvais le tenir en échec en faisant appel à ma botte secrète et, ainsi, lui casser son ego.

Pas sûr qu’il devienne mon ami.

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Les oulimots d’Alexa D :

Incantation

La louve qui est en moi exalte l’aspect de chienne enragée.

Je fais appel au roi. Rose ou sabre la louve sait les casser,

Champion en la discipline tu en porteras la cicatrice.

Viens à moi en souverain, la louve sait te désarmer.

Les oulimots d’Ada :

Les oulimots d’Ada :

Oh Rose de ma cicatrice ! entends-tu l’ appel de ce champion de chagrin ?  sans toi, je ne suis plus rien, tel un guerrier désarmé, de pitoyable aspect, avec son sabre cassé, roi de malheur !

Le blog d’Ada

Oulimots 2022S01 : une contrainte en vie

Image Philippe Sauvaget /Flickr

Mots contraints : bonheur, sept, vie, ici, dehors, minuit,  caillou,  esprit,  bouger

Les oulimots d’Elisa Stark 

Le bonheur ne serait-il pas comme pour les chats, d’avoir sept vies ? Ici, la sienne est plus qu’heureuse, il vit dehors, se promenant à minuit tout seul, tranquille. Marquant son territoire à chaque caillou sur lequel il s’est frotté. Dans son esprit ici c’est chez lui. Il sait se faire respecter sur bout de rue qui lui appartient, restant parfois un long moment sans bouger à l’affût d’un autre chat qui voudrait empiéter sur son chez lui qu’il défend de ces griffes. Cette vie est ponctuée de câlins, de ronrons et de caresses. D’une gamelle toujours pleine et de quelques friandises données quand il a été sage. Une vraie vie de patachon. Moi, vouloir être chat…

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Les oulimots de Lady Annia :

Je croyais être comme les chats et avoir sept vies, mais quand je sors dehors la nuit après minuit et fais bouger mon corps au rythme des beaux sons, je comprends plus que jamais que tout ce qui m’appartient est ici et maintenant.

Je n’ai pas peur de bouger le caillou qui bloque la route jusqu’à mon bonheur et qui permettra à mon corps, ainsi qu’à mon esprit, de profiter plus que jamais de la vie qui s’offre devant moi.

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

J’avais rendez-vous rue des sept petits bonheurs
A l’horloge du quartier, minuit sonne. C’est l’heure
Où la vie ralentit, sous la couette blottie.
Dans le nuit déchirée du hou hou d’un hibou.
Fantôme plein d’esprit, il apeure la nuit
Figée, subjuguée, sans plus bouger qu’un caillou
Seule, dehors à minuit, je refoule la peur
Car je suis, ici, rue des sept petits bonheurs

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Vous dirais-je le bonheur à me retrouver en ce début d’année à tenter de répondre à cette nouvelle contrainte quelque sept ans après mon premier texte ainsi contraint. Non j’exagère, ce n’est pas si vieux mais je n’avais rien trouvé d’autre sauf à vous aligner les sept péchés capitaux, orgueil, avarice, luxure, envie, gourmandise, colère, paresse. Mais, me direz-vous à juste titre, à vouloir aligner sept péchés j’aurais pu au moins créer une liste de sept péchés capiteux, leur redonner une nouvelle vie hic et nunc, ici et maintenant. En dehors de cela je n’ai aucune autre inspiration et il est tard, déjà minuit, il est temps que j’envoie mon billet Je pourrais encore meubler avec la liste des mots se terminant en ou et dont le pluriel est en x, bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, liste de sept mots avez-vous remarqué, mais hélas un petit huitième a fait son apparition, ripou. Tout cela, vous en conviendrez manque d’esprit mais il est temps pour moi de bouger et d’envoyer cela.

Mais promis, je ferai mieux la prochaine fois et fournirai bientôt une liste des sept péchés capiteux !

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Les oulimots d’Ada :

« Bonheur-sept », c’est un nom de boisson, elle ressemble un peu à l’eau-de-vie, mais  on ne la connaît pas beaucoup ici ; quelqu’un en avait apporté pour le réveillon du 31, nous fûmes invités à la boire dehors sur la terrasse, bien sûr juste à minuit ; c’était très bon, mais, petit caillou dans la chaussure, elle nous embrouillait un peu l’esprit,  il nous a fallu attendre un bon moment pour que le sol cesse de bouger ; bonne année quand même, et on a resservi. 

Le blog d’Ada

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Les oulimots de Dick :

Et si ma première résolution de l’année était de me bouger ? Je garde à l’esprit, comme un caillou dans ma chaussure, que veiller bien après minuit, dormir la journée et ne mettre le nez dehors que quand le soir tombe n’est pas spécialement productif.

Alors, et je l’écris ici, 2022 sera l’année du début d’une nouvelle vie. Car je n’en ai pas sept, comme les chats, et, si le bonheur existe, il ne se trouve pas au fond d’une bouteille dans un club, si huppé fût-il.

Le blog de Dick

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Les oulimots de Ssaara :

Le bonheur ça n’est plus pour moi, en tout cas plus ici et maintenant se disait elle depuis longtemps, plus dans cette méchante vie . 

Elle se sentait comme Cendrillon après les 12 coups de minuit, sa jolie robe transformée en truc informe, et ses bijoux en simples cailloux grisâtres plombant vilainement ses mains aux ongles écaillés .

Dehors la pluie tombait de manière incessante depuis au moins sept jours, son esprit était comme une éponge ramollie et elle ne trouvait même plus l’énergie de bouger jusqu’à son frigo pour en extraire quelque aberration nutritionnelle culpabilisante.

Et cet homme charmant qui lui écrivait depuis quelques jours sur l’application LoveYoungSenior lui avait dit qu’il adorait son sourire et qu’il aimerait beaucoup pouvoir avoir avec elle, si elle y consentait, un échange vidéo !

Elle se rua dans la salle de bains après lui avoir répondu qu’elle en serait enchantée mais qu’elle ne serait chez elle que d’ici une ou deux heures, il allait falloir au moins ça !

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Les oulimots de Caroline/petiteplage66 :

Il était minuit passé. Dehors la neige fraîche avait tout recouvert, même les cailloux arrondis et les petits arbustes du jardin japonais. Elle ne pouvait pas bouger. Elle n’en avait d’ailleurs pas envie. Car même si son esprit vagabondait et lui permettait d’imaginer une vie meilleure, à sept lieux d’ici, elle sentait que son bonheur se trouvait à ses pieds.

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Les oulimots de Gérald :

Mon amie qui vit à la montagne connaît ma passion pour le loup. Aussi, pour me faire plaisir, elle m’a proposé d’aller dormir dans un refuge afin d’aller les observer.

A minuit, nous sommes sortis dehors pour trouver un endroit propice pour les voir. Ici, ça me paraît bien, m’a-t-elle dit. Je ne pensais pas qu’il serait possible de les apercevoir et pourtant, sans doute par l’opération du saint esprit, après une heure d’attente,nous avons entendu un caillou rouler pas loin de nous, signe qu’ils devaient être proche. Et soudain, la meute est apparue, il y en avait sept. Le bonheur, nous n’osions plus bouger. Seul avec elle dans la montagne à observer les loups. La vie rêvée.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Cela fait sept ans que je vis seul ici, car elle a disparu depuis deux ans.

Ma vie solitaire est un enfer. Je vois son ombre partout. Je sens son parfum sur mes draps. Le bonheur m’a quitté. Je me suis isolé à la montagne. 

Ce soir, il fait très froid, mais je dois aller dehors. Il est minuit et je marche jusqu’au lac. Il y a ce caillou de granit rose qui est différent des autres, car l’esprit de ma femme le fait bouger.

Il lévite à deux mètres de haut. Je sais qu’elle est là, car je sens son parfum. Je ne comprends pas ce qu’elle veut me dire, mais je sais que d’être là me fait du bien.

Tout mon corps se sent bien. Je revis durant quelques heures avant de redevenir l’homme triste et fragile que je suis habituellement.

Et si elle voulait que je sois heureux ?

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Les oulimots d’Alexa D :

J’étais passée du bonheur à une profonde tristesse, avec pour lieu commun un aéroport. La vie semble si différente selon que vous attendez un vol ou une personne.  J’étais présente dans le hall des arrivées il y a sept jours et bien trop euphorique pour être assise. J’observais mes semblables qui attendaient aussi ; certains immobiles, d’autres ne pouvant s’empêcher de bouger. Une jeune femme se leva et se précipita vers l’un des premiers passagers à débarquer, une larme coula le long de ma joue. Je jetais un œil à la baie vitrée pour me détourner lâchement de mes émotions, dehors les agents de piste et de sécurité paraissaient si petits à côté des avions. Qu’il soit midi ou minuit c’est la même effervescence, votre esprit perd la notion du temps. Chaque passager qui arrivait faisait exploser mon cœur, je l’attendais ma passagère à moi, je l’attendais depuis cinq ans. Je refusais de penser qu’une semaine plus tard je devrais revenir ici avec elle et sa valise, et quitter l’aéroport seule, noyant mon visage de tristesse. C’est ce qu’il se passe lorsque votre cœur est tout sauf un caillou.