2K20S39 : le goût de la contrainte

Photographie : Miranda Lehman

Mots contraints : Désir, soif, appétit, envie, convoitise, appétence, avidité, souhait, goût

Les oulimots d’un joueur Parisien :

Je voudrais par ces mots vous dire mon désir

Et vous le dévoiler, ainsi tout à loisir,

Évoquer avec vous tous mes jeux de plaisir.

Pour étancher ma soif,

De votre con j’ai soif,

Impérieuse soif.

Vous êtes la source de toutes convoitises,

Ne pouvoir vous le dire est une vraie hantise,

Mais pour cela mes vers manquent là d’expertise.

De vous j’ai grande envie,

De vous prendre à l’envi,

Vous baiser d’un lent vit.

Et, pour parler crûment, j’ai si grand appétit,

De vous dévorer nue, tel un furieux yéti,

À toutes vos folies, je suis assujetti,

De vous j’ai appétence,

Le dis avec constance

Et parfois insistance.

Je veux vous posséder avec avidité

Je vous le déclare sans ambiguïté

Je voudrais vous baiser à perpétuité.

Vous êtes à mon goût

Faut-il plus de bagout

Offrant un avant-goût.

Jouir de vos folies reste mon seul souhait,

De vous tout explorant jusqu’aux coups de fouet

Et de vos fantasmes, être votre jouet,

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Starkette :

Même dans ses désirs les plus fous, elle ne le pensait pas. Qu’elle aurait un jour de telles envies et qu’elle les réaliserait pleinement. Mais elle avait enfin rencontré celui qui lui permettrait de s’exprimer dans son art de vivre. Comme tous les soirs, elle l’observait avec convoitise dans cette position qu’il avait prise devant elle. Il était beau ainsi à genoux, droit comme un i, les paumes des mains levées vers le ciel. Elle savait qu’elle avait réussi avec lui. Son appétence pour le posséder augmentait en même temps que son appétit de domination. Elle avait soif d’apprendre et découvrir cette partie d’elle, qu’elle avait laissée en sommeil depuis tant d’année. Elle avait gravi avec une certaine avidité les échelons pour obtenir du galon et devenir une Maîtresse reconnue et respectée. Son souhait de vivre pleinement sa relation avec son soumis s’était réalisée et, à force de le façonner à son idéal. Il avait développé des capacités d’adaptation aux désirs de sa dominante qui allaient au delà des espérances de cette dernière. Il arrivait à satisfaire ses goûts avant même qu’elle ne les exprime. Ils étaient en phase, connectés par ce lien puissant qui peut exister entre une Dominante et son soumis. 

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Les oulimots de Fran :

— La soirée est-elle à votre goût ?

Il tourna la tête, curieux. La femme qui lui avait lancé cette question le regardait avec convoitise. Allait-elle jeter son dévolu sur lui ? C’était son souhait le plus cher d’être pris en main dans ce lieu qu’il avait eu soif de connaître mais où il n’avait pas encore trouvé sa place.

— Oui et non Madame.

— Expliquez-vous.

— Je suis venu ici parce qu’on me l’a recommandé. Mais seul. J’ai bien observé mais il me manque quelque chose 

— Votre souhait à présent est de jouer ? Je vais voir ce que je peux faire pour vous. Mais parlez moi d’abord de vos compétences et de vos appétences. Je veux tout savoir de vous

Il lui fit part de son désir d’être pris. Par une femme. De son propre aveu il était très anal et cherchait une partenaire qui accepte de le remplir. Pendant qu’il se livrait, elle le regardait avec une avidité croissante

— Et si je vous fistais ? D’après ce que vous venez de me dire, c’est quelque chose qui devrait vous plaire. Mais cela n’a rien d’anodin comme pratique et, même si je on me dit experte en la matière, il faut vraiment que vous en ayez envie pour que cela fonctionne.

— Ce serait un bonheur Madame. 

Il jubilait intérieurement Il n’avait jamais osé imaginer que l’on lui propose cela un jour. 

— Alors suivez-moi. Et prenez mon sac à malices. 

Et elle prit l’escalier qui les menait aux coins câlins. Il était encore trop novice pour être donné directement en pâture au public. 

Une fois arrivés, elle le fit déshabiller. Une fois nu elle lui ordonna de se mettre à quatre pattes, les fesses relevées, offertes. Elle se mit derrière elle et passa un gant avant de l’oindre de lubrifiant. La sensation de frais le fit frissonner.

Elle commença par un doigt. Vite rejoint par un deuxième. Le troisième ne tarda pas et bientôt il ne manqua que le pouce. Elle le travaillait avec douceur. 

— Vous ne m’aviez pas menti sur votre « souplesse ». Votre cul a vraiment un gros appétit et je pense que le moment ne va pas tarder où j’aurai ma main en vous.

puis elle se tut, attentive à ses réactions. Il soufflait, grognait, se tendait vers elle. Il sentit soudain une poussée un peu plus franche de sa part et essaya de se détendre du mieux qu’il pouvait. Il se sentait s’ouvrir comme jamais tandis que la dextre de la femme se frayait un chemin dans ses profondeurs. Et puis elle s’immobilisa. Il retenait son souffle. Y était-elle parvenue. Il n’osait le lui demander. 

— Mon cher, je me suis enfoncée jusqu’au milieu de l’avant-bras. Vous me sentez bien ? 

— Oui Madame. Merci Madame. 

Il en avait les larmes aux yeux. Sa dernière barrière venait de céder. Il ne s’était jamais senti aussi mâle. 

Le blog de Fran

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Les oulimots de Jeanne_ecrivant

Il faut que je le confesse, ma soif de vivre vraiment et d’être heureuse m’a donnée un appétit sans borne pour le plaisir.

Et c’est ainsi que je regarde avec convoitise certains représentants de la gent masculine. Mon goût pour les beaux mots me fait loucher avec avidité sur ceux qui, en quelques phrases, attise l’envie. Je me découvre une appétence à la luxure et je compte bien en profiter car mon souhait est de toujours laisser l’amour sexponentialiser. Alors place au désir et jouissons !

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Les oulimots de Pidgy :

La Nymphe aux Mannes… 

Soif !

Il est allongé sur le ventre avec juste une envie de calme et de repos mais accompagnée désormais d’une soif inextinguible. Elle l’a littéralement vidé. Au propre comme au figuré. Une vraie tornade, une furie avec un appétit sans bornes, une appétence à la jouissance qui confine à la cruauté tant le désir semble sans limite.

Tout ce qu’elle a voulu avec avidité, elle l’a obtenu avec une facilité déconcertante, telle une enchanteresse d’une vieille légende 

Son souhait de trouver une experte aux jeux de l’amour a été exaucé au delà de tout ce qu’il avait imaginé dans ses rêves pornographiques les plus fous. L’imagination est parfois bien en deçà de la réalité. 

À boire, à manger, du repos, c’est tout ce qu’il aspire à avoir pour le moment. Le goût du sexe lui a passé pour un moment. En y réfléchissant, il espère qu’il pourra encore retrouver les ardeurs qui vantent plus ses mérites que tous ces récits qui souvent enjolivent la réalité. 

Un peu de calme et il lui montrera de quel bois il est fait. Elle va comprendre qui est le Maître des sens. Oui. 

Mais elle me regarde avec convoitise. Elle est insatiable ! Elle se lève et se rapproche, un sourire aux lèvres. Ses yeux me disent ce qu’elle va me faire subir. Sa bouche s’entrouvre en me montrant ses jolies dents et sa langue perverse. 

Elle va m’achever. 

Je vais mourir de plaisir. 

Pour de bon !

Au secours !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

Un frémissement de ta part, penché sur ta poitrine
j’écoute ton désir germer en toi
J’aime en cet instant ta convoitise à peine dissimulée

J’ai soif de ton odeur musquée
mes lèvres gravent sur ta peau au goût de pêche
des mots emplis de lumière et de tendresse

Mes mains courent sur tes courbes comme nouvellement créées
mes doigts dessinent des sentes inexplorées
ton corps frissonne exprimant le souhait d’aller plus loin

Soudain nos lèvres s’attirent avec avidité
appétit de deux corps séparés trop longtemps
te sentir jouir à l’infini, telle est mon envie

Pénétrer ta cavité pour te rejoindre
une boule de feu au fond de la gorge sèche,
le souffle haletant nous sommes ensemble

Nos corps restent mêlés
fatigués de s’être trop aimés,
sans volonté de se quitter

Et moi qui pensait n’avoir
aucune appétence
pour les rendez-vous de l’après-midi.

2K20S38 : une contrainte pas si désagréable que ça

Mots contraints : Amer, aigre, acerbe, désagréable, acrimonieux, âpre, acide, piquant, acariâtre.

Les oulimots de Fran :

Le combat était âpre. Plus je tuais de zombies et plus il en revenait. La situation virait à l’aigre et j’allais sans doute me faire bouffer, par une de ces créatures. La perspective de perdre ma partie me rendait amer. 

Et puis soudain je perdis les pédales. Le chef de ces monstres avait pris le visage d’une de mes tantes parmi les plus acariâtres et me disait sur un ton acerbe que vu mon niveau je ne méritais pas de vivre plus longtemps. Ça devenait carrément flippant, j’allais y passer, d’autant plus qu’ils commençaient à sortir de l’écran pour envahir la pièce.

Je ne dus mon salut qu’à ma copine qui débrancha la console avant de me dire avec acrimonie que c’était la dernière fois que je prenais un acide pour donner du piquant à ma partie de Résident Evil.

Elle avait un peu ruiné mon plaisir mais je ne pouvais pas lui donner tort. J’avais dépassé les limites là.

Il était temps d’aller me coucher et chiller.

Le blog de Fran

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Les oulimots de Starkette :

Quand la cuisinière rentrait des courses, c’étaient toujours les mêmes remarques acerbes entre les différents aliments présents dans la cuisine. Ils ne savaient pas à quelle sauce ils allaient être mangés et la bonne ambiance qu’il y avait d’habitude entre eux dégénérait en un sentiment acrimonieux. Certains mets en devenaient acariâtres tellement la peur d’être cuisinés les paralysait. La cuisinière commença à faire le récapitulatif à voix haute des recettes à élaborer cette semaine, un coq au vin, des orangettes, un gâteau au yaourt parfumé au citron. Tous les aliments étaient concentrés pendant son monologue, ils se regardaient en chien de faïence, en espérant ne pas être l’élu d’une des recette de la semaine. Lorsque la cuisinière quitta la pièce le Conseil de Boustifaille dut se réunir en urgence pour contrecarrer les préparations prévues aux différents menus. Les débats furent animés et le plan d’attaque communiqué à tous les aliments de la cuisine. Le vin devait devenir âpre, l’amer des écorces d’orange devait être désagréable, le yaourt, pour ne pas être utilisé, serait aigre, le citron encore plus acide que d’habitude, enfin le paprika encore plus piquant. Les aliments concernés se réunirent et se demandèrent ce qu’il allait advenir d’eux s’ils n’étaient pas utilisés dans les recettes, malheureusement personne n’en eut la réponse…

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Au bord de la mer, il rame amer sans fin vers un aigre aigrefin croate il dit des mots acerbes au croate en serbo-croate, désagréable décors, des agrès à bleu décors, dorés d’épis, quand ils sont piquant ils sont d’une âpre beauté offerte à preux chevalier. Assis deux par deux, des hommes boivent d’acides jus de fruits de dépit quand il leur annonce l’absence de boisson au goût piquant, qu’ils accueillent à cris odieux et acrimonieux, l’un rendu acariâtre par ses tracas rit à treuiller, sans le réveiller, un mort.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de P_apanoel :

« As-tu bientôt fini de te chamailler à qui-mieux-mieux avec le serveur ? » dit-elle d’un ton désagréable.

Ces propos acrimonieux étaient devenus une constante dans leur quotidien.

Lui, épris de perfection, de la justesse du monde dans chacun de ses composants, ne pouvait pas laisser passer l’utilisation dans son plat de sauce worcester quand le menu indiquait une sauce aigre-douce, ne pouvait pas manquer de débuter d’âpres hostilités quand à la place des câpres attendus avec la raie au beurre noir, il voyait nager dans l’assiette d’improbables amers dont l’absence de queue traduisait l’origine de contrebande.

Ah, la situation ne manquait pas de piquant, il avait été séduit au début par la régularité métronomique de ses habitudes, de l’équilibre de ses tenues, à la structure affirmée, quasi militaire, de chaque détail de sa mise, par la rigueur de ses raisonnements et la mesure de ses propos.

Depuis peu, tout avait changé, ses remarques acides composaient la base de tous leurs échanges, sa garde-robe débordait désormais de pièces improbables, aux couleurs criardes, comme des uniformes qui auraient été dessinés par un créateur de mode acerbe.

Mais tout ça allait changer, et pas plus tard que dans pas longtemps, cette pensée amena d’ailleurs un sourire sur son visage.

Sous couvert de se prendre de bec avec le serveur, il avait distrait l’attention de sa compagne au verbe haut, et contemplait du coin de l’oeil les dernières bulles qui disparaissaient à la surface du café dans la tasse prés de la main, elle allait le boire après sa tirade acariâtre, il allait payer, l’allonger quand elle se sentirait vaciller sur ses jambes, et il irait retrouver Pedro qui avait fini son service par un dernier coup d’éclat et à eux les perspectives infinies des vignes symétriques, depuis leur Matra Simca Bagherra à moteur central.

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Les oulimots d’Alexandre :

Mais quel caractère ! Tu es né de travers ou quoi ?

Tu as toujours envers moi un mot désagréable, jamais un compliment !

Au contraire dès le matin, tu déverses ton fiel, une remarque acide par-ci, une pique par-là, le plus souvent aigre-douce et parfois pire.

Bon sang, tu ne peux pas me faire un sourire un jour ! Non chez toi c’est mission impossible. A t’entendre, seuls les acariâtres ont le droit de parole.

Vraiment avais-tu besoin de prendre un ton acrimonieux quand ce pauvre employé de gaz est venu d’annoncer qu’il y aurait une coupure d’un quart d’heure ? Il ne faisait que son travail, il était inutile
de pester contre lui de manière acerbe . Heureusement qu’il n’a pas voulu se venger en nous coupant le compteur, ce n’aurait pas manqué de piquant.

A croire que tu en veux à la terre entière !

Je ne sais pas ce qui te rend si amer mais franchement tout le monde est aux petits soins avec toi.
Tu sais, quand je t’aurais quitté, tu comprendras peut-être que la vie d’antan n’était pas aussi âpre que tu le proclamais.

2K20S37 : une contrainte en fusion

Mots contraints : Pyromane, chic, chou, train, calendrier, pelle, miel, mélange, fusion

Les oulimots de P_papanoel :

« Ah, vraiment, une idée aussi minable, c’est très chic ! » se disait-il, en repensant à cette femme de feu qui l’avait enflammé au déjeuner, telle une pyromane sans vergogne, ou plutôt une pyro-woman. Cette formulation qui s’était imposée dans son cerveau l’avait consterné. 

Il avait l’excuse, pour se pardonner ses jeux de mots franchement hasardeux, d’avoir laissé vagabonder son esprit alors qu’il glissait avec frénésie sa main sur le manche de sa guitare, tout à son exercice de jazz-fusion.

Cette pièce qu’il tentait d’amadouer depuis quelques semaines, sans trop y parvenir, le train d’enfer de ce morceau ardu, le mélange inhabituel des harmonies enrichies et complexes le faisait souvent trébucher dans les choux, au point qu’il perdait le fil, à force de produire des fausses notes à la pelle.

Le fil de ses pensées en revanche, était droit.

Il n’arrivait pas à oublier cette conversation où il buvait le miel de ses paroles, tout en l’admirant, de corps et d’esprit.

Leurs échanges portaient son imagination bien plus que tous les solos possibles et imaginables que ce morceau de musique semblait promettre.

Le mieux était certainement de prendre une décision radicale, d’abandonner cette pratique musicale laborieuse, et de prendre le calendrier, d’y remplacer avec le sourire toutes les dates des cours et des répétitions par une suite de rencontres en duo avec elle pour improviser sur son corps des suites échevelées, des symphonies extatiques, toute une musique de chambre à enflammer les sens.

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Elle est ma seule idée, j’en deviens monomane

Elle m’a enflammé, de mon cœur pyromane.

Dit en alexandrins, c’est, sans doute, plus chic,

Et incontestablement, elle a beaucoup de chic.

Elle est toujours racée, vous offrant un cachou,

Ou sur un banc en bois, mangeant la soupe au chou.

Pour s’envoyer en l’air, elle est pleine d’entrain,

Et toujours partante pour grimper dans le train, 

Retrouver son amant, au mois de février

Ou bien quelque autre jour vu au calendrier.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Et je n’ai qu’une envie lui rouler une pelle.

Et la faire grimper droit au septième ciel, 

En ayant dégusté son plaisir gout de miel.

Rêvant de partager avec elle belle ange

Nos désirs les plus fous en un divin mélange,

Sensuel et charnel menant à l’explosion, 

Nos deux corps et esprits en totale fusion.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Starkette :

Il avait trouvé ça très chic, quand elle lui avait dit qu’il était le pyromane de ses émotions. Il avait par ses mots su raviver la flamme en elle. Ils étaient tellement choux dans leurs échanges qu’ils s’envoyaient des messages à la pelle. Entre les écrits et leurs messages téléphoniques, les relations s’étaient renforcées. Les mots entre eux, coulaient doux comme du miel. Ils n’attendaient qu’une chose, c’est qu’un train les rapproche et que puissent enfin s’exprimer leurs corps. Tout avait été fixé grâce à un calendrier précis et l’idée de fusion entre eux ne faisait qu’augmenter de jour en jour. Tout paraissait si simple comme si tout coulait de source dans tout ce qu’ils partageaient. Ils avaient pour l’instant réussi le fameux mélange entre désir et envie. Ils se disaient que seule les montagnes ne se rencontrent pas, ils n’en étaient pas. Ils savaient que leurs destins étaient peut-être en train de se lier. 

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Les oulimots de Fran :

Plus qu’un bourreau des cœurs, c’est un pyromane des âmes. Car il a le chic pour les embraser : yeux de velours, paroles de miel, et surtout cette désinvolture qu’il affiche. Il semble ne se prendre le chou pour rien et ça fascine la gent féminine. Alors il ramasse les filles à la pelle, flirte, et, quand l’une d’elle lui plaît un peu plus que les autres, se mélange à elle. Mais de cette fusion des corps n’est jamais née la moindre envie d’installation. Il tient bien trop à son indépendance et le jour où on lui passera la corde au cou n’est pas encore inscrit au calendrier. Il a toutefois le mérite de ne pas le cacher et elles ne lui ont à ce jour jamais tenu rigueur de ses papillonnages. 

Mais rien n’est immuable. 

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Alexandre :

N’est-ce pas jouer au pyromane que de laisser un ado attardé se prendre pour le sauveur du monde ?
Je me posais la question en écoutant mon neveu énoncer un savant mélange : « 100 g de bicarbonate de soude, un quart de litre de vinaigre blanc, du gros sel, je t’assure Tonton, avec cela tu débouches une canalisation. »

A l’écouter tenter de partager son enthousiasme pour les produits naturels, je me disais que c’était devenu du dernier chic que de les utiliser pour l’entretien de la maison comme pour retrouver une nouvelle jeunesse. D’ailleurs, j’ai lu récemment qu’un masque au miel non seulement nettoie la peau mais c’est aussi un excellent hydratant !

Il faut le reconnaître. Avant on courait après le train du bonheur en achetant les produits ménagers qui lavaient plus blanc que blanc ou du dentifrice au fluor vitaminé qui protégeait des caries. On pouvait alors, bardé de certitudes, se goinfrer de choux à la crème, tant pis si la nappe était tâchée ou si du sucre se glissait entre nos dents.

Aujourd’hui, les plus éclairés d’entre nous fabriquent leur propre lessive à base de savon de Marseille ou en utilisant les cendres d’un feu de bois ramassées avec une pelle, certains même avec des feuilles de lierre ! Mieux je connais des individus qui ne se lavent plus les cheveux se contentant de se les brosser pour les garder -presque propres – C’est autant d’eau non polluée pour la planète ! Je savais déjà qu’il fallait surveiller le calendrier de la lune pour se faire couper les cheveux, mais ne plus se les laver… ça, j’avoue que je n’y avais pas songé.

« Tonton, au fait tu as vu mes nouvelles baskets « Fusion »en cuir. Trop bien, je les ai eues à moitié prix : 525 euro au lieu de 1250 euro »

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, cinq cent balles pour une paire de pompes, décidément la société de consommation n’est pas morte !

2K20S36 : la rentrée de la contrainte

Paul Signac Concarneau. Rentrée des chaloupes. Opus 222.

Mots contraints : Automne, Rentrée, Musique, Plume, Lac, Médaille, Jouet, Cactus, Crayon

Les oulimots de Starkette :

L’automne arrivait, comme tous les ans au même moment, à la rentrée. Elle s’en rappelait, elle se souvenait de cette époque où elle écrivait à la plume et avec la modernité le crayon l’avait remplacé. Elle touchait sa médaille, pensive, assise au bord du lac, elle ravivait ses souvenirs. Le temps où elle était jeune et qu’une de ses seule préoccupation était de ranger ses jouets. Maintenant seule et vieille, sa seule distraction était d’arroser son cactus.

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Les oulimots de Fran :

Il est à l’automne de sa vie. Alors je sais qu’il faut plus que lui tailler une plume pour faire raidir son crayon. Qu’à cela ne tienne, je sais qu’il connaît la musique pour ce qui est des caresses et je rêve d’avoir à nouveau son visage entre mes cuisses. D’autant plus qu’il a laissé pousser sur ses joues un beau pelage qui me fait craquer. Mais je sais que toute médaille a son revers : une barbe bien taillée peut être agréable à toucher de la main mais se montrer aussi piquante qu’un cactus sur l’intérieur des cuisses. Alors je le laisserai peut-être plutôt me pénétrer avec le gros jouet qui transforme mon lit en lac chaque fois que je m’en sers. Et quand je serai bien ouverte je lui demanderai de glisser son poing en moi. Je le lui ai déjà fait, normal qu’il me rende la pareille. Et, une fois que sa main sera rentrée, nous serons sur un pied d’égalité. Bonne idée : je la note pour notre prochaine rencontre.

Le blog de Fran

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Les oulimots d’Eliette :

Ce matin,  café à 8h en terrasse dans ma charmante petite ville,  déserte à cette heure.  Soleil très timide,  bleu du ciel, cashmere de fin d’été.  Avant goût de l’automne,  mes copines profs font leur rentrée et appréhendent le masque…la plume n’étant plus d’actualité…

Armée de mon crayon pour seul outil de travail, je relis les thèmes de la matinée…

Le serveur met de la musique…Amy is back to black…dans la vie il y a des cactus dans les sacs à dos de certains. 

Positivons…mon charcutier vient de recevoir la Médaille d’argent de la rillette….Gloria in excelsis deo…

Sur la place reste une Bugatti ancienne…merveilleux jouet d’un vieil Anglais …

Entre 2 consultations je relirai une planche sur les lacs d’amour…rien à voir avec le bondage apparemment…mais après tout, peut-être faut il creuser, extrapoler. Histoires d’Amour,  de toutes façons. 

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

L’automne arrive, mais l’auto ne démarre pas, et si la rentrée approche, le hareng très salé reste en rangs très serrés dans la boutique, où à l’inverse des jouets, la joue et la queue de bœuf ne se vendent pas. Plus me tente le gibier à plume dit l’homme à la médaille, mais d’ail n’achète pas plus, il cherche un crayon et une craie ionienne. La musique m’use, hic ! ajoute-t-il dans un hoquet, à la radio ne m’intéresse qu’actus, et vie des cactus. Il achète des lacets et part au lac.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Patrice Saucier :

Déjà septembre, mais l’automne se fait attendre. Les enfants ont connu une bonne rentrée. Ils sont à l’école et étudient fort pour devenir des personnes honorables ou un brin rebelle. Dehors, c’est encore la canicule qui règne, ce qui n’est pas normal. Verra-t-on pousser des cactus dans les paysages québécois ? 

Au loin, j’aperçois mon ami Blaise qui manie fort bien le crayon et qui crée des esquisses magnifiques des paysages nous environnant. Il ne recevra sans doute jamais de médailles pour son art, mais des compliments, on lui envoie des tas. C’est de la musique à ses oreilles, mais pas assez pour gagner son pain.

Voilà pourquoi je l’engage comme jardinier. Il travaille tous les matins à désherber ma rocaille et mes pots de fleurs au bord du lac. Aujourd’hui, il me montre son nouveau jouet : une tondeuse tracteur de couleur orange. Je ne prête pas attention à son discours. Sur le sol, il y a une plume de canard. Elle est magnifique mais j’attends que Blaise termine pour la ramasser. Autrement, ce ne serait pas poli.

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Les oulimots d’Alexandre :

Entends-tu la petite musique de la rentrée ? Les vacances terminées, vite, vite il faut consommer.
A chaque nouvel automne, c’est la même chanson : renouvelez votre garde-robe, jetez vos vieux crayons et offrez-vous un superbe stylo-plume serti d’or, courez acheter des bouteilles de vins exhibant la médaille d’or obtenue à la Foire de Paris ou ailleurs. N’oubliez pas : Noël arrive vite, pensez à retenir en avant-première le dernier jeu vidéo tant attendu par votre neveu et le catalogue de jouets pointe déjà son nez chez l’imprimeur.

Qu’il est loin le temps où vous admiriez le bleu étincelant d’un lac de montagne. Décidément, dans le monde d’après, la rentrée a un gout de déjà-vu.

Allez buvons un verre de mezcal ! Cet alcool extrait de cactus nous aidera à oublier qu’il était doux d’être en congés.