Oulimots 2022S21 : la promesse d’une contrainte

Mots contraints : Promesse, dernier, fascination, voie,  silence, corde, vivant, déranger, danse. 

Les oulimots de Ssaara :

Depuis l’accident qui avait le mois dernier coûté la vie à son frère, il avait fait à la femme qui partageait son existence la promesse de ne plus jamais pratiquer en solo l’escalade à mains nues.

Fallait il qu’il l’aime Anaïs pour renoncer à la fascination de tracer dans le silence de la montagne la voie parfaite, pour ne plus inventer cette danse unique entre lui et les aspérités de la pierre, à la seule musique du sac à pof qui bat la paroi et du glissement de ses fins chaussons. 

Mais le seul choix qui lui avait semblé possible pour ne pas déranger la belle vie qu’ils se construisaient jour après jour avait été de lui promettre qu’il allait rester vivant, et désormais lier ses ascensions à des partenaires et à une corde et des mousquetons.

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Les oulimots de Dick :

Je lui en ai fait la promesse : cet écart sera le dernier malgré la fascination que je peux avoir pour la gent masculine. J’ai choisi la voie de la sagesse et décidé de réduire au silence mes plus basses pulsions. 

Rassuré quant à mes intentions, il a accepté que je lui passe la corde au cou, vivant là, sans le savoir, ses dernières heures de tranquillité parce que je ne vais pas me gêner pour le déranger à toute heure du jour et de la nuit pour une danse à l’horizontale. 

Il a voulu l’exclusivité et il va devoir l’assumer. 

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Du sabot, elle raclait la terre, puis se mettait à gronder de la tête et à cabrer. Sa cavalière sur la piste dans sa tenue blanche entamait alors une danse en tenant la corde qui la reliait à sa jument. Jean se tenait dans l’entrebâillement du manège. Il regardait en silence et avec fascination ce dernier spectacle préparé par Magali. Il ne se sentait jamais aussi vivant que quand ils les observaient ainsi à la dérobée, si complices, femme et jument. Pour rien au monde il n’aurait voulu les déranger. 

La jument arabe obéissait au moindre regard de Magali et celle-ci semblait vibrer de tous ses muscles quand la jument effectuait une acrobatie. Elle se fit la promesse de garder sa jument toujours près d’elle, même quand elle serait rétrogradée. Même Jean n’aurait peut-être pas droit à un tel traitement de faveur !

Le blog de Carole Bessiere 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cette promesse de ne pas dévoiler mon nouveau hobby ne va pas pouvoir être tenue. Pas question que cette passion ne reste qu’une fascination. Je suis sur la bonne voie pour rompre le silence et affirmer à tous ce que j’aime faire. Je joue avec des cordes sur des êtres vivants, j’espère que cette révélation ne va pas vous déranger. Avec certains j’aime mener cette danse là.

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Les oulimots de Lady Annia :

Depuis toute petite, j’éprouve une totale fascination pour la danse. J’ai toujours su au fond de moi que c’était ma voie et malgré les années passées à essayer de me raisonner, je n’ai jamais pu passer outre : j’en ai besoin pour me sentir vivante !

Je m’étais fait la promesse de ne pas laisser cette passion prendre le dessus sur ma vie de couple avec Leo. Malheureusement, à trop tirer sur la corde, elle fini toujours par casser. Ce jour-là, j’ai dû le déranger tandis qu’il lisait un livre en silence, pour lui dire que je devais partir pour Vienne vivre mon rêve.

Il était dévasté bien sûr, mais après avoir échangé notre dernier baiser, nous nous sommes promis que notre amour résisterait à la distance.

Le blog de Lady Annia 

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Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Je l’avais observé en silence, caché dans un repli de mur de ce palais oriental.

Elle avait saisi une corde et commencé une danse lancinante qui avait tout de suite exercé en moi une fascination galopante.

Pour ne pas la déranger, j’avais cessé de respirer ouvrant la voie à ce spectacle vivant….

Serait-il le dernier chemin avant la promesse d’une rencontre ?

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Je m’étais fait la promesse de ne plus retourner dans ce club pour le revoir. Ses yeux mystérieux me fixent encore. J’ai une sorte de fascination pour lui. Il s’approche et m’offre sa main pour une danse. Il emboîte mon corps dans le sien. Tout mon être vivant vibre, j’ai des frissons !

Nous sommes sortis du club en dernier. Je ne savais pas qu’il était le gérant. Il m’a fait danser durant des heures. Je suis en sueur. Nous avons pris la porte de derrière qui se trouvait dans une voie sans issue. Sa maison était au fond. Je lui ai dit que je ne voulais pas le déranger et il m’a répondu par un sourire.

Sa chambre aux lumières tamisées est belle. Lorsque je suis sortie de la salle de bains, tout était prêt. Mon cœur s’est mis à battre fort et m’a pétrifiée. Il a retiré mon peignoir et a caressé ma peau. Il m’a attaché les mains, en silence puis mon buste tout entier avec une corde serrée, m’a allongée sur le lit et a passé ses mains entre mes cuisses humides pendant qu’il m’embrassait les seins. Jamais je n’oublierai sa façon de me faire l’amour.

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Les oulimots de Gérald :

C’est ma Maîtresse et je l’aime. Je serais le dernier des idiots si je refusais de m’abandonner à elle. C’est grâce à elle que j’ai trouvé ma voie, celle de la soumission. Aussi, quand elle m’ordonna de m’asseoir nu, sur cette chaise, je lui obéis.

– Je vais t’attacher avec ces cordes et te reduire au silence avec ce bâillon boule, comme ça,  je suis sur au moins que tu ne vas pas me déranger. Et, je te fais la promesse que tu vas assister au plus beau spectacle que tu n’as jamais vu de ton vivant.

C’est alors, qu’elle se mit nue et commença une danse des plus lascive, exerçant sur moi une telle fascination que tout mon corps se mit à trembler de plaisir, et je ne pus m’empêcher de jouir.

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Les oulimots d’Izia Frank :

Il y eut cette cigarette, fébrile et nerveuse ; puis cette autre, apaisée. Un dernier jet de brume fusa de ses lèvres puis l’insolente implora le ciel d’où les dieux fomentaient leur macabre danse. D’un geste élégant, Véronica chaussa ses lunettes noires et se glissa dans l’échoppe en silence, prenant garde à ne pas déranger le couple assoupi à l’entrée. La clochette tinta. Le japonais s’inclina, reconnaissant là une âme en quête de voie. Plus tard, Véronica révéla sa fascination pour la corde. Elle tiendrait sa promesse ; suivrait l’enseignement de maître Hasegawa du vivant de ce dernier.

La page d’Izia Frank 

Oulimots 2022S20

Mots contraints : Demain, contre, Londres, sentiment, maintenant, flamber, gloire, diatribe, délire. 

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Demain par contre je n’irai pas à la Tour de Londres, ce nouveau club SM, j’ai le triste sentiment maintenant que trop de personnes ne viennent là que pour flamber et tenter d’acquérir un peu de gloire parmi ces gens pour qui Cinquante Nuances de Grey est la référence absolue à partir de laquelle ils se lancent dans d’ineptes diatribes. Ce n’est pas mon délire !

Le blog d’un Joueur Parisien 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cette diatribe sur Londres ne fait pas dans la dentelle. L’auteur n’a eu aucun sentiment positif sur cette ville. Il parle d’une ville qui vit sur sa gloire et son rayonnement dans le monde du Commonwealth. Maintenant ou demain il va être difficile de lui faire arrêter son délire. Les réseaux sociaux en ont flambé. Mais je vais faire un contre article qui présentera la ville sous un jour plus clément.

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Les oulimots d’Izia Frank :

La réapparition de la fillette interrompit la diatribe sans gloire d’une mère en délire. L’enfant s’immisça dans le silence, contourna le cristal embué, dilua son regard anis dans celui de l’inconnu. Contre toute attente, l’effrontée dédaigna les jambes gainées de nylon, grimpa lestement sur les genoux masculins, colla sa joue au veston débarqué de Londres en catimini. Le martèlement cardiaque apaisa son sentiment d’abandon ; Norma s’endormit. Décontenancée, la mère baissa pavillon. Ondulante, elle gagna la cuisine, contempla les bananes flamber dans du rhum vieux.

— Que faire maintenant ? cet escroc quitte la ville demain…

La page d’Izia 

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Les oulimots de Dick :

« Demain, je serai contre toi dans une chambre d’hôtel en plein cœur de Londres et j’ai le sentiment que nous n’en sortirons pas beaucoup durant ce week-end. » 

Tu m’as envoyé ce message ce matin, maintenant ainsi une flambée de désir dans tout mon être qu’il va me falloir gérer jusqu’au moment où nous serons réunis .

Gloire soit rendue au réseau social qui a rendu cette rencontre possible et merci à toi de ne pas avoir écouté la diatribe dont j’étais l’objet, qui avait franchement touché au délire, et d’être venue me dire que mes textes, si scandaleux fussent-ils, t’avaient touchée. 

Le blog de Dick 

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Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

J’ai toujours détesté Londres, son délire fashion victimes,  ces gentlemen qui ne pensent qu’à flamber leur gloire dans une diatribe les uns contre les autres.

Demain, tout changera : j’y vais avec lui et ce sentiment de perpetuelle plénitude du 

« Maintenant et c’est tout  » .

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Je voudrais lutter contre ce sentiment de gloire qui m’habite depuis maintenant trois ans. Mais rien n’y fait, je suis au summum de mon délire ! Steve n’aurait pas dû me faire entrer dans ce casino. Je gagne toujours, je l’avais prévenu. Certes jamais des sommes pareilles ! Ah, ah ! J’aime flamber ce que j’ai gagné la fois d’avant. J’ai toujours fonctionné comme ça et Luna et les autres ont eu beau me tancer avec force diatribes, je suis David, le roi de la nuit !

Demain à Londres se joue une partie de poker en partie privée. Ils m’ont invité bien sûr. Je voudrais pouvoir résister contre la panique qui m’envahit à l’idée de perdre la maison, la garde des petites et ma réputation, hélas, c’est trop tard.

Le blog de Carole Bessiere 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Elle est au sommet de sa gloire. Je la connais depuis l’enfance et je ne la vois plus, mais je la suis toujours dans les journaux et elle m’appelle de temps en temps. Elle me manque. Je ne fais que penser à elle. Ce matin, je suis tombé sur une diatribe sur son dernier film et surtout sur sa prestation. Un délire pas possible. C’est honteux. Telle que je la connais, elle doit être mal.

Demain, je prends l’avion pour Londres. À partir de maintenant, je ne vais plus m’effacer, elle a besoin de moi.

Je vais laisser flamber ce sentiment fort que j’éprouve pour elle depuis si longtemps. Je vais l’appeler, lui dire que je n’ai jamais cessé de l’aimer et que je veux la prendre dans mes bras, la serrer tout contre moi, l’embrasser, lui faire l’amour. Lui donner ce qu’elle n’a pas depuis qu’elle est une « Star » de cinéma. Le véritable amour.

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Les oulimots de Lady Annia :

Demain, je serai à Londres pour débuter la tournée promotionnelle de mon dernier livre intitulé « Quand l’amour fait tout flamber », mais dès maintenant, je commence à ressentir un sentiment d’excitation et en même temps de nervosité. Comme si une bombe à retardement était collée contre ma poitrine.

Je ne rêve pas de gloire ni de foule en délire. J’espère simplement échapper à la diatribe usuelle de mes détracteurs les plus acharnés.

Pour l’instant, je vais tenter de me détendre en prenant un bain et en ne pensant plus à rien.

Le blog de Lady Annia 

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Les oulimots de Gérald :

Malgré ma diatribe contre son dernier roman, elle ne semblait pas m’en vouloir. Pour preuve, et contre toutes attentes, elle m’a invité à passer un week-end à Londres avec elle.                                       Donc demain, direction la capitale anglaise.                J’ai le sentiment que ces deux jours avec elle vont être merveilleux.

Je l’inviterai au casino, je sais qu’elle aime, mais pas question de flamber, je n’ai pas la fortune d’un  milliardaire.

Bon, maintenant, il faut que je me calme, et que j’arrête mon délire. Avec le caractère qu’elle a , c’est peut-être pour se venger et me faire payer ma critique envers son livre, bien que cela ne l’empêche pas de connaître la gloire.

On verra bien, j’aime le risque et elle est si belle.

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Les oulimots de Caroline / Petiteplage66 :

Demain, contre toute attente, il accompagnerait leur chef suprême et vénéré à Londres. Le savoir lui donnait un sentiment de supériorité, parfaitement déplacé, il en avait conscience. Et maintenant, pour ne pas trahir la confiance ainsi mise en lui, il lui préparait son discours, une diatribe mordante et fallacieuse, contre le pouvoir en place. Ce texte serait son moment de gloire. Il ferait flamber les esprits et motiverait la foule en délire. Le début du chaos !

Le blog de Petiteplage66 

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Oulimots 2022S19

Mots contraints : Mission, arrêter, patron, jouet, dormir, orchidée, connaissance, croix, machine. 

Les oulimots de M :

Il va devenir mon jouet quand je vais le clouer à la croix de St André. Ma mission sera de l’empêcher de dormir dans les heures tardives à venir. Je vais l’empêcher de se comporter comme une plante verte ou une orchidée fragile. Il sait qui est le patron ou plutôt la Patronne et je ne vais pas arrêter de le stimuler à travers divers instruments d’impact. Même s’il me supplie, il le fera jusqu’à en perdre connaissance tant je serai dominante avec lui. Il est à moi, il m’appartient ce soumis depuis que je lui ai passé le collier autour du cou. Mais j’y pense, je vais aussi lui faire tester ma fucking machine.

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Les oulimots d’Izia Frank :

Dans les entrailles du navire, un dîner frugal fut servi. Hôte encombrante du léthargique équipage, la sémillante Geeta but sans s’arrêter l’ultime canette de soda du bord. Le souvenir de sa perte de connaissance s’estompa avec les bulles. Papilles encore frémissantes du breuvage aux extraits naturels d’orchidée, elle assista aux préparatifs de la mission. Borya assembla les ailes en croix d’un drone aux allures de jouet. Sur ordre du Patron, la machine fut catapultée au dessus de la Mer Noire. Sur sa couchette, Geeta acheva la lecture du chapitre sobrement intitulé : où dormir à Odessa ?

La page d’Izia Frank 

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Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Son sexe comme une orchidée m’a encore empêchée de dormir : telle une machine dont la mission est de ne surtout pas s’arrêter…

C’est lui, le patron exigeant et je suis devenu son jouet.

Sa connaissance de mes zones sensibles me crucifie chaque nuit et je finis en croix, bras et jambes écartés.

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Les oulimots de Dick :

— Votre mission, si vous l’acceptez, sera de mettre en place l’accueil d’un gros client afin de signer le contrat du siècle. Si vous échouez, votre hiérarchie niera en bloc et vous serez viré pour cette initiative désastreuse.

Voilà mot  pour mot un message que je reçus de mon Big Boss. Ma première réaction fut de me dire qu’il devrait arrêter les vieilles séries le patron. Je me suis ensuite demandé si je n’avais pas été le jouet d’une mauvaise blague. Un truc pareil sur mon téléphone personnel, c’était un peu gros. Enfin, cela n’allait pas m’empêcher de dormir, demain serait un autre jour. Et je le pris cool.

Sauf que.

Vouloir installer des Dactylorhiza, une orchidée qui, à ma connaissance, porte bonheur dans la salle de réunion peut s’avérer néfaste quand on les confond avec des tubercules d’Orchis dite “mâle fou” en Provence, nos interlocuteurs ayant cru que nous les croyions impuissants. Bref, ces négociations furent un vrai chemin de croix mais je réussis à leur fourguer un stock d’invendus dont personne ne voulait.

Que voulez-vous, dans le genre commercial, je suis une machine.

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Le blog de Dick 

Les oulimots de Caroline / Petiteplage66 :

Cette mission était certes bizarre mais cela ne l’avait pas empêchée de dormir. Ses connaissances étaient amplement suffisantes pour l’accomplir et rien ne pouvait plus l’arrêter. 

Mais n’était-elle pas le jouet d’une illusion? Cette orchidée au point de croix, brodée sur la robe de sa future victime avait été réalisée avec une machine à coudre et le modèle-patron était erroné  ! Pouvait-il y avoir erreur sur la personne?

Le blog de Petiteplage66 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Si seulement ce patron me permettait de faire un costume d’orchidée pour me déguiser au carnaval. C’est ma mission du moment et je ne compte pas m’arrêter. C’est sûr, je préférerais m’occuper à classer mes jouets par catégorie ou encore à dormir. Mais je dois approfondir mes connaissances du point de croix que je pense que l’on ne réalise pas à la machine à coudre.

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Les oulimots de Gérald :

Quand je suis entré dans le café, le patron était en train de nettoyer sa machine à café. Il la bichonnait comme si c’était un précieux jouet.

Comme c’est une vieille connaissance, un ami, un vrai, je lui fais totalement confiance. Aussi, quand il m’a dit qu’il savait où je pouvais trouver cette orchidée noire si rare, je l’ai cru.

Ma petite chérie rêve de  cette fleur, et ce que femme veut.

Dès lors, je me suis mis en tête de la trouver, et pas question de m’arrêter tant que ma mission ne sera pas accomplie, même si je dois peu dormir. Et, surtout, ne me dites pas que c’est un chemin de croix. C’est pour celle que j’aime, et pour moi, c’est un sacerdoce.

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Dans son atelier de jouets, Victor, le vieux patron du magasin qu’on avait toujours connu dans le village, s’adonnait parfois à une activité pour le moins étonnante quand il ne pouvait pas dormir la nuit. Sa boutique était surmontée d’un petit appartement où aucune âme n’avait mis les pieds depuis belle lurette.

La nuit donc, Victor descendait les escaliers de bois vermoulus grinçant sous son poids. Personne pour l’entendre sauf son chat qui n’ouvrait même pas un œil.

Victor sortait de son arrière-boutique avec, se disait-il, une mission suprêmement importante. Il prenait délicatement un cahier épais aux motifs fanés. Il le posait délicatement sur son bureau en bois brut et caressait la couverture affectueusement. Puis, il l’ouvrait et des orchidées apparaissaient classées par couleur et par taille. Cet herbier géant occupait ses nuits blanches de mille couleurs. Il en oubliait sa vieillesse, ses douleurs, sa solitude. Rien n’aurait pu le contraindre à arrêter surtout grâce à la complicité de Gertrude qui lui ramenait des spécimens de ses voyages. Il accumulait tellement de connaissances qu’un journal l’avait contacté par l’intermédiaire de Gertrude pour écrire quelques articles.

Une machine lui permettait de sécher les pétales des orchidées. Elles gardaient ainsi toutes leurs teintes. La nostalgie le faisait parfois pleurer en souvenir d’une perte quand il admirait ces fleurs… Il portait chaque 8 mars, une orchidée achetée en commerce sur la croix au croisement des routes principales du village, là où sa fiancée avait perdu la vie, 60 ans plus tôt.

Le blog de Carole Bessiere 

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Les oulimots de Ssaara :

Mission : réaliser une robe de princesse destinée à un mariage pour ta mini puce. 

Tu sélectionnes avec elle un patron pour «  une robe qui tourne, Mamie ! ».

Tu choisis un tissu souple et fleuri qui plaît à la demoiselle .

Quand le choix est arrêté, tu achètes tous les accessoires de mercerie, fil, boutons, fermeture à glissière et toile thermocollante. 

Tu vas te coucher et ne trouves pas le sommeil car  au lieu de dormir, tu entends déjà les grands ciseaux crisser sur la popeline et tu vois la robe se monter dans ta tête.

Puis tu entreprends l’ouvrage, tu mobilises tes connaissances issues de l’observation de ta propre grand-mère quand, fillette, tu étais assise aux pieds de sa vieille machine, tes jouets autour de toi. 

Puis tu coupes, bâtis, assembles, repasses, réalises des finitions soignées et même une petite broderie au point de croix. 

Et le jour venu, après des essayages et des retouches, tu enfiles sur la fillette ravie sa belle robe qui tourne, sa robe de princesse, en finalisant la tenue d’une orchidée rose dans ses boucles blondes.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Avait-elle pris cela comme une mission à remplir, je ne sais, mais elle avait décidé de lui faire comprendre qu’il devait arrêter de croire être le patron. Et il devint son jouet, prêt à ramper nu à ses pieds, se contentant d’admirer et vénérer son sexe qu’elle offrait à son regard comme une orchidée des plus précieuses. Et il fit connaissance avec le plaisir d’être lié nu sur une croix de Saint-André, et même de se faire sodomiser par une machine à baiser.

Le blog d’un Joueur Parisien. 

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Les oulimots de Lady Annia :

Il y a 6 mois, je suis devenue l’assistante personnelle de Philippe, dont j’avais fait la connaissance par des amis communs. C’est un patron aussi farfelu qu’excentrique, aux habitudes étonnantes : Il aime par exemple faire nettoyer sa Ferrari Monza tous les jours. C’est de loin son jouet préféré, une édition limitée dont il ne peut arrêter de se vanter. Il m’a un jour raconté que depuis qu’il avait réussi, il avait fait une croix sur les réveils à l’aube et préférait dormir jusqu’à 10 heures : il sait que la machine tourne même sans lui. Du coup, ma mission principale consiste à m’occuper de son courrier et de ses appels tant qu’il n’est pas arrivé. 

Il n’a pas non plus de scrupule à me demander de m’occuper de ses plantes, et particulièrement de sa magnifique et très rare orchidée papillon couleur ébène.

Le blog de Lady Annia 

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Oulimots 2022S18 : le jour de la contrainte

Mots contraints : Présage, envahir, jour, claque, respirer, vaudou,  taire, allumage, exister 

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il ne croyait en nul présage et n’était pas disposé à se laisser envahir par le doute, ce n’était pas le jour, il en avait sa claque de respirer cette atmosphère emplie de superstitions étranges, et la pire n’était pas ce vaudou auquel elle voulait le faire croire. Si sa manière de bouger son cul n’avait pas déclenché à chaque fois un allumage instantané de ses instincts les plus lubriques qui puissent exister, et qui de plus étaient partagés par la belle, il y a beau temps qu’il aurait quitté cette île.

Le blog d’un Joueur Parisien 

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Si ce présage est juste, je devrais être envahie d’une joie extrême en ce jour. C’est comme si j’avais pris une grande claque qui m’aide à respirer. Même une poupée vaudou ne pourrait pas faire taire cette joie qui est en moi. C’est comme si mon cœur avait subi un allumage interne. A partir d’aujourd’hui je choisis d’exister.

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Les oulimots d’un Cœur Ermite :

Quel était le présage ? Y en a-t-il seulement eu un ? J’aurais aimé le percevoir pour avoir le choix. Le choix de me laisser envahir ou pas par ces sentiments qui depuis me hurlent au cœur sans jamais se taire, qui m’empêchent de fuir ou d’ignorer, le choix de respirer un autre air que le tien, le choix de me soustraire à cet amour trop fort pour moi, qui comme une claque m’a sonnée et laissée totalement incrédule et désarmée.

Mais c’est trop tard.

Depuis… J’invoque Erzulie dans mes prières vaudous pour me rendre assez provocatrice pour attirer ton regard, assez sensuelle pour le garder sur moi, assez brûlante pour un allumage spontané de ton désir chaque fois que j’apparais devant toi, assez ardente pour que toujours, tu recherches ma chaleur.

Juste exister à tes yeux. Ça me suffirait, finalement. Toi, tu regardes les autres, tu ne me vois pas. Mon envie de toi ne passe pas les frontières de ton espace, ne frôle même pas ta peau.

Je n’abandonne pas, tu sais. Je composerai cet élixir qui captera ton attention, attisera tes flammes et me fera exister à tes yeux. Un jour tu m’aimeras…

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Les oulimots de Caroline / Petiteplage66 :

Elle en avait sa claque. Elle avait fait preuve de retard à l’allumage le jour où cet homme était entré dans sa vie. Elle l’avait laissé envahir petit à petit, son existence. Mais aujourd’hui, elle avait envie d’exister et de respirer sans lui. Elle ne voulait plus travailler pour lui.  La nouvelle lune était un bon présage pour ne plus se taire et mettre fin aux pratiques vaudou de ce charlatan. 

Le blog de Petiteplage66 

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Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Il fait jour….vite, tenter de respirer pour faire taire ce enieme présage vaudou qui bouleverse mes rêves. 

De nouveau exister, ne plus se laisser envahir, sentir le vent qui claque dans l’air marin et éviter tous ces retards de flammes à l’allumage quand il me touche.

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Les oulimots de Dick :

Me laisser envahir par une angoisse irraisonnée le jour de mon mariage n’avait-il pas été un funeste présage ? J’avais toutefois réussi à faire taire les voix qui hurlaient dans ma tête que je faisais une connerie et, sans trop de retard à l’allumage, j’avais dit le « oui » fatidique. 

Les choses s’étaient peu à peu tassées et je vivais une vie tranquille à défaut d’être bien remplie. Jusqu’à croiser cette femme qui m’ensorcela plus puissamment avec son seul regard qu’avec le meilleur des rites vaudou. Une vraie claque qui me montra que, si je voulais réellement exister, je devais respirer un grand coup et prendre le large.

Le blog de Dick 

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Destin                                                                                                                                    Chaquejour prendre une claque

Chaque jour pour respirer les présages

Chaque jour faire taire le vaudou 

Chaque jour envahir le parc des Parques

Chaque jour un fil à couper

Chaque jour veiller à l’allumage

D’une autre vie, chaque jour. 

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Il voulait me faire taire, m’exécuter. Il a trafiqué l’allumage de la voiture qui s’est arrêtée en pleine descente de montagne. Un arbre a stoppé net mon véhicule dans sa course folle au niveau d’un virage.

Le mauvais présage de cette femme était vrai. J’allais mourir. J’avais tout découvert alors, je ne devais plus exister. 

Il fait jour et je suis couchée, nue sur un parterre rempli de bougies. Mes plaies sont recousues.  Je suis comme droguée, dans une sorte de léthargie. Je ne sens plus ma douleur, mais je le vois, fabriquant des petites poupées vaudou sur une table.

Je commence à me réveiller. J’entends la porte qui claque et je sens l’air frais envahir mon corps.

J’essaie de respirer comme si j’avais manqué d’air durant des heures. Il se lève avec un objet à la main et souffle une fumée sur moi pour m’envoyer de bonnes ondes.

Il me relève légèrement, me donne à boire et me recouvre en me souriant. Le rituel est fini. Je lui dois la vie. Je suis vivante et prête à me battre contre mon agresseur.

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Les oulimots d’Izia Frank :

Sans coup férir, le jour J arriva. Le réalisateur bavarois, indifférent au funeste présage du ciel plombé, s’éclaircit la voix, puis déclama son laïus. Pendu aux lèvres humides du Munichois, l’auditoire osait à peine respirer. Assise au premier rang, à quelques encablures de l’angeline devenue en coulisses experte en allumage de saucisses, Audrey sentit le doute l’envahir : comment résister ? comment exister ? Les poings serrés, elle invoqua les augures. Une claque venue de nulle part, fit taire le brouhaha houleux qui avait succédé à l’annonce du rôle-titre. Dévouée, la scripte exfiltra la future prêtresse-vaudou…

La page d’Izia Frank

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Les oulimots de Gérald :

L’allumage électronique de ma voiture est en panne. Le jour où je dois retrouver ma Maîtresse. Ce ne peut être qu’un présage, je ne sais pas si je dois la revoir ou pas.

Elle est en train d’envahir ma vie, elle ne me laisse plus un instant, elle ne me laisse plus respirer. Quand je suis avec elle, je dois me taire, ne pas exister, juste lui obéir.

La dernière fois, j’ai reçu la claque de ma vie, tout ça pour cinq minutes de retard.Et, depuis peu, sa nouvelle lubie, c’est de jouer avec une poupée vaudou. Par chance, ça ne marche pas encore, quoique.

Je suis de plus en plus amoureux. Il faut dire qu’elle est si belle avec sa chevelure blonde et son sourire.

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Les oulimots de Ssaara :

A chaque jour suffit sa peine se disait-il. 

Il voulait faire taire ce sombre présage entraperçu dans son rêve, ne pas se laisser envahir par la peur de son refus. 

Ce rendez-vous allait être le premier d’une histoire sans fin avec Elle. 

C’est vrai qu’il avait déjà bien merdé en loupant leur dernier rendez-vous en se trompant de café. Elle lui avait donné heureusement une autre chance , cette fois-ci devait être la bonne.

Alors il allait se mettre une grande claque, respirer profondément et, s’il le fallait, faire une prière vaudou, car il le savait le grand amour existait et c’était Elle.

Il s’était mis sur son trente-et-un, élégant mais pas guindé et avait nettoyé sa voiture souvent jonchée de mille choses indésirables.

Puis s’était installé au volant, le cœur battant à l’idée d’être face à elle dans 1/2 heure, avait tourné la clé dans le contact…

Rien

La sueur s’était mise à perler sur son front, il avait réessayé.

Rien

Encore ce putain d’allumage.

Il ne lui restait plus qu’à piquer un sprint jusqu’à leur rendez-vous.

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Les oulimots de Carole Bessiere :

Respirer, avaler de l’air goulûment, le faire parvenir jusqu’au tréfonds de mes poumons sclérosés par la peur, revenir à la vie, exister.

Mais que s’est-il passé ces dernières vingt-quatre heures ? Je me souviens peu à peu. Tiago m’avait emmenée de jour encore dans une lisière de forêt au bord d’un étang noir et profond. Il m’avait fait signe de me taire de son regard métallique. L’angoisse commençait à m’envahir. Je me rappelais le rêve de la nuit précédente et j’y voyais un présage de malheur. Tiago avançait d’un pas sûr et je le talonnais, les sens aux abois. Tous les sons me semblaient vibrer avec plus d’intensité. La lumière tombante même semblait vivante comme un spectre.

Soudain, je les vis, à trente mètres peut-être, un groupe de silhouettes disparaissaient sous des oripeaux, des masques, en chantant avec sauvagerie autour d’un feu.

Ils circulaient en brandissant des pointes acérées orientées vers le feu.

Tiago stoppa et attendit qu’ils terminent leur incantation. Puis, je sentis son corps se tendre et il émit un son rauque avec sa gorge.

Aussitôt, il me saisit et m’empoigna fermement. Il se retourna et m’attacha les poignets d’un seul élan, habilement. Son regard était celui d’un dément. Mes joues brûlaient comme si j’avais reçu une claque. Qui était le prédateur, qui était la proie dans cette cérémonie vaudou ?

J’ai toujours été longue à l’allumage, mais là dans la demi-pénombre à des dizaines de kilomètres de la première maison, sans relais de téléphone, j’étais de toute évidence à la merci d’une bande de dégénérés. Tiago m’avait conduite dans un traquenard.

Je perdis connaissance et un cauchemar, celui de la nuit dernière, prit vie.

Le blog de Carole Bessiere