Oulimots 2021S46 une contrainte qui ne manque pas de courage

Mots contraints : abandon, autrefois, centre, chapelle, courage, historique, humanitaire, œuvre, recherche

Les oulimots d’une nymphe des fontaines :

Elle avait ce goût d’autrefois,  celui de l’abandon à une noble cause. 

Dans cette chapelle historique du centre de Morteau, elle n’avait pas eu besoin de recherches poussées  pour le trouver,  enfin, ce curé défroqué.

Dans le confessionnal,  elle eût envie d’œuvre humanitaire et prit son courage à deux mains pour lui agiter le goupillon.

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Les oulimots de Dick :

Le temps que j’ai passé autrefois dans un centre de soins me l’a prouvé : sans qu’on ne le recherche, on peut parfois vivre des choses insensées. 

Je pense notamment à cette patiente qui disait accorder ses faveurs à titre humanitaire mais qui m’avait littéralement sauté dessus dans la chapelle de la clinique. Je n’avais pas eu le courage de la repousser malgré les risques encourus alors elle avait insisté pour que nous y retournions dès que possible. 

 Nous avions bien sûr fini par nous faire prendre et la belle avait prétendu que c’était l’œuvre du démon qui l’habitait. Ce n’en était pas moins un événement historique dans la vie de l’établissement et nous n’avions dû l’abandon des poursuites contre nous qu’à ses relations très haut placées.

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Les oulimots d’Elisa Stark :

Cette ville est totalement à l’abandon maintenant. Elle avait perdu de son charme au vu des événements de l’histoire. Autrefois au centre du village se trouvait La Chapelle. Elle avait été construite avec courage par les bâtisseurs des cathédrales du moyen âge. Cette cité avait un passé historique important et elle faisait partie du chemin de Compostelle ce qui lui donnait une dimension humanitaire. L’œuvre du Maire de l’époque était complètement consignée dans des registres on pouvait y noter l’évolution de la construction et la vie de l’époque y était développée.

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Les oulimots de Gérald :

Pour oublier ma déception amoureuse, je suis parti faire de l’humanitaire au centre de l’Afrique. 

A mon retour, même si je ne faisais pas trop d’idées, je lui ai donné rendez-vous près de la chapelle qui était notre lieu historique, et, ou autrefois, nous avions l’habitude de nous voir.

Malheureusement, elle n’est pas venue. J’étais très triste, mais pas question d’abandon. Je me suis mis en œuvre pour la retrouver, et n’écoutant que mon courage, je suis parti à sa recherche. Je l’aime trop.

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Les oulimots de Marie Bulsa :

Autrefois, j’étais un fervent défenseur de la pauvreté. J’ai mis tout mon courage et ma détermination pour faire fleurir durant des années mon œuvre humanitaire. J’ai fait de la recherche pour sauver des gens. Et aujourd’hui, je ne suis plus qu’un grain de sable dans un fait historique. Ma tombe se trouve au centre d’une chapelle à l’abandon. On m’a oublié, car on oublie toujours les gens qui font du bien et en revanche, on se souvient des grands criminels.

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Les oulimots d’Alexa D :

Autrefois j’aurais mieux préparé mon voyage, pris quelques notes, griffonné un plan, mais cette fois ci j’y suis allé à l’aveuglette; mon historique de recherche sur internet était vierge. A peine arrivé je vis le sommet de la chapelle, en plein cœur du centre ville on ne voyait qu’elle. Les fêtes de fin d’année étant imminentes je m’attendais à plus d’effervescence dans les rues. Deux jeunes femmes attiraient mon attention, elles arrêtaient quelques passants pour leur présenter des posters de reproductions d’œuvres dont les bénéfices étaient totalement versés à une association humanitaire. Il en fallait du courage pour rester statique dans le froid. Je me dirigeai vers elles et leur proposai de laisser leur stand à l’abandon le temps d’un vin chaud en ma compagnie. Ma première soirée à Strasbourg commençait et je comptais bien la faire durer jusqu’au lever du jour.

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Les oulimots de Nicolaï Drassof :

Notre recherche pour une œuvre humanitaire: des personnes pleines de courage pour retaper une petite chapelle historique à l’abandon.Elle était autrefois au centre d’un hameau dont il ne reste que des ruines.

Apportez votre tente et vos outils. Toutes les bonnes volontés pourront participer, quelle que soit la spécialité. Ne soyez pas trop fantaisistes quand même, C’est très beau la musique, mais il faut aussi mettre la main à la pâte !

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Les oulimots d’un garçon fragile :

Autant le dire tout de suite, Pierre flairait bien que l’enquête n’était plus au centre des préoccupations des polices locales depuis bien longtemps ; il n’irait pas jusqu’à parler d’abandon, mais il sentait l’agacement se faire crescendo lorsqu’il composait le numéro des trois brigades qui semblaient les plus concernées par la disparition d’Augustine. Le pire dans cette histoire, c’est que lui-même ne savait plus trop pourquoi il s’obstinait à téléphoner hebdomadairement ; par acquit de conscience ? Par peur, qu’un jour il n’ait tout bonnement plus le courage de cocher les cases de rappel dans son agenda et qu’il supprime la tâche « recherche », en moins de temps qu’il en faille à votre serviteur pour l’écrire ?

Il l’avait rencontrée quand les routes du monde étaient encore un peu sûres, que les flux migratoires étaient le fruit de famines ou de conflits locaux, que des vautours comme celui qu’il était devenu ne se jetaient pas sur la moindre matière premium pour la vendre tant de fois qu’entre son extraction et son arrivée dans une usine, elle était passée par tant de mains qu’il était devenu impossible de connaître combien de portefeuilles d’actions en avaient fait augmenter inexorablement le prix, et que les produits proposés par la société de consommation soient toujours de plus en plus chers. Et tout cela se faisait dans des immeubles semblables au sien, à la décoration tellement simplissime que l’on se serait cru dans n’importe quel immeuble de n’importe qu’elle place financière. Bien entendu, ce vampirisme s’effectuait au détriment de la population, de la faune, de la flore, d’une planète déjà morte de l’intérieur, mais qu’importe quand on a son billet de réservé en première classe de l’Arche, non ?

D’un mouvement de pied, il fit faire un demi-tour à son fauteuil nec plus ultra, afin d’admirer la vue. Tout ce qui s’étalait sous ses yeux sur une dizaine de pâtés de maisons, écoles, parcs et cinémas inclus, lui appartenait, littéralement. Il faisait autrefois partie de cette jeune génération qui croyait en la recherche et le développement d’un capitalisme vert, mais en fin de compte, il n’était qu’un patron comme les autres ; en gardant ses employés au plus près de lui, en leur fournissant de quoi satisfaire leurs besoins immédiats, il leur fournissait les chaines qui les maintenaient sous son joug.

Avec Augustine, ils s’étaient croisés il y a une trentaine d’années, alors qu’elle avait organisé un voyage humanitaire avec des fonds de la fondation dont il avait pour unique charge de dilapider une partie, le temps d’obtenir un diplôme au nom horriblement compliqué et, c’était historique, devenir l’héritier le plus riche du consortium le plus vaste, vous voyez le genre. Il avait quelques jours de temps libre, il avait feuilleté les fiches des donations en cours et avait été charmé par la photo d’une antique chapelle. C’était si loin, mais dans ses souvenirs, c’est comme si c’était hier.

Ils avaient passé la soirée à se chamailler. Elle, la marxiste, convainque que seule une transformation radicale pouvait sauver le monde. Lui, persuadé au contraire que le système pouvait être changé de l’intérieur. Ils s’étaient souvent retrouvés tout au long de leurs vies, étonnamment sans sortir d’une relation purement platonique. Il avait tout de même réussi à la convaincre de prendre la tête de la fondation ; elle avait accepté, se rendant bien compte qu’ainsi, elle devenait sa bonne conscience. La seule condition qu’elle avait imposée : pouvoir continuer d’aller sur le terrain. Pierre avait mis en œuvre des moyens colossaux quand la balise GPS qu’elle s’était vue implanter avait cessé d’émettre, dans cette zone d’une vingtaine de kilomètres carrés aux confins du Brésil, du Pérou et de la Colombie, proche d’une exploitation forestière dirigée par une de ses équipes « aguerrie ».

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