Oulimots 2021S1 : les retrouvailles avec la contrainte

Photo Serlunar on Flickr

Mots contraints : Retrouvailles, confinement, cœur, amour, distance, correspondance, téléphone, train, baiser.

Les oulimots de Bruneline :

Assis devant son café, il regarde les premières informations de la journée. Ça parle de trains qui se remettent doucement en branle, de fin de confinement, de retrouvailles. Rien qui l’intéresse donc. 

Il envoie son premier message du matin, celui qui contient le baiser du réveil. Son amour à lui grandi à distance et ça lui va très bien. Tout une vie s’écoule dans cette correspondance frénétique de chaque jour, bien plus dense que sa vie quotidienne, bien plus intense et profonde que juste partager un espace sans se regarder. 

Son coeur fait une embardée au son de la notification qui illumine son téléphone, comme à chaque fois…

Un jour, peut être, il aura le droit d’entendre sa voix en attendant il s’illumine de ses mots.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Pour fêter leurs retrouvailles et la fin de l’année, ils avaient rendez-vous à la sortie du confinement et de son hôtel, ils se sont ouvert l’un à l’autre leur cœur et leur cul, ils partageaient le même amour du plaisir et du chocolat, tout en étant l’un de l’autre à distance tout aussi respectueuse que géographique, soutenus par une correspondance de leurs goûts autant qu’épistolaires et unis grâce au téléphone portable et ses albums, mais enfin, ils furent en train et en TGV de rouler l’un vers l’autre pour échanger un baiser et baiser dans un merveilleux échange.

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Les oulimots de Starkette :

Elle avait hâte de vivre ces retrouvailles. Depuis quelque temps, elle avait mis son cœur en jachère ou en confinement comme on peut le dire maintenant. Cet amour qu’elle avait pour lui malgré la distance avait été difficile à vivre depuis leur séparation. Elle ne pouvait le voir qu’à travers des photos qu’on lui envoyait par écran interposé. Elle avait de ses nouvelles de temps en temps par téléphone. Un appel lui avait remis du baume au cœur, elle devrait prendre le train pour le retrouver. Il lui avait tellement manqué pendant cette période. Elle imaginait le baiser qu’elle allait déposer sur le sommet de son crâne. Elle était heureuse. Elle allait enfin pouvoir serrer dans ses bras son chat. Celui qui lui avait échappé l’été précédent pendant les vacances. 

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Les oulimots de Fran :

« Le confinement c’est la vie » 

J’avoue ne pas avoir saisi le sel de cette phrase quand Vous me l’avez dite au cœur d’une de nos premières conversations au téléphone. Nous ne pouvions alors envisager de relation qu’à distance et, faute de pouvoir baiser, nous contentions de caresses partagées en visioconférence et d’une correspondance toujours plus osée. 

Nous nous sommes vus depuis et, non content de Vous être occupée de mon arrière-train à chacune de nos retrouvailles, Vous m’avez révélé mon amour pour la claustration en me faisant passer des heures dans le réduit qui Vous sert de cave.

Merci Maîtresse. 

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Les oulimots de Ssaara :

L’année masquée 

Le printemps avait été confiné, si douloureux du fait de la distance.

Mais le méchant avait enflammé plus encore leurs correspondances. Il avait lié davantage, si cela était encore possible, leurs cœurs par l’entremise de leurs voix chuchotées et amoureuses au téléphone, seules échappées vers la vie par le virus figée . 

Ils s’étaient promis, dès le confinement terminé, qu’ils sauteraient dans le premier avion, le premier train, pour enfin nouer leurs bouches dans les baisers dont ils avaient été privés. Ce qui fut fait et refait durant un été radieux . 

Et c’est ainsi que, prévoyants, l’automne contraint à nouveau avait été l’occasion de retrouvailles d’amour, dans le cocon de leurs bras . 

L’hiver pouvait arriver .

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Les oulimots d’Alexandre :

Cela devait être le temps des retrouvailles entre eux. Elle, certaine de l’amour qu’elle portait à son mari avait engagé depuis plusieurs mois de longs échanges pour lui expliquer ce qui signifiait le polyamour et le convaincre qu’elle serait plus heureuse avec deux hommes. Lui n’avait pas ce courage et comme beaucoup d’hommes, compartimentait sa vie, espérant multiplier les aventures au hasard de ses déplacements en train. Il avait gardé en mémoire un baiser quasi volé au moment où sa compagne d’un jour descendait du train. Il conservait précieusement une lettre où il avouait sa passion pour une belle inconnue aux yeux de jais, qui a quelques places de lui n’avait pas arrêté de le dévisager sans que l’un ou l’autre ne fasse le moindre geste. Il en avait été tellement troublé que ce jour-là il avait raté sa correspondance. Il dut alors expliquer au téléphone à un client important qu’un problème de dernière minute l’avait retenu mais que promis, juré, il serai présent le lendemain aux premières heures.

Cette fois-ci, il était certain que ce n’était pas une amourette éphémère. La femme qu’il avait rencontrée alors qu’il vantait les mérites des créations de son entreprise, l’avait proprement subjugué. La soirée passée ensemble l’avait conforté dans sa décision, il souhaitait vivre auprès d’elle et elle même lui avait avoué que son cœur était à prendre.

Mais les mesures de confinement étaient tombées, les déplacements professionnels devenaient impossibles et en plus à la distance s’ajoutait une frontière entre eux. Jusqu’à quand ?

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