S26 27/06 :

Contrainte :

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Les oulimots auto contraints de Airelle :

« Regarde ! Arrête toi !!!! On dirait moi a son age !!! ». Là arrêtée au feu qui me mène à la gare, je regarde, émerveillée, cette femme. Elle se fiche éperdument des regards moqueurs sous son apparat de femme sûre d’elle. Et peu importent les regards, elle aime son manteau et son chapeau en peau de zob.  Rien ne la déstabilise. Ni vos rires, ni vos jugements. Elle passe, traverse et sourit à ceux qui lui sourient. Et jette des sorts à ceux qui la jugent. Oh non, pas de vilains sorts. Juste ceux qui font ouvrir les yeux sur une existence vide et sans intérêt. Elle a connu des grandeurs, des déchirures et des malheurs. Mais rien ne lui a fait peur. À peine couler des larmes, mais qui ont sitôt séché avant qu’elle ne retourne croquer la vie à pleine dent. Elle respire l’abondance de ces femmes qui n’ont cure de ce que pensent les conventionneux.

Elle remplit sa coupe de breuvages aux mille saveurs. Elle n’a cure des regards et des langues acerbes. Elle n’a cure de vos bons conseils qui vous étriquent jusqu’à la moelle. De vos cordage qui vous mutilent le souffle. Elle respire et sa voix porte haut et fort son orgueil perché.

Je la regarde, je l’envie un peu et baisse les yeux en écoutant rire les gens.

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Les oulimots de Faffwah :

Il lui a donné rendez-vous à la terrasse de ce café.  Ils prendront un verre puis il l’emmènera loin de son petit monde sans histoires. Alors elle s’est parée de ses plus beaux atours. Parce qu’elle est tombée sous son charme. Sa plume d’abord. Il écrit si bien. Et la photo qu’elle a reçue lui montre que, pour ne rien gâcher, il est joli garçon. Elle en est tombée amoureuse. Inconditionnellement.

Ça fait quarante ans qu’elle est là. Tous les jours. A la même place. Tout a changé autour d’elle. Sauf elle. Il lui a promis qu’il viendrait. Elle l’attendra.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Rebelle Mutine

J’ai froid.

Intérieurement je suis frigorifiée..

C’est l’été mais rien ne me réchauffe ; pas même mon manteau de fourrure.

Assise à cette terrasse, emmitouflée comme en hiver, j’attends…

J’attends que mon portable émette ce petit « bip » qui fera détonner mon coeur….

Je reste à l’affût, les yeux rivés sur mon portable…

Assise à cette terrasse, emmitouflée comme en hiver, mon portable reste définitivement muet.

Je commande un cocktail, en espérant entendre ce « bip » jusqu’à la dernière minute.

Cette dernière minute arrive dans un silence total et j’enferme mon cœur à double tour dans ma valise.

Je pars, blessée mais légère.

Légère de ce cœur blessé que j’abandonne dans cette valise, sur cette terrasse.

Les démineurs se chargeront de le faire détonner et je serai spectatrice imperturbable de ce spectacle.

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Les oulimots de Didier Morel :

Cette matinée de février elle devait envoyer un SMS. Le réseau ne  passait pas chez elle et le seul endroit était la civette bar. Assise sur la terrasse couverte, elle avait une jupe de coton à carreaux molletonnée blanc et brun qui devait être portée au siècle dernier. Et un manteau de peau fourré ainsi qu’un bonnet de fourrure de phoque brun. Il faisait un froid de canard ce matin là. Devant son téléphone elle répondait à son amie (Anne Marie Chantal). Une histoire incroyable avec son animal de compagnie qui avait mordu la voisine. Tequila. C’était le nom du Chihuahua originaire du Mexique tzigane. Il n’avait peur de rien, une vraie teigne.

La voisine avait juste voulu, comme tout les matins, caresser l’animal. Le SMS fut bref, quelque ligne. Puis elle prit son verre de blanc.

De retour chez elle, Tequila lui fit la fête comme d’habitude comme si de rien n’était…

Elle dut prendre une décision pour une belle punition.

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Les oulimots de Ragnarr :

Assise là, elle ne voulait pas bousculer sa vie…

Lui aimait l’observer, assise à cette terrasse, sereine et détendue, dans une atmosphère et des souvenirs d’une grande sensualité qui lui collaient à la peau en dépit d’un accoutrement un peu singulier. 

Il était touché par la force de ses écrits empreints d’une culture qui n’était pas sans le charmer. Il la connaissait peu mais elle lui avait fait partager des mots qui lui parlaient violemment en tant qu’homme, avec ses interrogations présentes. Ça l’avait d’ailleurs poussé à lui écrire, par analogie avec ses propres expériences présentes et passées.

Il lui enviait sa liberté et ce moment de plénitude. Il aurait adoré le vivre à ses côtés. Cependant, il ne devait probablement pas en être ainsi. L’avenir, lui proposerait sûrement d’autres opportunités de faire connaissance. Car il doit bien l’avouer, à son grand regret, elle restait encore aujourd’hui pour lui, bien …Mystérieuse.

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