S23 6/06 : La liberté d’une contrainte

Contrainte : Savon, badge, flûte, Ibis, canal, Crimée, littérature, liberté, Polaroïd

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Les oulimots autocontraints de Camille Sorel :

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« Liberté chérie ! »

C’est son cri. Elle belle et libre.

Elle en fait un mantra, sein nu et poing levé.

Oksana a grandi en Crimée ou pas loin. On connaît d’elle son visage d’une beauté éclatante, cheveux couronnés de fleurs. Pourquoi ne racontons-nous pas que, férue de religion et de littérature, elle voulait entrer au couvent à l’âge de dix ans ? Elle en fut dissuadée mais resta une artiste. Toute sa vie elle cria « Flûte ! » – peut-être moins poliment utilisa-t-elle des mots plus percutants – « religion, politique doivent être bousculées ! ». Elle passa au savon les icônes orthodoxes, dévoilant l’anatomie du Christ et gardant la feuille d’or. Elle ne cessa de dire que les performances politiques de femmes au poing levés étaient un canal artistique sublime.

Et que retenons-nous ? De la peinture sur sein, comme un badge épinglé. Un Polaroid saisissant d’un regard sauvageon sur une beauté fragile.

Comme l’Ibis représente Thot, Oksana, tu es l’image même de la liberté.

Merci.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de De La Vega :

C’est un peu comme ce badge floqué à l’effigie d’un vieux groupe de rock ou ce Polaroid sépia retrouvé dans une cave ou un grenier. Le souvenir de l’instant nous a échappé, mais la preuve est là. Nous y étions. Dès lors, l’imaginaire, canal d’émotions, se charge de meubler les circonstances perdues ; air de flûte enchanteur, rencontres qui transcendent ou parfum iodé d’une fin d’été.

J’avais l’intime conviction de t’avoir connue… mais condamné chaque seconde à faire le deuil de la précédente en espérant le meilleur de la suivante, je t’avais perdue.

Mon cœur-Crimée s’était rendu, sans résistance, à une amère, à une sournoise trotteuse, à une horloge !

Oh Course folle, lave tes regrets au savon d’espoir ! L’ibis finit toujours par s’envoler ! Et l’abondante littérature n’y peut rien changer, lorsqu’en ton nom on meurt, on rêve ou on s’affranchit, c’est le monde qui s’agrandit. Pour toi, Liberté.

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Les oulimots de Eshi :

Tu avais prévu de la revoir, elle qu’on avait rencontré à Cris et Chuchotements. Une dame, une femme très comme il faut qui sentait bon le savon et la vie bien rangée… jusqu’à ce qu’elle se déchaîne. Tu m’as proposé de me joindre à vous, je t’ai passé le badge de mon hôtel. J’avais tellement hâte de toi, tellement hâte d’elle que j’ai décalé mes rendez-vous pour profiter de cet après-midi avec vous. Je me suis hâtée dans les rues où les rires des clients attablés aux cafés et un air de flûte m’ont accompagné. Je vous ai trouvé devant la chambre de l’Ibis, elle était adossée au mur, tu la tenais par la taille en l’embrassant. Mon envie de vous a été décuplée par cette scène ravissante. La porte s’est refermée derrière nous. Tu nous as découvert, elle en corset blanc, moi en porte jarretelle noir, elle en cheveux courts, moi en cheveux longs, mêlant nos corps nos couleurs et nos parfums en s’embrassant, avides l’une de l’autre. Les dentelles et le satin sublimés par tes mains, elle et moi, toi et elle, toi et moi. Nous. Des images me reviennent, comme des polaroids. Elle sur ta bouche pendant que je me délecte de ton sexe. Toi qui la fais jouir sur moi. Toi qui la prend pendant que je la caresse. Toi qui jouis en moi. Des images chaudes, des images vibrantes. Des images qui restent. Cet après-midi il n’est pas vraiment question de soumission. Elle nous découvre libertins. Elle me découvre telle que je suis réellement. Soumise à la liberté avant tout.

elle se repose dans mes bras pendant que tu prends ta douche. Vous partez me laissant seule avec mes souvenirs si intenses que je ressens le besoin de me masturber en y repensant. Aucune littérature ne suffirait à décrire mes sentiments à ce moment-là. Besoin d’une douche, besoin de marcher un peu, peut-être le long du canal vers le métro Crimée pour évacuer tout ça. Reprendre pied dans ma vie. Sourire. Continuer à avancer.

Le blog de Eshi

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Les oulimots de Faffwah :

J’avais appris par le canal de mon cercle d’amis écrivains qu’un festival de littérature érotique devait se tenir durant l’été. Les organisateurs avaient envisagé quelque chose de grandiose dans la mesure où il était carrément prévu de réunir les plus grands acteurs du genre afin d’en déterminer les nouvelles frontières. Le choix de Yalta leur avait donc semblé tout à fait naturel pour cette convention. Et, contrairement à ce qu’on pouvait croire, les séjours en Crimée s’étaient démocratisés avec l’arrivée de grandes chaînes hôtelières et des compagnies aériennes low cost. Alors, sans prévenir quiconque, j’avais pris la liberté de réserver mon avion et ma chambre car je ne voulais rater ça pour rien au monde. Avoir le badge attestant de ma présence ici et mon Polaroid au pied des marches du palais qui devait accueillir l’événement n’avait pas de prix. Sans compter la chance de pouvoir apercevoir, en baladant sur les rives de la Mer Noire, les derniers ibis falcinelle que notre civilisation démente était en train de faire disparaître comme tant d’autres espèces. Le voyage allait être bien, j’y ferais sûrement de bien belles rencontres. Et puis flûte si je me faisais passer un savon en revenant. Je n’avais qu’une vie.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ssslll2 Chut un Pétale :

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Les oulimots de Didier Morel :

Hôtel ibis lyonnais un dimanche matin..

L’odeur du savon d’un matin de draps froissés.

D’un corps nu, Crimée de personnes, d’un début d’après-midi au bout de la nuit. Au sauna où, dans l’ivresse, un groupe d’amis libertins, rigolaient, se faisaient de sensuelles caresses et  baisaient.

Flûtes de champagne, préservatifs, badges de consigne, fraises, fruits exotiques, sucreries. multitude de photos Polaroids étalés sur le sol, clichés de postures très sensuelles.

Ce donjon à barreaux où nous nous donnons du plaisir pour le sexe .

Au Matin, langue caressant extrêmement du canal  l’intérieur Des cuisses, sentir les vibrations du corps, se délecter du nectar et s’enivrer, vibrer et faire vibrer, moment de liberté. La rendre soumise, sentir ses mains se poser sur ma tête mais garder le contrôle de sa jouissance, sentir son corps se tendre et exploser. Puis, de suite, la pénétrer lentement, accélérer la cadence. Jouir encore.Redécouvrir venus et s’enivrer de mon foutre et de sa mouille…la sentir s’abandonner encore une fois.

Délicieusement sentir ses lèvres m’engloutir intégralement,  sentir des petits va et vient.

Durcissant une fois de plus, serrant délicatement mes couilles, malaxant, m’excitant davantage. Mes mains sur ces seins généreux les caressent délicatement, fermement. Tout en me glissant une fois de plus entre la littérature d’un vagin bien ouvert et ma langue sur ses lèvres gonflées d’une douce caresse apaisante, mélange de désirs épanouis, engloutis. Le clitoris durcit longuement, partant à la jouissance, gémissement de l’un de l’autre.

Puis le calme plat. Seuls de légers halètements flottaient dans l’air. Nous étions lessivés. Nous nous sommes allongées et avons somnolé pendant plusieurs heures. Avant de  reprendre nos routes respectives, chacun de son côté….

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Les oulimots de Cello Muse :

« L’ibis sacré, ce grand échassier remuait du popotin avec ce vent de liberté venu du fin fond du Tatar de Crimée ». Il y avait dans la littérature slave beaucoup d’ironie et un grand sens du sarcasme. Je me plongeais aisément dans les descriptifs de ce canal jonché de roseaux dans lequel la moindre essence de savon ferait un carnage sur la flore et la faune. Soudain je lève les yeux et me perd dans mes pensées. La nature est effervescente de mille vies insoupçonnées, toutes aussi essentielles et à préserver. Je me replonge dans mon livre, mes yeux accrochent alors mon ancien badge d’écolo déchaînée qui me sert de marque page. En voyant la tête défraîchie d’adolescente passionnée agrafée dessus, je me dis qu’il serait peut-être à nouveau temps de ressortir mon vieux Polaroid pour refaire quelques photos douces et suggestives. Paul aime bien être surpris à son retour de voyage d’affaires. J’adore lui dévoiler mes intentions en laissant traîner à côté du vide poche, un ou deux clichés qui ne font aucun doute sur l’affleurement de mon désir pour lui. Cela présage indubitablement entre nous des moments fort plaisants. Il y a une semaine maintenant que nous ne nous sommes pas vus, cela fera une belle surprise et j’ai très envie de lui. Je pose mon livre, file vers la commode, prends l’appareil et regarde le nombre de photographies encore disponible. « Flûte ! Il n’en reste qu’une ! Je n’ai pas intérêt à me louper ! » pensais-je…

Le blog de Cello Muse

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Les oulimots de Ragnarr :

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On souffre parfois de cette infirmité de ne pas savoir mettre des mots sur ce qu’on voit ou ce qu’on sent. Sans Polaroid, difficile de décrire, une spirale, un savon, une flûte et,plus encore, une notion comme la liberté.

Ce serait la condition de celui où celle qui n’est pas soumis à la puissance contraignante d’autrui, de celui où celle qui n’appartient pas à un maître… Mais, en Crimée comme ailleurs, on sait qu’il est des soumis et des soumises libres de l’être.

Heureusement, pour pallier ces difficultés, il reste la littérature qui, seule, rend la vie bien réelle et permet de communiquer sans avoir besoin de porter un badge sur la poitrine. Nous l’avons tous vécu, la vie peut être irréelle dans sa réalité. Nombre de nos sensations sont incommunicables, sauf si nous en faisons de la littérature.

Les ouligens sont d’ailleurs de grands littérateurs car ils parlent comme ils sentent et non pas d’après les conventions ou les idées reçues de son voisin. Récemment, un tweet, à propos de l’image qui illustre mon propos précisait que c’était une pointe d’amour…

Ce sont ces phrases, totalement littéraires, et simples néanmoins qui alimentent le canal de notre poésie… À condition d’y être sensible évidemment et ne pas être semblable à l’ibis qui comme le dit un proverbe égyptien est svelte et propre mais simple d’esprit !

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Les oulimots de Ludoludic :

Alors que j’arrive devant l’immeuble rue Crimée je tape le code d’entrée. J’arrive de la porte avec l’autocollant d’un ibis dessus, puis je rentre dans l’appartement que j’ai loué pour l’occasion. Cela m’apporte un sentiment de liberté d’être dans un endroit neutre. Sur la table se trouvent les serviettes, le savon et le badge d’entrée de l’immeuble. Je fait un tour de l’appartement et le propriétaire à l’air d’aimer la littérature. Une grande bibliothèque trône contre le mur du salon avec quelques objets de collection en vitrine, dont une flûte traversière et un tableau du canal de Suez.

Le blog de Ludoludic

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Les oulimots de Sonkei San :

Paris – 22 Novembre 1982

20h.
Je me sentais seul.

Mon boulot dans la police ne me permettait pas de faire de nouvelles rencontres.
Après cette sombre affaire de viol, j’avais besoin de me vider la tête.
Le long du Canal Saint Martin, l’esprit peut divaguer et se laisser aller.
Ça et là des groupes de badauds s’entassent autour des joueurs de guitare, de trompette ou de flûte. Il sent bon un air de liberté.
Mon vieil appareil photo à la main, je me balade.

21h.
J’ai envie de compagnie.

Au détour d’une ruelle, je croise cette femme. Dans la vingtaine, blonde, haut perchée sur ses talons de douze centimètres, sa jupe trop courte dévoile ses jambes galbées.
Je lui demande quels sont ses tarifs. Elle me répond avec son accent à couper au couteau que pour 200 francs elle passe la nuit avec moi.
Je sors la liasse de billets de mon blouson en cuir, je la lui tends et elle me prend par la main.

21h15
« Viens, il y a un hôtel juste derrière » me dit-elle.

Sur la devanture de l’établissement était écrit « Ibis » en lettres blanches.
Nous rentrons. Je vois l’hôtesse d’accueil qui lui lance : « Comme d’habitude? ». Ma charmante blonde lui fait un simple signe de la tête. Elle sort la clé de son sac et ouvre la porte.
Le parfum qui se dégage de ce moment  est enivrant.

21h45
Je m’assieds sur le lit.

Je ne veux pas lui faire peur. Je range mon badge bien au fond de ma poche.
Elle retire son blouson et je devine au travers de son pull les courbes de ses seins. Elle a dû voir mon regard envieux car elle se met à rire. Mon dieu, quel sourire…
Je lui parle, cherche à connaître son histoire, un peu, aussi, pour nous détendre.
Elle me raconte qu’elle est étudiante, passionnée par la littérature française et qu’elle a fui sa Crimée natale pour venir s’installer à Paris et être au cœur des livres qu’elle aime lire. Elle me parle de Molière, de Marivaux, je ne l’écoute plus je suis déjà ailleurs …

22h30
Je suis sous le charme.

Elle me déshabille et entreprend de faire de même. Le flash de mon Polaroid capture cet instant volé. Elle s’arrête et  sourit. La courbure de ses seins épouse parfaitement ses fesses rebondies. Puis elle grimpe sur moi et nous baisons, un désir charnel nous anime tous les deux.

00h30
J’ai joui.

Sans demander son reste, ma belle orientale se lève et rejoint la salle de bain. J’entends l’eau couler. J’imagine aisément ce fluide glisser le long de son corps, moi qui l’ai parcouru de mes doigts pendant notre ébat. Je me risque à jeter un œil par la porte entrouverte. Le spectacle qui m’attend est époustouflant. La buée chaude montant au plafond crée une vision irréelle de ses mains pleines de savon dessinant ses formes.

00h45
Le flash de mon Polaroid fuse une nouvelle fois.

Instant volé plein de sensualité…

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Les oulimots de Dom Vauvert :

L’ami diurne.

Thot le bel oiseau aux ailes si blanches et au cœur si noir, si noir, se posa doucement, Ibis lunaire, aux berges du canal.

Cet ancien lieu abandonné des hommes frémissait à nouveau de rires et d’exclamations en cet après-midi déclinant, lueurs de néons sur les flaques d’eau vitreuses aux reflets tremblotants.

La liberté de l’oiseau tant promise s’arrêta ce jour là.

Ah littérature chérie, mots savamment ajustés, dont les dieux se ravissaient aussi, le grand livre s’est refermé à jamais sur les dernières pages!

Cubes savonneux et sérigraphiés, épars parmi nous, Polaroids témoins de nos formes arrondies, de nos joies éphémères, restez le témoins de nos joies envolées !

Ces badges en nos creux de mains ne nous identifiaient nominalement, mais ils étaient plutôt notre signe de reconnaissance, ainsi que de nos affinités communes, les miens furent sacrifiés sur l’autel de la douleur.

Gloire à vous joyeuse compagnes et compagnons.

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Les oulimots d’Alexandre  :

Bon sang, où est le savon ? Je n’arrive pas à nettoyer les traces.

Flûte cela ne part pas, bordel moi qui pensais avoir commis le crime parfait !

Appâter une donzelle esseulée dans un hôtel Ibis après avoir volé un badge d’entrée de service, rien de plus simple. Lui expliquer que je travaille dans l’import-export de caviar et d’œufs de Crimée en agitant ostensiblement une carte de visite écrite en français et en cyrillique, c’était lui laisser croire que j’étais Crésus. Lui faire comprendre que j’avais quelque liberté ce soir et que nous pourrions faire davantage connaissance autour d’un verre dans un endroit plus tranquille fut tout aussi facile.

La belle me proposa de monter dans sa chambre pour profiter du mini-bar. Vous auriez vu la scène, un couple dans la pénombre, derrière eux une baie vitrée  donnant sur le canal, lui vantant sa beauté en des termes crus, elle rougissante, à croire qu’elle n’avait jamais lu de littérature érotique.

Ma foi, elle était fort mignonne un fois dénudée. Je lui avais promis qu’elle connaîtrait
un orgasme fabuleux, une petite-mort revue et corrigée par mes soins. J’ai tenu ma promesse mais voilà la garce s’est débattue et j’ai dû la trucider  de bien vilaine façon.
Allons, frottons avec énergie, j’ai juste le temps d’effacer les preuves de mon passage avant de faire une photo avec mon petit Polaroid.
J’aime bien garder un souvenir.

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Les oulimots de Popins :

Le ciment, ce fléau (private joke)

Des Polaroids de bons moments avec toi, dans ma tête, dans mon cœur, j’en ai plein. De voyages, de confidences, de nuits d’ivresse, de fous rires.

J’avais dix ans quand j’ai gagné le badge de “Grande sœur d’une sœur” et je me souviens du jour de ta naissance comme si c’était hier.

Dans le plat pays, près du canal, dans les dunes, sur le bitume, je t’ai vu grandir.

A Rome, je t’ai retrouvée femme et je te remercie d’avoir provoqué ces retrouvailles.

Tu es unique pour moi. Mon amie avec des liens du sang. Une sœur pourrait-on me répliquer. Mais on n’est pas toujours amie avec sa sœur. Et une amie, peut-être plus qu’à la famille, on peut tout lui dire.

Avec toi, je suis moi.

Oh bien sûr, tu me passes parfois des savons quand j’ai crimé ou fait n’importe quoi. Et moi je te réponds des grossièretés qu’un “flûte” en littérature n’arriverait pas à imager. C’est ça l’amour aussi. Surtout. Se dire les choses.

Après tant de villes et de pays visités sac au dos – jamais d’hôtels ibis ou de clubs All in- à la roots, au contact des gens- avec toi, ma compagne de baroudage, je veux te dire que je suis heureuse de ce nouveau voyage intérieur pour toi.

Fière et joyeuse de t’accompagner dans cette transformation en mère. Juste à tes côtés si tu as des questions à poser, des joies à partager, des doutes à dissiper.

Toi seule sait ce qui est bon pour toi, pour vous. Vis ta grossesse en toute liberté !
Je t’aime ma sœur. 

Le blog de Popins

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